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Librairie Hachette (p. 236-252).

xiv

l’enseignement moral et la religion

Ceux qui ont cru et proclamé que la science allait, avant peu, se trouver à même de remplacer la religion, sont, peut-être, excusables de s’être trompés, car les apparences pouvaient les égarer. Il semblait, en effet, que les progrès magnifiques de la science coïncidassent avec un recul marqué de l’idée religieuse, et ce recul n’était-il pas conforme aux lois de l’inexorable fatalité ? Du moment que l’homme était capable d’atteindre la vérité par la seule force de son génie progressif, de quelle utilité lui devenait Dieu ? Or, il y avait transformation et non recul, nous le voyons aujourd’hui. De tous côtés, l’esprit religieux se manifeste et ces manifestations ont ceci de remarquable et de nouveau qu’elles sont individuelles, spontanées, indépendantes les unes des autres et qu’elles revêtent les formes les plus inattendues. Il est possible que la chose ne soit point claire pour celui qui, tenant les yeux fixés sur la seule région environnante, ne cherche pas à percevoir ce qui se passe au delà. Mais quiconque envisage l’ensemble de l’univers civilisé, y note des mouvements comme ceux dont le catholicisme américain, l’épiscopalisme anglais ou l’orthodoxie grecque sont actuellement le théâtre — des faits comme la réunion du Parlement de Chicago ou les succès obtenus par l’armée du Salut — des écrits comme ceux de Tolstoï, de Wagner, de Sheldon impossible alors de méconnaitre le caractère général, la signification unique de ces phénomènes si divers ; ils procèdent d’un même sentiment, plus fort que les divisions de races et de frontières ; ils proclament que l’humanité, bien loin de renoncer à chercher dans un principe supérieur à elle, la clef du problème de sa destinée, tend à s’y appliquer avec plus d’ardeur et d’ingéniosité que jamais : un peu de science ne saurait apaiser son angoisse d’y parvenir.

Cela a suffi, pourtant, à ébranler les barrières dans lesquelles les églises prétendaient enfermer sa curiosité. Les credos, vraiment, s’étaient faits trop étroits pour une pensée à demi émancipée, déjà prompte au libre examen ; d’autant qu’à l’heure même où il eût fallu en élargir les formules, une politique maladroite s’était employée à les rétrécir encore davantage. Devant les hommes d’esprit indépendant, chaque jour plus nombreux, les portes des temples s’étaient fermées. La conquête de la matière, un instant, put distraire ces hommes, les griser même. Les voici pourtant qui reviennent, mais très différents de ce qu’ils étaient au départ. Ils ne cherchent plus à pénétrer dans les parvis sacrés ; ils se massent à l’entour. Là, les uns élèvent des autels solitaires, les autres forment des groupes désintéressés ; d’autres, encore, regardent et méditent. Le culte du « Dieu universel » est né. En Virginie et en Californie, des étudiants, déjà, lui ont dédié des chapelles. C’est bien à Lui, du reste, que le président des États-Unis rend un hommage public lorsque revient, chaque année, l’époque du Thanksgiving et il y a telle circonstance de leur règne, où la reine d’Angleterre et l’empereur d’Allemagne ont, en des rescrits mémorables, prêché son évangile à leurs sujets.

Les vibrations de l’action scientifique se sont prolongées plus loin encore. Jusque dans les milieux ecclésiastiques, en apparence les moins mobiles, elles se sont fait sentir. S’il n’a pu toucher au patrimoine dogmatique du Saint-Siège, Léon xiii, rien que par le rayonnement d’un spiritualisme plus éclairé, a singulièrement allégé les consciences. Les routes qu’il a ouvertes seront barrées, peut-être, par l’intransigeance passagère d’un successeur timoré. Le fait que le tracé en aura été établi de la main d’un pape n’en demeurera pas moins, avec toutes ses conséquences. Par contre, il est probable que des influences plus douces auront bientôt raison de l’œuvre d’étroitesse et de réaction à laquelle, dans une pensée mal déguisée de domination politique, M. de Pobedonotszeff a convié le Saint-Synode. Partout on voit, de la sorte, des tendances s’opposer, des partis se former. C’est la vie qui circule, c’est l’esprit qui pénètre de nouveau la lettre et la vivifie.

Ainsi, il n’est que juste de dire que la science a agi sur la religion, mais dans un sens bien opposé à ce qu’auguraient ses enthousiastes disciples. Depuis les enceintes closes où s’enfermaient, intactes, les croyances du passé jusqu’aux groupements indécis que forment les masses laborieuses, inquiètes d’idéal autant que de bien-être, son influence s’est partout manifestée, pour rajeunir et consolider, non pour dissoudre et détruire. Par là se préparent, non point une religion nouvelle, mais des façons nouvelles de comprendre la religion et de la pratiquer, des manières nouvelles de croire et d’espérer. Et, dans l’avenir, si jamais la science, desservie par ses fidèles et s’imaginant posséder une certitude qu’elle ne saurait atteindre, devenait cette religion laïque que des utopistes rêvent d’imposer aux habitants des cités futures, on verrait peut-être, spectacle étrange, les églises émancipées par elle, se faire les asiles de la liberté de penser, opprimée en son nom !… Sans, cependant, porter si loin nos regards dans le champ des hypothèses, contentons-nous d’observer le présent et de constater le raffermissement, la rénovation du sentiment religieux, c’est-à-dire un fait dont la portée pédagogique ne saurait être méconnue.

Ici encore, la famille se place au premier plan. Elle n’était, hier, que la servante docile d’une église déterminée, fût-ce de l’église athée, car l’athéisme est parfois une religion et non l’une des moins fanatiques. Aujourd’hui, elle est autre chose : inféodée à une église, elle travaille, inconsciemment, à en devenir l’auxiliaire libre et intelligente ; indépendante, elle tend à se créer à elle-même son propre culte. Jusqu’ici, deux familles catholiques — orthodoxes — luthériennes… ne différaient guère entre elles que par la ferveur plus ou moins grande de leurs pratiques ; maintenant, elles sont encore liées par la communauté d’un même langage, par l’emploi des mêmes formules, mais ce langage, ces formules interprètent des sentiments moins uniformes ; les croyances se raisonnent : on les envisage sous des angles dont le milieu, les influences extérieures, les études personnelles, contribuent presque autant que la race et la tradition à déterminer le nombre de degrés. Il semble que, sous ce rapport, nous retournions à l’antique conception des Dieux Lares, à cette religion domestique qui, sans doute, varia grandement selon la hauteur morale à laquelle le père de famille sut l’élever. Un individualisme familial, si l’on peut accoler ces deux mots, se développe sous nos yeux. L’homme et la femme qui ont créé un foyer fécond, ne se composent point une liturgie particulière et n’édifient point un oratoire privé au fond de leur demeure ; mais il n’est pas si rare qu’ils s’efforcent de se mettre d’accord sur les grands problèmes de la destinée humaine. Sinon pour eux-mêmes, du moins pour les enfants qui grandissent autour d’eux et auxquels ils sentent le besoin d’assurer une direction morale. Je ne parle pas, bien entendu, de ces associations conjugales que le souci de la richesse et des hiérarchies mondaines préoccupe exclusivement, mais de ceux qui veulent vivre une vie naturelle et normale. Que même parmi ceux-là, le fait signalé soit encore exceptionnel, peu importe ; il n’en constitue pas moins une innovation suggestive. Jadis, la religion — qu’on me passe une image triviale — ne se fabriquait pas ainsi, à domicile : les prêtres la préparaient et la distribuaient ; on ne s’adressait qu’à eux et il n’y avait pas d’autre moyen de demeurer indépendant que de s’abstenir de leur contact et de s’enfermer dans l’indifférence… Parfois, une sorte de compromis tacite se scellait au foyer, la mère conservant ses attaches cléricales, le père les ignorant volontairement. Il est curieux de noter que des esprits pénétrés de l’importance de la religion, se prennent à regretter la disparition d’un état de choses propre, peut-être, à entretenir certaines habitudes formalistes, mais si peu favorable au progrès spirituel des âmes.

La renaissance du sentiment religieux au sein de la famille, renaissance très lente mais indéniable puisqu’on peut l’observer un peu partout et qu’elle n’est le monopole d’aucune race devrait être pour l’enseignement public une cause de simplification ; en réalité, elle le compliquera. La simplification est certaine en théorie ; plus la formation morale de l’adolescent sera inspirée et dirigée par les siens, moins ses maîtres auront à s’en préoccuper. Par contre, il faut bien admettre que l’enseignement moral sera plus délicat et plus difficile à distribuer, lorsque les parents voudront le contrôler. Dans beaucoup de pays, aujourd’hui, dès qu’un élève est inscrit pour suivre le cours d’instruction religieuse, la question se trouve résolue ; il est entré dans une filière et n’a plus qu’à la parcourir jusqu’au bout : la responsabilité des maîtres et celle des parents sont également sauvegardées ; il n’en va plus de même lorsque des convictions raisonnées tendent à prendre le pas sur des conventions établies.

Mais, au collège, un enseignement moral est-il donc indispensable ? Si j’ai des idées personnelles sur la nature divine, sur le destin de l’âme humaine, sur les rapports entre l’homme et Dieu, sur les devoirs de l’homme en ce monde, il paraît rationnel que je veuille les inculquer moi-même à mes enfants et, dès lors, une opération similaire, exécutée par d’autres, me paraîtra à tout le moins inutile. Fort bien ; seulement, comment y parviendrez-vous si vous n’avez pas — circonstance rare — des loisirs considérables à consacrer à cette œuvre ? Il faut distinguer entre l’exemple et l’enseignement ; ils se complètent et ne se remplacent pas. La conscience d’un adolescent se forme, évidemment, d’après les modèles que ses parents lui fournissent et les leçons les plus géniales ne seront, si de ce chef les bons exemples font défaut, que de la théorie débile ; mais, à moins que ces exemples n’aient un prestige, une force exceptionnels, ils ne suppléeront point à l’enseignement. Et puis, l’externat peut seul leur permettre d’agir énergiquement, un externat absolu, mettant les parents en contact perpétuel avec les enfants, faisant coïncider exactement les occupations du père de famille avec celles de ses fils Ce sont là des conditions toujours difficiles à réaliser. Pour tous ces motifs, on ne voit pas que, d’ici à longtemps, l’enseignement moral puisse être exclu des études secondaires. Reste alors à déterminer sa nature.

Des tentatives ont été faites çà et là pour le laïciser, c’est-à-dire pour le dégager de toute influence, non seulement confessionnelle, mais même religieuse ; elles ont, en général, avorté. La raison en est simple ; il faut à cet enseignement une base précise ; il ne saurait flotter dans le vide. Or, si l’on examine les bases sur lesquelles il peut reposer, on trouve qu’elles sont au nombre de quatre : le Bien — la Patrie — l’Humanité — Dieu. Un enseignement moral, fondé sur l’idée du Bien, serait, à coup sûr, d’une grande élévation et d’une parfaite beauté, mais son efficacité demeurerait bien problématique. La conscience est un organe ; elle se développe, se fortifie comme les autres organes ; il est absurde de lui demander un effort prématuré qu’elle ne saurait fournir. Comment la jeunesse serait-elle en mesure de prendre pour guide de ses actes, une notion qui est trop souvent impuissante à sauvegarder des consciences viriles ? Cette notion, de plus, est vague, indéterminée et dépourvue de sanction.

La Patrie est, à l’inverse, quelque chose de précis, de limité, de presque tangible ; seulement, ses rapports avec la morale sont indirects et insuffisants. La Patrie réclame de ses enfants le dévouement, l’abnégation, le courage ; elle est intéressée à ce que leur travail soit vigoureux et persévérant, mais il faut quelque culture et surtout quelque expérience de la vie pour saisir la relation entre les vertus civiques et les vertus privées, entre la pureté des mœurs et la résistance nationale, entre l’honnêteté des citoyens et la prospérité de l’État ; le lien, si réel soit-il, n’apparaît pas clairement. Matthew Arnold, fils du célèbre éducateur anglais et lui-même adonné à la pédagogie, a conté la surprise qu’il éprouva naguère en visitant les écoles primaires de Paris, où la troisième République venait d’inaugurer l’enseignement civique. « À qui, demandait le maître à un tout jeune écolier, devons-nous cette classe bien aménagée, ces bancs, ces livres, ces cartes ?… » Et l’enfant de répondre : « À la Patrie. » On aperçoit les tendances collectives — on pourrait presque dire : collectivistes — d’un tel enseignement, mais non pas sa signification morale.

L’idée d’Humanité est vaste comme l’idée du Bien et précise comme l’idée de Patrie ; nul doute qu’elle ne puisse se prêter à des développements suggestifs dans la bouche d’un professeur de morale ; malheureusement, les faits se chargeraient, aux yeux des élèves, de démentir quotidiennement les préceptes exposés. Si les institutions charitables ont réalisé des progrès magnifiques, la morale publique n’en est pas moins très loin d’être basée sur le respect et sur l’intérêt de l’humanité en général, et voici même qu’une sorte de recrudescence d’égoïsme national se manifeste de tous côtés, en économie politique aussi bien qu’en religion. Quelle force aurait, sur de jeunes esprits, une théorie que l’exemple du monde entier combat incessamment ? Pour enseigner efficacement une morale dont la formule n’est point encore acceptée ou, du moins, mise en pratique par les peuples civilisés, il faudrait l’enseigner au point de vue révolutionnaire, c’est-à-dire avec l’intention avérée de préparer les futurs soldats d’une révolution jugée nécessaire ; aucun gouvernement ne saurait tolérer pareille entreprise.

Ainsi, le penseur impartial verra s’effriter une à une les bases éventuelles de la morale laïque, et force lui sera de reconnaître que pour le présent et l’avenir immédiat — sinon pour l’avenir lointain — l’idée de Dieu demeure l’a b c de l’architecture des jeunes consciences.

Mais l’idée de Dieu, toute seule, dans sa plénitude et sa pureté naturelles. L’enseignement dont nous cherchons à réunir les éléments, n’est pas destiné à tenir lieu d’une instruction confessionnelle et, par conséquent, ne peut être remplacé par elle. Que les ministres du culte soient autorisés ou non à pénétrer dans le collège officiel, pour y remplir leur mission au gré des familles, ils ne sauraient en aucun cas s’y substituer au professeur de morale, pas plus que ce dernier ne saurait exercer leur ministère à leur place : il n’a pas à prêcher un évangile, mais à exposer la loi morale, et si nous avons reconnu qu’il ne pouvait le faire utilement qu’en s’appuyant sur la Divinité, cela ne veut pas dire qu’il doive se guider sur l’enseignement dogmatique des Églises, autrement que pour éviter de le heurter et de le combattre. Il n’a pas à résumer les dogmes, encore moins à les comparer entre eux. L’histoire des religions ne serait nullement à sa place ici. Elle appartient à l’enseignement supérieur, où elle pourra jouer un rôle bienfaisant, pour peu que la matière en soit exposée sans intention de prosélytisme et avec le respect dû à la foi sincère. Certes, il est très fâcheux que les religions s’ignorent les unes les autres et que les hommes qui n’en pratiquent aucune, les ignorent toutes : cette lacune a de graves inconvénients ; le pouvoir civil aura beau devenir de plus en plus indépendant de tous les cultes, force lui sera toujours d’en tenir compte ; ceux qui l’exercent ne peuvent remplir leur mission, s’ils ne voient dans les différents cultes que des manifestations variées d’une même faiblesse superstitieuse. L’ignorance des choses religieuses, non seulement engendre et entretient l’intolérance, mais entrave aussi les progrès des sciences historiques et sociales : il est presque impossible de comprendre l’humanité, et partant de la diriger, si l’on ne sait rien de l’Au delà qui la soutient et la réconforte dans sa marche.

Quoi qu’il en soit, de telles leçons ne conviennent pas au collégien ; en beaucoup de cas, ses parents ne toléreraient pas qu’il les écoutât ; lui-même n’en saisirait guère le sens élevé. Ce qu’il lui faut, c’est un exposé clair et digne de la loi morale, basé sur l’idée de Dieu, suffisant pour lui fournir des règles de conduite si nulle Église n’est chargée d’y pourvoir et, au cas contraire, ne contredisant en rien l’instruction confessionnelle qu’il doit recevoir.

Je me garderai, bien entendu, de discuter l’influence de l’enseignement moral et religieux sur l’adolescent : elle me paraît indéniable. Si tout le monde n’est pas du même avis, cela provient, sans doute, de ce que cette influence se fait parfois sentir tardivement, quand l’adolescence a fait place à la virilité. Un jeune garçon, élevé en dehors de toute culture morale ou religieuse, peut n’être pas plus mauvais qu’un autre, mais il a des chances de devenir un homme moins bon qu’un autre. Sur un point, toutefois, l’inefficacité de cet enseignement est flagrante : il est totalement impuissant à chasser du collège les mauvaises mœurs. La chose s’impose à tout enquêteur sincère et elle s’explique aisément par ce fait, qu’à part le cas, très rare, d’instincts profondément viciés par l’hérédité, les mauvaises mœurs dans les collèges proviennent, neuf fois sur dix, non d’une cause morale, mais d’une cause cérébrale ou physique.

Des travaux remarquables et trop peu lus ont signalé l’importance de ce pénible problème. Toute agglomération de garçons porte en soi le danger d’un éveil précoce du sens sexuel, en vertu d’une loi générale souvent vérifiée sur les animaux, et le danger est quintuplé par l’effervescence des imaginations qu’enfièvrent les publications pornographiques, tellement répandues aujourd’hui qu’il est impossible d’en préserver entièrement la jeunesse. L’action du climat et de la race paraît très inférieure à ce que l’on pourrait croire, et les collèges du Nord n’ont point, à cet égard, sur ceux du Midi la supériorité que, volontiers, ils s’attribuent. Des remèdes essayés, la surveillance est l’un des plus vains ; si étroite soit-elle, elle se voit trompée. La piété, en laquelle les établissements ecclésiastiques mettent leur confiance, ne réussit pas mieux : les mauvaises mœurs fleurissent dans ces établissements comme dans les autres, et il advient même qu’un certain mysticisme semble parfois en favoriser le développement.

Il y a des remèdes, cependant. L’externat en est un, mais pour autant que la famille, consciente de ses responsabilités, donne toute son attention à cette partie de sa tâche — délicate entre toutes — et qu’elle ne cesse de veiller au péril que présente le passage quotidien du collège au foyer, à travers l’atmosphère plus ou moins corrompue d’une ville. D’une façon générale, tout ce qui vise à combattre l’ennui et l’anémie, ces deux grands pourvoyeurs de l’immoralité scolaire, constitue le meilleur antidote contre l’immoralité elle-même. Rien ne vaut une existence saine, équilibrée, joyeuse.

L’intérêt d’un pareil sujet ne serait pas épuisé en un volume, mais il dépasse la portée de ces Notes. Si j’y ai touché en passant, c’est simplement parce que j’ai remarqué que partout le mal existait et qu’on faisait ordinairement fausse roule en s’adressant, pour le guérir, aux influences morales, tandis que le meilleur traitement à lui opposer n’est autre qu’une heureuse hygiène de l’esprit et du corps.