Le Piccinino/Chapitre 36

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XXXVI.

LES PORTRAITS DE FAMILLE.

« Eh bien, répondit Michel enhardi par la haute raison et la sincère bonté de son hôte, je dirai toute ma pensée ; et que maître Barbagallo me permette de la dire devant lui, dût-elle le choquer dans ses croyances. Si l’étude de la science héraldique était un enseignement utile et moralisateur, maître Barbagallo, nourrisson privilégié de cette science, tiendrait tous les hommes pour égaux devant Dieu, et n’établirait de différence sur la terre qu’entre les hommes bornés ou méchants et les hommes intelligents ou vertueux. Il connaîtrait à fond la vanité des titres et la valeur suspecte des généalogies. Il aurait, sur l’histoire du genre humain, comme nous disions tout à l’heure, des données plus larges ; et il jetterait sur cette grande histoire un coup d’œil aussi ferme que désintéressé. Au lieu que, si je ne me trompe, il la voit avec une certaine étroitesse que je ne puis accepter. Il estime la noblesse une race excellente, parce qu’elle est privilégiée ; il méprise la plèbe, parce qu’elle est privée d’histoire et de souvenirs. Je parie qu’il se dédaigne lui-même à force d’admirer la grandeur d’autrui ; à moins qu’il n’ait découvert, dans la poussière des bibliothèques, quelque document qui lui procure l’honneur de se croire apparenté au quatorzième degré avec quelque illustre famille.



Grand merci, mon vieux camarade. (Page 94.)

― Je n’ai point cet honneur-là, dit le majordome un peu décontenancé ; cependant, j’ai eu la satisfaction de m’assurer que je n’étais point issu d’une race vile : j’ai eu des ascendants mâles assez honorables dans le clergé et l’industrie.

― Je vous en fais mon compliment sincère, dit Michel avec ironie ; quant à moi, je n’ai jamais songé à demander à mon père si nous avions eu des ascendants peintres d’enseignes, sacristains ou majordomes ; j’avoue même que cela m’est parfaitement indifférent, et que je n’ai jamais eu qu’une préoccupation à cet égard, c’est de devoir mon illustration à moi-même et de me créer mes armoiries avec une palette et des pinceaux.

― À la bonne heure, répondit le marquis, c’est une noble ambition ; tu voudrais être la souche d’une race illustre dans les arts, et acquérir ta noblesse au lieu de la laisser perdre, comme font tant de pauvres sires indignes d’un grand nom. Mais trouverais-tu mauvais d’avance que tes descendants fussent fiers de porter le tien ?

― Oui, monsieur le marquis, je trouverais cela mauvais, si mes descendants étaient des ignorants et des sots.

― Mon ami, reprit le marquis avec un grand calme, je sais fort bien que la noblesse est dégénérée en tous pays, et je n’ai pas besoin de te dire qu’elle est d’autant moins pardonnable qu’elle avait plus d’illustration à porter et de grandeur à soutenir. Mais en sommes-nous à faire le procès à telle ou telle caste de la société, et avons-nous à nous occuper ici du plus ou moins de mérite des individus qui la composent ? Ce qui pouvait être intéressant, et même utile pour nous tous, dans une discussion de ce genre, c’était l’examen de l’institution en elle-même. Veux-tu me dire tes idées, Michel, et si tu blâmes ou si tu approuves les distinctions établies entre les hommes ?

― Je les approuve, dit Michel sans hésiter, car j’aspire moi-même à me distinguer ; mais je désavoue tout principe d’hérédité dans ces distinctions.

― Tout principe d’hérédité ? reprit le marquis. En tant que fortune et pouvoir, je le conçois. C’est une idée française, une idée hardie… ; elles me plaisent, ces plaisent, ces idées-là ! Mais, en tant que gloire désintéressée, en tant que pur honneur…, veux-tu me permettre de te faire quelques questions, mon enfant ?



Il l’éleva au niveau de la tête du premier portrait. (Page 98.)

« Supposons que Michel-Ange Lavoratori ici présent soit né il y a seulement deux ou trois cents ans. Supposons qu’il ait été l’émule de Raphaël ou de Titien, et qu’il ait laissé un nom digne de rivaliser avec ces noms magnifiques. Je suppose encore que ce palais où nous voici lui ait appartenu, et qu’il soit resté l’héritage de ses descendants. Supposons enfin que tu sois le dernier rejeton de cette famille et que tu ne cultives point l’art de la peinture. Tes inclinations t’ont poussé vers une autre profession, peut-être même n’as-tu aucune profession ; car tu es riche, les nobles travaux de ton illustre aïeul t’ont constitué une fortune que ses descendants t’ont transmise fidèlement. Tu es ici chez toi, dans la galerie de peinture où tes ancêtres sont venus successivement prendre place. De plus, tu connais leur histoire à tous. Elle a été consignée dans des manuscrits qui se sont conservés et continués avec soin dans ta famille.

« J’entre ici, moi, enfant ramassé sur les marches d’un hospice, supposons cela encore. J’ignore le nom de mon père et jusqu’à celui de l’infortunée qui m’a donné le jour. Je ne tiens à rien sur la terre dans le passé, et, né d’hier, je contemple avec surprise cette succession d’aïeux qui te fait vivre depuis bientôt trois siècles. Je t’interroge avec stupeur, et même je me sens porté à te railler un peu de vivre ainsi avec les morts et par les morts, et je doute que cette postérité brillante ne se soit pas un peu détériorée en route.

« Tu me réponds en me montrant avec orgueil le chef de ta race, le célèbre Michel-Ange Lavoratori, qui, de rien, était devenu un grand homme, et dont le souvenir ne sera jamais perdu. Puis, tu m’apprends un fait dont je m’émerveille : c’est que les fils et les filles de ce Michel, pleins de vénération pour la mémoire de leur père, ont voulu être aussi des artistes. L’un a été musicien, l’autre graveur, un troisième peintre. S’ils n’ont pas reçu du ciel les mêmes dons que leur père, ils ont du moins conservé dans leur âme et transmis à leurs enfants le respect et l’amour de l’art. Ceux-ci, à leur tour, ont agi de même, et tous ces portraits, toutes ces devises, toutes ces biographies, que tu me montres et m’expliques, m’offrent le spectacle de plusieurs générations d’artistes jaloux de ne point déroger à leur profession héréditaire. Certes, parmi tous ces postulants à la gloire, quelques-uns seulement ont mérité grandement le nom qu’ils portaient. Le génie est une exception, et tu m’as bientôt montré le petit nombre d’artistes remarquables qui ont continué par eux-mêmes la gloire de ta race. Mais ce petit nombre a suffi pour retremper votre sang généreux et pour entretenir dans les idées des générations intermédiaires un certain feu, une certaine fierté, une certaine soif de grandeur qui pourra encore produire des sujets distingués.

« Pourtant, moi, bâtard, isolé dans l’abîme des temps (je continue mon apologue), contempteur naturel de toutes les illustrations de famille, je cherche à rabaisser ton orgueil. Je souris d’un air de triomphe quand tu m’avoues que tel ou tel aïeul, dont le portrait me frappe par son air candide, n’a jamais été qu’un pauvre génie, une cervelle étroite ; que tel autre, dont je n’aime point le costume débraillé et la moustache hérissée, fut un mauvais sujet, un fou ou un fanatique ; enfin, je te donne à entendre que tu es un artiste dégénéré, parce que tu n’as point hérité du feu sacré, et que tu t’es endormi dans un doux far niente, en contemplant la vie fructueuse de tes pères.

« Alors tu me réponds ; et permets que je place dans ta bouche quelques paroles qui ne me paraissent pas dénuées de sens :

« Je ne suis rien par moi-même ; mais je serais moins encore si je ne tenais à un passé respectable. Je me sens accablé par l’apathie naturelle aux âmes privées d’inspiration, mais mon père m’a enseigné une chose qui de son sang a passé dans le mien : c’est que j’étais d’une race distinguée, et que si je ne pouvais rien faire pour raviver son éclat, je devais, du moins, m’abstenir des goûts et des idées qui pouvaient le ternir. À défaut de génie, j’ai le respect de la tradition de famille, et, ne pouvant m’enorgueillir de moi-même, je répare le tort que ma nullité pourrait faire à mes aïeux en leur rendant une sorte de culte. Je serais cent fois plus coupable si, me targuant de mon ignorance, je brisais leurs images et profanais leur souvenir par des airs de mépris. Renier son père parce qu’on ne peut l’égaler est le fait d’un sot ou d’un lâche. Il y a de la piété, au contraire, à invoquer son souvenir pour se faire pardonner de valoir moins que lui ; et les artistes que je fréquente et auxquels je ne puis montrer mes œuvres, m’écoutent, du moins, avec intérêt, quand je leur parle de celles de mes aïeux. »

« Voilà ce que tu me répondrais, Michel, et crois-tu que cela serait sans effet sur moi ? Il me semble que, si j’étais ce pauvre enfant abandonné que j’ai supposé, je tomberais dans une grande tristesse et que j’accuserais le sort de m’avoir jeté seul, et, pour ainsi dire, irresponsable sur la terre !

« Mais pour te conter un apologue moins lourd et plus conforme à ton imagination d’artiste, en voici un que tu interrompras, dès le premier mot, si tu le connais déjà… On a attribué le fait à plusieurs personnages taillés sur le type de don Juan, et, comme les vieilles histoires se rajeunissent en traversant les générations, on l’a attribué, dans ces derniers temps, à César de Castro Reale, Il Destatore, ce fameux bandit, qui n’était un homme ordinaire ni dans le bien, ni dans le mal.

« À Palerme, dans le temps où il cherchait à s’étourdir dans de folles ivresses, incertain s’il parviendrait à s’abrutir, ou s’il se déciderait à lever l’étendard de la révolte, on raconte qu’il alla visiter, un soir, un antique palais qu’il venait de perdre au jeu, et qu’il voulait revoir une dernière fois avant d’en sortir pour n’y jamais rentrer. C’était le dernier débris de sa fortune, et le seul, peut-être, qui lui causât un regret ; car c’est là qu’il avait passé ses jeunes années, là que ses parents étaient, là, enfin, que les portraits de ses ancêtres étaient plongés dans la poussière d’un long oubli.

« Il y vint donc pour signifier à son intendant de recevoir, dès le lendemain, comme le possesseur de ce manoir, le seigneur qui l’avait gagné sur un coup de dé. ― Quoi ! dit cet intendant, qui avait, comme messire Barbagallo, le respect des traditions et des portraits de famille : vous avez tout joué, même la tombe de votre père, même les portraits de vos ancêtres ?

« Tout joué et tout perdu, répondit Castro-Reale avec insouciance. Pourtant, il est quelques objets que je suis en mesure de racheter, et que mon vainqueur au jeu ne me fera pas marchander. Voyons-les donc, ces portraits de famille ! Je ne me les rappelle plus. Je les ai admirés dans un temps où je ne m’y connaissais pas. S’il en est quelques-uns qui aient du mérite, je les marquerai pour m’en arranger ensuite avec leur nouveau possesseur. Prends un flambeau, et suis-moi.

« L’intendant, ému et tremblant, suivit son maître dans la galerie sombre et déserte. Castro-Reale marchait le premier avec une assurance hautaine ; mais on dit que, pour se donner du stoïcisme ou de l’insouciance jusqu’au bout, il avait bu d’une manière immodérée en arrivant dans son château. Il poussa lui-même la porte rouillée, et voyant que le vieux majordome tenait le flambeau d’une main vacillante, il le prit dans la sienne et l’éleva au niveau de la tête du premier portrait qui s’offrait à l’entrée de la galerie. C’était un fier guerrier armé de pied en cap, avec une large fraise de dentelle de Flandre sur sa cuirasse de fer. Tiens !… le voici, Michel ! car ces mêmes tableaux, qui jouent un rôle dans mon récit, ils sont tous devant tes yeux ; ce sont les mêmes qu’on m’a envoyés de Palerme comme au dernier héritier de la famille. »

Michel regarda le vieux guerrier, et fut frappé de sa mâle figure, de sa rude moustache et de son air sévère.

« Eh bien, Excellence, dit-il, cette tête peu enjouée et peu bénigne fit rentrer le dissoluto en lui-même, sans doute ?

― D’autant plus, poursuivit le marquis, que cette tête s’anima, fit rouler ses yeux courroucés sous leurs sombres orbites, et prononça ces mots d’une voix sépulcrale : « Je ne suis pas content de vous ! » Castro-Reale frissonna et recula d’épouvante ; mais, se croyant la dupe de sa propre imagination, il passa au portrait suivant et le regarda au visage avec une insolence qui tenait un peu du délire. C’était une antique et vénérable abbesse des Ursulines de Palerme, une arrière grand’tante, morte en odeur de sainteté. Tu peux la regarder, Michel ; la voilà sur la droite, avec son voile, sa croix d’or, sa figure jaune et ridée comme du parchemin, son œil pénétrant et plein d’autorité. Je ne pense pas qu’elle te dise rien ; mais, lorsque Castro-Reale éleva la bougie jusqu’à elle, elle cligna des yeux comme éblouie de cette clarté soudaine, et lui dit d’une voix stridente : « Je ne suis pas contente de vous ! »

« Cette fois le prince eut peur ; il se retourna vers l’intendant, dont les genoux se choquaient l’un contre l’autre. Mais, résolu de lutter encore contre les avertissements du monde surnaturel, il s’adressa brusquement à un troisième portrait, à celui du vieux magistrat que tu vois à côté de l’abbesse. Il posa la main sur le cadre, n’osant trop regarder son manteau d’hermine qui se confond avec une longue barbe blanche ; mais il essaya de le secouer en lui disant : « Et vous ? »

« Ni moi non plus, » répondit le magistrat du ton accablant d’un juge qui prononce une sentence de mort.

« Castro-Reale laissa, dit-on, tomber son flambeau, et, ne sachant ce qu’il faisait, trébuchant à chaque pas, il gagna le fond de la galerie, tandis que le pauvre majordome, transi de peur, se tenait éperdu à la porte par où ils venaient d’entrer, n’osant ni le suivre, ni l’abandonner. Il entendait son maître courir dans les ténèbres, d’un pas inégal et précipité, heurtant les meubles et murmurant des imprécations ; et il entendait aussi chaque portrait l’apostropher, au passage, de ces mots terribles et monotones : « Ni moi non plus !… Ni moi non plus !… Ni moi non plus !… » Les voix s’affaiblissaient en se perdant une à une dans la profondeur de la galerie ; mais toutes répétaient clairement la sentence fatale, et Castro-Reale ne put échapper à cette longue malédiction dont aucun de ses ancêtres ne le dispensa. Il demeura bien longtemps, à ce qu’il paraît, à gagner la porte du fond. Quand il l’eut franchie et refermée avec violence derrière lui, comme s’il se fût cru poursuivi par des spectres, tout rentra dans le silence ; et je ne sache pas que, depuis ce jour-là, les portraits qui sont ici aient jamais repris la parole. »

― Dites le reste, dites le reste, Excellence ! s’écria Fra-Angelo qui avait écouté cette histoire avec des yeux brillants et la bouche entr’ouverte ; car, malgré son intelligence et l’instruction qu’il avait acquise, l’ex-bandit de l’Etna était trop moine et trop Sicilien pour n’y pas ajouter foi jusqu’à un certain point ; dites que, depuis ce moment là, ni l’intendant du palais de Castro-Reale, ni aucun habitant du pays de Palerme n’a jamais revu le prince de Castro-Reale. Il y avait, au bout de cette galerie, un pont-levis qu’on l’entendit franchir, et, comme on trouva son chapeau à plumes flottant sur l’eau, on présuma qu’il s’y était noyé, bien qu’on cherchât vainement son corps.

― Mais la leçon eut un effet plus salutaire, ajouta le marquis. Il s’enfuit dans la montagne, y organisa des partisans, et y combattit dix ans pour sauver ou du moins venger son pays. Fausse ou vraie, l’aventure eut cours assez longtemps, et le nouveau possesseur de Castro-Reale y crut, au point de ne vouloir pas garder ces terribles portraits de famille et de mes les envoyer sur-le-champ.

― Je ne sais si l’histoire est bien certaine, reprit Fra-Angelo. Je n’ai jamais osé le demander au prince ; mais il est certain que la résolution qu’il prit de se faire partisan lui vint dans le manoir de ses ancêtres, la dernière fois qu’il alla le visiter. Il est certain aussi qu’il y éprouva de violentes émotions, et qu’il n’aimait point qu’on lui parlât de ses aïeux. Il est certain encore que sa raison n’a jamais été bien saine depuis ce moment-là, et que, souvent, je l’ai entendu qui disait dans ses jours de chagrin : « Ah ! j’aurais dû me brûler la cervelle en franchissant le pont-levis de mon château pour la dernière fois. »

― Voilà certainement, dit Michel, tout ce qu’il y a de vrai dans ce conte fantastique. N’importe ! Quoiqu’il n’y ait pas la moindre relation entre ces personnages illustres et mon humble naissance, et bien que je ne sache pas avoir à me rien reprocher vis-à-vis d’eux, je serais un peu ému, ce me semble, s’il me fallait passer la nuit, seul, dans cette galerie.

― Moi, dit Pier-Angelo sans fausse honte, je ne crois pas un mot de l’histoire ; et pourtant monsieur le marquis me donnerait sa fortune, et son palais avec, que je n’en voudrais pas à la condition de rester seul une heure, après le soleil couché, avec madame l’abbesse, monseigneur le grand-justicier, et tous les illustres militaires et religieux qui sont ici. Les domestiques ont plus d’une fois essayé de m’y enfermer pour se divertir ; mais je ne m’y laissais pas prendre, car j’aurais plutôt sauté par les fenêtres.

― Et que conclurons-nous de la noblesse à propos de tout cela ? dit Michel en s’adressant au marquis.

― Nous en conclurons, mon enfant, répondit M. de la Serra, que la noblesse privilégiée est une injustice, mais que les traditions et les souvenirs de famille ont beaucoup de force, de poésie et d’utilité. En France, on a cédé à un beau mouvement en invitant la noblesse à brûler ses titres, et elle a accompli un devoir de savoir-vivre et de bon goût en consommant l’holocauste ; mais, ensuite, on a brisé des tombes, exhumé des cadavres, insulté jusqu’à l’image du Christ, comme si l’asile des morts n’était pas sacré, et comme si le fils de Marie était le patron des grands seigneurs et non celui des pauvres et des petits. Je pardonne à tous les délires de cette révolution, et je les comprends peut-être mieux que ceux qui vous en ont parlé, mon jeune ami ; mais je sais aussi qu’elle n’a pas été une philosophie bien complète et bien profonde, et que, par rapport à l’idée de noblesse, comme par rapport à toutes les autres idées, elle a su détruire plus qu’édifier, déraciner mieux que semer. Laissez-moi vous dire encore un mot à ce sujet, et nous irons prendre des glaces au grand air, car je crains que tous ces trépassés ne vous ennuient et ne vous attristent.