La région de l’Abitibi : terres à coloniser/51

Département de la colonisation, des mines et des pêcheries (p. 57-59).

CONCLUSION



D’après la description qui vient d’être faite de l’Abitibi, il est évident que cette région sera avant longtemps une des parties les plus peuplées et les plus riches de la province de Québec. Ce qui s’accomplit là est tout simplement merveilleux ; la hache du colon taille largement dans la forêt vierge, la charrue ouvre le sol riche et fertile, les paroisses se bâtissent, s’organisent comme par enchantement. Rien n’est laissé au hasard, tout marche d’après une idée préconçue, une méthode déterminée.

Pères de famille qui avez des fils à établir, jeunes gens qui voulez vous attacher à la terre, et rester fidèles aux traditions ancestrales, jour- naliers des villes et des campagnes, qui songez à embrasser le noble métier d’agriculteur, venez vous établir dans l’Abitibi, au milieu de compatriotes qui seront heureux de vous recevoir. N’allez pas vous disperser au loin, éparpillant ainsi des forces qui ont besoin d’être groupées dans le moment.

En venant travailler au développement d’un petit coin de l’Abitibi, vous travaillez au développement de notre belle province de Québec, vous accomplissez une œuvre patriotique et nationale ; vous le comprendrez en lisant ces belles paroles de Sir Georges-Étienne Cartier :

« La population ne suffit pas à constituer une nationalité, il lui faut encore l’élément territorial. La race, la langue, l’éducation et les mœurs forment ce que j’appelle un élément personnel national. Mais cet élément devra périr s’il n’est pas accompagné de l’élément territorial. L’expérience démontre que pour le maintien et la permanence de toute nationalité, il faut l’union intime et indissoluble de l’individu avec le sol.

« Canadiens-Français, n’oublions pas que, si nous voulons assurer notre existence nationale, il faut nous cramponner à la terre. Il faut que chacun de nous fasse tout en son pouvoir pour conserver son patrimoine territorial. Celui qui n’en a point doit employer le fruit de son travail à l’acquisition d’une partie de notre sol, si minime qu’elle soit. Car il faut laisser à nos enfants non seulement le sang et la langue de nos ancêtres, mais encore la propriété du sol. » (21 oct. 1855).

Bureau d’immigration et de colonisation et agence
de mines, de pêche et de chasse du gouvernement
de la province de Québec, 82 rue
St-Antoine, Montréal, Canada.



Pour Immigration et Mines, comprenant le placement gratuit de domestiques et de valets de ferme ; l’émission des certificats de mineurs ; de permis d’exploration minière et toutes informations relatives aux sujets ci-dessus, prière de s’adresser à

ÉMILE MARQUETTE,
Agent d’immigration et de Mines,
82, rue St-Antoine, Montréal


(L’immigrant est certain de trouver promptement ici, à son arrivée, des emplois avantageux sur les fermes et dans les familles.)

Pour la Colonisation, Pêche et Chasse, comprenant les informations générales sur les régions de colonisation ; l’obtention de facilités


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LA RIVIÈRE LOÏS, ET CHEMIN DE FRONT ENTRE LE 10ème RANG DU CANTON DE POULARIS ET LE PREMIER RANG DU CANTON DE ROYAL-ROUSSILLON

de transport pour les colons et l’émission de permis de Chasse et de Pêche,

prière de s’adresser à


L. E. CARUFEL,
Agent de Colonisation, de Pêche et de Chasse,
82, rue St-Antoine, Montréal.


N. B. — Pour brochures, cartes régionales, se rapportant à l’Immigration, à la Colonisation, aux Mines, à la Chasse et à la Pêche, prière de s’adresser aussi au No 82 rue St-Antoine. L’envoi par poste de brochures et de cartes est franc de port.