L’homme aux deux visages/18

Éditions Édouard Garand (61p. 49-52).

XVII

OÙ IL EST DÉMONTRÉ QUE LES MENDIANTS PEUVENT QUELQUEFOIS FAIRE UNE BONNE ACTION.


Tandis que se passaient les scènes que nous venons de rapporter, un incident survenait en même temps dans un autre endroit de la ville, et un incident qui ne saurait être sans intérêt, puisqu’il pourra nous éclairer dans la marche des événements qui composent cette histoire.

On se rappelle comment le mendiant Brimbalon, transformé en bourgeois, était venu vendre des pelleteries à la pseudo Mademoiselle de la Pécherolle. Ayant réussi à trafiquer ses pelleteries, Brimbalon n’avait nulle affaire qui le retenait à Ville-Marie. Il était venue de Québec par la voie fluviale avec un batelier qu’il avait pris à ses gages pour ce voyage. Et maintenant que ses affaires étaient faites — et faites à son plus grand avantage — il voulait remettre à la voile sans plus et reprendre le chemin de Québec. Oui, mais il lui fallait auparavant retrouver son batelier qui, nul doute, comme le pensa le mendiant, avait dû s’enivrer royalement dans quelque taverne de la ville.

Brimbalon s’était donc mis en quête du batelier. Il n’aurait certainement pas grand’peine à le retrouver, attendu que la ville était peu étendue. Disons que Ville-Marie, à cette époque, n’était à proprement parler qu’un gros bourg d’une population de pas plus de 650 âmes, hormis la population flottante ordinaire qui ne pouvait dépasser cent ou cent vingt-cinq âmes. La ville s’étendait, de l’Est à l’Ouest, de la rue Saint-Charles à la rue Saint-Pierre, si nous omettons quelques ruelles sans importance et des terrains vagues entre ces rues et les murs de la ville ; et du Nord au Sud, de ce ravin, qui, aujourd’hui, s’appelle la rue Craig, jusqu’au fleuve. Comme on peut le voir, il aurait suffi d’une heure pour faire le tour de cette petite cité, laquelle est devenue aujourd’hui la belle et grande ville de Montréal.

Le père Brimbalon, dans le dessein de retracer son batelier, avait d’abord fouillé les tavernes du bord de l’eau, mais sans succès. Puis il était monté de la rue Saint-Paul à la rue Notre-Dame, et de là à la rue Saint-Jacques. Le batelier était demeuré introuvable. Pourtant, il était un cabaret que le mendiant n’avait pas visité, et peut-être le plus mal famé : nous voulons dire le Coq-en-Pâte. Mais le mendiant ignorait l’existence de ce cabaret, jusqu’au moment où un buveur dans une taverne de la rue Saint-Jacques le mit au fait.

— Ah ! ah ! s’était écrié le mendiant, si vraiment c’est de la ville l’endroit le plus mal famé, je suis sûr de retrouver mon batelier là, car, faut bien le dire, il est joliment mal famé lui aussi !

Il était huit heures du soir. Pour être certain de trouver le Coq-en-Pâte et surtout histoire de se donner un compagnon de route, le mendiant invita le buveur, qui venait de le renseigner, à l’accompagner au Coq-en-Pâte, avec la promesse de lui faire vider autant de carafons qu’il en désirerait. Rare aubaine que l’autre accepta séance tenante. Les deux amis d’occasion s’en furent donc au Coq-en-Pâte.

Mais, enfin, qu’était-ce que ce cabaret (on disait quelquefois auberge) du Coq-en-Pâte ? On doit se rappeler que ce nom bizarre était tombé une fois des lèvres de Zéphyr et Polyte Savoyard, alors qu’ils venaient d’escamoter, pour ainsi dire, la belle voiture de Son Excellence de Ville-Marie. En attendant que fut venue l’heure d’aller chercher « Mlle de la Pécherolle » pour la conduire chez le gouverneur, les deux chenapans avaient décidé d’aller boire un carafon ou deux à la taverne du Coq-en-Pâte.

Ce Coq-en-Pâte était plutôt taverne qu’autre chose, et c’était l’endroit où se rassemblaient de préférence les gueux de la ville et ceux du dehors. Car là on buvait à meilleur marché qu’ailleurs et l’on y pouvait manger plein son ventre pour cinq sols, environ deux sous de notre monnaie. Va sans dire que cette mangeaille n’était pas très très choisie ! Tout de même pour cinq sols on évitait les souffrances de la faim. Autre avantage pour ceux qu’on a convenu d’appeler « les déshérités de la terre » : là, au Coq-en-Pâte, le miséreux ne subissait pas le mépris du citadin à l’aise. En ce temps-là, tout comme en nos jours du vingtième siècle, une hôtellerie quelconque qui eût reçu ou hébergé des pauvres ou de la canaille aurait vu ses beaux clients s’esquiver. Comme de nos jours, il existait au Canada des auberges pour le pauvre monde, de même qu’il y en avait (splendides pour l’époque) pour les riches ou simplement les gens à l’aise. Comme de nos jours et à un degré plus marqué que de nos jours, il y avait frontières entre les classes. Comme de nos jours, « l’habit faisait le moine ». Comme de nos jours, l’argent avait ou paraissait avoir une valeur supérieure à la valeur intellectuelle, et c’est pourquoi un idiot en beaux habits avait préséance sur un « homme d’instruction » en vêtements râpés. Mais bah ! gardons-nous de nous plaindre, c’est là le lot « éternel » de notre humanité !

Si donc le Coq-en-Pâte recrutait sa clientèle parmi la racaille, il ne manquait pas d’y venir d’honnêtes gens. De pauvres artisans, trappeurs et autres y pouvaient boire et manger selon leurs moyens sans avoir à essuyer, comme nous l’avons déjà dit, le dédain des gens en justaucorps de soie ou de velours. Au Coq-en-Pâte on se trouvait chez soi, et c’est tout dire.

Ce cabaret se trouvait situé à l’extrême-est de la rue Notre-Dame et en une sorte de cul-de-sac entre la rue Saint-Pierre et les murs de la cité. Chose curieuse, selon les dires de la chronique du temps, le cabaretier et sa femme étaient de braves gens, pieux et charitables, à qui l’on ne pouvait reprocher d’autre péché que celui de donner asile à une clientèle dépenaillée et, quelquefois, d’une moralité douteuse. Il ne faut pas oublier qu’alors, de même qu’à notre époque moderne, on passait par-dessus bien des choses mal faites et mal sonnantes. Lorsqu’il s’agit d’affaires et surtout quand s’offre un gain quelconque, peu importe le rang ou le moral de ceux avec qui on traite. Un tavernier, comme tout autre commerçant, (l’un valant l’autre moralement) a bien le droit de tirer sa part du soleil et il recrute sa clientèle là où il peut.

Brimbalon et son guide trouvèrent au Coq-en-Pâte une grosse assemblée de buveurs qui, demi-ivres pour la plupart tapageaient avec entrain. Cris, rires, jurons, craquements de tables, chocs de bouteilles… la « symphonie » était remarquable. La taverne n’avait qu’une unique et vaste pièce au rez-de-chaussée. Les clients prenaient place à de longues tables aménagées de bancs de même longueur. Il y avait cinq de ces tables, dont quatre à l’usage de ceux qui avaient soif seulement et une pour ceux-là qui avaient faim. Cette cinquième table voisinait avec le fourneau où le cuisinier de l’établissement confectionnait la mangeaille. À ses moments de loisirs le cuisinier se transformait automatiquement en valet de table. Le tavernier lui-même, quand il y avait presse, servait la clientèle. Il y avait, en outre, deux filles qui faisaient régulièrement la distribution des vins et eaux-de-vie. Restait la femme du propriétaire : celle-ci tenait un petit comptoir près de la porte d’entrée où elle emplissait les tasses, bouteilles et carafes et où elles mélangeait minutieusement les boissons.

L’endroit était plutôt sale que propre, et la salle, de plafond bas et enfumé, très mal éclairée, le soir, par des lampes fumeuses, n’avait rien d’attrayant. Mais la clientèle convenait au lieu, comme le lieu s’adaptait à merveille à ses habitués. Parmi ceux-ci, va sans dire, point de gilets de soie ni de justaucorps de satin, mais des étoffes de mince qualité et de toutes couleurs, des guenilles et des loques. Les têtes elle-mêmes étaient loqueteuses : longs cheveux noirs, bruns, roux, ébouriffés jusqu’à l’inconcevable ; yeux hagards, clignotants, astucieux, louches et louchards ; joues creuses, livides, ridées, faméliques ; nez camards, en forme de poire, aquilins, busqués, longs, courts, carrés, ronds, triangulaires, raboteux, et blêmes, vermillons, verts, jaunes, violets, bleus, cramoisis… On voyait des gueules fendues à l’extrême d’où partaient des éclats de rire formidables qui détonnaient avec fracas. Et le plus souvent ces éclats de rire étaient scandés par des coups de poing sur les tables, des tapements de pieds, des heurts de gobelets. Bref, l’endroit offrait un aspect presque infernal.

Le mendiant et son compagnon prirent place à la troisième table et tout près de la porte. À cette extrémité où s’étalent installés les deux hommes, c’étaient les deux filles d’auberge qui faisaient le service de la clientèle, tandis que le tavernier et son cuisinier servaient l’autre bout. Une jeune fille pâle, l’air fatigué et maladif, s’approcha du mendiant à son appel. Brimbalon commanda de l’eau-de-vie et, mettant une pièce d’or dans la main de la jeune fille pâle, lui demanda :

— Avez-vous vu ici un batelier de Québec ? Je le cherche par toute la ville et ne le trouve point.

La servante sourit niaisement, empocha la pièce d’or et répondit d’une voix éteinte et enrouée :

— Il y a bien des bateliers ici, mais je n’en connais aucun de Québec.

— Où l’animal, alors, aura-t-il bien pu se fourrer ? grommela le mendiant désappointé. C’est bon, ma fille, va nous chercher notre eau-de-vie.

La servante alla au comptoir.

À cet instant un véritable tintamarre éclatait plus loin… l’autre servante, qui de ce côté s’occupait de la clientèle, avait souffleté un buveur, une espèce de jeune canaille qui avait essayé de tâter la jambe de la servante. Le geste de celle-ci était largement applaudi par les buveurs, et toutes espèces de lazzi et de quolibets partaient de vingt bouches à l’adresse du jeune gaillard de si bonne main éconduit.

Brimbalon et son ami avaient tourné les yeux de ce côté. À ce moment une lampe éclairait assez nettement les traits de la servante, et le mendiant la vit et crut avoir déjà vu quelque part cette jeune femme. Il la vit rougeaude, grasse, accorte. Une brunette qui savait rire, mais qui savait également souffleter un malotru.

— Diable ! diable ! murmura le mendiant à l’oreille de son compagnon, est-ce que je ne connais pas cette jeune femme-là ? Mais oui, je l’ai certainement vue et revue quelque part…

Or, curieuse coïncidence, les regards du mendiant et ceux de la servante s’étaient croisés, et, de son côté, la servante s’était dit :

— J’ai pourtant bien connu ce mendiant quelque part…

Ici, il est bon de dire que Brimbalon avait quitté ses beaux habits bourgeois pour reprendre ses loques de mendiant, sa besace et son bâton ferré.

Voyant que la jeune femme avait les yeux tournés de son côté, Brimbalon lui fit signe de venir.

La jeune femme accourut aussitôt. Alors le mendiant leva les bras au ciel et s’écria avec la plus profonde stupéfaction :

— Seigneur du Ciel ! est-il possible que je voie là la Chouette… la femme de Flandrin Pinchot ?

Oui, c’était la femme de Pinchot, et elle, non sans plaisir, reconnaissait du pays de Québec, le père Brimbalon à qui, assez souvent, elle avait donné l’aumône.

— Ah ! ça, vous m’avez donc reconnue, père Brimbalon ? Mais comment se fait-il que vous soyez en Ville-Marie ?

— Oh !… des affaires, Chouette, des affaires seulement. Et si tu me vois en un lieu qui… je te le dis à l’oreille pour que personne n’entende… n’a pas bien bien l’air de te convenir, à moins que… c’est que, vois-tu, je cherche ce faquin de batelier qui m’a amené de Québec. Ne l’aurais-tu pas vu par hasard cet animal-là ?

— Je sais qui vous voulez dire, père Brimbalon, répondit la jeune femme devenue soudainement confuse à l’allusion du mendiant. Ce batelier que vous cherchez est à l’autre bout et plus ivre qu’un sauvage. Tenez ! jugez vous-même : il dort sous une table là-bas,

— S’il en est ainsi, il est peu propre pour mettre à la voile. Tant pis ! j’attendrai qu’il se soit vidé le bidon. Et puis, à propos, Chouette, dis-moi donc… n’as-tu pas revu ton Flandrin de mari ?

À cette question inattendue, la jeune femme perdit son sourire, pâlit et se troubla visiblement. Heureusement pour elle, des clients, plus loin, la tirèrent de son embarras en l’appelant à eux.

— Excusez-moi, dit-elle vivement, on me réclame par là, père Brimbalon. Je reviendrai…

— Je le souhaite bien, Chouette, car, pardi ! j’aimerais bien à te dire deux ou trois mots de ma part…

— C’est bon, c’est bon, je reviendrai tantôt…

Elle s’éloigna.

La servante à « visage pâle » avait apporté l’eau-de-vie commandée au mendiant et à son ami, et maintenant tous deux buvaient en silence. Brimbalon suivait des yeux la vive et accorte silhouette de la femme de Flandrin. Elle, allait çà et là, servant les uns, disant en posant un bon mot aux autres, et faisait tous ses efforts pour mettre de son côté la clientèle et, par là, satisfaire le patron. Au reste, il était facile de voir qu’elle n’était pas le moins du monde détestée… si peu détestée, que de sombres buveurs, ayant peu à peu tourné au gris, tentaient de lui pincer tantôt une jambe, tantôt la hanche, et, souvent, le bras… Mais, honnête, la Chouette avait tôt fait de remettre l’impertinent ou l’audacieux dans son assiette.

Une vingtaine de minutes s’écoulèrent. La Chouette profita d’un moment où personne ne requérait ses services pour revenir au mendiant.

— Bon, bon, Chouette, dit le vieux, je suis bien content de pouvoir te jaser quelque chose. Vois-tu, je ne cesse de me demander comment il peut se faire que tu te sois mise dans ce métier et surtout dans une taverne comme celle-ci. C’est bien simple, je ne peux quasiment pas le croire…

— Je me doute bien, père Brimbalon, que vous êtes porté à mal penser de moi. Pourtant, je peux vous jurer que je ne suis pas déchue. Que voulez-vous, il faut bien gagner sa vie, et l’on n’a pas toujours le choix. Faut penser aussi que j’ai mon petit à faire vivre.

— Tiens ! ton petit… c’est vrai. Où est-il donc ton petit ?

— Là-haut. Il dort le pauvre petit… il dort comme un petit ange.

Des larmes mouillèrent les cils de ses yeux, et l’une d’elles, quoique contenue, roula rapidement sur la joue rouge de la jeune femme.

Brimbalon se sentit ému.

— Mais dis-moi encore. Chouette, reprit-il, pourquoi tu as fait la folie de laisser ton mari… un bon garçon pourtant ?

— Ah ! oui, la folie… Dites donc plutôt la bêtise que j’ai faite. Oh ! je le regrette bien, mais c’est trop tard…

— Trop tard ? Mais non, mais non…

— Flandrin ne voudra plus de moi.

— Flandrin ? Mais oui, mais oui…

— Vous pensez ?

— Ah ! ça, Chouette, pensez-y donc, tu as failli le tuer ce pauvre Flandrin ! Veux-tu savoir une chose ? S’il te trouvait ici, il t’emporterait bien vite. Non, non, Chouette, crois-en un vieux comme moi, ce n’est pas ta place ici !

— Je sais bien, mais je ne peux pas faire autrement. Je vous assure que ce n’est pas facile de se placer quand on a un petit avec soi. C’est ici la seule place que j’ai pu trouver, et encore je ne gagne à peu près que ma nourriture. En supposant que je voudrais retourner chez Flandrin, avec quoi pourrais-je payer mon voyage ? Je n’ai rien rien…

— Tu aimerais donc à revenir à Québec et chez ton Flandrin ?

— Oh ! oui, si je savais seulement qu’il me pardonnera.

— Moi je suis sûr qu’il te pardonnera. Et sais-tu qu’en revenant tu le rendrais fou de joie ? Tiens, écoute : je suis pauvre, mais j’ai bon cœur et je n’oublie pas que ton mari a toujours eu la main large avec moi. Voici mon conseil : tu vas prendre ton petit et quitter cette boutique d’ivrognes, je t’emmènerai à Québec avec moi. Je connais une auberge honnête et tranquille où tu passeras la nuit. Demain matin nous filerons avec mon batelier et ça ne te coûtera pas un sou.

— Oh ! père Brimbalon, s’écria la jeune femme avec joie et reconnaissance, si vous faites comme vous dites je vous aimerai bien.

— Je vais faire comme je dis et tout de suite. Va prévenir ton patron, chercher ton petit, et filons !

— Oh ! non, je ne préviendrai pas le patron qui m’empêcherait peut-être de partir. Je vais essayer de m’éclipser à son insu.

Le moment était propice : le patron et sa femme étaient à ce moment fort occupés à l’autre extrémité de la salle. On les distinguait à peine dans la lumière rougeâtre des lampes fumeuses. Dans un angle, près de l’endroit où se tenait la jeune femme, se dressait l’escalier qui conduisait en haut et cet escalier était à peine visible. Pour peu que la jeune femme y mit un peu de rapidité, elle aurait le temps de grimper là-haut pour y prendre son petit, redescendre et quitter la taverne sans être vue du patron ou de la patronne. Ce fut ce qui arriva. Cinq minutes après elle quittait l’auberge furtivement, avec son petit dans ses bras et en compagnie du mendiant.

Dans l’obscurité de la nuit le mendiant et sa compagne marchaient vivement, quand un homme heurta le père Brimbalon. L’inconnu grommela quelque chose d’indistinct et d’une voix sourde, tandis que Brimbalon s’écriait avec indignation :

Tâchez donc, mon ami, de regarder où vous allez !

Mais l’inconnu s’éloignait rapidement dans la direction du Coq-en-Pâte.

Disons de suite que cet inconnu était Flandrin Pinchot qui venait d’apprendre, par la fille de Maître Jean, que la Chouette avait repris son ancien métier de fille de taverne au Coq-en-Pâte.

Flandrin arriva trop tard, comme on le voit, et il arriva au moment où le patron, furieux, venait de constater la disparition de sa servante. Il dit à Flandrin :

— Ah ! ah ! c’était votre femme, ça ? Eh bien ! il ne vous reste qu’à courir après !

Déçu, Flandrin Pinchot revint à l’auberge de la Coupe d’Or, gagna sa chambre et se coucha, l’esprit chargé des plus mortels tourments.