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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/71

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ATALA[1]



Atala est encore un de nos écrivains féminins qui débutait dans le journalisme et la littérature au commencement de ce vingtième siècle. En 1899, elle était la rédactrice du « Coin du Feu » dans le Monde illustré, revue qui fut si populaire de 1884 à 1902, et en 1903, elle continua à collaborer à la Patrie, dans la page de Madeleine : « Le Royaume des Femmes », et à y publier des articles et des poésies.

À ce « Coin du Feu », Atala, à l’exemple de Mme Dandurand, a réchauffé bien des cœurs, a relevé bien des courages abattus, et à la lueur de son foyer elle a souvent indiqué la route à suivre dans les circonstances difficiles de la vie. Comme ses compagnes d’alors dans le journalisme, elle a aussi revendiqué les droits de la femme. Convaincue comme elles de la beauté de la mission de la femme qui se sert de sa plume pour enseigner à ses semblables les leçons qui illuminent l’intelligence et dilatent le cœur, elle a démontré avec succès les avantages du féminisme littéraire bien entendu, et a contribué pour sa part à le faire admettre par l’opinion publique.

  1. Marie Léonie Valois, fille de feu le Docteur Avila Valois, de Vaudreuil.