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Gervais Clouzier, 1680 (1 / 2, pp. 175-179).
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DAns la seconde Partie Je parleray amplement des Sur-os, mais icy je diray seulement, que le Sur-os est une tumeur calleuse, dure, & sans douleur, qui croist sur l’Os du canon, & qui rend la jambe difforme lors qu’il est gros.

La cause des Sur-os la plus ordinaire, est lors que les Chevaux en cheminant se heurtent l’os du canon, & offencent le perioste, qui est cette pelliculle qui couvre tout l’os, ensuitte de quoy, l’humeur s’amasse peu à peu en cet endroit, & y forme une grosseur dure, qu’on appelle Sur-os.

Les Sur-os viennent aussi de ce qu’on travaille les Chevaux trop jeunes, qui n’ayans pas les jambes assez fortes, ny les os assez fermes pour resister au travail, le forcent cette partie qui est sujette à la fluxion ; si l’humeur se glisse entre le perioste & l’os, elle y fait une dureté qui croist avec le temps, & qui tire sa pourriture de l’os, que j’ay veu souvent percé comme un crible en cet endroit, la nature deffend la partie la plus foible de l’os, en formant un callus au devant, qui est leSur-os : si ce callus par le travail vient à grossir & monter dans le genouil, il estropie le Cheval : le Sur-os de cette façon est beaucoup plus difficile à guerir que le precedent.

Je conseille à ceux qui ont des Chevaux avec des Sur-os, de ne les pas oster avec des caustics violans, car on fait souvent esquiller l’os, ou on altere le nerf de la jambe, on le desseche, & veritablement on a ôté le Sur-os, mais on a si fort affoibly la jambe, qu’il vaudroit beaucoup mieux que le Cheval eust encore le Sur-os.

Prenez soigneusement garde quand vous traitrerez un Sur-os, que si le Cheval est vieil vous aurez peine à le guerir, & vous osterez difficillement le Sur- os, mais si le Cheval est jeune vous l’emporterez sans peine, & mesme un gros Sur-os s’ostera plus Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/190 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/191 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/192 Chap.
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ger de l’estropier, d’y donner le feu & le rayer entierement de mesme que l’on fait a un esparvin.