Mémoires de Victor Alfieri, d’Asti/Quatrième époque - Virilité/Chapitre VI

Traduction par Antoine de Latour.
Charpentier, Libraire-éditeur (p. 295-307).


CHAPITRE VI.
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Donation entière de mes biens à ma sœur. — Nouvel accès d’avarice.


Je commençai donc alors à travailler joyeusement, c’est-à-dire, avec la sérénité d’un cœur apaisé, et en homme qui a trouvé enfin son but et son appui. J’étais bien décidé à part moi à ne plus sortir de Florence, aussi long-temps du moins que ma dame pourrait y demeurer. C’était le moment de réaliser un projet que déjà depuis long-temps j’avais ébauché dans ma tête, et dont l’exécution était devenue pour moi d’une nécessité absolue, le jour où j’avais si invariablement placé mon cœur sur un digne objet.

1778. J’avais toujours senti outre mesure le poids et l’ennui des chaînes de ma servitude native, et entre autres le privilège peu enviable qui fait exclusivement aux nobles feudataires un devoir de demander au roi la permission de quitter le royaume, même pour le temps le plus court, permission que le ministre n’accordait pas toujours de bonne grâce et sans difficulté, et qui d’ailleurs n’était jamais que limitée. J’avais eu quatre ou cinq fois l’occasion de la demander, et quoique je l’eusse toujours obtenue, je trouvais néanmoins si injuste cette nécessité de la solliciter, quand ni les cadets, ni les bourgeois d’aucune classe, dès qu’ils n’avaient aucun emploi, besoin de l’obtenir, que je m’y pliais avec une répugnance chaque fois plus grande, répugnance qui ne faisait que s’accroître à mesure que la barbe me venait. La dernière démarche que je fis à ce sujet et qui m’attira, comme je l’ai marqué plus haut, une parole assez peu aimable, m’avait paru fort dure à avaler. Mes écrits, en outre, devenaient de jour en jour plus nombreux ; cette Virginie que j’avais développée avec l’énergie et la liberté que réclame un tel sujet ; ce livre de la Tyrannie que j’avais écrit, comme si j’étais né, comme si j’habitais dans un pays libre et où il fût permis de parler justice et liberté ; le plaisir que je trouvais à lire, à goûter, à sentir vivement Tacite et Machiavel, et un petit nombre d’autres écrivains sublimes et libres ; les réflexions qui m’avaient amené à me rendre un compte exact de ma véritable situation, et de l’impossibilité où j’étais, soit de rester à Turin en imprimant, soit d’imprimer en voulant y rester ; la conviction bien profonde qu’il y aurait pour moi mille dangers, mille déboires, à imprimer au dehors, en quelque lieu que je fusse, tant que je resterais soumis à une loi de ma patrie que je citerai plus bas ; joignez enfin à toutes ces raisons, qui sont par elles-mêmes assez graves et évidentes, la passion qui tout nouvellement et pour ma plus grande félicité venait de s’emparer de moi ; c’était assez, ce me semble, pour que je n’hésitasse plus à travailler avec une ardeur et une persévérance sans bornes à l’œuvre importante que j’avais conçue, celle de me dépiémontiser, autant que possible, et d’abandonner pour toujours, à quelque prix que ce fût, le nid malencontreux où j’étais né.

J’avais plus d’une manière d’arriver à mon but. Je pouvais, en la faisant renouveler, prolonger d’année en année la permission que j’avais obtenue de vivre à l’étranger. C’était peut-être le parti le plus sage ; mais c’était rester dans le doute. Y avait-il moyen de conserver une entière sécurité, tant que je restais soumis à une volonté étrangère ? Je pouvais encore user de subterfuges, de détours et de lenteurs, feindre des dettes, vendre en secret mes biens, et les réaliser ainsi ou de toute autre façon, pour les extraire de la noble prison qui me les retenait. Mais c’étaient là des moyens lâches, peu sûrs, et ils ne me plaisaient nullement au fond, peut-être parce qu’ils n’avaient rien d’extrême. Accoutumé du reste par caractère à toujours mettre les choses au pire, je voulais absolument en finir une bonne fois avec cette affaire, à laquelle de toute manière il eût bien fallu revenir un jour ou l’autre, si je ne voulais renoncer à l’art et à la gloire d’écrivain véridique et indépendant. Ainsi déterminé à éclaircir la chose, et à voir si je pourrais sauver une partie de mon bien, pour m’échapper ensuite et imprimer hors de mon pays, je me préparai énergiquement à tenter l’aventure ; et je fis sagement, quoique jeune encore et passionné de tant de façons. Et certes, avec les habitudes despotiques du gouverneur sous lequel j’avais eu le malheur de naître, si je m’étais laissé gagner par le temps, si j’avais commencé par imprimer à l’étranger même les écrits les plus innocens, la chose devenait alors très-problématique, et mes moyens d’existence, ma gloire, ma liberté même restaient complètement à la merci de ce pouvoir absolu qui, blessé nécessairement de ma façon de penser, d’écrire et d’agir avec le généreux dédain d’un homme libre, n’aurait eu garde assurément de me seconder dans le dessein de me soustraire à sa dépendance.

Il y avait alors en Piémont une loi qui portait : « Il sera également interdit à qui que ce soit de faire imprimer des livres ou d’autres écrits, hors de nos états, sans la permission des censeurs, sous peine d’une amende de soixante écus ou autre châtiment plus grave, et même corporel, si les circonstances le rendent nécessaire pour l’exemple de tous. » De cette loi il faut en rapprocher cette autre qui disait : « Les sujets qui habitent nos états ne pourront s’absenter desdits états sans notre autorisation écrite. » Entre ces deux entraves il sera aisé de conclure que je ne pouvais en même temps devenir auteur et rester sujet. Je préférai donc être auteur. Et profondément ennemi comme je l’étais de tout subterfuge et de tout délai, je pris pour me désassujettir la voie la plus courte et la plus unie ; vivant, je fis une donation complète de tous mes immeubles libres ou féodaux (ce qui faisait plus des deux tiers du tout) à mon héritier légitime, je veux dire à ma sœur Julie, qui avait épousé, comme on l’a vu, le comte de Cumiana. Je la fis dans la forme la plus solennelle, la plus irrévocable, ne me réservant qu’une pension annuelle de quatorze mille livres de Piémont, environ quatorze cents sequins de Florence, ce qui formait peut-être un peu plus de la moitié de tous mes revenus à cette époque. Content de ce qui me restait, il me semblait que je ne payais pas trop cher de l’autre moitié l’indépendance de mon opinion, et avec la liberté de ma plume celle de séjourner où il me plairait. Mais cette donation de mes biens et son entier accomplissement fut pour moi la source d’une infinité d’ennuis et de dégoûts, grâce à toutes les formalités légales qui ne pouvaient manquer de prendre beaucoup de temps, l’affaire s’étant traitée par correspondance. Il y fallut, en outre, ces éternelles autorisations du roi ; car, en ce bienheureux pays, il n’est pas d’affaire si privée où le roi n’intervienne. Il fallut que mon beau-frère, travaillant pour lui comme pour moi, obtînt du roi la permission d’accepter mes biens, et se fit autoriser à me payer cette redevance annuelle partout où il me plairait de me fixer. Aux yeux des moins clairvoyans il était bien manifeste que le principal motif de cette donation était la résolution que j’avais prise d’abandonner le pays. De là cette nécessité d’obtenir la permission du gouvernement qui aurait toujours pu, selon son bon plaisir, s’opposer à ce que cette pension me fût soldée en pays étranger ; mais très-heureusement pour moi, le roi d’alors, qui certainement avait pénétré ma pensée (plus d’une fois je l’avais trahie), eut plus de plaisir encore à me laisser partir qu’il n’en aurait eu à me retenir. Il consentit sur-le-champ à me voir me dépouiller ainsi, et nous fumes très-contens l’un et l’autre, lui de me perdre, moi de me retrouver.

Mais je crois juste d’ajouter ici une particularité passablement étrange pour consoler mes ennemis et pour faire rire à mes dépens ceux qui, en s’examinant eux-mêmes, se jugeront moins faibles d’esprit et moins enfans que je ne l’étais. De cette particularité que l’on verra chez moi se reproduire à côté d’actions énergiques qui ne me coûtaient pas, celui qui sait observer de près et réfléchir conclura sans doute que souvent dans l’homme, ou du moins en moi, le nain est près du géant. Le fait est que dans le temps même où j’écrivais la Virginie et le livre de la Tyrannie, dans le temps même où je secouais si vigoureusement, où je brisais les chaînes qui me rattachaient au Piémont, je continuais néanmoins à porter l’uniforme du roi de Sardaigne, quoique je fusse hors de ses états, et que depuis environ quatre ans j’eusse quitté le service. Et que diront les sages quand je confesserai ingénuement la raison qui me le faisait porter ? Il me semblait avoir sous ce costume un air plus avenant et plus dégagé. Riez, lecteur, vous en avez sujet. Et ajoutez, si vous le voulez, qu’en agissant de cette façon puérile et déraisonnable, je préférais sans doute paraître plus beau aux yeux des autres qu’estimable aux miens propres.

La conclusion de mon affaire traîna en longueur depuis janvier jusqu’en novembre de cette année 1778, parce que je stipulai dans une clause dernière, qui fut comme un second traité, l’échange de cinq mille livres de ma pension annuelle en un capital de cent mille livres de Piémont, que ma sœur devait me compter. Ce nouvel arrangement souffrit un peu plus de difficulté que le premier ; mais le roi finit encore par consentir à ce que cette somme me fût livrée, et je la plaçai ensuite avec d’autres dans un de ces établissemens si communs en France et si chanceux qui servent des rentes viagères. Or si je me fiais médiocrement au roi de Sardaigne, je n’avais guère plus de confiance dans le roi très-chrétien. Mais il me semblait qu’en partageant ainsi ma fortune entre deux tyrannies diverses, je risquais peut-être un peu moins, et qu’à défaut de ma bourse, je sauvais du moins ma plume et mon intelligence.

Ce fut pour moi une époque importante, décisive, que celle où je fis cette donation, et je n’ai cessé depuis d’en bénir le ciel et l’heureuse issue. Mais je n’en dis rien à mon amie qu’après en avoir rendu l’acte principal irrévocable et définitif. Je ne voulus pas mettre la délicatesse de son âme à l’épreuve ou de la blâmer comme contraire à mes intérêts et de l’empêcher, ou de la louer, et de l’approuver comme favorable sous quelques rapports à la durée, à la sécurité de notre amour mutuel, cette résolution devant m’ôter à l’avenir toute pensée de m’éloigner d’elle. Lorsqu’elle l’apprit, elle la blâma avec une candeur ingénue qui n’appartient qu’à elle ; mais ne pouvant l’empêcher, elle se résigna et me pardonna de lui en avoir fait un mystère, peut-être m’en aima-t-elle davantage, et son estime en augmenta.

Pendant que j’écrivais lettres sur lettres à Turin, pour mettre un terme à tous les ennuis, à tous les embarras que me suscitaient le roi, la loi et ma famille, bien décidé à ne pas reculer, quelle que pût être l’issue de mes démarches, j’avais commandé à Élie, resté par mes ordres à Turin, de vendre tous mes meubles et mon argenterie. En deux mois qu’il y employa sans perdre un moment, il m’avait réalisé plus de six mille sequins que je lui ordonnai de me faire passer en lettres de change sur Florence. Je ne sais par quel hasard il arriva qu’entre la lettre où il m’annonçait qu’il avait cette somme dans les mains et l’exécution de l’ordre que je lui donnai, en lui écrivant par la poste de m’envoyer ces lettres de change, il se passa plus de trois semaines durant lesquelles je ne reçus ni lettres de lui, ni argent, ni avis d’aucun banquier. Quoique peu défiant par caractère, un si étrange délai avait bien cependant de quoi éveiller mes soupçons dans des circonstances si urgentes et de la part d’un homme ordinairement si exact et si soigneux que l’était Élie. Il m’entra donc un violent soupçon dans le cœur, et mon imagination (toujours si prompte et si ardente) me fit aussitôt d’une perte possible une perte consommée. Pendant plus de quinze jours, je crus fermement que mes six mille sequins s’en étaient allés en fumée avec l’excellente opinion que j’avais toujours eue d’Élie et avec justice. Cela posé, je me trouvais, alors dans une position très-difficile. Mes arrangemens avec ma sœur n’étaient pas encore définitivement arrêtés, et chaque jour ayant à me défendre de quelque nouvelle chicane de mon beau-frère, qui ne manquait jamais de mettre dans la bouche du roi, et sous son nom, ses petites objections personnelles, j’avais fini par lui répondre avec colère et mépris que s’ils ne voulaient pas de mes biens comme don, ils étaient libres de les prendre ; car de ma vie je ne retournerais à Turin, et n’avais que faire d’eux, de leur argent et de leur roi, qu’ils gardassent le tout et qu’on n’en parlât plus. J’étais en effet très-décidé à m’expatrier pour toujours, dussé-je me voir réduit à demander l’aumône. Ainsi, de ce côté, tout étant doute et incertitude, et quant à l’argent de mes meubles, ne me voyant sûr de rien, ma tête s’exalta, et je n’eus, devant les yeux que la hideuse pauvreté jusqu’au moment où m’arrivèrent les lettres de change d’Élie, et que, me trouvant en possession de cette petite somme, je cessai de craindre pour ma vie de chaque jour. Dans ces accès d’une imagination malade, le métier que j’envisageais comme le plus propre à me tirer d’affaire était celui de dresseur de chevaux, dans lequel je suis ou me crois du moins passé maître, et c’est assurément là un des moins serviles. C’était aussi celui qui semblait devoir se combiner le mieux avec la profession de poète, puisque après tout, pour écrire des tragédies on était moins à l’aise à la cour que dans une écurie.

Mais déjà, et avant que de tomber dans ces perplexités dont la cause était au fond plus imaginaire que réelle, la donation à peine faite, j’avais aussitôt renvoyé tous mes gens, hormis un seul pour mon service, et un cuisinier, à qui je donnai aussi son congé peu de temps après. Et depuis lors, quoique déjà très-modéré dans ma nourriture, je contractai l’excellente et salutaire habitude d’une sobriété peu commune, je renonçai entièrement au vin, au café, et autres excitans du même genre, et me restreignis aux alimens les plus simples, le riz, les viandes bouillies ou rôties, et toujours les mêmes pendant des années entières. De mes chevaux j’en avais renvoyé quatre à Turin, avec ordre de les vendre avec ceux que j’y avais laissés en partant ; les quatre autres, j’en fis présent à autant de seigneurs florentins qui n’étaient pour moi que de simples connaissances, mais qui, moins fiers que je ne l’aurais été, les acceptèrent. Mes habits, je les abandonnai tous à mon valet de chambre, et l’uniforme cette fois y passa comme le reste. Je pris l’habit noir pour la soirée, et pour le jour un drap bleu, deux couleurs que je n’ai plus quittées et que je porterai jusqu’au tombeau. C’est ainsi que chaque jour me retranchant quelque chose, je me réduisis assez mesquinement au plus strict nécessaire, et il arriva qu’en donnant tout mon bien, je devins un avare.

Ainsi préparé à tout ce qui pourrait m’arriver de pire, et persuadé que je n’avais au monde que ces six mille sequins, je me hâtai de les jeter en France dans un de ces abîmes de rentes viagères ; et ma nature me portant toujours aux extrêmes, mon économie et mon indépendance allèrent peu à peu si loin que, chaque jour, imaginant pour me l’imposer quelque nouvelle privation, je tombai dans une avarice presque sordide, et si je dis presque, c’est parce que tous les jours encore je changeais de chemise, et ne négligeai jamais le soin de ma personne ; mais si mon estomac écrivait, lui aussi, l’histoire de ma vie, il ferait bon marché du presque et dirait que mon avarice était en effet très-sordide. Ce fut le second, ce fut, je crois, le dernier accès de cette ignoble et honteuse maladie, trop bien faite pour dégrader l’âme et rapetisser l’intelligence. Mais quoique chaque jour je m’ingéniasse à trouver le moyen de me retrancher ou de me refuser quelque chose, je ne laissais pas de dépenser beaucoup en livres. Je rassemblai alors presque tous les ouvrages de notre langue, et bon nombre des plus belles éditions des classiques latins, et les prenant tous l’un après l’autre, je les lus et les relus, mais trop vite, mais avec une avidité trop grande, et je n’en tirai pas le fruit que j’en aurais recueilli, si je les avais lus à tête reposée, et en me pénétrant des commentaires. C’est une habitude à laquelle je n’ai pu me plier que fort tard, et depuis mon jeune âge j’ai toujours mieux aimé deviner les passages difficiles, ou les sauter à pieds joints, que de les aplanir par la lecture et l’étude des commentateurs.

Dans le cours de cette année matérielle et fiscale de 1778, si je ne négligeai pas entièrement mes compositions, elles se ressentirent du moins de toutes les distractions anti-littéraires au milieu desquelles m’avait jeté la nécessité. Sur le point à mes yeux le plus important, je veux dire l’étude approfondie de la langue toscane, il m’était survenu un nouvel obstacle, c’était que, mon amie ne sachant presque point alors l’italien, j’avais été forcé de retomber dans le français que je parlais, que j’entendais sans cesse parler dans sa maison. Pendant le reste du jour, je cherchais ensuite un contre-poison à mes gallicismes dans nos excellens et ennuyeux prosateurs du quatorzième siècle, et j’accomplis dans ce but des travaux qui n’étaient pas poétiques, mais qui auraient fait honneur à un âne. Peu à peu cependant je finis par obtenir que ma bien-aimée apprît parfaitement l’italien, pour le lire et pour le parler, et elle y réussit autant et mieux qu’aucune autre étrangère qui jamais s’en soit mêlée. Elle le parle même avec une prononciation beaucoup meilleure que n’est celle de toutes les Italiennes qui ne sont pas Toscanes, et qui, chacune à sa manière, Lombardes ou Vénitiennes, de Rome ou de Naples, déchirent impitoyablement toute oreille qui a quelque habitude de l’accent expressif et suave du dialecte toscan. Mais quoique mon amie ne parlât jamais une autre langue avec moi, sa maison toujours pleine d’ultramontains exposait mon pauvre toscan à un martyre de toutes les heures. Ainsi, à beaucoup d’autres contrariétés, il me fallut encore ajouter celle d’être resté alors près de trois ans à Florence pour y entendre plus de français que de toscan ; et dans presque tout le cours de ma vie jusqu’à ce jour, le sort m’a condamné à trouver sur mon chemin cet idiome barbare. Si donc j’ai pu réussir à écrire avec correction, avec pureté, et dans le goût toscan (sans toutefois le rechercher jusqu’à l’affectation et à la manière), j’ai droit à une double gloire, en raison des obstacles ; si je n’y ai point réussi, l’excuse en est meilleure.