Noelz de Jehan Chaperon, dit le Lassé de repos
(p. 39-53).

NOTES[1]


I


La chanson Vous perdez temps de me aire mal d’elle, etc., est de Marot (voy. éd. Jannet, II, 192) ; le texte en a été reproduit dans un assez grand nombre de recueils, notamment dans les suivants : 1o Le Paragon des Chansons ; tiers Livre, contenant xxvj chansons (Lyon, Jaques Moderne, 1538, in-4 obl.), fol 31 (avec une musique à quatre parties d’Arcadet) ; — 2o Plusieurs belles Chansons nouvelles (Paris, Alain Lotrian, 1542, pet. in-8 goth.), p. 59 de la réimpression publiée par M. Percheron chez J. Gay et fils à Genève, en 1867, in-16 ; — 3o Secundus Tomus Biciniorum quae et ipsa sunt gallica, latina, germanica (Wittembergae, apud Georgium Rhaw, 1545, in-8 obl.), no 8 (avec une musique de Mitantier) ; — 4o Chansons nouvellement composées sur divers chants tant de musique que rustique (Paris, Jehan Bonfons, 1548, pet. in-8 goth.), fol. K 1 a de la réimpression publiée par Baillieu à Paris, en 1869 ; — 5o Recueil de plusieurs Chansons (Lyon, Benoist Rigaud et Jan Saugrain, 1557, in-16), p. 22 ; — 6o Le Recueil de toutes sortes de Chansons (Paris, veufve Nicolas Buffet, 1557, in-16), fol. 89 b ; — 7o Liber musicus, duarum vocum cantiones, tum latinas, tum gallicas atque teutonicas… complectens (Lovanii, apud Petrum Phalesium, 1571, in-4 obl.), fol. 32 (mus. anonyme) ; — 8o Recueil et Eslite de plusieurs belles Chansons… colligées des plus excellents pëtes françois par J. W[alcourt] (Anvers, Jean Waesberge, 1576, in-12), fol. 286 a ; — 9o Nouveau Vergier florissant des belles Chansons nouvelles (Lyon, Benoist Rigaud, vers 1580, in-16), fol. 38 [lis. 39]b.

La chanson de Marot a été transformée en cantique religieux par un autre auteur, frère Legier Bon Temps :

Vous perdez temps de mespriser l’Eglise…

Voy. Recueil des plus belles Chansons spirituelles…, par Christofle de Bourdeaux (Paris, Magdeline Berthelin, s. d. [vers 1573] in-16), fol. 55 ; cf. Le Roux de Lincy, Chants historiques français, II, 608.


II


La chanson, qui sert de timbre à ce noël, est une pièce également fort connue ; c’est un huitain que nous ont conservé une foule de recueils et qui commence ainsi :


 Doulce memoire en plaisir consommée ;
Ô siécle heureux qui cause tel sçavoir…


Voy. 1o Le Paragon des Chansons ; tiers Livre contenant xxvj chansons (Lyon, Jaques Moderne, 1538, in-4 obl.), fol. 2 (avec une musique à deux parties de François de Layolle) ; — 2o Plusieurs belles Chansons nouvelles (Paris, Alain Lotrian, 1542, pet. in-8 goth.), p. 4 de la réimpression ; — 3o La Fleur de Poesie françoyse (Paris, Alain Lotrian, 1543, pet. in-8 goth.), p. 5 de la réimpression exécutée par Mertens et fils à Bruxelles, en 1864, in-16 ; — 4o Secundus Tomus Biciniorum, quae et ipsa sunt gallica, latina, germanica (Wittembergae, apud Georgium Rhaw, 1545, in-8 obl.), no 26 (mus. de Layolle) ; — 5o Jardin musical contenant plusieurs belles fleurs de chansons a quatre parties (Anvers, Hubert Waelrant et Jean Laet, 1556, in-4 obl.), p. 6 (mus. anonyme) ; — 6o Recueil de plusieurs Chansons (Lyon, Benoist Rigaud et Jan Saugrain, 1557, in-16), p. 21 ; — 7o Variarum Linguarum Tricinia… Tomus secundus (Noribergae, apud Joannem Montanum et Ulricum Neuberum, 1560, in-8 obl.), no 28 (mus. de Josquin Baston) ; — 8o Premier Livre du Recueil des Recueilz de Chansons à quatre parties, par Loys Bisson (Paris, Nicolas du Chemin, 1567, pet. in-8 obl.), p. 7 (mus. de Sandrin) ; — 9o Recueil des Fleurs produictes de la divine musique, à trois parties ; second Livre (Lovain, Pierre Phalése, 1569, in-4 obl.), fol. 11 (mus. anonyme) ; — 10o Liber musicus, duarum vocum cantiones… complectens (Lovanii, apud Petrum Phalesium, 1571, in-4 obl.), fol. 17 (mus. anonyme).

Cf. Farce nouvelle a trois personnages : le Badin, la Femme, la Chambriére, ap. Viollet-le-Duc, Ancien Théâtre français, I, 271 ; — Comedie de la fidelité nuptiale dans Trois Comedies françoises de Gerard de Vivre, Gantois (Anvers, Guislain Janssens, 1589, pet. in-8), p. 66 [lis. 65].


III


La chanson, qui a servi de modèle à Chaperon, est un simple quatrain ainsi conçu :


Contentez vous, amy, de la pensée,
Jusques a tant qu’a la peine importune
Sera donné par heureuse fortune
Le temps et lieu d’estre recompensé.


Voy. 1o La Fleur de Poesie françoyse (Paris, Alain Lotrian, 1543, pet. in-8 goth.), p. 50 de la réimpression ; — 2o Secundus Tomus Biciniorum, quae et ipsa sunt gallica, latina, germanica (Wittembergae, apud Georgium Rhaw, 1545, in-8 obl.), no 10 (avec une musique à deux voix de Certon) ; — 3o Quatriesme Livre des Chansons a quatre parties nouvellement composez, etc. (Lovain, Pierre Phalése, 1555, in-4 obl.), p. 14 (mus. anonyme) ; — 4o Livre de Meslanges, contenant six vingtz chansons (Paris, Le Roy et Ballard, 1560, in-4 obl.), fol. 54 (mus. à cinq voix de Gombert) ; — 5o Liber musicus, duarum vocum cantiones… complectens (Lovanii, apud Petrum Phalesium, 1571, in-4 obl.), p. 34 (mus. anonyme) ; — 6o Bicinia, sive Cantiones suavissimae duarum vocum, etc. (Antverpiae, excud. Petrus Phalesius, 1590, in-4 obl.), no 17.


IV


La chanson Doulce memoire, dont nous avons parlé sous le no II, est suivie, dans la plupart des recueils qui nous l’ont conservée, d’une réponse ou « rebours », dont voici le début :


Finy le bien, le mal soubdain commence,
Tesmoings en sont noz malheurs qu’on peult veoir…


Le dernier vers du-huitain original est devenu le premier de celui-ci, qui se termine, au contraire, par les mots :

Doulce memoire, en plaisir consommée.

Voy. les recueils suivants : 1o Le Paragon des Chansons, second Livre contenant xxxj chansons (Lyon, Jaques Moderne, 1538, in-4 obl.), fol. 10 (mus. de Certon à quatre parties) ; — 2o Second Livre contenant xxxij chansons nouvelles a quatre parties (Paris, Pierre Attaingnant et Hubert Jullet, 1540, in-4 obl.), fol. 4 (mus. de Certon) ; — 3o Plusieurs belles Chansons nouvelles (Paris, Alain Lotrian, 1542, pet. in-8 goth.), p. 5 de la réimpression ; — 4o La Fleur de Poesie françoyse (Paris, Alain Lotrian, 1543, pet. in-8 goth.), p. 6 de la réimpression ; — 5o Le second Livre des Chansons a quatre parties (Anvers, Tylman Susato, 1544, in-4 obl.), fol. 6 (mus. anonyme) ; — 6o Chansons nouvellement composées, etc. (Paris, Jehan Bonfons, 1548, pet. in-8 goth.), fol. Fv a de la réimpression ; — 7o Premier Livre du recueil contenant xviij chansons anciennes à quatre parties (Paris, Nicolas du Chemin, 1551, in-4 obl.), p. 3 ; — 8o Recueil de plusieurs Chansons (Lyon, Benoist Rigaud et Jan Saugrain, 1557, in-16), p. 22 ; — 9o Le Recueil de toutes sortes de Chansons (Paris, veufve Nicolas Buffet, 1557, in-16), fol. 36 b ; — 10o Recueil des Fleurs produictes de la divine musique, à trois parties ; second Livre (Lovain, Pierre Phalése, 1569, in-4 obl.), fol. 11 (mus. anonyme) ; — 11o Liber musicus, duarum vocum cantiones… complectens (Lovanii, apud Petrum Phalesium, 1571, in-4 obl.), fol. 17 (mus. anonyme).

Hugues Salel a composé, sur le même air, un autre « rebours », dont voici le début :


Finy le bien, le mal soudain commence.
O cueur heureux, qui mect a nonchaloir

La cruaulté, malice et inconstance
Qu’on voit souvent au feminin vouloir…


Voy. Œuvres de Hugues Salel (Paris, Estiéne Roffet, s. d., in-8), fol. 55 a.


V


La chanson : Sy mon malheur m’y continue, se trouve dans les recueils suivants, avec une musique de Pelletier ou Le Pelletier : 1o Trente et troys Chansons nouvelles en musique, a quatre parties (Paris, Pierre Attaingnant, 1529, in-4 obl.), fol. 10 ; — 2o Le Paragon des Chansons ; quart Livre contenant xxxij chansons (Lyon, Jaques Moderne, 1538, in-4 obl.), fol. 12 (à deux parties) ; — 3o Selectissimae necnon familiarissimae Cantiones ultra centum, vario idiomate (Augustae Vindelicorum, Melchior Kriesstein excud., 1540, in-8 obl.), no 92 (à deux voix) ; — 4o Bicinia gallica, latina, germanica Tomus primus (Wittembergae, apud Georgium Rhaw, 1545, in-8 obl.), no 9 ; — 5o Thesauri musici Tomus quartus (Noribergæ, excudebant Joannes Montanus et Ulricus Neuberus, 1564, in-4 obl.), p. 27.


VI


Chaperon a donné à ce noël la forme du chant royal. La chanson dont il a reproduit la mélodie est l’épigramme bien connue de Marot :


Frére Thibault, sejourné, gros et gras,
Tiroit de nuict une garse en chemise…


Voy. Œuvres de Marot, éd. Jannet, III, 21 ; Biblioth. nat., mss. franç. no 22560, ii, p. 163.

La pièce de Marot a inspiré plusieurs musiciens ; elle se trouve dans les recueils suivants : 1o Le Paragon des Chansons ; tiers Livre (Lyon, Jaques Moderne, 1538, in-4 obl.), fol. 7 (mus. de Certon à quatre parties) ; — 2o Le Paragon des Chansons ; cinquiesme Livre (Lyon, Jaques Moderne, 1538, in-4 obl.), fol. 15 (mus. de Jannequin à quatre parties) ; — 3o Quart Livre contenant xxviij chansons (Paris, Pierre Attaingnant et Hubert Jullet, 1540, in-4 obl.), fol. 1 (mus. de Certon à quatre parties) ; — 4o Cinquiesme Livre contenant xxv chansons (Paris, Pierre Attaingnant et Hubert Jullet, 1540, in-4 obl.), fol. 4 (mus. de Jannequin à quatre parties) ; — 5o Le Paragon des Chansons ; huitiesme Livre (Lyon, Jaques Moderne, 1541, in-4 obl.), fol. 7 (mus. de Forestier à quatre parties) ; — 6o Second Livre du recueil contenant xxvj chansons (Paris, Nicolas du Chemin, 1551, in-4 obl.), p. 4 (mus. de Certon à quatre parties).

Le texte suivi par Forestier porte : Frére Bidault.

La leçon : surnommé gros et gras, donnée par notre poëte, se retrouve dans la Fleur de Poesie françoyse (Paris, Alain Lotrian, 1543, pet. in-8 goth.), p. 34 de la réimpression.


VII


La chanson qui sert de timbre au noël, commence ainsi :


Par fin despit je m’en yray seulléte
Au jolis boys, a l’umbre d’un buisson…


Voy. Trente Chansons musicales a quatre parties nouvellement et trescorrectement imprimées (Paris, Pierre Attaingnant, vers 1530, in-8 obl.), fol. 11 (mus. anonyme) ; — Secundus Tomus Biciniorum (Wittembergae, apud Georgium Rhaw, 1545, in-8 obl.), no 12 (mus. anonyme) ; — Liber musicus duarum vocum cantiones… complectens (Lovanii, apud Petrum Phalesium, 1571, in-4 obl.), fol. 42 (mus. anonyme).


VIII


La chanson des Bourguignons se rapporte aux événements de l’année 1536 ; nous n’en connaissons que les deux premiers vers :


Les Bourguignons ont mis le camp
Devant la ville de Peronne…


D’après M. Eitner, cette pièce, ou au moins le premier couplet de cette pièce, se trouve dans le Paragon des Chansons, quart Livre (Lyon, Jacques Moderne, 1538, in-4 obl., fol. 17), avec une musique à deux parties de Layolle, mais nous ne l’avons rencontrée dans aucun des recueils que nous avons examinés, bien qu’elle paraisse être restée longtemps populaire. Le même air fut en effet, appliqué aux pièces suivantes :


1o Chanson sur le chant : Les Bourguignons (vers 1540).


Quand j’ay bien a mon cas pensé,
D’une chose me reconforte…


Recueil de plusieurs Chansons spirituelles tant vieilles que nouvelles [par Mathieu Malingre] (s. 1, 1555, pet. in-8), p. 146 ; — Chansonnier huguenot, 336.


2o Chanson nouvelle composée par un souldart faisant la centinelle sur les rempars de Metz ; et se chante sur le chant : Les Bourguignons mirent le camp, ou Les regrets que j’ay de m’amye, etc.


Le mardi devant la Toussains
Est arrivée la Germanie…


Recueil de toutes les sortes de Chansons nouvelles (Lyon, 1555, in-16), fol. V ij ; — Recueil de plusieurs Chansons (Lyon, Benoist Rigaud et Jan Saugrain, 1557, in-16), p. 183 ; — Le Recueil de toutes sortes de Chansons (Paris, veufve Nicolas Buffet, 1557, in-16), fol. 56 a ; — Le Roux de Lincy, Chants historiques français, II, 190.


3o Chanson de la bataille donnée entre Paris et Sainct-Denys la veille de la sainct Martin 1567, sur le chant : Les Bourguignons ont mis le camp || Devant la ville de Peronne (s. 1., 1568, pet. in-8 de 8 ft., à la Biblioth. nat., à la biblioth. royale de Dresde, chez M. le duc d’Aumale et chez M. le comte de Lignerolles).


La veille de la sainct Martin
De Paris sortit grand puissance…


4o Chanson nouvelle de l’ymage Nostre-Dame qui a esté remise a la porte Sainct(e) Honoré, sur le chant : Les Bourguignons ont mis le camp || Devant la ville de Peronne.


Chrestiens, qui servez de bon cœur…

Recueil de plusieurs belles Chansons spirituelles… par Christofle de Bourdeaux (Paris, Magdeline Berthelin, s. d., mais vers 1573, in-16), foi. 3 ; — Le Roux de Lincy, II, 603.


5o Cantique d’action de graces que les Sancerrois chantérent au Seigneur après la victoire du jour de l’assaut ; sur le chant : Les Bourguignons ont mis le camp, etc.


C’est bien raison que nous chantions
Au Dieu de nostre delivrance…


Histoire memorable de la ville de Sancerre… par Jean de Lery (s. 1. [Genève], 1574, in-8), 103.


Ce cantique a été mis en néerlandais, sur le même air, par le traducteur de Jean de Lery, Pieter Sterlincx :

Den Lofsanck die de Sancerroysen den Heere songhen naer de victorie vanden voorleden storm ; op de wijse Les Bourguignons ont mis le champs, ofte : ’s winters somers even groen.

Voy. Serrure, Vaderlandsch Museum voor nederduitsche Letterkunde, Oudheid en Geschiedenis, V (Gent, 1863, in-8), 443.


6o Chanson nouvelle de la resjouissance des laboureurs, sur : A qui me doy je retirer ? ou sur : Les Bourguignons ont mis le champ ; par N. Poncelet :


Resjouyssez vous, laboureurs ;
Plus n’aurez en chacun village…


Troisiesme Livre du Recueil des Chansons (Paris, Claude de Montre-Œil, 1579, in-16), fol. 15 a.


IX


Nous n’avons pu retrouver la chanson dont Chaperon s’est inspiré ; nous citerons, par contre, trois pièces composées sur le même air :


1o Chanson nouvelle sur les accords faicts entre le Roy et l’Empereur ; et se chante sur le chant : Je vous supplie, oyez comment || En amours je suis mal traicté (1538) :


Je vous supplie, oyez comment
Nous devons vivre sans esmoy…


Plusieurs belles Chansons nouvelles (Paris, Alain Lotrian, 1542, pet. in-8 goth.), p. 31 de la réimpression ; — Chansons nouvellement composées (Paris, Jehan Bonfons, 1548, pet. in-8 goth.), fol. H iiij b de la réimpression ; — Recueil de plusieurs Chansons (Lyon, Benoist Rigaud et Jan Saugrain, 1557, in-16), p. 121 ; — Le Recueil de toutes sortes de Chansons (Paris, veufve Nicolas Buffet, 1557, in-16), fol. 45 b.


2o Chanson nouvelle du cresson, composée par un bon compaignon ; laquelle se chante sur le chant : Je vous suplye, oyez comment.


Or escoutez, gentilz gallant[z],
Tout par amour, je vous [en] prie…


Chansons nouvellement composées (Paris, Jehan Bonfons, 1548, pet. in-8 goth.), fol. E ij b de la réimpression ; — Recueil de plusieurs Chansons (Lyon, Benoist Rigaud et Jan Saugrain, 1557, in-16), p. 105 ; — Le Recueil de toutes sortes de Chansons (Paris, veufve Nicolas Buffet, 1557, in-16), fol. 29 b ; — Le Rosier des Chansons nouvelles, tant de l’amour que de la guerre (Lyon, s. n., 1580, in-16), fol. 53 b ; — La Fleur des Chansons nouvelles (Lyon, Benoist Rigaud, 1586, in-16), p. 154 de la réimpression publiée par Techener, dans les Joyeusetez (1830, in-16) ; — La Fleur des Chansons amoureuses (Rouen, Adrian de Launay, 1600, in-16), p. 51 de la réimpression publiée par A. Mertens et fils à Bruxelles (1865, in-16).


3o Chanson nouvelle faicte et composée sur le chant d’amours, et se chante sur le chant : Je vous supply, oyez comment.


Voulez ouyr une chanson,
Qui fut faicte d’un amoureux ?…


Chansons nouvellement composées (Paris, Jehan Bonfons, 1548, pet. in-8 goth.), fol. E iij b de la réimpression ; — Le Rosier des Chansons nouvelles tant de l’amour que de la guerre (Lyon, s. n., 1580, in-16), fol. 54 b.


X


La chanson dont Chaperon a suivi la mélodie se trouve dans les deux recueils suivants : Plusieurs belles Chansons nouvelles (Paris, Alain Lotrian, 1542, pet. in-8 goth.), p. 60 de la réimpression ; — Chansons nouvellement composées (Paris, Jehan Bonfons, 1548, pet. in-8 goth.), fol. K i a de la réimpression ; elle commence ainsi :


Adieu, m’amye, adieu, ma rose ;
Jamais je ne vous oubliray…


Nous connaissons deux pièces qui se chantaient sur le même air :


1o Chanson nouvelle sur le trespassement de madame Isabeau, royne des Espaignes, femme de l’Empereur ; sur le chant : Adieu, m’amye, adieu, ma rose (1539).


Voulez vous ouyr des nouvelles
Qu’en France avons pour le present ?…


Plusieurs belles Chansons nouvelles (Paris, Alain Lotrian, 1542, pet. in-8 goth.), p. 77 de la réimpression.


2o Chanson nouvelle faicte sur les dons et presentz que l’Empereur a faicts aux dames de France ; et se chante sur le chant : Adieu, m’amye, adieu, ma rose (1540).


Gentils Françoys, par courtoysie
Debvons bien Dieu remercier…


Plusieurs belles Chansons nouvelles (Paris, Alain Lotrian, 1542, pet. in-8 goth.), p. 33 de la réimpression ; — Chansons nouvellement composées (Paris, Jehan Bonfons, 1548, pet. in-8 goth.), fol. H v b de la réimpression.

  1. Nous nous sommes aidé pour la rédaction de ces notes d’un ouvrage récent, que nous tenons à citer : Bibliographie der Musik-Sammelwerke des XVI. und XVII. Jahrhunderts, im Vereine mit Frz. Xav. Haberl, Dr. A. Lagerberg und C. F. Pohl bearbeitet und herausgegeben von Robert Eitner (Berlin, 1877, in-8).