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Le Mahâbhârata (traduction Ballin)/Volume 2/3-LLDA-Ch42

Traduction par Ballin, L..
Paris E. Leroux (2p. 422-423).



CHAPITRE XLII


RÉCIT DE LA CÉLÉBRATION DES RITES FUNÉRAIRES


Argument : Le roi fait célébrer les cérémonies funéraires pour tous les morts.


1486. Vaiçampâyana dit : Alors, le roi Youdhishthira fit accomplir les rites funéraires, séparément, pour chacun de ses parents qui avaient été tués dans la guerre.

1487-1490. Le très glorieux roi Dhritarâshtra, donna à titre de cérémonie mortuaire pour ses fils, de la nourriture appropriée aux goûts et à la qualité de tous, ainsi que des vaches, des richesses, et des bijoux variés et très précieux.

Youdhishthira, accompagné de Draupadî, fit des dons en mémoire de Drona, du magnanime Karna, de Dhrishtadyoumna, d’Abhimanyou, du rakshasa fils d’Hidimbarî, de tous ses amis et bienfaiteurs, à commencer par Virâta, Droupada, et les fils de Draupadî.

Les désignant l’un après l’autre et séparément, des milliers de brahmanes

1491. Furent, (à leur intention), comblés par lui de richesses, de bijoux, de vaches et de vêtements. Quant aux autres rois qui ne laissaient pas d’amis derrière eux,

1492. Les désignant l’un après l’autre, le roi fils de Pândou, accomplit pour eux les cérémonies mortuaires, (construisit) des maisons et des citernes de diverses sortes, (et fit creuser) des étangs.

1493. Il fit faire les cérémonies funéraires de tous ses amis. Après avoir payé sa dette à leur égard, et s’être mis, dans le monde, à couvert du reproche (d’ingratitude),

1494, 1495. Ce roi eut satisfait à ses obligations. Gouvernant ses sujets selon la loi, il honora, comme jadis, Dhritarâshtra, Gândhârî, Vidoura, les serviteurs, tous les Kourouides qui méritaient d’être honorés, et les femmes, quelles qu’elles fussent, dont les maris ou les fils avaient été tués.

1496-1498. Le roi descendant de Kourou, les ayant honorées toutes, les protégea en compatissant (à leurs peines). Le puissant et très bienfaisant roi secourut, (en leur donnant) des maisons, des vêtements, des aliments, les faibles, les aveugles et les mendiants. Youdhishthira, après avoir conquis la terre entière, et payé la dette contractée envers ses adversaires, n’ayant plus d’ennemis, vécut heureux.