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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/415

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DU TRAGIQUE ! POURQUOI NON ?

La Durut. — On ne m’a point rencontrée, je suis venue par la traverse ; mais je m’estime heureuse d’avoir pu deviner que Votre Altesse avait besoin de moi…

Le Prince (gaiement). — C’était pour autrui quand je t’écrivais, mais quand je te vois, c’est infiniment pour moi-même. Tu te souviens de mon cartel[1] ? (Il la chiffonne, et s’étonne de la beauté de sa gorge.) Elle est inconcevable !…

La Durut (gaiement). — Vous l’êtes bien plus de vous mettre dans tous ces frais de galanterie avec une femme de trente-six ans.

Le Prince (qui a passé de la gorge ailleurs). — Tout ceci n’en a pas dix-huit… Mais quelles chairs ! quel satin ! Ovide avait bien raison…

La Durut (fort émue). — Dit-il quelque part aux gens qui font ce dont vous vous amusez : Gare les manchettes ! Si tu ne finis, cher prince,… les tiennes vont avoir de l’empois, je t’en préviens.

Le Prince (s’animant). — Adorable ! il ne manquerait plus que cela pour m’ensor-

  1. Voyez numéro 3 p. 82.
4.