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Les Chansons de Bilitis, suivies de Chansons modernes/Les Chansons de Bilitis/37

Slatkine reprints (p. 55).


BILITIS


Une femme s’enveloppe de laine blanche. Une autre se vêt de soie et d’or. Une autre se couvre de fleurs, de feuilles vertes et de raisins.


Moi je ne saurais vivre que nue. Mon amant, prends-moi comme je suis : sans robe ni bijoux ni sandales voici Bilitis toute seule.


Mes cheveux sont noirs de leur noir et mes lèvres rouges de leur rouge. Mes boucles flottent autour de moi, libres et rondes comme des plumes.


Prends-moi telle que ma mère m’a faite dans une nuit d’amour lointaine, et si je te plais ainsi n’oublie pas de me le dire.