Odor di femina/Clair de Lune

G. Lebaucher, libraire-Éditeur (p. 129-139).

CLAIR DE LUNE


L’occasion se présenta trois jours après. Je m’étais un peu dépensé dans la matinée, avec Colette, l’aimable fermière, mais je n’avais pu aller bien loin, et le soir, j’avais assez de réserves, pour tenter l’aventure, quand je rencontrai la grande Rose dans le même sentier que le soir de notre première rencontre, portant sur sa tête un fagot de bois.

Il était un peu plus tard que le premier soir, un quartier de lune éclairait le sentier. Je la soupçonnai d’être là pour nous attendre moi et mon louis. Elle riait naïvement, ne s’arrêtant pas, portant allègrement son faix, qu’elle déposa auprès du gazon, qui avait servi à notre première pause, ou pose comme on l’entendra.

Voyant ses bonnes dispositions, je la plaçai comme pour la prendre en levrette, le gros cul proéminent, en lui disant de ne pas être surprise du logis que j’allais occuper.

— C’est là, dis-je en tapant sur l’huis hermétiquement fermé du dépotoir, que nous allons nous loger.

— Je veux bien, not’ maître, mais ce ne sera point trop facile. Je sais que ça s’ouvre tout grand, pour laisser passer ce que vous savez, mais ça vient de dedans, et ce qui en sort aurait de la peine à y rentrer.

Cette réflexion naturaliste était assez logique, et la grosse fille l’avait faite plus crûment que je ne le rapporte, employant les mots propres, pour ne pas dire sales.

— Aide-toi, le ciel t’aidera, c’est ici le cas, ma grosse poule. Tu vas m’aider, et surtout ne t’arrête pas, si ça te cuit un peu.

— Tiens, la belle affaire, je n’ai point crié, quand Nicolas m’a saignée par devant, et ça me cuisait comme un fer rouge, mais on aurait pu m’entendre à côté, et je me mordis les lèvres pour avaler mes plaintes.

— Par ici ce ne sera pas aussi cuisant.

Elle écarta les fesses, tira sur les bords, comme je le lui montrai, distendant le muscle, dont les plis élargis reçurent la tête plus facilement que je ne le pensais. Mais ce fut quand le gland fut entré que les difficultés surgirent, le fourreau, comme je l’avais prévu, était étroitement serré dans cette masse de chairs compactes, dans lesquelles je m’enfonçai péniblement, dilatant l’étui satiné, gagnant les entrailles, sans que la grosse lâchât les bords et sans pousser une plainte.

J’essayai de lui porter le secours de mes doigts, mais avec cette vaste envergure, il ne fallait pas songer à atteindre le but, bien que j’allongeasse le bras à me le disloquer. Elle se branla elle-même sur le conseil que je lui en donnai, pendant que je voyageais péniblement dans le fourreau serré. Je me retirais en m’appuyant sur les grosses fesses rebondies, les mains à plat, repoussant cette viande élastique, dont j’admirais la vaste surface étalée, abondante, haute, large, je m’enfonçais, accroché aux hanches, allant et venant avec une lenteur calculée.

Grâce à mon conseil mis en pratique, quand je m’épanchai là-haut, voluptueusement collé aux fesses palpitantes, elle hennissait comme une cavale sous la morsure de l’étalon, et s’il y avait eu des curieux dans le voisinage, ils n’auraient pas eu besoin de voir pour croire.

Elle engloutit le louis gagné dans sa poche, remettant avec mon aide son faix sur la tête, et nous reprîmes le sentier éclairé par la lune.

— Eh bien ! qu’as-tu éprouvé, quand je t’ai pris ce pucelage ? Tu vois bien qu’on peut y mettre quelque chose de plus gros que ce qui en sort, grosse bête.

— Oui, mais ce qui en sort ne fait pas autant de mal que ce qui y entre, surtout ce que vous venez d’y mettre. Tenez, voyez mes lèvres.

Elle les avait en sang. Elle avait fait comme avec Nicolas, mais si avec celui-ci, elle avait achevé comme avec moi, elle se serait trahie par l’issue bruyante de la crise.

Quand nous arrivâmes à l’endroit de la seconde pause, elle jeta son faix à terre, m’invitant à la suivre sur le gazon. Je l’y suivis, mais je n’étais guère en état de la servir ; elle s’en aperçut à l’inspection de l’objet intéressé dans l’affaire.

Elle savait comment s’y prendre pour réchauffer un membre engourdi, ratatiné, elle le mit là où le plus rebelle ne résiste pas longtemps, elle le prit tout entier dans sa bouche, y logeant jusqu’aux témoins, elle en avait tant qu’elle pouvait en tenir. Elle ne l’y garda pas longtemps, il grossit et s’allongea tellement qu’elle dût vomir les bourses, et le membre resta seul dans la prison. Il était si bien là-dedans que je m’avisai de me servir de la geôle comme d’une gaine, allant et venant comme dans un con satiné, et quand je sentis les écluses se rompre, je plongeai le gland dans le gosier, vidant le contenu dans l’estomac.

Je voulus retirer ma verge, elle ne la lâcha pas, la gardant dans ses lèvres, et pendant que le sirop gargouillait dans le gosier, alléchée par l’appât du gain ou par le feu qui la brûlait, elle suça, jusqu’à ce que le sire eut repris sa brillante tenue. Elle tomba à la renverse, levant ses jupes, s’offrant dans un rut bestial, et je vins l’assaillir comme un mâle affamé. Elle s’enferra elle-même jusqu’à la garde, m’enfermant dans ses puissantes cuisses de cavale, qui enveloppaient mes fesses nues, tandis que mes mains passées sous les siennes, pinçaient les chairs jusqu’au sang.

Une fantaisie me prit, je voulais avoir sa gorge sous mes yeux ; mes mains quittèrent les gros appas charnus, venant défaire le corsage dont mon impatience fit sauter les boutons, mettant la gorge nue, sur laquelle je me précipitai, la bouche ouverte, les crocs en avant, comme un cannibale, affamé par ces gros seins dodus, grassouillets, à la viande rose, tandis que mes deux mains revenaient s’accrocher aux chairs palpitantes des grosses fesses.

Je restai plongé dans la fournaise dans laquelle les cuisses, qui m’enserraient, me poussaient par des mouvements précipités, tandis que je parcourais les gros tétons, mordillant les boutons raidis, les suçant comme si je voulais en tirer du lait. Je les sentis palpiter en même temps que les cuisses m’étreignaient vigoureusement et que les fesses se tordaient pincées dans mes doigts ; la grosse fille jouissait en cambrant ses reins, le cul soulevé, et me dégageant de ses seins, elle prit mes lèvres dans les siennes, les suçant savoureusement.

Sa croupe retomba, j’étais enfoncé dans le chaud repaire, bandant toujours, n’ayant rien avancé, à cause de ma récente émission, et elle recommença à jouer vigoureusement des cuisses et du cul, moi à manier ses grosses fesses et à manger ses gros tétons, laissant toujours faire l’ouvrage à la cavale en rut, qui s’en donnait à croupe que veux-tu. D’ailleurs, je me serais remué difficilement sous cette étreinte énergique, enfermé dans cette vaste enveloppe de chairs collées aux miennes, et je me laissai mener au paradis.

Bientôt je sentis la croupe bondir sous mes doigts, les fesses se soulevaient, les cuisses jouaient un jeu endiablé, m’étreignant à m’étrangler. Rose reprit mes lèvres, me dardant sa langue, et pendant que nous jouissions comme des damnés, je tordais la peau épaisse de ses fesses dans mes doigts, la pinçant jusqu’au sang dans la rage de ma volupté.

Ça valait bien un louis ; elle l’empocha, reprit son faix, fit quelques pas et s’arrêta en me disant :

— Vous m’avez fait mal, les fesses me cuisent.

— Voyons, dis-je.

Le sentier était éclairé par le quartier de lune, elle reposa son faix, se troussa tournant le dos à l’astre de la nuit. En effet, le bas des fesses était d’un rouge vif. Je me penchai vers cette telle viande rose, appétissante, que je mordis en pleine chair ; les crocs s’imprimèrent en blanc, puis rougirent, mais les traces disparurent, tandis que les pincées restaient d’un rouge vif. Ce bel appendice m’inspira une fantaisie bizarre.

— Veux-tu gagner cent sous de plus, demandai-je à Rose.

— Je veux ben, not’ maître, mais comment ?

— En te laissant fouetter.

— Mais vous allez me faire mal.

— Ça te cuira, comme les pincées sur les fesses.

— Allez-y donc, not’ maître, si ça vous dit.

— Elle tenait ses jupes troussées très haut, montrait la lune dans son plein, éclairée faiblement par les quartiers de l’autre, et je me mis à fesser la belle mappemonde à tour de bras. « Aïe ! » cria-t-elle, à la première claque, qui résonna bruyamment sur cette chair pleine et élastique qui repoussait ma main ; elle supporta les autres sans se plaindre bien qu’elles fussent plus sévères, car la peau rougissait à vue d’œil. Ce jeu à main plate m’échauffait étrangement, avec des frissons qui gerçaient la peau dans l’appréhension de la gifle qui allait retomber.

— Veux-tu gagner vingt francs au lieu de cinq — dis-je, pris d’une subite férocité devant cette énorme surface de chair, qui aurait été trop longue à couvrir de gifles, et la main me cuisait déjà — vingt francs, tu entends, un beau louis d’or en me laissant terminer la danse avec une houssine coupée à ces osiers ?

— Mais vous allez m’écorcher avec cette baguette.

— Non, non, te faire cuire un peu la peau du derrière seulement. Si tu pouvais voir les plaisantes mines qu’il prend, tu rirais bien de voir les jolies grimaces que ta belle lune fait à sa sœur d’en haut.

J’allai couper un de ces osiers dont on se sert dans ce pays pour lier la vigne, fendus en quatre, une longue badine assez forte, souple et flexible, et je m’avançai près de la belle croupe en montre, en lui recommandant de se pencher en avant. La grosse fille m’obéit et me présenta son vaste postérieur arrondi, proéminent, élargi, montrant entre ses grosses fesses écartées, comme un petit œil noir, qui semblait narguer l’astre d’en haut. Ce gros derrière suspendu dans l’espace, surplombant deux puissantes cuisses rondes, s’offre dans une posture bien engageante, exhibant entre les cuisses écartées le con vermeil bâillant dans un nid de poils roux.

Je lève la houssine, qui retombe avec force sur les globes rebondis, qui trahissent la douloureuse émotion qu’ils ressentent, par un frémissement de l’épiderme et par une longue raie rouge qui souligne la peau nue. Sous l’impulsion du second coup, qui retombe avec un sifflement redoutable, la fille fait un pas en avant, mais elle me présente toujours son gros fessier tremblant, souligné de deux parallèles rouges. Je la cingle vivement, prenant un vrai plaisir à ce jeu piquant, dont on m’avait vanté l’attrait, car les fesses s’agitent en plaisants mouvements à chaque sillon que trace un coup sévère.

L’appât du gain soutient sans doute le courage de la fustigée, qui ne bouge pas, malgré la sévérité que je déploie, car au lieu de chercher à se dérober, elle tient énergiquement ses jupes dans ses mains, tandis que je la fustige à tour de bras.

J’aperçois le bijou qui bâille grand ouvert, comme dans la soif d’amour. Je jette la baguette, venant constater l’état des lieux, ils étaient incandescents, les fesses que je frôlai en passant étaient brûlantes.

J’étais moi-même dans un état assez brillant. Elle laissa retomber ses jupes, et cette grande fille, qui avait des larmes dans les yeux, au lieu de tendre la main pour palper la récompense promise, se jette sur moi, venant s’enquérir de l’état du visiteur, glissant sa main dans ma braguette, où elle constata avec plaisir qu’il était en tenue de combat. Cette fois, ce fut elle qui m’entraîna par ce lien sensible dans le fourré.

Les fesses brûlantes firent naître en moi le désir de la prendre à la paresseuse. J’eus lieu de me louer de ma bonne inspiration, le feu qui pénétrait mon ventre, le fourreau qui énormait mon membre ardait lui aussi, tous ces excitants décuplèrent notre plaisir, mais Rose jouissait pour la troisième fois, quand je sentis s’élancer de mes bourses un jet épais qui la foudroya, tel que je ne l’aurais pas soupçonné après les diverses santés portées par lui dans la soirée. Elle devait la trinité de ses épanchements à l’incendie qui ardait littéralement sa peau fumante.

Elle s’attendait à être grondée de rentrer si tard mais elle emportait dans sa poche de quoi la consoler.

La grande Rose vint s’ajouter aux aimables cons qui m’ouvraient leurs portes roses et aux culs qui me logeaient ! Avec sa vaste circonférence, elle était désignée pour cette spécialité.

Ces jeux variés furent bientôt interrompus par une piquante aventure qui fera le sujet des deux chapitres suivants.

  1. Aurait été imprimé en réalité à Paris, mais inscrit Montréal en contrefaçon. Voir Histoire du livre et de l’imprimé au Canada