Les Égarements de Julie/00

Anonyme, attribué à
A. Brancart (p. -ii).
Avant-Propos

Les Égarements de Julie, Bandeau de début de chapitre

AVANT-PROPOS.


Nous rééditons un ouvrage déjà ancien et qu’on semble avoir laissé quelque peu dans l’oubli malgré son mérite réel.

Son auteur, Jacques-Antoine-René Perrin, était avocat-général du comte d’Artois qui fut plus tard roi de France sous le nom de Charles X.

Les Égarements de Julie, roman frivole, suivant l’expression de l’époque, est une étude des mœurs dissolues du xviiie siècle où les femmes semblaient diriger la société. Il s’agit d’une fille partie de très bas, qui s’élève par ses intrigues et ses charmes à une fortune relativement brillante, qu’elle finit, fait assez rare, par conserver.

Le livre est bien écrit et révèle un auteur maître de sa plume : les scènes érotiques y sont décrites sans banalité, et quand il aborde le genre critique il est toujours amusant.

René Perrin qui, de par sa charge, était fort à son aise, n’a pas poussé à la vente de ses œuvres, peu nombreuses d’ailleurs, car, à part Les Égarements de Julie, roman imprimé à Londres en 1776, on ne connaît de lui que : L’Empire des Passions, ou Mémoires de Gerson, Paris, 1755, et Henriette de Marconne, ou Mémoires du Chevalier de Présac, Amsterdam (Paris), 1763.

René Perrin est mort en 1813 ; de ses trois ouvrages, Les Égarements de Julie est certainement le meilleur et nous croyons être agréable aux bibliophiles en en donnant une nouvelle édition très soignée.

Les trois eaux-fortes de Ribeaunardy, que nous y ajoutons, sont d’une originalité et d’un mérite incontestables, et donnent au livre une valeur qui le fera rechercher des véritables amateurs.



A. B.