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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/485

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COMME ILS SE CONSOLENT.


Arrive donc ! (Elle l’embrasse.) Nous nous morfondions en attendant ici Ta Grandeur !

Dardamour et Fessange s’empressent de mettre à la portée du prélat un fauteuil dans lequel il s’établit mollement. Célestine se place sans façon sur ses genoux.

Le Prélat. — Bon Dieu ! c’est que ze ne pouvais me résoudre à me mettre en voyaze pour me rendre ici. Z’étais frappé de l’idée que les yeux de tout Paris pénétraient à travers les panneaux de la voiture, et qu’on devinait que ze me rendais à ce lieu.

Pendant cette tirade, Dardamour, par les plus jolies manières, a tâché de se mettre bien avec Fringante : il réussit. De son côté, Fessange[1] fait le galant auprès de Zoé.

Célestine (au prélat). — Quelle folie !

    Sa Grandeur, mais il n’a pas encore assez l’esprit de son état pour sentir la nécessité de jouer l’hypocrite ; huit pouces forts et de bonne qualité.

  1. Le marquis de Fessange : le même qu’on a nommé page 174, quatrième numéro ; jeune blondin de la plus jolie figure ; sans caractère, capable de tout, faute de principes et par faiblesse. Manquant de fortune, il est commensal du prélat, à titre de neveu à la mode de Bretagne. Il est encore, sous un autre rapport, l’allié de Sa Grandeur, et de Dardamour au même degré.