bandeau du livre Les vacances au château – Le fétichisme en amour



TROISIÈME PARTIE




Une table, splendidement servie, réunissait de nouveau toute notre jeunesse sous la présidence de la maîtresse du logis. La fête battait son plein et brillait d’une splendeur inaccoutumée. Les candélabres lançaient leurs flots de lumière sur les cristaux étincelants et sur l’argenterie qui s’étalait à profusion sur la nappe russe. Les fleurs, les plantes rares répandaient leur arôme, qui se mélangeait aux effluves féminines.

Les dames aux splendides atours jetaient leur note gaie entre les deux jeunes gens, ravissants dans leur costume de mignons, Henri III. Les merveilleuses épaules et les seins de neige de nos tendresses sortaient, comme des plantes rares, de leurs calices de dentelles.

Lorsque le premier appétit eut été satisfait et que quelques coupes de champagne eurent relevé le ton de la conversation, les propos grivois allaient entrer en lice. Soudain avec une mine effarée, une soubrette entra, tenant sur un plateau d’argent une dépêche, qu’un facteur venait d’apporter à l’instant. À l’ouverture du pli, la figure de Lady L.... parut se rembrunir et toute la table anxieuse attendait, suspendue à ses lèvres !

„Mina, dites à Ellen, de me préparer mon costume de voyage ; je pars à l’instant et Ellen m’accompagne.”

Ce disant, elle brandit une coupe de champagne :

„Buvons, mes amis, à notre bon voyage et à vos gais passe-temps pendant mon absence, qui ne sera que de deux ou trois jours. Je donnerai mes ordres, pour que vous soyez chez vous, et que rien ne vous manque.”

Elle sortit et quelques instants après, on entendit le roulement d’une voiture sur le sable des allées, qui annonça à cette jeunesse qu’ils étaient libres ! Les deux jeunes filles, les joues en feu, les yeux scintillant de désir, s’approchent de leurs cavaliers, et avec une voix caressante elles insinuent avec leur curiosité de fille d’Ève, qu’elles avaient une question à leur poser, qui leur brûlait les lèvres.

„Allez ! mes jeunesses,” dit Robert.

„Eh bien,” reprit Annie, „seriez-vous assez aimable de nous dire, quelle est la faute si grave, que vous avez commise, pour avoir mérité de la part de notre charmante hôtesse une si cruelle correction ?”

„Nous sommes prêts,” reprit Robert „à vous édifier, en tous points, sur notre conduite, mais à une ou plusieurs conditions. D’abord, vous allez nous jurer une discrétion absolue, sur tout ce que nous allons vous raconter, et vous nous permettrez ensuite quelques badinages sur vos charmantes personnes, car la vue de vos superbes poitrines nous fait pressentir des charmes secrets, que vos dentelles seules, dont nous sommes jaloux, connaissent et caressent.”

Les jeunes filles, qui entouraient déjà de leurs bras nus le cou de leurs voisins, s’écrièrent ensemble :

„Oh ! soyez sans craintes ; nous vous jurons un silence absolu et ce secret que vous nous confiez, ne nous quittera qu’avec la vie ; et pour être plus à notre aise, passons, si vous le voulez bien, dans notre appartement, que vous ne connaissez pas, et nous serons à l’abri de tous les regards indiscrets. Cavaliers, le bras aux dames.”

Sur la recommandation de Percy, chaque convive prit une coupe et une bouteille de champagne, et la joyeuse assemblée prit le chemin du Gynécée. Les candélabres, les flambeaux furent allumés et pendant que les jeunes filles disposaient deux ottomanes, les jeunes gens admiraient la confortable et luxueuse installation des deux sœurs. Elles firent asseoir les deux jeunes gens sur une large banquette, mollement rembourrée, et elles prirent place à leurs côtés. Robert en sa qualité d’aîné, prit la parole.

„À notre arrivée dans notre chambre, après nous être rapidement déshabillés et mis au lit, nous avons commencé par nous branler !”

À ces mots, les jeunes filles se regardent avec une mine interrogative.

„Je comprends votre étonnement, reprend Robert, „et pour plus de clarté dans notre discours, nous allons, si vous le voulez bien, joindre l’acte à la parole.”

Ce disant, Robert glissant gentiment sa main vers le pantalon de Percy, d’un doigt agile fait sauter les boutons de la braguette et sous les yeux étonnés et ravis des jeunes filles, rouges de pudeur et de désirs, met à l’air le splendide arbre d’amour. De son côté, Percy avait réussi à ouvrir la culotte de Robert et à en sortir son énorme engin à la tête rubiconde.

„Maintenant, mes poulettes,” continua Robert, „pour donner plus de piquant et plus de vérité à la chose, vous allez nous donner vos mouchoirs.”

Aussitôt Annie sortit de sa poche un tout mignon mouchoir de linon, tout enguirlandé de broderies, et garni d’une haute et riche Valenciennes et le tendit à Robert. Percy prit au corsage de Sara un ravissant mouchoir encadré d’un merveilleux point de Venise. Nos deux apôtres s’empressèrent d’enrouler autour de leur verge durcie les mouchoirs de leur belle, de coiffer la tête avec le milieu et de réserver les dentelles pour garnir le pourtour. Ils commencèrent réciproquement une masturbation lente, que rendaient plus excitante les aspérités de la dentelle. Les deux fillettes, penchées sur les deux queues agitées, ne perdaient pas un mouvement et retenaient leur respiration, pour mieux suivre le phénomène.

L’excitation était telle, qu’en quelques secondes le linon fut soulevé par un double jet saccadé et littéralement emprégné par la double décharge, pendant que nos deux amoureux s’abandonnaient à une douce langueur.

Les jeunes filles reprirent délicatement chacune leur mouchoir. Annie le déplia lentement et avec précaution, sans rien perdre du ravissant spectacle. Quand elle eut étalé complètement sur sa main le fond de son mouchoir, elle aperçut ce flot de liquide, qui ressemblait à de la crème. Elle ne résiste pas à la tentation d’y tremper le bout de son doigt et de le portor à ses lèvres ; trouvant ce nectar à son goût, comme une vraie petite chatte, elle efface avec sa langue toutes les souillures que le sperme avait fait sur la broderie et la Valenciennes. Pour ne pas rester en retard, Sara lècha, avala la décharge que Percy avait projetée sur son mouchoir de point de Venise.

Pour laisser un peu reposer leur coursier, et pour reprendre haleine, Percy raconta les amoureuses aventures, dont il avait été témoin et acteur avec ses camarades de l’Université. Il raconta, que quelquefois dans des élans de tendresse ou de lubricité, il avait vu les doigts, remplacés avantageusement par le velours des lèvres. À ce récit, le sein de Sara s’agitait, sa respiration devenait précipitée.

„Ne nous sera-t-il jamais donné,” dit-elle, „d’assister à un pareil spectacle ?”

„Qu’en dites-vous, Robert ?” dit Annie, que le récit de Percy avait tellement excitée, qu’elle pressait toujours contre ses lèvres amoureuses son mouchoir de Valenciennes.

„Si vous nous promettez encore une fois le silence, et si vous nous laissez vous caresser à notre guise, nous vous donnerons bientôt ce spectacle,” dit Percy.

„Mais quand ?”

Le membre de Robert, que tous ces récits et ces scènes avaient prodigieusement rebandé, se dressait comme une pique, prêt à commencer une nouvelle lutte, mais avant de rien faire, les deux champions jugèrent utile d’enlever complètement leur culotte, et de ne garder que leur pourpoint de satin, sous lequel flottait leur chemise de surah, garnie de Malines. Le membre de Robert semblable à un battant de cloche, s’agitait, soulevant le fin tissu. „Mets toi sur le bord de l’ottomane, et écarte bien les jambes,” dit Percy, en relevant la chemise de son ami, jusqu’au dessus de la ceinture, ce qui faisait un cadre charmant à ce tableau. Il s’agenouille devant lui et commence une série de baisers. Avec la pointe de sa langue, il larde le ventre, le haut des cuisses, et arrive sur les boules d’amour, qu’il prend alternativement dans sa bouche. Pendant ce jeu, les deux sœurs étaient penchées, frôlant presque de leurs joues la bouche de l’opérateur. Sous ces baisers, la verge étant prête d’éclater, Percy la prend alors entre ses lèvres ardentes, aspire et suce ce frais bigarreau, l’engloutit jusqu’au fond de sa bouche et continue de fouetter le filet avec la pointe de sa langue. Sous cette excitation invincible, l’explosion se fit au milieu des exclamations de jouissance que faisait Robert. Son sperme jaillit avec force, jusqu’au fond de la bouche de Percy, qui le téta et l’avala jusqu’à la dernière goutte.

Robert, malgré tout cela, continue de bander. Il se lève comme un ressort, soulève Percy comme une plume, le couche sur l’ottomane, se saisit de sa queue et la suce avec un tel raffinement, que le jeune blondin s’évanouit, en crachant sa semence dans la bouche de ce vampire.

Ce double spectacle avait mis les deux sœurs dans une excitation voisine de la folie ; aussi ne se firent-elles pas prier de se dépouiller complètement de leurs vêtements, ne gardant que leur chemise de dentelle et leurs bas de soie à jour.

Les bouclettes frisées, qui gardaient l’entrée de leurs charmes, perlaient de gouttelettes de rosée d’amour. „Sucez-vous devant nous, mes mignonnes, nous reprendrons des forces à vous voir travailler.”

L’aînée, à ces mots, renverse sa sœur sur le bord du lit et s’agenouille devant le bosquet de Cypris. Elle y plaque ses lèvres sensuelles et roulant le bouton d’amour comme une fraise, elle le fouette du bout de sa langue. Elle le lèche, elle le suce, elle l’aspire et tire avec une copieuse décharge des cris inarticulés de la bouche de Sara, qui se tordait de jouissance et continuait de cracher à la figure de sa sœur, qui dut s’éponger avec son mouchoir de dentelle, qui vit se marier dans ses fines mailles le foutre de sa sœur avec le sperme de Robert.

Sara, revenue de son évanouissement, cède sa place à sa sœur, qui après quelques minutes d’un lâchement raffiné, reçoit sur le bout de sa langue et sur ses lèvres une pluie chaude, que distillait le clitoris en chaleur. N’ayant pas apaisé le feu qui les dévorait et qui circulait dans leurs veines, les deux sœurs se dépouillent de leurs chemises, se couchent sur le tapis en sens inverses, appliquent leurs lèvres en feu sur la conque de Vénus, qui pleurait d’amour, et la langue à l’embouchure, les deux jouteuses luttent de vigueur et de lubricité ; on n’entendait que le bruit des langues lapant, fouettant les clitoris. La jouissance fut prompte comme l’éclair et se termina au milieu de contorsions et de spasmes indescriptibles, elles roulèrent inanimées aux pieds de leurs jeunes amants. Quand elles reprirent leurs sens, chaque amoureux tenait à la main une coupe pleine de champagne.

„Buvons, chéries, buvons pour réparer nos forces, buvons pour recommencer de vigoureux combats, mêlons dans nos seins le jus de la treille aux flots amoureux de Vénus.”

Les coupes se vidèrent à la ronde. Annie venait d’achever la sienne.

„Mes amis,” dit-elle, „puisque nous sommes en train de raconter et de faire des choses insensées, laissez-moi vous dire une petite histoire, qui ne vous intéressera peut-être que faiblement, mais qui aura toujours le mérite, de nous donner le temps de nous reposer.

„À notre sortie de pension, notre mère, voulant nous traiter en grandes demoiselles, nous donna une femme de chambre. Elle lui avait été chaudement recommandée par la maîtresse de l’institution, elle avait en outre les meilleures références. C’était une brune, aux yeux vifs, pétillants, aux lèvres épaisses et charnues, avec un léger duvet, qui courait d’un coin à l’autre, au dessus de sa grande bouche, que garnissait deux rangées de perles, des cheveux crépus, et vous aurez le type de la plus parfaite Créole. Du reste, elle avait des manières excessivement distinguées, elle avait absolument le ton de la bonne société, elle avait été au service d’une princesse russe, qui l’avait formée dans la perfection. Les premiers jours tout alla pour le mieux, mais elle ne tint ni paix, ni fin, qu’elle n’eût obtenu de notre mère l’acquisition de certain meuble, dont nous ignorions l’existence et l’usage. Donc un soir, nous trouvâmes dans notre cabinet de toilette un petit meuble bas, à forme de guitare, qui nous intrigua fort. Nous le fûmes bien d’avantage, lorsque nous vîmes Maria verser dans la cuvette de l’eau fraîche et quelques gouttes de parfum. Elle me déshabille première et lorsque je suis nue, avant de revêtir ma chemise de nuit, elle me fait placer à cheval sur la guitare, qu’elle dit s’appeler bidet, et là, avec une éponge fine, elle me lave ma petite bouche d’amour ; avec un doigt léger elle caresse le bouton de rose et le sèche avec un mouchoir de batiste. Même manège avec ma sœur et ce fut tout. Le lendemain même opération, après l’éponge le doigt ; mais voyant que sous la friction j’éprouve quelques contractions, elle insista plus longtemps, mais sans ajouter un mot. Le troisième jour, je remarquai que ses yeux brillaient d’un éclat inaccoutumé ; lorsqu’elle m’eut enlevé ma chemise, elle me regardait avec des yeux étranges. Elle me place sur le bidet, fait les ablutions et caresse franchement le petit bouton d’amour avec l’éponge qu’elle cherche à introduire plus avant, et recommence comme les jours précédents la douce friction avec son doigt. J’y trouvais un réel plaisir ; mais ne voulant pas prolonger davantage, elle m’essuie cette fois avec un ravissant mouchoir de batiste, brodé, qu’elle avait dû dérober dans la chambre de ma mère. „Mademoiselle, j’ai fait aujourd’hui un lavage plus complet. Permettez que je sèche l’intérieur, car rien n’est plus malsain que de laisser ces organes humides ; si mademoiselle veut s’étendre sur la chaise longue.”

„Elle s’agenouilla entre mes cuisses, promena amoureusement le mouchoir de batiste sur mes lèvres, qu’elle écarta, et appliqua un baiser sur ma fente. Je sentis sa langue, qui cherchait à enlever l’humidité, qu’elle prétendait y avoir laissé. Sous cette caresse aussi douce qu’inattendue, je m’évanouis de plaisir. Lorsque je me réveillai, j’étais dans mon lit, couchée côte à côte avec Sara. Je croyais avoir fait un rêve de plaisir.”

Ce récit terminé, les coupes se remplissent et se vident de nouveau.

„Mesdemoiselles,” dit Robert, „il est temps que nous vous donnions une explication sur la nature et le rôle de tous ces organes, que vous avez vu fonctionner avec tant de plaisir, et qui vous ont procuré déjà une jolie somme de jouissance. Sachez que vous portez entre vos cuisses un jardin, et que ce jardin doit être arrosé. L’entrée de votre jardin, c’est votre bouche d’amour. Le pommeau d’arrosage est le bâton, que j’ai l’honneur de vous présenter. Lorsqu’il crache dans vos allées et que, vous-même, vous lâchez votre rosée céleste, si ces deux fluides se rencontrent, crac… vous êtes enceinte.”

„Eh bien, alors !” s’écrie Annie, en éclatant de rire, „je suis bien sure, que mon mouchoir de dentelle est enceint.”

Cette sortie provoqua un rire général, vite réprimé par l’orateur.

„De plus, l’entrée de vos jardins, mes demoiselles, est fermée par une porte que l’on nomme la Virginité. Donc, pour ces deux raisons, quoique cette jouissance soit immense pour tous, nous nous en priverons, parce que vous cesseriez d’être vierge et vous ne trouveriez plus à vous marier et de plus, ce qui est plus grave, vous deviendriez enceinte. Mais consolez-vous, vous aurez un aperçu de cette jouissance, et peut-être avec un piquant de plus, vous aurez le profit, le plaisir et point l’inconvénient. Quelque manière que l’on emploie, les préludes sont toujours douloureux. Donc, attendez-vous à souffrir un peu tout d’abord, mais ensuite vous ressentirez une jouissance indicible.”

„Vite, commençons,” dirent les jeunes filles, „nous brûlons, arrosez nos jardins, mariez nos jouissances.”

„Moi d’abord,”dit Annie, „comme aînée, je commence.”

Et prenant Robert par sa grosse queue : „Voilà votre victime. Mais arrêtez un instant, j’ai une idée. Avant d’être immolée pour le grand sacrifice, je veux encore marier Vénus et Bacchus.”

Elle tenait, en effet, d’une main sa coupe de champagne et de l’autre la grosse verge de Robert, qu’elle branle lentement, avec une douceur infinie. Robert voyant qu’elle voulait mener cette aventure jusqu’au bout, s’asseoit sur le bord de l’ottomane. Annie continue ses caresses énervantes, jusqu’au moment, où quelques saccades du membre annoncent la crise. La respiration de Robert devient plus rapide.

„Ah ! que c’est bon !”

Annie, qui n’attendait que ce moment, présente sa coupe de champagne à l’embouchure de la queue, qui crache dans le blond liquide un flot de sperme onctueux, qui se mêle à la mousse.

„À nos amours Robert !” dit-elle, en buvant lentement ce philtre amoureux. Canonniers, à vos pièces maintenant !”

Cet acte de folie avait fait rebander Robert immédiatement. Il prie la jeune fille de s’agenouiller sur le bord de l’ottomane et de s’appuyer fortement sur le dossier. S’agenouillant à son tour sur un coussin, aux pieds de la belle, il écarte les deux superbes fesses. Alors apparaissent à ses yeux émerveillés la sombre entrée de Sodome et le doux verger de Cypris, complètement barré. D’une langue agile, il chatouille le petit point noir, et fait entrer un flot de salive, qui doit faciliter le percement de la rosette.

Lorsqu’il juge la route suffisamment humide, il se fait lubréfier le begarreau par Percy, qui embouche l’instrument, qu’il couvre de sa salive embaumée et faisant écarter une fesse de la victime par Percy et l’autre par Sara, il présente sa pique à la porte infernale, il pousse. Annie lance des gémissements, qu’elle étouffe, en s’enfonçant dans la bouche et en mordant son mouchoir de dentelle. Enfin, la queue pénètre, et bientôt les épines se changent en roses. Le gros cylindre bien lubréfié, allait et venait dans cette gaine chaude et serrée.

„Ah, que c’est bon,… toujours !… encore… enfonce… ne t’arrête pas !”

Robert sentait l’ouverture de la vierge, qui se contractait à couper son gland. Enfin s’arcboutant à la taille, il joue vigoureusement des reins, se démène comme un enragé et lance dans ce cul virginal une mitraille brûlante, qui jaillit en flots saccadés, prolongeant l’extase de Robert, arrachant à Annie des cris de rage amoureuse et laisse les deux jouteurs, épuisés de jouissance.

Percy, prodigieusement excité par ce spectacle, dévorait Sara, suçait sa langue et ses lèvres et lui demandait tacitement, une pareille volupté.

Sara, comprenant le désir de Percy, s’est placée sur l’ottomane, qui fait face au groupe de sa sœur ; déjà Percy a graissé de sa langue la rosette immaculée. Sa belle verge, encore toute humectée des baisers de Sara, qui l’avait sucée pendant la scène précédente, se présente à la porte, pousse, enfonce et provoque chez sa belle, une crise amoureuse, qui ne se termine que par la perte de connaissance des combattants. Les quatre acteurs, rouges comme des pivoines, se remettent à boire et se racontent des histoires scabreuses, pour donner à leur deux engins le temps de prendre un repos bien gagné.

Robert, qui était l’aîné et le plus raisonnable de la bande, fit la proposition suivante :

„Mes chères petites, vous êtes toutes rendues de volupté ; et bien, si vous voulez m’en croire, vous allez vous glisser dans votre dodo, et nous allons vous souhaiter le bonsoir ; nous remettrons à demain la suite de nos ébats. Une bonne nuit réparera vos forces et demain, je donnerai mes ordres à la cuisine, pour que, le soir, nos combats ne manquent pas de munitions.”

La proposition adoptée, la jeune assemblée se sépara.


Cul de lampe du livre Les vacances au château – Le fétichisme en amour