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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/264

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LES APHRODITES

Madame Durut. — Gare que je ne prenne Votre Altesse au mot !


LES MÊMES, CÉLESTINE.

Le Prince (accourant au devant). — Eh ! voici la belle Célestine. (Il l’embrasse avec transport.) Comte, vîtes-vous jamais rien d’aussi complétement joli ? n’y a-t-il pas là de quoi démonter toutes les cervelles ? Allons, comte, je demande pour vous un baiser sur ces lèvres de rose !

Le Comte (approchant). — Tout à fait inconnu, je n’aurais osé solliciter une faveur si douce. (Il se présente pour la recevoir, on la lui accorde de bonne grâce.)

Célestine. — Excusez, messieurs, mais nous avons à nous occuper un peu plus sérieusement pour votre intérêt. (À madame Durut.) Tout sera prêt dans la minute. Les deux bandes complètes sont à se préparer : je n’ai rien vu de charmant comme tous et chacun de ces champions, et l’on ne peut afficher un plus bouillant courage…

Le prince et le comte, tandis que Céles-