L’histoire naturelle des estranges poissons marins

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L’hiſtoire naturelle des

ESTRANGES POISSONS

MARINS,

AVEC LA VRAIE PEINCTVRE

& deſcription du Dauphin, & de pluſieurs autres de ſon eſpece,

Obſeruee par Pierre Belon du Mans


ἐυ ἐίδει θὀύμοιομ ἀλλὰ τᴕ ἐυψυχία

AVEC PRIVILEGE.

A PARIS

De l’imprimerie de Regnaud Chaudiere.

1551.

ΕΙΣ ΤΟΝ ΑΙΔΕΣΙΜΩΤΑΤΟΝ ΚΑΙ
ἐκλαμπρόገατον ϰύριον Καρδινάλιον τὸν ἀπὸ τοῦ
Καστιλλιοναίου Πέτρου βελλονίου φιλιατροῦ.


Δείχνυσο σοῦ θεράπουτος ὑπέρ τατε ὄμματι πράῳ.
  ἐξ ἰδίας σϖουδῆς τουτιገὸ ϖυϰτίδιον.
τυገθὸν μεντελέθει τὴν ἀρχὴν, ἐς δὲ νέωτα
  σοῦ γ’ἐπιϰουροῦντος, μεῖζον ἐϖοισόμεθα.
αὐገός γὰρ φιλόμουσε πέλεις ἐμὸς ἀσϖιδιώτης.
τῷ, σῆς προϛασίας ὀυδὲν ἄνευ τελέσω.


AD DOMINVM ODDONEM CALI-
gnium Caſtellioneum Cardinalem, Claudij Calderij
typographi hexastichon.


Si volucrum natura placet, iucundáque ſcitu eſt
  Quadrupedúmque omnes lectio docta iuuat:
Qui natale ſolum dorſo premit œquora Delphin,
  Quíque freto varius mergitur Ionio,
Non erit extorris : ſed ſub te numine dexter
  Proderit, & volucres quadrupedéſque teret.

A monſeigneur mõſieur le Reuerendiſ

SIME CARDINAL DE CHAS

TILLON, LIBERAL

Mecenas des hommes ſtudieus,

entiere prosperité.


MONSEIGNEVR, me trouuant en ce loiſir, duquel ie ſuis a preſent par voſtre benignité iouiſſant, apres auoir deſcript en noſtre langue, les choſes memorables, & les richeſſes de la terre de pluſieurs pays eſtranges ou iay eſté, & la fertilité de diuerſes mers, dont vous auez veu pluſieurs pourtraicts, & deſquels il vous a pleu me ouir parler: & ſachant bien que vous n’auez plus grand plaiſir, que d’employer le temps cõuenable, a entendre les cloſes qui ſont extraictes de l’intime cognoiſſance des hiſtoires naturelles: & que donnez voluntiers quelques heures du iour apres les repas, a deuiſer & ouir des propos d’erudition qui ne trauaillent point l’esprit: Apres gue i ay conſideré, que vous eſtiez souuerain admirateur des choſes prinſes de l’antiquité: & que les Princes de ce temps la, ont eſtez ſi curieus de faire retirer les vraies effigies des choſes qu’ils auoient propoſé faire engrauer en leurs medalles, qu’ils n’ont iamais permis qu’on y ait feinct vne faulſe peincture, ains ſe ſont efforez de recouurer les plus excellẽts ouuriers quils pouuoient trouuer, & auſſi guils n’eſpargnoient rien a enuoier gents exprez en diuerſes parties du monde, pour chercher les choſes dont ils vouloient auoir le portraict contrefaict au vif: Et que i’ay cogneu que les effigies des Daulphins qui ſont maintenant grauees en toutes les eſpeces des monnaies modernes, n’ont non plus d’affinité auec le naturel, que de commun auec celles, qu’on voit grauees es ſtatues ou es mõnoies antiques. Ie me ſuis mis en deuoir, de vous rendre les vraies peinctures des Daulphins, retirees tant du naturel que de l’antique, auquelles ie n’ay rien adiouſté d’artifice, ne diminué, non plus qu’on y a trouvé: a fin de les vous preſenter mais non ſans vous en faire demonſtration: car i’ay auſſi eſcript toute l’hiſtoire qui appartient a la nature du Daulphin, ou i’ay pareillement adiouſté pluſieurs autres figures des animauls qui ſont de ſon eſpeces: a fin que vous aiãt ſpecifié chaſque choſe par le menu, i’aye lieu de pouuoir mieuls prouuer que ie ne me ſuis pas trompé par erreur, en prenãt l’un pour l’autre. Laquelle hiſtoire il m’a ſemblé bon mettre en noſtre langue, deſirant que ſoubs voſtre authorité, a laquelle ie l’ay dedié, plus de perſonnes en euſſent plaiſir. Vous ſuppliant Monſeigneur la receuoir de meſme viſage, qu’il vous a pleu recevoir l’autheur d’icelle,

quand il ſ’eſt preſenté a vous.
Preface.


COMBIEN que entre les autheurs Grecs, Ariſtote, Porphyre, & Elian aienc eûrîpt pluiieurs liures de la nature des animauls: Oppian,des poiſſons: Nicander, des [erpents: & que Pline entre les Latins, les ait indifferemment quaſi touts recueillis ca, & la, tant des deſſus dicts, que de pluſieurs autres autheurs, qui les auoient obſeruez par lõg vſage: Toutes fois ie n’ay laiſſé d’en elire le ſeul Daulphin entre touts ceuls dont i’ay eu la cognoiſſance, en les cherchant ſur les lieux de leur naiſſance, duquel i’ay mis la deſcription & peincture a part: & y ay adiouſté ce qu’il m’a ſemblé neceſſaire a l’explication de toute l’hiſtoire de ſa nature: veu meſmement qu’il n’y a iamais eu loy, tant fuſt rigoureuſe, qui deffendit qu’õ ne peuſt biẽ adiouſter vne choſe raiſõnable, a ce qui auroit eſte deſia inuenté. Et cognoiſſant qu’il n’eſt animal plus vulgaire, ne plus commun en la memoire des hommes, qu’eſt le Daulphin: & que toutesfois il ne ſ’eſt trouué homme qui le cognoiſſr i’ay entrepris d’en bailler les viues images, & de faire qu’il ſoit cogneu de touts. Laquelle choſe ie pretẽs faire par les vrais portraicts, & par les obſeruations que i’en ay faictes: non pas ſeulement de luy, mais auſſi de pluſieurs eſpeces de ſon genre, touts leſquels i’ay amplement deſcripts en deus liures, dont ie gtopofe que le utemiet mo ufttera toutes les parties tant de fa peinétute exteriemre,que de toutes les au- tres de (on gente.En apres le: (econd fera veoir tou: tes autres choies,qui concernent les artiesinterieux tes,pat leurs anatomies,8c peîëtures icelles. Oultro · Plusa fin que aiant confuté les moniires qu°o11a¢ 2* uoit autre fois imaginé pour les peinêtures

  • A cles Daulphins , en noz mozm0ies,ic

la .` Puiilne môilrer que les potîtraiâs _ qui en out elle i`aié`ts,(`oiê't to; - o talemcut f`auls:& aiant lieu s . i l ` de pouuoit ptouuet que _ W i’ay mis lavtaye peinâu;

 re cles Daulphïs a la clax: ,

il té cles l1ômes,v1‘i chai; , chum R: petfuacle de s . les auoit a la verité: Le premier liure de llixlloxre naturelle .DES ESTR ANGES POISSONS marlnS,9.I.1€C la vraie pelnâurcôé toute , defcrlptlon des .parti€S exterleures du _ Daulphin,ôc pluüeurs autres de lao ” È N elapece, ` Owtaccpar Pierre Bclon du Mans. J = Cnzpitreprersîer.

 '   ' A I N T B N A N T que i`ay trouué iuire
 3       occaiiô de parler du Daulphin,8c des autres

q poiflôs de lo efpecezfachât biê qu’il fait vn

         poiilon qui tientle (ceptreenla mer,&qu’ô
         luy ait donné le (econd lieu es armoiries en
       Francezôc auiiî qu’il 1`oit en dignité, le pre-;
 ,i.·.·.;;»»   mic; âpre; les Heurs de lils: ie me fuis mîâ

en deliberation de defcrire amplement toute Ylnitoire ui luy conuienr, (`uiuant vne particuliere obleruation de toutes és par· ties,tant exterieures que interieures: defcriuant Edellernent tou· tes chofes qui doibuent elite librement deicriptes, (ans y adiou· lier ne diminuer chole que Nature neluy ait dôné,laquelle nous cognoiilbns li benigne a tout ce quelle pr0duié‘c,qu’elle n`0ul>lie iamais de bailler le douaire aux chofes tel quelle voit iuitement · appartenir a ce qu’elle ha engendré. Mais comme pour le inut- d’hui ie Voy que les autheurs modernesqui fe mettent a del`cri· re la nature des anirnauls ou des plates qu ils ne cognoiflent pas, me Femblent elire (emblables aux chantres devieilles ehanfons, qui ne chantent que par vl`age,i`ans auoir la fcience de m ufiquea Tour ainiî ie n’ay propofé de nfam ufer aucunement a leurs ra· mas,ne aulli aus Fables qui en ont elté faiâtes . Car ie m’en rapor- teray a ce que les rincipauls autheurs anciens en ont efcript, defquels il me fuüxlra prendre lauthorité en prenne de ce que i°ë ·efcriray:veu mefmement qu°ils ont eu li grand foing en mettât les chofes par el`cript,qu°ils n°0nt rien laiflé en arriere, tellement que ce que lon endiét apres culs, Scprincipalement Ariûote, touchant retraits txvxe- touchant ce qui appartient a la prinçipale clei`cripti•’à cle Yhifcoire p ne foi; que vne repetition diète pluiieurs Fois . _AuH`i qui ne/ie; eniuit de bien pres,t1’iia pas granë carats; elite qui foi: nou ueiie. Voiia donc comment les modernes qui OD! eliemine par les pasgt des antiques,_qui fe lent mis a traiëter cle la nature des animauls Q quils n’ont pas veu, n°en peuuent dire iinon ce qtfils en ont ttouué es liures des autresüont pluiieurs pour le iourdluuy ont ifaiét des ramas de toutes chofes mai a propos, en prenant indif» ferem ment des autheursaîit de ceuis qui en ont menti,_com me des autres qui en ont efcript a la Verit·é.Et comme il eft a prei^up·· poier que touts n’aient pas entendu la verité de la choie qu°ils ont eîcripte,auiiiii les modernes qui ont marché par leurs pas, neèïont entendue,il leur auroit eité im polli ble de (cauoit dinin- guer les marques mal eicriptes, de celies qui en ont ette diëtes 1 a la,Yerité.Ie n’ay donc pas iaiili en diîant que tout ce q u°ils en efcigiuent, rfeit que reciiôte, qui n°lia rien cïailleurance ferme SC £table.Et pour en moniirer vne pour exemple, ie prenciray le î Daulpl1in,8c les autres poiàïons de (`on eîpece. Il riya cellui de ceuls qui elcriuent cle ia nature,qni ne mette qtfii ait vn aguillô deiius ion doszêc toutesfois ie maintiens quil n’en ba poin t. Dot vientlerreur qui ha trompe tant cle gents, iinon qu’il n’ya eu encor perïonne qui fe (oit mis en debuoir de Yoluferuerë Voila done comment l'vn enlfuitlëutre en toutes notes.Mais ie eîpere fpeciner cette cbole plus au lôg,quâcl Yen parleray en fon propre cl1ap.pre('uppoiÉIt qu°Vn cnafcû face du mieuîs quil luy loir poll- iible,8: auiii que Yexcule (`oit par tout toieraëie: veu mefmem ac que touts homes le mettët en debuoir de faire du mieuis qifils peu uêt.Parquoy (achat que Yaage renou uelle tout, 8c auiïi que nogvoiôsquaii toutes chofes fe châger de iour en iour,i`ay eîcript vn difcours particulier touchant ceci, qui au parauant n°a eûé efcript de perîonne. Et ce que ie pretens faire, n°eit autre choie, J linon que ie vueil enfeigner la Vraie perlpecîtiue du Daulpl1in,8; anim en bailler la peinétnre , laiiiant toutes prolixitez inutiles, mais au iizrplus tfoululiant rien de quoy ie me (oye peu (ouuenir des notes qui iuy conuiênent iingulierementza fin que ayat mis Si expoîe toutes les parties exterieures St interieures, (elon que ie les ay obferuees en diuerles contrees du monde, Vn chaicun " - le `puifie DES POISSICNSUÀRIRSI 5 ‘ fe puiüe perl`uader,qrue ie n’aye rien e£`c1·ipt,el1oi`e que mov mel`. IIE 1`î€ l.)3yC VCUÈ. I 4 Comiîien gue le Daulepnin yejuitpas cggum des Francois Pour tel', tom tcjois ils font en commsmvfatgeymais zfnlçfîgas nomme Parfm nom . PTOPTC«  CÈZPICTC l la OR pour ne m eiloxgner Cl auatage de mon entrcpriîegui elf . que ie pmile môürer quîil ne ibxt poît veu de pouïo plus c6· 1'Ilüû Q3? lCS` ?Olll`OI1IîCi:lCS qülëll leDa UlPl'1lH21€Cl1 `C©`L1CCtîC1S,POUï CC Il Djà PLIS Fëîâüll lûîl 2»RC1(}U€ 3.PP€llâClOI1,qU€ FOIE D6 tsouue personne qui le puifle bien cognoxitre. Mais comme le fort per. IUGÈ l.€S Cl'10l€S`,l€S l?I`3I1COlS ED Iljy Pîîlfàûî POÃDÈ, 8C HS l`2ClÃâI1î$ POIIIEQLZC cleit lîJy;l GDE Cûûlllîüé Qi} ll gfâild honneur ,qU’ll3 luy ont bazllele titre du Roy des poillons, tant de la mer, que des ‘l.àCS` Sc YluÉ€î8S.©Ulîf€ plu.? zlsl CDI Iâîlî elli ïI1é;€lU)ilS ïûüî 1DlS li? feeond aores les fleurs de lxls, tellement quïls l ont portraict en COUICS lîî eloeees (1ïCS HIOIIHOYÉÈ (TOI', Cl âïgêàlî, ôl de Cüyüfôg SC peiucïures d'arm0iries,cî’e1`taudards,8c banieres. ` Qge le Dduiïvllinjllttjlâhîiâfâin 85 repas (lâ: Ffaüfûix C5 ÉOKTS mûgf€5: mm airs ne Penjentyas îzejbir; [:9, Cllîkîüïlt îzîzlcz ïglwpé Ée mm â>\m autre. Coxoztrc l l I.

B’Au.eïtàge als ont voulu q¤°1l retint aufîl la reputation du oec-

I'1'1l•‘îl‘ l!CLl Eîlîïî E09 âUEî'€S poiiïôs qül lôî â?î>OZ de la ïîlâl`. Càf ÃPPOFEÈZ 2 la POÉÉTORHEUC, touts GDE Cûûlèîîîl qülllî lblîüî llêülêîïlûûï cîediez POST eiâre Pï€ÃèDIÈ€Z âll YÉQRS (l€S PlüS ï'lCll€$, Oil l)É€D A CC ülS qül Oûî le IIIOYCH (lC lsâlïï VH Pîl.1 gî`âî`lCl¢ clef penîescar les cîelxcats qui ont le palais plus frxandlont eititne eiï tre le plus delicieus qu`ou puiile trouuer en la mer. Mais les Frê- CO1S Igîlûliàîlîî l€Lîl`S rlcheiîes, SC BS COgDO1l"lâI}îS (IUC cleit l.L1y,Il€ lC lC21LIîB€ CXE>I`1U.î€I',1mOR QUC PRI VD IDOÈ qdllli ODC €I`J.'I• Pïlfüîî (lçll'I`àHg€ R.3lS,l€qUel IC deelareray C3U`COl.l·Ã\rlâl$ Cûlïllôlê qu Il DC lO1ï appelle Dâülîbîü, DC PZS POLIICRDC Cl. oîuteuir le RYCYDÉÉY ll€U îfl toutes iortes. Et POUY parler de C€LIlS €S IDÃÃRS cleiquels il tombe pour la pr emiere fois,eucore qu°1ls (OIÈHÈ des plus rullciques de tout le flllâgâ de l°©ceà, PGUF cela 1lDC d€‘.`Iï}€lI·· YCI'8 PAS PCEM? Eülïbgi CDCOTC qllollî âyûllî Cûllllüîïîê Cl,€llI'€ ROUY- ris des poiilons prius en leur coutree,ce ueautmoins ils mele mâ- geront PâS,£âCllâI}CS blïll qüï telle Vlâïldî HC CODUÉHÈ 2. lîüï D3.

   ` B. turtz I _ vnzuxnn Lgvnz  

ture:Cat pour y auoir plus grand gain,ils le fem nt porter aus Vil- les de terre fetme,le voulâts confacrer quan come chofe vouee, p. ceuls qui ont plus d’argent en leurs bourles pour en acheter. Et ‘ encores qu°on en puille bien recouurer, (cauoir ell qu°1l ne loic tant rare de loymellne, touteslsois (on excellence le fait lembler pretieusôc principalement fils Yapportent aus iours maigres: efquels iours on ne faicît teftins ne nopces, qn'0u puille vanter auoir eité iumptueugü on ny a mangé du Daulphin: non pas que les Francoysle cognoixïent St le nom ment de telle diâiô de Daulphinun ais comme Fay deüa diû, touts lappellent d)Vne yoix eitrange qui nel} pas Fràcoyle, ains empruntee des eitran· gie:s.Voyla donc commele Daulpbxn reûe en toutes qualitez en lon entaenexcepté qu°on luy a mue (on nom. Car comme ie diray ci apres faiîant diitinftion de lon gere par les elpeces, il elt impropremêt nome eufrâcoysr Vray ell que ceuls qui le nômêt plus propremêt que les autregliappellent vne ©ye.Mais pour ce ce que nom n’el’t alles entendu, i’en parleray par apres generale- ment Sc plus amplement. î Qd nîy ait gue les Sommes de la relgion Latine qui mëgcnt tluDau(p6in,f¢ aa: les nations du paix da [man: nïzn mangent aucunement Cbapitre III I. ~ pres que i°ay dior que le Daulpllin (`oit lingulier es delices de noftre natiô,ie n’ay voulu paper oultre,l5s y adxouller ce que i’en ay trouué es autres paiszqui tera bien propos contraire tou- chant ce poiné`t.Car comme il toit delicat entre les Francoys, SC qu’il tieunele premxer lieu entre les poifïons, les eitrangiers ne pourrot lire celte claulule (ans l en em eruexllenveu melrnem et que toutes les nations du leuant eltiment vne chole cruelle, Sc a culs abominable, dbutrager vnbaulphin, 8c par confequent ils Fabftiennent du tout cl eiâmanger. Et commenceray par les ` Crecs,de1quels la tu perftition en accreue entre euls plus grande qu`elle ne fut iamais,8c principalement touchâtle boireôt le mâ ger.Car encorepour le iourdïiui, ils isabftiennent entierement tout le temps deleurs quarelines de manger poiilon qui ait lag aulll ne vouldroyent goufter de la chair du Daulphin, quand ils debueroient mourir de faim. Etquand on leur en demande la raiion , ils ne (cauent alleguer finon qu’1ls tiennent cela par vlàge, l`u1uant__les fables dont. ie parleray cy aptes . Et a mon; aduis, DBSLPOISSONS MARINS. É 3dUIS,I·UIU2DÈ CC (IUC DOUS CD ÈYOUUOIIS P3}? CI`CI'IPC;iC CYOY (IUC les 31]ClCI1S Grecs HC les BYCDÈ Iâm ais pourchallez CD ,P0li1ll'qI€Si m.;¤gcr.Plulieurs des anciens autheurgauiû Epimenidestutbliâ, ont CIC!` (IUC les Grecs les IÈCDOYCHC IIRCI CZ ,COI'I1IIlC ÃUIII IUYCIBC confacrez a N eptune.C’eû de la que touts les habitats du riuage · de la mer,a la colle cl’Aiie,cle quelque religion qu’ils ioyent,n en 1IIâHgCUC BOU plus (IUC CCLIIS des riues de IA IDCY IOHIQUC &ÀGfI· 3E1qüC,IIC HUIII VHC bonne dela IDCY Mediterranee, 8C P3· reillement de la ITJCIÉ I)0HClqUC;3UCC IÉOUCS les autres qlll tout Y C * fiez du parti des Grecs,8c nations qui nbbeiflent pas al egliie K6 m:1ine,comme Sercafles,Eiclauons, Vallacqucs,Dalmazes, Ruf- IICDS;AII)2DOlS;8C PYIDCIPBICYHCDI ceuls QUI ll3bl€C1}ï', RUS riuages des me1·s,t;:nt du Pont Euxiruque de l Adriatique. l.elquels iui» `UâI'1[S I3 YCllglOHçî`CqUC PCDICYOICHC auoit leur COHICXCIICC §9.î}· demeut CIïâl.`gCC,I)llS auoyent tue VH I)âUI?I`lîD,C3.ï Hay 3 CCiI;&y (I)CDîl‘CCL1IS,(]UlI1CIâCIl€ raconter I)IJ1IIOîl.`C cl ÀIIOD, COIHIDC li C’CIlIOlÈ vne cuoife 2lîIüCl1llC de DOÃIYC ICPS· EK POUYCC QUC CH Eïâîçlqüâüî II leur côuieut qllâil ÈOUIIOLIYS CLIYC IUE IDC!`} IIS OIYC le COHIUIUD parler îàûi ÃDÈIQLEC 'JORIIIOQYS CI) leurs zneruoi 1'CS,(IC ceuls CDC auoir CXPCI lII`âC8 LC (ECC le iozt milericordieulsgâd qu°1l taille liaimer, pource que ie ljaulphin ZXHHC eeuls IODE COIHIBCZ Cîl IA XTlC'îL`;C;C I2 l`DCÃ.ûlC âfI`àOLiî.`CC;îïlC Il ceuls qui ICDÈ ÈOIHBCZ les 3 ÈOICIIC QÈRIIICZ. âîîâîlî QL! ils Y [OH} I)8liCl1C.I)OLll` cela HC pCl`1TlC'CïOH'C làîîïâlâ les lâlillîi lEâyCî) 3lHS les H}CC'CCOIîÈ 'illf leur (IOS) ôc les COIICILIITOFIÈ iuiques ài}. I'IL1âgC. C ell: la raiion qui a induicl les Grecs de les auoir aucieimement nommez Philautropos de nom Gteqqui ügnifie ami del°l1om· me:8c (uiuant leiquelles l1il`toires,1lsl`°aol°tienneut de les ofienàer. Plulieurs POCCCS ÉC l`lliIOî`ICHS CDE eicript CCÀUCOGP de IÈEIBICS Daulpl1ins,deil]uelles ne pretens eîcrirqiinon en l`endroic`t qui 1DCI`Cl‘2 IlCCCiIl`sll'C 3 la PÈOUUC (IH PYOPOS (IUC IICHCIIÉY · Voyla quant aus Grecs ,8i autres qui eninuxuent leur religion. Qge touts fes MalSomct§îes,nc_margent Point du D·::¢£PÉin,5 — , [A Talion Bûuïîuîîy IIS Lefûhl'. CÈJPWYE `V. U Auantage il ya pluüeurs autres natiôs qui n°en mâgent puit, mais ils ne le F6: pas (ans raii6.C'eli que toutes les natiôs qui enfuiucuc la loy de Mahomethucomme les Turcs,Atabes, Egy- ' B.:.. ptiens, rnnmx nn txvxn l ptîeus,Perl`es,Syrieus,out opinion que la chair duDaulpbiu leur (oit deFÉeudue,d’autant quelle rellemble a celle cl°vts po:·ceau.Et quele porceau eltaut deîenclu eu leur loy, lemblalalemeut tiëuët _ _ que telle chair du Daulphîn leur loit clefeutlue: auul Heu mang gent ils point. Regan pcmrîsagy les Iuusfaqîiezzuent Je manger du DmJplSin.CEapitreVl. N cas pareil les luàts eu quelque part de la terre qulils (`oéeut, E ue mâgeut poiut le Da ulphm, ue des autres poiiïosqui ioyeut de Fes e(peces.Car quaucl a eulsqui tout oîaâeruateurs des comau- èemeuts de Movie, xl ue leur ei} lxcite de manger poiiïou qui ue ayt des efcailles. Par amîx ils ne pourroieut manger du Daulphxu (as tranl`grel`l`er leurs com maudemeuts: auu`1 neu mangent ils poît, car il n°ha point dlefcailles. Presmepar demonjlmtiomgae [es Imûens mm plus oeufs gaifon: en terrefermeque seuls gm 5e ne mangent point du Dsaâpâm, Éitent aux rimges. Caâpztrc V 1 l. `IAY deua nommé beaucoup de nations , qui ue mangent point du Daulphizgue auill des autres qu1 luy tout 1`emolables, cleîquelles mations ie xfay rzeu eîcript touchant le Daulpluryque moymefrue ne laye entendu en eftant en leur pais , 8: auâlî cogueu par experieucelvlais pour ne parler de iï loiugae puis di· re lemblab-lemeut,qu°1lyt a pluüeurs geuts en ltalie,qui u’eu veu lent point manger. Fay diet ration vray i/emblalole pourquoy toutes les autres nations n°eu mangent point: mais a celte ci ie n°eu ay poiut,r1y ue (cay pourquoy xls le tout, lîuou que pour e· xemple,i`ay efcé long tem ps couitumier de delcendre par eaue dePacloue,me partant touts les iœuclis au loir, St (clou la cou- ' ftume du pais,8t m’efta¤t embarq ué cleflus la Brêtqallant toute muet le bateau le trou uoit a Venue le vendredi ma tin , ou ie de· mouroie tout le iour,oblerua¤t les poillons qu°ou auoit apportez de touts coitez au marchésaufü y aiaut efté reüclêt les quareî mes entiers,ay louueut demandé a touts les pelcheurs ("ils veucloiêt iamais du Daulpl1i¤,maîs touts m"out afleuré quïls rfauoiêt tou uenauce que iamais ils eullent veu vu ieul Daulphiu apporté a ï Ve¤il`e,¤e qu°ou y en euü iamais vëdu. Et qu’1l ne loi: vray,mo· üeurDauîel Barbar9 l'vn des pl’ doôtes gêtils homes deVenii`e, l maintenait nes z·oz'ssoi~:s Manzus. 7 maintenât amballadeur en Angleterre elleu cl'Aquilee,q¤i a en- tretenu a les gaigesl elpace de huiâ ans vn trelexpert peintre nô mé meller Pl;n1o,le îaiîant ieulement belongner la plus part du temps aus peine} ures de toutes eipeces de ponions, retirant tant ce ul; de la met Adriatiq ue ,que de la Mediterranee, Si cles lleu· nes Sc lacs ce toute italie: Sc lequel il a ü bien faiâ belongner, qu il ha le portraiêt contrerauît au naturel des viues images non ieulernent de ceuls qui om elles apportez au marche ou es poil? ioneries de eniiezrnais anni des autres qui Èuy ont crié; iingulb ereinent enuorez des ports Si plages d`îiicîauon.e:le€°quelles pein Etures ibnt lzeaucoup plus de trois cet; de côpte Faic“t,8tdefquel· les par la honte leclzt mener Daniel Baroarus,rn°a oetroie taire retirer au pinceau celles que ray voulu choiiir: mais en toutes, il n°y auoit point de peinëture cleüaulphrn- Voila donc comme ie prouoe par clemozsilratéon qu°on ne peâche point des Daulphins en la m er Adriatique Car ii lon y en peîclzoinil efr auili a croire que monlieur Daniel Barbarugen euil eu le portraiët en les pein ctares.Ceuls de Naples ment aileuré le 'lemblable de leur ville, Sl auil`1 cle Miiiinexëc tie Genes, comme auill ceuls de toutes les au tres groâes villes qui lent ntuees au riuage lut les ports cles mers du contour tïitalaezcozn me ann i les autres qui let en terre fermejôrmelnrement a Rom me.Car vn trelcauat medecin nô· mé maiûre Gilîzertllament Sc homme curieus de recouurer les e `peinâures des animauls,m’a aileuré que en tout le temps Sàeipa ce de dix ans,il ne vert one apporter q°vn ieul Daulphin a la poil fonneriezlequel encor ne tut pas mangé : car il ne le trouua per· ienne qui envoulut acheterjinô quelque peu d’eilragers:8c qulil en achetalpour auoir la grelle, Sc les oilements cie la telle, qu’il · garde en ion cabinet. Nous ations encore plulieurs autres beauls exemples qui font de ce temps ci.Car les habitants cle la viële cie Rimini en Italie,au riuage cle la mer Adriatique, trouuerent vn Daulphinna pas long tem ps,qni eîloit demeure a (ec (ans eaue dellus le iablon, a vn quart de lieue de leur ville,lequel ils firent r charger dedens vn chariot tout en vie,8c liamenerent a Rimini, . ou ilvelquit trois iours. Eti il eû vray ce qu`ils mlen ont dict, ceuls qui l amenerent gaignereut vne gran;ie lemme dargenta le mô1lrer.Cat chalcû qui le vouloir veoinlnailloit quelq ue piece — B.;. clîar d’argent.I..a melure qu°ils môllroient de la longueur, elloit pres d’vne aulne St clemie.8i touteffois iamais hom me ne talla de la chair.Car ils n’ont point d°vl`age d’en rnangerzlinon qu’ils le (er- uirent de la grelle.Et pour en laisser memoire, ils purgerêt les ossements de la teste, laquelle ils gardent encore auec la queue pendue au dessus de la porte de la ville, qui est la lpchaine du port.auquel lieu il y auoit l'escaille d’vne tortue, dont ils en ont cotrefaict vn monstre, mettant la teste deuant, & la queue derriere: Si pour autant que ie fei retirer le portraict des ossemêts de ladicte teste, ie l°ay Faiél representer en ce lieu auec la peincture des Daulphîs, come lon pourra veoir ci apres quad ie parleray des interieures parties de la telle du Daulphî. I'auoyê tout ceci a dire en prouuc que les Italiens n’aient acoustumé de manger du Daulphin, de laquelle chose il me sêble qu'il suffit pour ceste heure, de ce que i°en ay dict.

Que les hommes des pais du Leuant pensent que soit plus grande cruaulté diqfjîezjer vn Daulfbiuque de mer vn Bommczê gulils l'ont en grande veneration. Chapitre VIII.

IAY voulu adiouster d’auantage, qu'il n’y a aucü des pel`clxeu1‘$ Turcs,Grecz,El`clauom,Albanois, Sc autres gents qui (uiuent la religiô Greque,qui (e mette iamais en efiort de faire mal a vn Daulphinzmais ils ont de couiiumcguc quand aucti d’entre euls ont pris vn Daulpbin dedens les rets,ils prennent bon augure,8£ encore que leDaulphin eull faiél dommage aus retz,ils ont grâd paour de luy faire mal :8c le remettêt en la mer, auec parolles de 1ain€ceté,en dilant des prieres,8zellimants que quand ils ne leur feront violence,cela leur pourra profiter en autre temps.Car cel- ' luy dentre euls qui fe pourrra railonnablement Vanter qu’1l ait donné liberté par dix fois ayn Daulphin,pêl`era en acquerir gra- _ de louange entre les com paignons.Et a ce lesmeut vne com mu ne railon que Fay delia par ci deuant e(cripte.C°ell qu°il n°y a cel luy dencre euls,qui n°ait opinion,que quand ils leroient en vne ' cxtremité a la mercy de la mer,ou que leur nauire (croit froîllee contre les rochiers,ou autrement brileee ou batuegentre les va- r gues des horribles tempelles de la mer,ou bien qu’il full ieélé en l'eaue par la malice de les compaignonncomme fut Arion, que les Daulphins qu’il auroit autrefois deliurez de captiuité, en re· r a ‘ , répare "nes POISSONSMARINSL i 8 compenfe luy (auueroyent la vie.Et oultre ce que i’ay di6t,cnco re dure Vne autre opinion A non (eulement entre les Crecs,mais auili entre quelque partie des Italiens, 8: principalement entre les mariniersVen1tiens,q ue C il y auoit quelcû en leur nauire qui cuit tué VnDaulpl·xin,8€ la nauire fe trouuoit (ur la merei`oran· lee de la têpeitqtouts les Daulphinsqui ieroient la au tour, Vie'. droient faire perir leur nauire,pour le véger de celluy qui auroit commis vnltel crime.Par cela ils craignent de leur faire mal, de paour que cela ne leur aduienne.Car comme ils voyen t les Daul phins accompaigner les nauires en la mer, principalement quâd il faiét grande fortune,tout ainli le bruit cit qu’ils donneroient ayde a vn chafcun a le iauuer.C e iontlles railons pourquoy plu· X iieurs nations ne veullent point faire dbultrage aus Daulpbins, 8: par couiequent Fabitiennent de les manger. Qae gramle partie les nomme: Je la religion I.atine,au contraire des Grecs,Tm·cs,€« lumfznt plusfriâts de la cbaimiu Daulpbî que Je nul autre power:. Cliapirre I X. M_Ais ceuls qui (ont de la religion Latine, moins (crupuleus queles t`ui`dié’cs,rant de ceuls qui habiten t au riuage de l°O· cean,que de bonne partie des autres qui (ont en la merMecliter· ranee,ne font point couitumiers de faire telles difiicultezz ains comme Fay defia diét,ils Fappetent plus que nul qui Toit entre touts les autres poiH`ons.Et par cela il n’en y a point d'autre qui vienne a fi hault pris par les poifionneries. Car en quelque temps de Fannee quil foit apporté au marché, il ha toufiours fa valeur en hault priszcar on n°a point (aiû diftinétion du téps en quoy il cit en (ail`on.Et ce qui a faiô: qu’il ait retenu fa dignité citant cogneu,a cité le liault pris en quoy l°ont mis les grands leigneurs qui (e le font reieruer , par ce poinét la:fi elle que eitantiicorm mun comme il elt,8c n’e&antpas cogneu pour Daulphin, i’ay eu dueil de le veoir reueftu d’vn nom fi barbare. Et maintenant que i’ay propolé luy rendre (on nom ancien, iachant bien que c’e£l: liaulte çntrepri(e,que de Vouloir deiiruire vn nom ia long têps v(urpé,a fin de ne troubler l`ei`perit de ceulskqui pour le com men cement pourront trouuer que cela (oit trop duigïay cherché les _ moyens pour le rendre plus facile a leur digeition. Mais auant que ie procede plus auant a ion. hifroire, ilm’a (emblé n’en dire — ‘ diauantas ê

  • · 2.î_'Vî<'.`B

d’auam:age,que ie n`aye premieremenc_expoi`é d°0u¥*iê't la caufë qu'il ait mue ce nom deI.)aulphin,8c q Ion lait iurnommé d°vn âLlCl'€.C&X' qüâlîlil ALI D3ülQl]lH,ll , 1‘6îî6 COUÃOLIYS CD l0Il entier ,8C 6[).C0l'6 OD fait CODÈlDU6 A l6 UOfI1îD61' SC qülll 3.1C CIIIPFUHE6 l6 HOID d,VIl âLîCï6,qU,Oû E lIlCl6C6iI11'I16ûC) touieiïois feinere en dire la rauon preientement. L6 Cüïge Pûhïîëtgy [6 DZHÉPÉÉU F11.! 'Vîl mlm ôûïëûfe 811 France. Cllapitre X. C'E& que quand les pefcheurs de noilre natio ont pris vn Daul

 611 l6U!’S I'lLl3g6S 6i} î)làÃH6 IH61', ignorants ibn HBH} FI’Õ

cois,ôC I16 l6 lEiClCl2I`1CS` 6XPt'lD.`i6ï P3? l6·HGïI1 âH.Cl6û,llS 6ïl`_OH°C baxllé vn barbare,qu’iÉs auoient apprins des eànmgiers. Ec les e . Elf Aî1g6I.' S l(1U€l1ICî6I1î VD D0113 COIHE16 É6 ClÃI'ày.Cà1' Cââïlî ll• bre a toutes natiôs axmpoxu les nés aux choîes qui leur eiïoîêt Vülg3.lI'6S,qU2i1Cl elles R16}.'! 3UOl6I`l’C point; xls l6S Cl`16î‘ChOy6DC l6 1I1l6I:Il$ 8 pfopos qülllâ pouuoienî !î1ü6ûI6ï ; CO1`î6l·PODClàûiS 3 la Cl§1î)l6 H0îI]1I)66ICOII1 DI16 il 6ü 3Clâ.I6î'lL1 3 C6 Ã}2Lilî3l1âI1.C3ï fX16llï16· en =1'I16HE qU2Ddf1lS ODÈ VCU C6 POIIHÈB COHÈ ils 21L1Oî6ûîl.'Vlâg6, 6l)CÃÈ haché en piecegeftre îêblable 2. la chair dfvn porceaix, xls luy ont voulu baxller vne dxâion correqaondance a ceîa,a lin quil mnt le nom de la chole .1 La quelle 1l reâeznoloigluy îzzuîlzmt fon etymo· l.CglC Cl6 la IIl6ï Sc dll PC·l'C68il·C6 üï6z]€ 6lDÉ6î'6ZB6ûl les DOIT? _mes qui tiënent le langage du bas Alîeman,<$< n°y 2. point de faul IE6 qïl 1l.S î1`ây6D’C CU C6Ét6 â?P6ll¢`i£l0H âllàllî, l6S FIBUCOÃS) COITLIIIE i6 puis lJl6D PFOUUCY PQI l6 HOPE qlllll !'6ïÉ6ü€ pôâlï l6 Ãûüïdjhüyî ÃCCOIDZD6 âlilll l`01£ q1,l`ll U6 FOIE Pââ Fîài1COlS)3.î]ül6&ll6I'DP1‘U1l _ té du bas Allernâ. Car cl’Vne voix commune nous le nommons du Marlouin . Mais Marfouin eû ce langage Francois É_ V erita- bl61”Iî6ûlI ic CYOY qülll Hay 2 celluy qlll 116 ÉCÈ}6 lülêû qU6 11011 EK POUYCC qU6 P6!} Cl6 g6DîS FCRUCBÈ QU il loic All6îï1&D,É$C qlljll 56 POYC63U Cl6 ID6£‘,l6 VOLIlL1 6XPOl6ï âlûll) C}6llI que I1'16I' OL! I`D66ï 6H l6U1‘ lÃgU3g6; 611 FFAHCOÃS la I'D6ïZ Sc Cl}îU6lI1 Oil (auin ügnifie vn porceauztellem ent que quand lon côioinâ: ces (l6LiS (ll6lÈlOI1S 6î1l·6II1l)l6,0H PFODODC6 ID6I' (`ouini II]3l3 l6S PX`2îIl· COl$ Cllîllî f1’}2I` l`OUlH,qül elf 3 6 POYCCAU Cl6 (DCF. t Qge (es Bretons Bratcmmnts nommcmts le Daulînin, aient œjutsg we mqmc efymolqgie. ‘ I Cljgfmg X I, · - Les ons roxssousuanxus. 9 LES Bretons auH`i,n°en eieceptant non plus ceuls de I.’arm or · que les autres de L’arguet,ne eeuls qui font Bretons Breton· nanrs,non plus que ceuls qui font (urnom mez Bretons Gallots, touts en leur language, 8c d’vne voix commune Fappellent du Morhouch,8C mefmement ils ont enuoyé ce nom la iufques en quelques enclroiâs ou lon parle_I:`ra11cois,tellement que le Mar- iouin perd ion nom ,8c fe change en Morhouch deS la Ville d°An· giers,cle Nantes,8e au tres villes voiiines des Bretons,ou lon par» le Francois:8c le nomment du Morho,qu1 elt nom fignifiant ce que i’ay diet en Allemamcorrefpondant en Francois au porceau de mer.Car mor en Bttïon, cit a dire mer: houch cit a dire por- ceau, en forte que cefte diction Morho ûgniiie autant que Port teau de mer. Que le Daulplain fait appellé en Angleterre A cle la mjmefgufcattenufdzüe en language _ Anglais. Claup. X I I. LES Anglois ont fuyui celte melme etymologie,le nommâts en leur vulgaire Porc piichzainli que Yauons ouy nommer e- ûânts en la ville de Londres. Et trad uic`t de mot a mot au recit 9 de plufieurs tcauants medecins Anglois,& entre autres de mon· . iieur Io. Wat(on,qui üngulierement entre les autres cit diligent a la contemplation de telles cliofes, iigniîie la incline chofe que 1°ay diète des autres nations. E Q1: quclguefuuls nom que le Dezuqobiu tien, ne es autres m1tio22s,t0ute.feis elles le nomment L en leur languaggmais les Francois le rzômerzt en Flament Cbap. X I I I . LES Frâcois me femblent Yauoir nômé le plus mal que touts. Car combien que ce£tevoix,Porceau de mergainii prononcer: en noitre langue,8t en Latin Porcus marinus,eonuiêne a vn aue tre poiilon quau Daulpbin,corn me ie diray cy apres: toutesfois . il cit plusitolerable aus autres nations qui le nomment en leur lâ guaige Vulgaire,que aus Francois le nommant de nom citrâgxer. ' ` C. Les rs.:,·;11 221 2: ez St les Bretons  ; 1:;:.:: les îîcaacois zaaeat Va som emprunte du languag ge Eianaerzt ou Ens, Elle men. L (Etc les Latins mqëzss ont plus Je mél ansvfê de ce nom sultats qlrqvt5, juyuapzz le wiëxziz r ;·e,p0m* cxivrémsr lc lVI.;*1)ll2:·:iz1, · ’ ' p ~ Cloalp. X I I I I. il VI Voulclroît toarner ee no de Marl`ouih,8~£ le rendre La tin, ` Qou Yappelleroit Mmfo gmji marisfm·©t1 il pons le pronimciôs Murfoui11,©u Marioui on Iappelleroit Mur iyo,o¤ Mor (yo.Car melmemem: on liôc diuerïemem: toutes ces deus diëtions en Plme, qui au neufîeûne chapitre du r1eufîel'meliure,a defcrit vn poxüon quïlnomme Turiio en cefte maniere . De£p5momm— j'i· mifirmfincm Eaëens , qui wcautur Tmjîyonci . Les autres exemplai~ res ont Torfyonesît qui auroit changé le T, a vue M, lon pro- · nonceroic Murfyowaes, ou Moriyones, qui (croit a dire Murlo 1¤s,ou -Mor(ouins.· Or ce que les Latins ont appellé Turlyo, ou Torlyo,ie prouueray bien que les Grecs l'ayent nomé Phocœna. Laquelle chole Theodorus Gaza ¤°a pas ignoré,lequel toumant Ariitote de Grec enLati¤,a·receu cefte dictiôTiri§ro,po»urlaGre que Pbocœnajhyoamlauthorité de Pli¤e.Car tout ce quePlme a efcript de Tujyone, Ariitote Fauoit diet de Pbowm.Nous parle roms de ce Pîîocemz ou Marfouio plus amplement len fon propre , chapitre. Parquoy ie retoumeray a mon Daulpbin. ' · (Qc la Voix de Daulplgimrcfle en la memoire r des hommes, mais qzfzl ne jbit point de powa I guymz cogvûf/È pour Domi plvl 12. L À p chap; X v. I E I combien que le Daulpbin cit incliiitrettement nômé Mar> ’ *iomn,8& bee <i'©ye: ie ne di·pas_qt1°il m°y ait vnevoix de Daul«

 phm,qui relie imprimee en la memoire des hommes,clelaquel·

le touts fe louuiennem, Sc le (cauent nommer SC cognoiûre en pexriëture St esîarmoiriegôt es monnoyes tam cl’or que dhrgent, ` ‘ . ou nes sozssonsmanzxs. zo ou il efi: faulienzenez gepreientéâi ei`: ce pourtangquc qui dem an deroit a touts ies eeicueurs qui font en la grande mer occidenta- le ie ils eognoifient quelque pouion nommé Dauiphin,to·uts af- feurerezent que non. si eii il touteîîbis beioing qu’ii roi: vn poif fon tenait le uô Cie Baulphanït fil y en eit queiquvn, il taule par côiequent qu il iozc cogneu,ôC que îoit Celuy que ïay chc`t,ou bië vn autreizt a fin de eipiuener cefte propofiuon par le me¤u,&:de la prouuer par euidente cîe1nonitra:1on,i°ay voulu propoîer quel quecontradiétxon. ( Y Afiauoir qll paint olîautïe poijgllvn equi le #@177 cle _ Dauzpisiü ceüîzit mieaîs quan ivîa1j0utv,)Ãi¢r#0mf _ _ mé me Qyc. , s Chap. X V I. V©ulant prouuer par demonilzration que le fufdiet Marfouin . I nominé vne ©ye,fo1t le vray Daulpnin, îuppoiant premie· rement vne côtradiâtiô par moymelinesçn apres `fautay deux choles a conüderer. Ceit a (cauoir ou quil fault que ie me met- te en efiîort Sc debuoir de prou uer que c eït celuy que ie clizou ne chercherf il ien trou uera point cl'autrc que ceituy ci qui puiiie obtenir le noni éu Daulphin. La contraciiétion par moy fuppo- i`ee en tellezîe poie le cas qu°on ne meveuille conceâer; que ce fort luy,mais totaleinêt co treclire a tout ce que Yen ay dic‘·::l`ca· uoir cit quon nie que le Mariouin qui eft nommé Bec d"Oye, _ punie eiïre celuy que les anciens ont entendu pour Daulpl1in,8€ _ que rnon Oye ou Mariouin ne eonuienne non plus auec les pein ct ures qu'ona anciennement faiôtes des Daulpbins,qu’auec cei . les qui nous lont reprefêtees par les modernes: Si (etnolablemêt _qu’il ne côuienne en rien auee la clefcriptiô des anciens. Aquoy pie reîpondray pertinemment. · — Ajîauoir il cjl point Prius Je Dauqloin en la grau: je "` ° ' Je mer ©ccam;.4 ` Chap. X V I IQ . AVan: que refpouclre a ce que i’ay ful`cli€t,ie demanderay pre- s  ;·nierement1`il_y a tefmoignage de quelque autheur , que la ` grand met Oceane ne nourriile des Daulph1ns.L’on mereipon- R f C 2.. dl`; 1•xnM1 na Lgvnza ` dra ouy,ou non.Et ii lon diû que ouy,aufli fauldra il par confe· quent confeffer qu°on en puiile bien pefcherquelquestois, tout ainü quion raiët des autres grands poiilbns qui y lont, veu mef · memenr qu°on y pefche de grandes Balaines, de grands Chaul drons,de grades Ondres. Si lon me diô: qu°on nîy en peiche poît ' auiii faulc il dire quil ny en ait po1m;.Car il ell; manxfeiie que rou tes fortes, de grands poiiions y ion: prinies Sc peichees. Et: ii l’on y en prend,qu'on me face dire par quelquonquesqubn vouldra ~ choiiir des mariniers Sc pelcheurs qui hanzent la mer, ou par ceuls qui vendeur lespoillons es groiies villes, tant des riuages, que de :erre.ferme,de quelle forme ell celluy quïlsveulenz: enten dreque. ce foit le Daulphin Defia ne peulc on raifonnablement nier quil n y ait vn poillon naiffant en la grand mer,qui fapppel le Daulphin. Voila quant a lvn des iufdiûs p0iné’cs· Mais lon ne crouue perfonne. de ceuls que Fay fuidiér, qui ait fouuenance dauoir iamais veu vn poiilon qui fappellail du nô deDaulphi11, 8c que Fentreprenne de le n·ouuer,alors ce tera a moy d’en· cher· cher vn,lequel ie trouueray bien toi':. Mais ii onvouloit dire qu’il n y en cuir point,1l me femble qu’on ne feroit pas peu de tort: a noilre grande. mer Oceane nourrice de routes les efpeces de poif 1`ons,lefrimam: tant frerxle 8: infertile qu°elle ne produxfe point: deDaulphin,lequel on eihme le Roy des poiilonsle croy :oute» fois qu°1l n°eiï: homme qui vueille nier quelle n’en produiie,Et ii — elle en produié’c,auH` 1 nous lefault il cognoiflzre. Mais côme Fay d1é’c,ayanr changé leur nom ancien, tours les nomment Bec de ©yes,ou Marfouins, comme ïefpere bien prouuer par ci apresa ` Voyla que i’a uoye arefpondre a cc’que_i’ay dick par ci deuanr. Ie ne me arreileray maintenant gueres fur la premiere queûion ce (era.quand.i°en bailleray la peinérurexlar comme il fuit mani feilce que noz Maribuins qui ion: furnommez Becs d’Oyes,con A uiennent en toutes fortes auec les notes quïfurent iadis efcri— ' pres du Daulphindaquelle chofeie prerens prouuer en les defcri _ nant, 8c conférant leur defcription tant delexterieure que de lïnterieure pa1:tie:ie·paH`eray oulrre, laxflant a conferer ce qui a ` elle efcript par les anciens,iufques ala defcriptionsdu Daulphm,. r queie nemers auxchapitres a ce. propres. o - · s RL"? nus roxssous MAR1szs. ix:

 QIC IGS Ftlüîlïfî PCUUCIIÉ Clâîîfï WHC Cllïlllté îllf lfllf

`· play?} aus Daulpbinsyzus Icurfairc iimpcrdrc Je la uaffhefgurc du naturel. ebay. X V I I I. Q Vam: ei}; a ce que l’Oye, ou mar(`ouîn,¤e conuiemic aux lag peinéïures qui ont elle taiâes anciennement des Da ul puis, qu°on a graué es IDODDOYCà â}îlî1QUCS: Avant que proceder plus oultre a toucher ce poinôz ICI, xl me fault preluppofer quon co- guoille bien le poillon donc ie vueil parlerfcauoir ell le Marlon- iu qu’ou a furnommé Oyesëc aullî qu°on lache bien quels (om: les portraiérs des Daulphms qui lou: retirez (ur les rnedalles, 8: Ilatues,autiques,el`quelles les Daulphins (-ont repreleutezzcar les vus y (ont courbez, 8c Voultez en arc, Sc les autres y (ont touts drorôtszdefquels i°ay raie}: retirer les portraiâs, tant des vns que des aurres,a un de moullrer que cela ne prouieut lîuon de lïndu llrie du peiuélrqqui le peult diuerfiâer felô que bon luy (emble, ou qu ’il plaili a celui qui les faiâ retiremcôme lô peulc vcoir par Celle prelete figure reuree d°V¤e âtique peîôiure <l'Vue flzatue cô· tretaxôse aupres du uarureblaquelle toute courbee quielle eûoit, nîauoit rien perdu de la lymm etrie de lavraie proportion qui db requife a la grolïeur Sc longueur du Daulphm. Yrqy Portmiîl JM: Sauqvloin courlaêgctirë Je lëmtigrzc. l J > ` ` · i;x::¤==¤¤ëéà¤`

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J;'}. ;£'•`H`—·"'—‘ • '? _ 5 r · W FRÈHÈER LIVRE (grs Dâiilflîfîîî 35 jglêüëlïûüîiëïïî Cûaîï pins cri la mr? rîzae ur îerrc. h €'.ba'.Xî X. n 'îày biêvorzlu roucbervn poinér de la courbure desDarzlpbins: · ` Car quant a eols,ils ne ronr pas coaroezzjcoanme on les meeen peî€ture,&n°eàr auiîî crouüe qoeàrzrîoîc ne àiztre autherrr an: rê gdrgne d lëllïiî cr;eu,qui ait one eicrrpr dde les ilraolpbîs loyer vou teziîïr côbîen que zrlmeôiû ;iid=:_]o1z‘c orer o.»g'r> rep.-.ae,ce n erâpas a dire qize ron: le corpz loxe vouré,car 1l nliy ha que le dos;1. erreur vien: donrie diray: C ell: qulon les apperqort roaioerrr îaolzer en l`air& qrren Iâanîraç leur iazrlr nefà pas red ance: en l arr droit}: conrrerrronnne anlll deretu m_ber_dr0î5r dba xls bn: iorrisgom È zjne font les.Felamides,8c les 'fonszmars cterr que quand ils vien, nent hors de la imeigpouliez de grande roroîeogerr ze im, pieruezziementëzls iorrenr la terre la premierezôc quand ils rerr1m· bjenrnis Vomcrp oult loing dellendroiér doc xls ionr`nîns,tellem et

 ils retdbenr un droiérs fur le bout dela terre, queleurs queues,

demeuré: quelque temps hors ljeaueît pource quon a veu, que leur fault ba faiâ la peripeâîue d'Vn dem y cercle,lô a corde que celle rôdeur prouinr de la forme de leur corps: mais cela ell: iarzls. Er quil ne foi: vrajr, loir pris vn baûon pour exemple, Sr qulvn homme leieeiede la poincle du pied en l’air,ôc qulzl vienne rom berfur Ya ware bontzceulsqui lerôt loing,l°a¤ronc‘ve¤·prëdre vn rel tour de demy cercle, qoîl aura iemble que le ballon meilme ai: eîle courbé.c fi les Daulpbâns eiloiêz: courbez en la mer,au£ ii le feroient ils en terre quand ils y (ont apportez. Ceci loir diô.: fcoucbant de Ya ‘curuicé. Les pemcrres les peuuent bien peindre e courbez,8€ leur peuuent fazre retenir leur nayfue figurezmais tou p ç teffois qui venlt parler du naturelgl 1'2'Glll nullem Er courbé: cbole ' · l dique ie pourrayprouuer par moult grand nombre de Daulpbins . portraiëtsen plulleurs medalles fort antiquesgïanr en or,argent, - p _ qrfen c`uyure:qu°il a pleu a monûeur le rreforier Grollier me mô T _ £rrer,eronelles (ont reprefengez lesDaulpbin$,Clonr la plus grade a i . partie lont touts droicîrgcomme nature les ha produiélrs. _ nes noçssoxsxsnixsf fx ·_ Qze les Daulplivs reprcjentcïcs mzszlallzs antîqzzes, wm: ~ uècmocm de Poinîl en gozëzîf avec lc P0z·t:·a2iF:`l’ dsâviaoïouin fmmmmé Bec cll©_yc. A C baie, X X. EN àlleganc les m edalles ou i’ay Ven les Daulphins portrsiëts, ie ne pretens point enl`eignez·,ne rendre la raiîon pourquoy lô y aitgrauë ou peinét les Daulphins: cnznme quâd fallegue peut tefmoignage celles de moniieur le trelomer Grolliexgbôine lingu- liereineut diligent a chercher les choles antiques, 8c de plus gti de bonté de meure ales communiquerzmais pour mettre deuât les yeuls la naifue figure du Daulphiu, qui en touts poinéls com uîent àuec le portraiék que i°ay faicît çecirer quand 1’ay reprei`en· sa les Ma1*i`0uins llumommez Becs cl`©y‘es.Parqu0y1`ils com uiêe nent enfeinblqnous aurons raiion de conclure que foi: vue mei me ch©l`e.Car baillam: la figure de l°©ye, il n`y a celluy qui ne la puilie conierer auec le naturel apporté dela me1j:8c0u il ne iesoit trouué ellre (on vrsy portcaic'}:,il y auroit occaiion de me qrepren drelequel pbrttaiêt de l°©ye puis mis en côparaiibn auec ceuîs ' q_ui`ii>nt reeirez dellantique, rnonilzrent 2 l`œil;qu”ils aient eiiez xeriifez touts deux d°vn incline pation. ` q W ` q (lu; les Amiens autl9eurs,a}s*?r02£u€nf que les Beglîgisiizs 1 5. aient #5 graueï ei monnaies aéîtiques. ClmF.X X I .

 Ãis quant a celles des medalles, ie troy quîil `n°y alceiuy qui

È? XnelesVueille~bien'appr0uuer pour peinéiures deîlaulçhins. » Car quile vouldroit nier,il (etui: Facile de Ie prouuer pà€1’ae:E<>> rité de Amiiote Sc desautres anciens ausheurszveu meîmemeièe que les Tàrêcins long temps auant la grandeur des Romains a» uoyent deiia faiôc gr au er les Daulphins en leazrs monnoyes, ( en memoire de Taras fils de Neptunedequel on feinéi: auoir elite m ué par les àutres dieux en vn Daulphin.De la vien: que Taxes fils de Neptune (cit portraiéït lut vn Daulphin ,en la maniere de · Jceuls qui lent a chenal, tenants le Dsulphin lvride, le c ôduilâc la bu il Veult.V0ila quant aus Daulphins portraieis es mônoyes des C['aremins.SeeInblablement le Roy Aiis auoit vn Dsulphius grsué en les monnoycsdequel portoit vn peti: garlon deâus (bn ` s Cl0slA ulli eû il allez approuué queî." ite Vefpaiiâ aucit en fes de

 unes names sa x. xvxn

uifes Sc medalles le Daulpliin entortillé autour de l'Ancre, figui- fîant ce que diibit le prouerbe ancien cl’Auguite Cœfar, Pqlllîld _£em:è. Car côme il n’eit oyfeau en l’air,ne vire d°arbale£te qui toit plus impetueutene qui puilie aller plus viite que le Daulphin,8c qu’1l n’ei’c chofe plus tarde 8c qui retienne mieuls que faiét l'An· creytout ainii ces deux Ancre Z5: Daulphin ailemblez enfemble citant de nature contraireuigniüent quelques tem perance.Voila quant aux Daulphins qui on cité portraicts es medalles de Tite - Vefpaliendeîquelles nous auons veu ou i’ay di6’c.Nous auôs auS li bien veu les medalles de Claudius Cœlar auec Neptune tenant vn Tridengaliis dellus vn poifion,qui ha biê la (emblance d'vn Daulphin mais ie croy que n°eit cellui que les autheurs nôrnerêt Orca, duquel ie bailleray la peincture par ci apres.Pline parlât de eepoiilbnuacôpte entierement toute Yhiltoire faiôse par Claudi· us Caellzrdequel eitant au port de Oftia, qu°il failoit redillier, en print vne,dont il feit (pectacle au peuple·Romain.8€ croy que il lait faiét retirer en fes medalles,8c que ce (oit elle qu°on yi voit ` portraié3:e,8È: nonpas vn Daulphinzfen parleray plus amplemêt ala fin de ce liure en defcriuant le poillon nommé Orca.D’auan· tage nous auons _veu le portraiât des Daulphins qui iont `es mô- ’ noyes d’Augu(te,8€Rufl?us,Tyberc 8€Domitien8cVittellius,qui fonttoutes Latines.Mais encore oultre les Latines mon dit iieur en a des Greques, qui me femblent beaucoup mieuls obferuees que les Latineszôc celles qui (oncles plus antiquesfôt les mieuls elaboureegdetq uelles (ont retirez ces prefen ts poxtraicts. ·

 Vrqy pogtraitl du Daulpbin retire d'\me antique medal:

' » le de mrmfcur lc Trqlnicr Grollicr.

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1, . . ' ` ` `R `l`\“ _ . ·'·· p · 1 r ‘ / ‘ L Les Les Daulphins (ont naifuemcnt rcprclentez en ccûc figurcaul; ï li cit cllc d'vne trellmtique medalle} laquelle mondicîi: iieur cftii ( jnc elite Grcqueil n°y a poinétdîefcrxpture uutouxgauili elle ne elt pas en Forme plane en la (upcrlîcie du côtour, comme les au tres mcdalles,mais cli rôde par les l>ords,8c ha deux petites orcil les.C`c€t ce que i’auoye a dire touché: les cfngies des Daulphins quenous auons veus grauez ( ur cliucrlcs cipcccs de monnoycs antiquesgoutes lclquellcs conuiennent aucc _lcs pcinôturcs de noiîre Bec d”©ye. _

Qsc quelques Kms aimt cu opinion îllô Fîflurgcon fuji IZDQRQVÈIHZMQÉS qzülpit tout lc côtmirc. c1»;«p.XXII.

IE Voy que plusieurs de ceuls qui sont admirateurs des choses naturelles, & qui ont grand plaisir en regardant de plus pres aus choses memorables, se complaignants quasi en euls melmes, de ne veoir aucun poisson en France obtenir le nom du Daulphin, de ne pouuants iuger lequel ce pourrait estre, se sont efforcez selon l'imagination qu'ils en auoient conceue, de maintenir qu'il n’y eust point d’autre qu’on cogneust, a qui le nom de Daulphin peust mieuls conuenir qu'a l’Eiturgeon, & ainsi s'estâts totalement persuadez que l'Esturgeon debuoit estre appellé Daulphin, l'ôt affermé estre vray. Quant a ce point, leur opinion est aisee a confuter & pour ce faire ne vueil qu'une merque :c'est que nul poisson peult estre appellé Daulphin, s'il n’a la queue en maniere de lune en croissant: parquoy ii lllïlilüfgâûil cftoit le Daulplun, aullî Fauldroit il qu’il cult la queue en lune. C’est une merque que touts ceuls qui ont escript du Daulphin,ont mis en memoire,de(qucls il mc iut tit en prendre pour exemple en tcl`moignage_vn fcul Ouicle, lequel parlant clcs nautôniers Tyrrheniens, lelquels il Feincî: cfr.-re traniinuez en Daulphins,clic`t _

Folcata xzouiffma cauda est, Qxyalia afimîiicjînuanxur comm lune

Or l'Esturgeon n’a pas la queue en lune, aussi n'est ce pas a luy a qui le Daulphin conuient. Ie ne vueil pas parler de l Esturgeon plus amplement, sinon que pour monstrer que nous n’ayons pas ignoré quel il est, & aussi pour monstrer qu'en auons la peicture Et l'ay i _ iïixieuîxnniiiirnèli ' Yày voulu faire mettre ici,aefîn queceuls qui eûoient en ceûco; pinion changent auec vue me1lle;u·e.Ce que ie nomme Eilzur. geon,aeBordeaux efl nomme du Creac. Et combien que l`Eiiur· geon cnoiile en longueur exceiliue; comme eiloit cellui qui fut I apporte au Roy Francois a Montargigleq nel eûoit long de dix- qhzzici pieclgce neantmoins nieffoitepas Daulphin pour cela.

 Q ' La Vraie Pcznëiùfc dej E_/iurgevn.
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Q_l£·PlZlfl6£lï$âi€?1î¢[lÉméq£€€`i)A_£lJH0iqUi¢J[l moult grans! pcf omwurri au Pau 6 .0it lc Dom] Ein È ui:] uit tout le com T traire, · Claap- X X i I I. IL n’y a celuy qui aitleu l’hiRoi1·e·duDaulphin qui ne (hehe bie yquxlaitle nez fO1"ClOî`1g·Eî pource que lon trouue Vn poiiion "nommé Adama en la riuiere du Pau de moult grande eorpulêce, beaucoup plus grand que l EPcurgeon,8c qui eû du genre del E- flufgeon, pluiieurs ignorants ibnnom ancien, ont eu opinion que'c°eB:oit le Daulphin: mais xl Fappelle Amîm Et a fin que · quelque autre ne pen(`a‘ii que ce full vn Daulphin, iien ay aufii i voulu baiilerla peinéïureauecion vray nom. len'en bailleray pas la delcription en celieu, cl`autantqu`1l neie peul: referer en · tien qui ioit cles efineces du Daulphi·n.Et'n*ay baille la peinâcure finon pour teimoignage contreles iaulies opinions qu’o·n auoit du Dazfphzn. l · ‘ · La p0:·tmiÉ`iu¢'e Ju Pagan Je clcfmc furcc grâalêuf, murzi en la rieicrciclu Pau, u0mmÉ'Attilu$. i i , ·‘t#, /ri'; " °"î" ‘*l l o A ' 1i Ã9’777?O/'47 É ' ( . i ` J A ="·"·'*î " . -: L _` , î '<7‘:'¥» ?. ,,

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QUE le T07?,C?7(0¥ qbüljbiî 616 gïûîldâj fûfiîlllüîf (, ê'

 ai: la gucuctn Lune, il cjï toutefjbts dzücnmt au ·Dau!»

Flam. ebay; X X 1 1 1 1. SEÉT3bI3bl€I'BCDÈI€ Ton eûamzmouk grâd poifïiun, ai:mtq¤€!· que iêblance ;uecIeDauIpl11n,ih.^1dô11e occâüb 3'@iL11iC‘DI‘S qui nc le cognoiîînoycnt pas,de 16-ÉOUPÉ OHBCY POU? Da UÃPÈILH., $14:8 3 ED CYCD Oüâf I €i‘1‘€uï,à €U AYVOUÃU bâlnêi 121 pemct Llï€,8( 8U d¢· meüfânt H3? Iheîtâïltî Yieû de ia dCfCI`ÃPCiOD, Caf IC UC p1”c£êS_¥11€C tte Chûfê PAF Cüîfit CU C6 hU1‘C,qUÉ DCCOIRUICDIR il €X.L€I1€¤ï€_§C ' interxeure hiûoire du Daulphin. · La pcinïïurc Su Tim. È' Xzsügx °ë’*`~* `îs, , \ \ \ «  üi ' ·• 1'H F1'.!,'/J, ‘ à 1}: L ¤;1·tç`*`·\`1"(·Ã.3 #2%:;% · Ie -·». , ·  : ;r/zëtgë § 1 gi tw} i@`@;’Z'É;jf;#l-j7l_)É · · _ .4 "¤’*Ãâ`X\f 1*., ,'· W .\ \ V ' · >"" ·,· _? 3 à —, ` \·` î: 'î’*·^Q§««'·" Z}

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- QM lt? HOM dz MQEÉUEH (OHHÉEUHB d·Pl£4}?€l41'$ Pûqplîîf, _, , I jèlûli (Z2 iûmmuîft ûppâüelîlûü \ûli€g<2É2'8 , É? Tû! ;û)1 pûllï

,   v_ gag) Iv Daulyloiz-je !1Q7îë?}É € Mic Qye. chap. X XTV.
   Yam propofe de 1·i` 0 ublief rien de ce qui appartient a Yhlffoi
 ïôdll Daulpbin, ie UC puis [)ODfï€mCDL" CG fâifê (ZES Y COlT1•
‘ prendre mainren andes autres poiiîonfqui 1"qntde mcfîue  
  CC;x€f QU 619 d0tbUÉ‘E*€î¥fC‘UOmbf€Z 6D ionegeme. Caf à àppêudilô  

j du nom de Marilngxn ePc general}: a plufieulre poxiïom. Parqcxoy

 ëyànt m0n;priucipaI—poi¤& pour bu: qui cà de b;1iIex<`Ia \<rz5fe
 " D z. pemfëw ·· rnnuxnn rivau-

peinâurc du Daulphin comme nature l'a produiétdam luy ad- iouûer note ou merque qui loit artxfic1Clle,ou diminuer, 8c a fin de prouuer que eeluy quiàentreles eîpeces des Marlouins eit no- mé vne ©ye,foit le Daulpbingl rauldra premxeremententedre, que nous auons deux poiiîons allez comm uns, 8: qui ion: quaiî apportez touts les vendredis 21ux_m_arcl\ez des poiiionneries des groiies villes,8c principalement dePar1s,reiiemblantsl vn a lau- treuudifterëment nommez Marlouins.Ma1s entre euls il y en a l°vn qui particulieremet elt nômeBec d’©ye,ou©ye:lequel n’e£l: pas du tout fi comun qu°e£t lautre eipece: qui peur auoir le nez plus lôg,ha trouue diftinâtio dsaueç l’autrei\/lariouî. Et côrne les Geneuois ont nômele Singe de mer Pejke parie, pource qu `ils luy ` Veoiêt fa queue faiéte a la maniere clîvne efpee platcezfemblable- met 8: par argumêt pareil le Daulpliiniaiât le nez log, ha prins le nom d°vne ©ye.Et le poiilo nôméXipî5au qui ha le nez lôg’cômc Vne eipee d'armes, dont il ha gaigne ion appellation Grequeôc Latinefêblablement ba cité nome a Marfeilleêça Genes le poil- ion Empereuxule di a Cenes eitre nomme Empereuzga la diïrnerë cedes fufdiûs Singes de mer,qui ontvne queue moult lôgue cô me vne longue eipee plat:e,par cela ils lappellent Fg[ce[pada,&en Frâcois poiilon a l°eipee.Mais le Xipbim, auquel les Francois ont ' Veu porter le nez li long,a eilze par euls nomme Heroucle mer. e · Aufli pour ce qu’il y lia vne des elpeees du fuldiet Mariouin,qui ha le nez long a la façon d°Vne Oyejêolaplement ils l'ont mémé Vne©ye. Voila que i’auois a dire dela iuidiete Oye Sc de ce qui Y ha meu les Frâcois a luyiauoir baille ce nô. Ceit vue note inîalli- blezpour lcauoir bie diûîguer l’vn d'auec l’a utre.8c_de laquelle A- riftote au iiiiides parties ha iaiît mention. Car ilha diet en ceit endroiât la que le Daulphin ha le bec lôg8crôd,Q¢yîv¢j¥nî Dclpliinû ` 2·Ã(dit iljîrufïura tereti ac tcrmîft,facz[è_]`cîd£ m ori: Éaâîtrî :15 poteftvoila u quât a la premiere efpece des Marlouis 8: la principale de toutes · les autres,car c°eit celuy qui en le Vray Daulphin. L'autre.el`pece « deuMarl`ouin, diet en Grec Pîîocemz, en Latin Tdzjyo, 8: duquel la u cognoiilance ei}: plus vulgaire,8Z qui tient leîvray nom de Mar È (ouin eit'l`emblablemêt|appelle marlouin comme lautre defius · dic°t,n°aiant en toutes l`0rt€S autre furnom F1‘3nC0is ._ Encor y a î 6 ` VIE nz: rorssousuanxus. fs vne autre tierce efpece de Marfouin,clont i’ay (emblablemët re- tiré la pein.é’cure,qui elt vn poiflon que ie n’ay pas veu (ouuent trouue en comm un vfageiit pource que ren baxlleray la cîefcri· puon a1lleurs eniernble auec la peincït ure, i’ay remis toutes cno· ies a les ipecifier en le ur ehapitre.CeB:e eipece elt (eulement daf? ferente en grandeur aus cieux premieres, 8:: en quelques autres particulieres merques 8c pourceque ie cliray toutes les entrera des trois en leurs particuuers chapitre ie ceiieray d°en parler pre· [ lentement car il fault queue baille premierem ent leurs diflziucztr ons par noms propres. La oliflintlion cle leur 220172,67 que ll©_yc fait le Daulploirz E1 aux lc Mmfmizz fbi: dcjbrz game. Cbup. X X V I . PVis donc qu°il elt ainfi,que les Daulphins Sc les Phocenes (ôt comm uneement nommez Marîouins , ôt qu’iî àn’eit aucun poiflon que nous cognoulons pour Daulphin queles fufdicïts; Sc qu'il n’y_en a aucun de touts les autres qu: xuftement punie tenir le nom de Daulphin quele Bec cl ©ye,_il m’a ïemblé bon apres queïen ay baille des portraxêts retirez de Yantique, pour con€e» rer auec l©ye,en baiiler coniequem ment la peznclture, n’en fai- fant autre diicours que cellui que i’ay ?peu ouieruer, Ka ns fairea- mas des eicripts cle l°autruy,nnon en tant que ze mien ieruiray a — quelque propos qui puiile eirre (eat ala cixftzncïion des fufëietes '/eipeces.Car nommant le Daulphinul faulclra entëclre de l"(}ye. Fay mieuls aimé retenir la diction clu Daulphin tant ancienne, que le nommer du nom cle Bee d’Oye. Et a fin que le nom du Marmuin ne 1'oit confus, iel elcriray,pour exprimer le poiflbn que Fay ché} eure nommé en Latin auggcüou Ta®<>,8tPî5¤c.cm en Grec 8c ainü par ce poinêt on n engencîrera point de confulîon aus eipeces. A ' · Q4?] nefbit modem: Je `vrofr lltvgraueric des Daulplvins A jin les momzaécs. ‘ ‘ ebay. X X V I I. APres que Fay fuflîilamment parlé des Daulpluns qui font por- traiëts es monuoyes antiques,i`ay voulu coniequêment par- - * ` , D 3. ler par M: sa x. xrxe ler rleeeuls qulon Voir granés es monnaies m0:lernes,clei`qnels il ·‘ elle tout n1,ani;îe?re’qne la pein-frere en efr r`aullnc.D5eqnes ce n`ei’c pas clmie moderne de venir les Danlphins retirez en peinêrure 8: en armayries,enieigzzes,0n làxlprnres des monnoies,3z autres engraueerespn ronres eîpeces de rnerauls. Car des le rem ps des plus anciens Troyens, Telemaclms qui Ext fils d’Vlyil`es Qainfi qse Guido cle Celona a. elcript en llxiiroire cle Troie) pcrroir vn Daulglxzn peinélc en ibn eàeu,en lliôneur de celui qui llauoit Cm né du perzl de la rner.E·t eôme ray cliâ de Taras qui int lôg têps amant la pnznsnee desââonisins,lesTarenrins Yauoyent retiré en leurs armoiries 8c monnoyes. A rhenens aurbeur Grec Si V alter nus de reims Brztouum efcrinenr que Cœfar donna vn Danlpliin au ieigneur du Daulplmzé pour ies armes, en remuneration de ce quil luy auoit aydé en les guerres côtre les Gaulois, ie nlen diray nuire mien iînon que Czeiàr nignorant pas la nature du Dazzl- pâ:in,ne anfrîl le cœur ducliet ll€1g1î€llï,l€Ci'OQU8 digne;] u°il p0x·· rait vn Da ulpliîâponr armes Et tout ainiîlq ne le Danlphin lia clô. né nom a la regron qui efr maintenant nom rnéele Daulphiné, pareillement le Danlpliàne lia donné nom au fils ailhé clelïranee. Etëen luy clommnt ce nom, auîlx elle luy ha baille vn Danlphin pour arm 0yries,clel`q¤elles arnioyries ze ne pretens_aucnnenient _ parlenlinoxi dlanrant que le Danlphin tient le premier lieu cs ar- mes en ieelle 8: anni que monüenr mmüre lean le Feron,n’a rien olnmis t0::cl1,m_r ceci,qu’il ne Fair amplement efcript en (es Qli- ures dàrmoyries. _ Qçc Ess Fcirzëlu rés mdcmes ales Daulglyinx, ne tiennent l rim Ju mturcl aim rrgrefrnterzt *222 mcnjlre Je mei;. _ chap. XXVIII. SI les Princes modernes Failâts engrauer les Daulphins en leurs monnoyespu bien peindre en lens armoyriegeuflent eu aulll grand loing cle laiiler memaire cîleuls a la poil erité,c0m me cu. · rent ceuls que i ay ici deflus nom meznls euflent enfuyui de plus pres la Vraie peincture duDàulpl1in;8£_l}eullent faxér reprel enter an naturel dont il efr m0nlt`ell0igné.Car au lieu de le on a mis vn monfrre en peiné`rure,qui ne Fur iamais veu, auquel on raie`: porter des el`cailles,8c plulieurs arellzes crenelces par deiï (us Dnspozssous Martins. rg fus le cloz,8c aus deux collez des ouyes,8: pluueurs barbes pendâ — tes par cleiloubs la gorgqcochees a là façon cl`vne creiie cle Coq: choîes totalement raulies Sc eitranges a ce poiuon,& ui me lê· bleu: elite moins leautes,·qu°il ne leroit conuenable ala dignité du Princeyeu melinemeut qzfon en eult bien facilement peu recouurer la p ein€rure.Car(com me i'ay deua diet) il ny ba ba- bitant au riuuge de la mer Adriatique ou Mediterranee, qui en· core pour le iourcl’huy ne retienne la ntiqueappellatxon de Daul phmje (cay bien clont Vient la laulte·C°elt quxleil aduenu en la peineture tout ainli comme a ceuls qui tailoyent peindre lesAi· gles de l’Empire.Car comme les peinctres (ont curieuls cle mon· iirer leur arnficeâc de faire rnxeuls apparoir les traiâss de la pein- 6tuèe,aull`i ont ils susouué quelques ornements a cel°cAigle pour la faire mieuls complazre a la veue,attendu melmement que les peinâres 1`elfudient de bien remplir le champ de couleurs, La· quelle chole 2 elle de li long tem ps continuee, que cela ell non leulem ent es peinet ures cles Aigles en forme plane,mais aulli es gra ueures,tant (ur bois , marbres,que metaillit tellemêt leur ont delguife les tell:es,3c faiâ: cliuerlem et retourner les plu mes,qu°el les ne retiennent quan plus rien de l’Aigle. Qzcllc rafin ont cu les peizzllres de Jcfgzeuer leûaulpbin, È luy faircperclrc faformc. ’ Chap. X X l X . DE lemblable occalion a elle deîguile le Daulphin cômel)Ai- gle,lequel combiê que nature la uoit fabrique,(ansluy auoir donne beaucoup clbrnements cle beaul«:e,l’ayant leulement com pole tout clvne ven ue-comme vne chenille, cou uert d°vne peau polie relemblant quelque cuinlëns elca1lles,n°aiât point dbutres ' belles couleurs quon voit en pluiieurs autres poillons, Bt xfaiant rien que du noir ôiclu blanc.Ce neautmoius les peinetres de leur authorite luy ont adioufte quelque chole de leur artifice}: reti- rants en portraieture,_ellima1:ts que (ils fuyuoient le naturel, la peineture en leroit mal plaifante a la veue. C ell la railon pour- quoy ils luy ont change la figureïtellement quïl ne retient nete quelconque qui le puille attribuer au naturel,& ulm merque fur foy en quelque lotte que ce (oie, qui ne toit _l`aull`e: ou bien il le A ·— ' fault Parmi sa zxvnn Faultprendre pour vn monftre cuntreîaiôc a plaiiir, qui n’eû: en ei`tre,8c qui ne fut iamais veu dlaucun. Eftaut donc ii aduancé en ces mon£tres,ie vueil munftrer que toutes manieres de gents ont inditlierêment permis qu°on leur ait portraict des monitres, qui iamais ne Furent,ne (ont,ne ne feront . (galon aitgrarzdvmcut alosjë cn pcégrmnt les poujbns un _ lc$cartc5,C¤” que lligrzvrumc des lvommespit casa}: que plu fleurs mëflrcs zic mer aient qflefauyemcnt portrait isjâs aucun iugemevt. Chap, X X X _ L’Euident erreur de pluiieurs hommes ignorants Yartifice de nature ne mepermet palier oultre las m'efmouuoir,8t les tou Cher cle leur CCîI1€1‘1Eé·l\l,€llZ ce pas vne faulte digne de reprehem fion,de les veoir mettre tant cle monütes marins en peinêture, (ans auoir cliicretionïlnconitants eipris, que ne coniiclerent ils qu’1l y a perfection en nature? Voulants donc peindre ôt reprelen ter les clioîes naturclles,ne pouez mieuls faire que fuyure le na- · turel~.Et li ils ignorent la cliotepourquoy la feignent 1lsÉ eit cauie de fi grand erreur, iinon leur folie? Qfon voie les peinâtu- res es cartes marinegcombien leurs monftres (ont eîloignez du naturel.O quels eftranges poiilons marins? Qu/i ell celuy qui ne faebe bien que les noms des anima uls terreitres eurent ancienne ment leur appellation tant enGrece que ailleurs auant les maris. Par cela la plus grande partie arles poulons marins prindrent le nom des animauls terreitres.Et fa ult ainfi entendre que les ma- rins eurent le nom des terre&res,mais que ce fut par-quelque ac cidênï ell: celui qui ne cognoille bien le Lieure terreftrefquel - le iimilitucle ha il auec le marin? Nous l’auons veu 8c manie tant en la mer,q ue clebors,mais il n’a aucune (emblâce auec le terre· iirebemblablementleRegnard de mer qula il de commun auec l celuy de la terre? nulle certainemêgunon au gouil,8t—en couleur. Aulli le Singe de mer8c le terreltrëont bien quelques merques qui les font eure comm u¤s,mais au reite ils ne le rellêblent pas. Dauantage qui ei} celuy qui ne lache cognoiûre l’©urs dela ter reëôt touteliois qui luy môitreroitl`©urs de la mer,il auroit beau ' longer auant_qu’il deuinail: fon nom,car il eû ilernblable a vn ho- · z , ` l mar, _ nesnozssoixsmanins. 17

 mar,£inon qu’il rfha point de forces, non plus que la (aulterelle
 ' de mer queceuls de Marieille nomment vne`Langu1ie· Oultre
 plus ie croy quil. rfy aithôme qui ne cognoinevn Qnien de m er,
 caril retient ion nompar toute la France: 8:, toutelïois il nesreliè
 ble pas a vn Chien terreftre.Q;;·;nt a ce point, ie nentens pas de
 ceuls qui denoiire cognoillance furent mis es eûangs de E ontai
 ne bleau,8£deChantilli,qui tuoient tout le poiiïon delfeitâg, tel-
 lenaent que II1OI`1il€UïlCCOHD€&2blç,€d€ contraint} de les faire

î tuer a coups de trai€ts,ô£ d’arquebutes,mais ie parle de ceuls qui (ont comm uns par noz poiiïonneries , qu’on nomme Vulgai· rement Chiens de rnet,8c defquels nous auôs encor pour le iour , ·d’huy toutes les quatre efpecesque clefcriuit Ai‘i£tote,8c qui tout cogneus par les marchez desvilles.Mais non par nom propre car ceuls quil nomme gpirmces, Neërides, Cxmicuias, encores q tzJ€i·

 les (oient toutes apportees dela mer,toutei`fois on ne les tintin-

gue point a Paris, Rouen,ne es autres villes de l’©=cean:comrne a Marieille car Ncëridcs ou bien Hinnufz (ont appellees Nuîoles, en _prouenfal,8c ,Canic»[a vn Palumb, 8c Stefïam vn Gar, qui eft ce qifon nomme vne Rouiifettezauüi ell: ce le Chat de mer, que touts (cauent cognoiitre, 8c Spimces 8c (ont nomrn ez Eîguiîats. Etle Homar n’eitce pas le Lion de la mer È Et ie Mulet ne mer, encor qu°on le nome de ce nom la,il n°ha aucune merque comu ne auec le terreftrqnon plus quîVnA(ne ha auec le M eriuszcar le Merlus elt l’Aine de mexgmais entendez que ce toit le Latinzcar Afefîus eit vn Merlus: 8c qui tourneroit Ajëîfus , on le notmne· roit vn Aime de mer.Ie croy veritablement que fi ie Vouioye proceder oultre,que i’en trouueroye encor a nomizrer de ux fois autant defdiérs pniiïons en la mer que ien ay defia nomme, ielî quels retiennent leurs noms des beiies terreiires a quatre pieds. Et au reite pour n°elire point diiiraiér ii loing dela matiere que ie pretens traiétenmais touchant legieremet pluiieurs qui tiênent leurs nos des oyieauiucôme (ontCorbeaux,Iv1erles,B°rourneaux, -Griues,Hirondelles,}`viilans,Grues,Cigalles,8t pluneurs autres je blables qui iontnommez du nom cïoyleaux Si autres beûes ter- ~ rePcres,comme auf? i ceuls qui ont tronué leurs noms des chcies u quoy ils rellembloiêt com me efr celuy qui a le nom cijvne che— mille ou fcalme nomme Sgéirena que ceuls de Marfeille nommer E. pes efcome . PREMIER trvaz " " pes efcomc ou bien des lignes eeieites,Soleil`, Lunetlîiioillesz ou A des rruxârs qui lent fur terre,come Concôbres,Raifins,8i©rties tie merzeîeaquels ie nie tais rnaintenangremettant a les (peciiier ailleurs en cnaique chapitre particulier. Touts lelquels nôs leur ont efr-é bailiez pour quelque oeeaiïon.Car les accidents lont eau — ia de eelaies autres retiennent les noms de leur elemeuieeôme ceuls qui habitent enrre les roes 8c lieux pierreux, on les a nô- —mez laxatiilesles autres ont elle nommez cles nom s,ou ils font leur reiideneezeornme eeuls qui frequentent les riuages font ap- pelles Lizrmîes, au contraire des autres, qui le tiênent en la profô de meigqui ont nom Pcâbâi§.·Les autres ont leur nom des mala dies donc lepras Oil lele pris en fait Foy, ou leprades,qui Vault quali autant que qui diroitâ Pforacles . e’elt vn poillon ainli ap· pelle pource q uela couleur de ibn efcaille ell femblable aceuls qui ont la maladienommee Piora, qu’on nomme, en Francois. le mal (aine} Main.Telle manierede poiiion a Paris cit appellé vue Vieille.lly en a encor d’autres qui ont la couleur fi elegante, quïlnly a papegault ne paon qui l°a1t plus viue,ne plus belleîtli lon a nomméquelquefois vn poillon cle cenom de Paon ou Pa· pega ulr, ce nell pas a dire pourta nt,qu’il doibue relembler vn monllre en la mer qui full dela forme d’vn Paon terreilre. V n poillbn cïexeellente bea uté fut. quelques fois apporté par ûngu· larité a vn grand perfonnagea Patis,que ie ne vueil nommexyle quel pource que toutslevoiants d ivne couleur li exquile,le nom· moient Daulphimmais c’ePcoit vn poiâron (axatile nommé vn Paon, lequel ceuls de Marleille appeller vn R0quau,8€ a Genes Lagiouqa Rome Papagallo, a Venife Lambena . Ie Fappelle Paun car ie- trouue que les autheurs Latins Font appellé Pauo vn qu’ils auoient retenu du Cree, a la difîerence du merle qui ef: nommé CollÈr`os,mais,pour ce queles noms.l`u(dic`ts (ont di; uerlement attribuez aus (axatilles comme auSanut,a la Tanehe , demer ou Pbicis ala Canaelelle,a la Cannerelle, ala Dôlelle e`ell: a dire Iulis qulon nomme Zigurellqôcau pie ou.piuert,8cque les Romains font cliitineriô du Papegault au Paunsôc qu'on·ne.i`ui6l: point fi exaôtement cette difierenc ea Venil`e,i°en ay bien voue ln baille: la peinêture, ` 1 · Le DES PGISSONSMARINS. IS L6 Fûïîïâiïl JH Pûûïl de m¢ï· . A x X Ea.} ïeè. ‘ na ‘ ""*€*- *L  ? ~“ * l

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   Il - EQ2! PREMIER LIVRE
Le naif portraict de Citharus vulgairement nommé
Bremme de mer.

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Qui voulàoît diligëmeut. chercher railfô pourquoy noffre Brême de mer hà elle nom mee Citîî am.<,ie u°e¤ (caurois autre chofe qu’en direjirion qu°elle ait des ligues le long de les efcazîles 2 la maniere ,d’vn poiîlon nomme`? Saqoazlefquelles peuueut reprefen- ter quelque Femblance cles cordes rendues eu long, reüemblaut la harpe d°Apollo.Ceci (oi: diff: par mauiere’d’acquic en pailaut, _ dhutaut quïl me (croit difiîcile d’eu trouuer autre raifou a’ dire; ’ Mais pour ce que ce`poiH`onCir5mm.< a quelque aëmité en diâion auec Izym ôç auflî qu°il y ait vu autre poiflom qui ef: part1culiere· meu: nommé de ce nom,il mh (em blé bon. eu toucher quelque- mot Sc en bailler la pein€rure. Car la Harpe & la Lyre dont ces deux poissons ont pris leur appellation, estants instruments de musique differents l'un a l°autre,que les Grecs ont aufli nommé feparemeuga Hu que ,l’afï`i¤i€é du ’Vocablede Cîtfiam G gm ne trôpaû le le£teur,preuant_l’V¤ pour llautrefay auiïï bailléla pei- ôsure du poiiîon nommé Lyra. Lequel fut ainfil nommé pource quïl ha le nez ala fàçon d’vue Lyre iuûrument m-uficgl. Ceuls de MarI`eille.l’appeHeut Malarmaqquafi,mararm~at;Ceuls de Ge nes lenomment Pel’armaî0,8: Veritablemen’t‘c’ei`r·a bon. droiôr,. ear illeiïrtellemêt armé tout autour du corps d°eI`cailles poîâues, quïl (êble elite tout d’os.C’ePc.la caufe pourquoy·0uluyl1ahaillëDES P1¤·ISSON$MJLR‘ÈNS; ;9 le nom de Hofofkos. Il ell fi rare a Venife,'qu°ils xfen voient poît du tout: 8c iîfrequeuc a Romezquïls Pont touts les iotxrs en leur p0i·H'0¤nez·ie,8C le nô m em: Pgceforcêgcar il ha lebec longâi fouré clmcom me vue Fomclsezau reûe il eiï: fêblable a vn Goumault, ’IÈumbe,0u Rouge: .Et ce que nous appellôs €0¤mauts·0uRou· g€ts,les Romains les appellent Capcms. Par ainfi Pzmlus Iouius ellcxiuazzcdes 0ifl©nsRomai¤s,a`miscefîu cfaucc le Ca 6 Self 3 (HEC GQUYH3UlÈ·Rl€?€TlZüîP}T<Cll·È Rh} C£2îJ07IC$,QHl· Elfkffûîïl Sügêflt fgllïn, fzxlôrffüm §H;îÃ$']î1¢&ïî%iS czrmcztum, giiûs încgënêfc Ctzpômtm ?‘lfC£l‘ÈOT€$ îpfi mares cjlë tefêamu s-.Vcéla tout ce qui en a elle eftzripgfînorx qzze on Ya aufïi mis au nombre de ceuls qui fontguelque ilonou voù quand onles pefcbe. · · · ~ La Fainâîïzzrc Ju Fvêjlov mrmmë Lym. ` I ` Qi} z I ‘ n ` l `* . · ° ,—g,,<j»~ je ' `Ã? · _ · _. , î èç · ' ‘ · " `Q' \ , â 2 }% 1 Ja É 4:$$' il N & l v ? É 'âîl · "' ·`—î `

   7/  I · 2/`   ·   ·  ‘ ‘ ·   <‘

' ' * , ;}* ô; I §·î· ‘ 'ëa ` l l - , i, V àl. A là A QR Udtüïë HC FïOÃl·¢?îÈ' Vif}'! 677 îilëllîâif flèmêîït güî C6 jçîîlî`, I qlâafl le HC P0üTl£0)¢6 Pïfmlëïfmüîîl 62 ff â"8,Élfû·§£l€ Pûliï Z? YZOSÉT? rirzïi guïvve abo} mrcpzcor qu’cllc [oiti71lz/:tiIc,q'l tougïours Qlimse. · · Clmy. X X X Ã. kg Aix pour parler des choies que nous efîcimôs admirables en 113îUl‘¢)11OUS les CFOLIUÃS plus FETES Claàllîàllî ql1)Cll•îS DOUS ïôî m0Ã11$· COUJIUUDÈSI 8C COHFCQUCUC elles ÉH (ORE d’au·caxl: Plüî Eg;. eftxmees o È'§\·ÉîM_§E_R tive.: el'timees.Car eotnegainu (uit que nous voiôs quelques enclroiôts non îeulement en la terreunais auili en touts autres elements ou nature procluiîi quelque cljxuîe particuliere que ne îcauroit trou ner a1lleur$,ien;ulable1nex1£ les hommes la reeoipuêt d'vne parti- enlarxtélipecialeàartribuàt tel clouaire a la vertu iinguliere- du lieu qui Ya prouurcltezêcpour exemple mettat les mines de clxuers me- tauls ou biêzdiuerîes eipeces de pierreriegqui ne ie trouuent que vn endroi£t,les nom mes le referer a ce que 1`eu ay ia dit,comme aulli les Serpents produiets es delertgelquels comîaien que la ter reioit ilerue pour autres animaux terreirres, touteîfois nature leur adoné abôdant pailcurage a leur nourriture,en lbrte que qui- les traniporcerozt ailleurs ou la terre ieroit îerrille pour autres a- nimauxgrouteiiois on la trou ueroir fterile Scmal confonâte a leur naturelfareillement la mer err en quelques parts fertile djvne herbe,qui ne croiii point ailleurszauni nourriit elle quelque poi£ ibn qu on ne Voir point autre part. Pour exemple de quoy ie prens le Searuglequel ie xfay iarnais trouué es nuages de Crete, · nnon en celle partie qui regarde le leuantzcar la mer niengenrcîre point del heroe dont il le nourrifl ünon en cell: endroiêc la.Aul` A ii la mer_produi<î‘t YH Serpentqui riell: pas terrel‘tre,mais eît Ser · · peut de mer, lequel re cli eure ii rare,qu°il err peu de gents qui le ‘ ‘ t e - ' aient veu. Et pource quil ell; rarement prins en toutes mers,1l ` m°a fernljle eûre tant plus dignecleltre adiouûé en ce lieu.S’il e- froit des eipeces des poiiions que i’ay defcrzpts par le men u,ie le deicriroye leml>laâ>len;ent_. Mais le mettant ici comme chole _ hors cle rn on proposul meiuât clenfeigner par la peinô: ure,·que clef: luy dont Ar11rote;ha`iparle en le nommant Serpent cle mer. Lt a dire la verité,encor quïl loir bon a man ger comme ,vnCon· gre,ou vne Mxurene, Anguille, Lamproie,8C Gallee, routelrois le communpeuple le Vôiant approchant du Serpent terreitre, lha en horreur, comme Fil 11'elloit pas poiflon, 8: Faiôt difneulté den xnengerylequel lay Éaiâ peindre en rafeauxzar autrement ie n’euiTe (ceu exprxrnerêa longueur. ' _ _ _ La pqizglslarc ^ I DES POZSSGNS MARINL ic ` — _ Layciuîïurc du Serpent Je meg; X ` · · ` —®m`7Mx ' ,: ,~ · ~ e `au `~ . —. . _ , · t __ ¢jcî%; =; % ~—  »;~·— " _·. ·'· X [ ‘ ·’] t ` ' L -·?*' ”

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Q4: le nom ik Mwain ncfgnfc finan Porczau Je :21erQ É: que le Porcmatin r1cf>itFaslçP9iQ@22~ gue nous appcllôs J lviagfoum. Chap. X X X I I. P Ourceque Ã,âUOyC 311 PRFRUAHÈCFCIÉÈQ qüê CC IIIOÈ Mâîfûüill ïéîldu CH D0üZ1'€1âgUC)Il€ Ãgtiîüê autre chofe gLl,V11 Porc ma tm,8C qu°il y auoit dhutres poifïons en la mer auiquefs il conne- noit,iI m’a femblé necefïëire d'en·baiHer la peinâurqen prouue. de ce que i’en ay defia di£t.Mais le nom de Porc marin dba pas eûé confcant Siarreûé a vn (cul poiiïomcar pluüeurs ont obtenu ce nom felon diuerfes regionszcommc eû adueuu z..Conûâtino· ble en nommant FHippopotamus,que les vus nômoyêt lePorc marin,Ies autres le Boeufmarin.SembIabIemêt Nzeander efcrit au Iiures des Iâgues,que Ie Cong1·e,_8€ celuy quïîs nômoyêt Gril lus,c’e& a çiire vëne Lotte de mer,eûoît`appeHé Porc marin. Ie Ie PUYS Quai PYOUUCQPAI Cû QUC Plinea efcript du J•i¤ri0,diiÃDt ECS HIDÈS- DL Dâttüiiüc JCLBTZO ÈX€T48ÃÉüT,POTCH[ûm33'îN0 Les Vc·· niciës mîeéens 02*: auiïï vn ppiflbn exzcommunê app€ll2ti¤¤,qu’ils mm mem: vue poecelecte diminutiî de porceau, laquelle eii: de moindre corpulence que l’Eûurge0n,8C croy que îoît le poîîïë qui am cienn € m€ûî€É;5ît·n0mmé Acipenfèït CRF IC H)C¤ Cogûois point ,(l)âLîïi‘€ (GÉÈCB îûïmî Iïlâglô qüiî CCÉG PO1‘C€llCîÈ€ là.PlüllCL!£’S ` âUYFC~SeHâîÃORS ont auflî des POÃÃODS qU)llS nomment du HOm (lâ · ’lîruyeycommea Milam ils omzvn peti: paiflon iemblable a la

   Scarctdla que lesMilan0is(parlam:s leur vulga1re)le prononcent
 V¤e·Tmeue quiefk a dire *}meTruie.Pareilleme¤t les Marfeillois

Cîîiûïlçqâülll qll7IlS nomment VH€TïUCgK;C)Cû 3 C VHC CFUÃC QUI Cîl lêjmefmç Ppillozi que ceuls de Genes Iïûûîmèmî VH rotu- l0,8€ a. Venife peiçe (an P1ero,8c 2. Paris vneDo1·ee.Doree fentes a la dillerenee de celle qui ei}; nômee Axmuglaquelle Fon ne voit e POlUç3«l)3ï1S·Sîïâb0 aulli nômanc les poissons d¤Nil en lm appel s IÈVD ·Pcz‘c;¢s C6 POÉHOH HOIII OFC mâflü I`1)3 POÃHE €ll.’é 3.BIIî’C· - - mem exprimédesGrecs,fî¤0n en tât que Aristote en ha cogmeu un qu'il ha nomme Aper, c'est a dire Porc sauvage, ou Sanglier, le quel il nomme en sa langue Hys,<:°e& a dxre sus, 8: en France ys Porceau, duquel i'ay aussi voulu bailler la peincture.

Le portraict du poisson nommé Aper, autrement nommé le Sanglier.


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Ce San· nns poissons manxus. :.1 Ce Sanglier icy n’l1a pas les elcailles comme ont les autres poil; lonszcar il ha la peau li rude,qu°on en pourroit polir du bois, cô· _mel'o faxél de la peau des Roullettes,des Singes marîs,des`chiês desLamies,8tAmies,8tRegnards de mer .C.r tnelin em et le poil lon que quelques vus auoient par ci deuât delcript pour Apezgêllî le Regnart de mer.Ce Sanglier ell vn poillon allez hardi a com· barre les ennemis, car en oultre ce qu’1l ha bones dêts,8t l°el`corce dure quan comme cuir,il ha aulli des aguillôs dellus lon doz,qui lent fort alpres ëcrobullesll ha les ouies cachees dedens,comrne la Murene,qui fut vue caufe que ie pelalle quant ie le rrouuay la premiere fois, que ce full l’£xocems. mais i’ay depuis trouue £x· accrus qui ell lemblablea Glmos. Ce Porc lâglxer icy ell rare a trou uer,parquoy l'auons leulement veu pedu es eglzles repli de bour re,comme a Ragonl`e.Au telle, celle peinélure a elle retire du naturel,dont ie n'ay voulu nonplus parler qu°1l a elle beloing de dire pour faire entendre qu’il auoit nô Apcr,c’ell a dire Porc lau· uage,duquel laîgrandeur vienta eltre en com parailon a laCarpe. Il m’a lemblé que il me côuenoit bailler toutes les (uldicles pei- etures pour demonllrer l°erreur de ceuls qui peignoient des mô- llres contrefaiets a plailir. Or laillant ces môltres contrefaiîts a plailir,auec les inuenteurs de tels portraiets Éaicls lans conüde ration,ie retourneray prendre morfpropos que fauoye encom· mence,pourl`uiuant l'hi?coire du Daulphin. (@:0:1 lm attràlwue plzfeurs marques au Daz··b>loi17,gui ‘ fwztfauyrs. Chap. X X X I I I . SVyuant le propos de ce qui ha caé faulfemët attribue auDaul· phin,il relle que ie declare quelques notes,en fon exterieure pgin€ture,qui luy ont fabuleuiem ent elle adiugees,21 fin que quel que autre ne les enl`uyue.Et pource que ie les ay obleruees de bie pres,8c regarde atteutiuement,8c que ie n'ay one trouue vne tel· ‘ le note qu’ell celle que aucuns luy ont voulu attribuer, iel’ay bie bien voulu declarer,a nn de la reprouuer.C’ell que quelques vus · veulent qu’il ait vn aguillon cache dedens lon fourreau en l°ar· relle qui ell dellus lon doz,8tque d’icelle il tue leCr0codile dedes le Nilzëc aull i que le petit garfon d’Iallo qu’il aimait tant, le tua , F. par par erreur,Pcllant picqué du l`u(dié’c aguillon en tombant dellus Sc rencontrant l’el`pine qu°il le nchà dedens le corps. Lelquelles chofes (ont diéles (ans coniideratiomqui tentent plus la `îaule que quelque appaêrce de Verite,Ie ne nie pas qu’1l me punie eilre Vray,touchant fon amour St celle du peut garlon de Iaiîo: mais il n e peult eflre vray qu’il y ait un aguillon zur lon do s, car Ari· ilote n’en;ha onc parleiëc luy qui en ha eierip t li amplement, ne Yeuil pas laiiïe en il y en euil eu quelqu un : 8: au1i`1`qu·e Fexperience en fait f`oy,veu meîinement qu envne telle dzfiieul te,l°œil en peult donner certification quad lou nala chole deuant foy. le ne puis auiil conuenir auec pluiieurs quiqont elcript que ‘ les Daulphins faultants par la mer,ront vn preiage annoncean-t la tem pelle a Venir. Ceci ioit di€t lauluant l honneur de eeuls a qui il eâl deu.Mais il me (emble quîls le lont trompez en ce cas · la.Car Fay expreflem ent oblerue maintefiois en pluiieurs voyag ges,que les Daulphius alloient auilï bien auec le vent,que contre le Vent,8c qu’ils le monllroient auiü bien quâd la mer ell eilneue cnatempellqque quand elle ell tranquille 8: lans vent, cholhe qui appert quand les Daulphins ie monilrent en l’air pour relpirer hors llea ue,laquelle chofe ils fôt auiu bien apres le mauuais têps, que durant la tempeile,8c iemblablement aufü bien deuât comme apres, car les Daulphins ne peuuent viure en la mer sans respirer.

Qu’il soit vray que les Daulphins aydent grandement aus pescheurs qui peschent à la traine, Chap. XXXIIII:

QVant aus autres billoires tanaaara qui ont elle recitees des Daulphins, ie n’en euile pas eicript vn motgü ie ne les auoye ouy n°a gueres raconter en Grece. Car le commun peuple en retient encore pour le iourd°huy plusieurs qui ont este anciennement racontees, St qu’on trouue maintenant eleriptes. Et touchant celle qui a elle diéle qn`ils donnent grand lecours a ceuls qui peiehent le·poiil`on,8t q;u·’1lleur aydent a-lemettre dedens les rets, ôeen recompanfe qifilszparticipent d—u butin qui ell departy edtre euls, Quant au premier, ie trou-ue bien qu’il (oit vray i`emblable,ma1s(con1me iediray cy apres)Cala aduiêt par nnsroxssousmanrns. zz par accident, de laquelle chofe ie puis porter tefmoignage de l’auoir veu en pluiieurs lieux,8t diuers ports, 8i plages de la mer Ie me (uys trouué —en com paignies de plulieurs gents que ie pourroye bien nommer, 8c entre autres de Benigne de V illars appoticaxrede Dilion, qui d'vne obferuation exprelle auons eu fouuenteffois plaiür en pluüeurs I iles d°!E(clanonnie 8c de Gre- ce, regardants venirles Daulphins de plaine mer, quelquefois en compaiguiqles autres fois deux a deux .Car ils Pacouplent malle 8: femelle , fans fe lailler iamais l)vn lautre, 8cn’allants point (eul a ieul. Lefquels en faifant la chaile en la fpacieufe compaigne de la mer.Apres que d°vne grande indultrie ils ont reduicîts plulieurs petits poillons des lieux delcouuerts en la mer 8: contrainfrs 8c (errez en quelque deirroié’c,ou es endroiâts de e la mer qui ne tout pas parfonds,Cognoillants les eltres des riuag ges.A lors entrant auec vne impetuolité (ur celle multitutiqils ie paiflent indiflîeremment ta nt de l’vn que de l’autre.Et il ils le trouuent dedeusquelques compaignees de Selerins, ou de Sar· dines,d°autant qu`elles ront il efpeces quelles Fentretouchent en la mer,lls en tout li grand degalt, n’en mangeants que la te· ile,ne faiüants eftime du refte des corps.Qi’i en choie qu'on co- gnont a les ttouuer flottants (ur l’eaue en grande multitude ou bien deieêtez es riuages en grand nombre . Mais les autres paouures poiflonsq u`ils ont ainii reduiêts par les deliroiât s, en iontü efpouuentez de l’arriuee des Daulphins 8C tant aaintifs de leur impetueuls aflault,qu’1ls fe trouuenz: mal aiïèuicz en leur propre element.Et en cherchant leur (alut en vn autre,ils le met ' tent encore en vn plus grand dan ger.Car fachants qu°il nly a elï poir de fe (auluer en l’eaue,ils faultent en Fair, ou ils ne peuuent guere longuement rel‘ter.A lors on les voit recheoir fi dru en la 1ner,qu°il iernble proprement que ce (oit pluye tomba: du ciel. Mais pour cela encore ne font ils pas (auluezdautant que les oy· feaulx qui (uyucnt les Daulphins a grands bandesfont tout ain· li en leur endroiét comme ont les chafleurs a l`endroic`t de l`E(· merillon.Carles chafleurs auec vne grande troupe de chiens cou rants,challants au lieure parla campaignqdônent louuent moy. en a l’El`merillon 8tHobreau qui les l`uyt,de le repaiitre des alou ettes 8c petits oyleaux que les chiens contraignent de Fefleuer dc E.:.. terre, terre,lel`quelles apperceuâts Yeîmerillou qui les attent, le l` en tits Combatues (lC deux I}CCClll(CZ,l,VDC ClCS chiens ;8C lzlllîf C de lCLlI` ennemi capital,aimen_t mxeuls chercher (alut entre les iambes des cheuauls,ou bien le rendre en la gueulle des ehLens,que d`ex· PCFXHICÈCF la IDCl’Cl (lC CClUy ClUqUCl elles 1’17Cl`PC1‘CC QUC IDO1‘I’· . SCl’Ilblâl)lCI`l’1CI`lC les poiilons CfâlgU31’1'CS les D3 Ulplllllâ, eiperent le l.;1UlUCI’ CD l.,âll’,1’1'}3lS les OylC2ll1X QUC les Grecs nomerent Laros les l..âÈlD$ GtZMZä,8C les Francois lVlOUCCCCS, 8( les RUCYCS DOIT] UÉICZ Camios, ou Can1ards,qu1 1`muêt les Dausphins a gràdes bandes, COg!}0lûâI1£SlCU1’ CI;l:CClZ(àLlHl lôllî ils cames CIC les CûlClgI1Cl’ZCâl’ ' quelque part que les Daulphms azllengleiuuîs oyiea xx vollent tomxours au deiïi1s)delcendentde roydeur lur toute la multitu- (lC (lC CC POIÃOII Clî)OUüâIlÈC,QUl Xl’llCLllS BLIOIC QIYDC lC mettre CH leur mnericorde,que cïeilàyer celle du Daulphin qui le va pour- cballànt par la mer.Mais errant tourmente de toutes partsfuiâts les (lCUX l1’1CODUCDlCDCS8( cher chàt lbll dernier 1’Cl:UgC tel QUC D3* ÈUFC lüy 3 3PPI’lDS,ll fe î’CHgC EU Ylllâgî dela XTJCFZOU CDCOY C POU}? la tierce fo1s,il tombe eu plus grande necelllté qulau parauâtfar il le donne en la puiilance de c eluy lequel il ne peult fu ir, eftant il eiiouné dela paour quïlha eu,q ue meîmementil le laille prê- _ dr C ÃUCC la îl’131Il,OL1 bien (lCIDCUI’C pris CS rets.Voyla comment les Daulphins CITÃHCS parla IDCF V3gàbODS; YI1&lD°£CI1âIl’C C8 Ulâlll tenant 12:,8; commenqants du matin, vont celle part ou ils ont conâituéleitape de leur defieuner. Tout ainli Font ils de leur dif? ner,& finablement fonc le tem blable de leur Éoupperzpar ainli ils fontqualî toutle iour en pourchas. Cell la railon pourquoy ils (ont (ZEC aimez cles PClClQ\CU1’S, POUFCC quiils âlllêlû CUC le de toutes parts iulques declens leurs rets. Aulll en ont xls recom. peniescar les peîcheurs ne leur Font iamais mal. Et encor P ils les trou nent PUBS CU leurs filets, leur donnent liberté. le HC VUCll CDÈCI1Cll‘CqUC cela le FÉICC CU toutes IIICFS, fI’l3lS pl’l¤ClPâllCîI]CHC È`! SIT 8c autres lieux OU les habitants ne mangent point de Daulphin nus noxssous Maxim. z; . (ge nature ulm permis aus Daulploiusgdc prchclre lzlwe: ment les autres pafbnsfils 11cjb11t»t0umqa la rmuèl. _q chap. . XXXV. QVand les Daulphins pourluyuent les autres petits poitlons — pres du riuagenl eff moult facileîcle lesveoit peicher.Car en prenant le poiûon pour le manger,il efr neceflazre qulxls i` e reuer~ 1ent,8€ alors leur ventre apparozft blanc a ceuls qui les regarder, leiquels on peult veoirclairement. €arle Daulphin eûaut de ii · grolle corpulêce qu’ô le peult veoircîe biê loïg,8€ que apres qu 0 laveu le lacet hors leaue pour prëclre l'air,puis rêtrer en la rner,le Daulphin qui au parauant apparoilloitno1r,re tourne incontznêt en blancheur: mais celle blancheur prouient de fon vëtreilequel . on- peult bie Veoir des nauires iulques la bas au parfôtl de la mer. Et xnefmemêt il ne fe pourroit repai1`tre,(’il ne ie renuerfoit dell? l'ei`chine,qui elt vne note que Ariûore ha expreiîement elctipte au hui•£`tielm.e liure de l’hiitoire,8c au quatrieime cles parties des anîmauls. Et pour parler au vray de ce renuerîernent du Daul» phin,apres y auoir regardé eztpreââernent, y cherchant quelque ra1(`on,ob(eruant toutes choiesz ze Voy touts les autres ammauls non pas feulem ent les terreîtresnnais auili les poiîîon gauoir vue grande elpace Sthcauité en leurs gueulles,que ie nîay poiut trou, uee es Daulphmsëz veu meimementque les rnulcïes qu xls ont par Cledens le palais en la bouche,8: par la Force cleîquels ell fer méôt ouuert le concluiét de la frltule quîl ba iut la telle, ne luy permettet a caufe de leur groüeuxgauoir le palais eaué ouvouré: delquels ie parleray plus am plem en au (ecôd liure en lïnterieu- ‘ re anatornie.Mais pource quïl rn’a (emblé que cette merque ap partenoit en ce lieu,ie lay bien voulu amener, pour la difficulté- de la leçon qui efr en Pline Sc Ariftotelït me tem ble qrîzl n’y au· toit aucune difficulté es mots de Pline parlant ainn du Daulphî, Velacrjlmum ommlum cmimailium ncnfolàm marirxomm Dcëpbizmgfctl ogor ‘vo[ucre,acrior telozac n$ multum iufm rcjfrum os illtforegmedio penè in ven trguullus pucium ceferitarem aim amzderarjed afm momen proxidenzia ma- mrequia ngfi rcjupingatgae conuerjmn eorripixumpourueu qu’on entë dll}: bien ce qu’il veult dire par ces parolles, car quand il Cllgac sü ' F 5. msdn? _i>ae:·i1 en 1. xvxn multum înfrargflmm csîiffiforegmedio pené ir; ventre. il cloibt eftre en- teudu de fon e£tomach,car veuter en Pline cit fouuent mis pro ventricu (c»:cho(equ°o¤ peult prouuer de pluüeurs autres paiiages. Et qu’il foit vray,cemei`me autheur au liure huictieime chapitre Vingt SC V U ha elcript en celle l©1‘te:Cro¤¢ms AEt5iopia¢generat,ve£uti ex cane lhpôgue conceprospmnm dentiflus_fran<gentcs,pr0tin1qque Jeuomta c6· fzcientes ·yexiu·e.©ultre_ plus au dixneuâeime liure chapitre cîquief me ll (lit CCS pat‘OllCS:CiÉ0sfaluÉres ac Ltues pluhhm modus exjttmangqui pezfçi Esmianb ventre mm gue:zn:Jed mm inmmqe¢mt.Vé:er auili eu quel ques autres autheurs cit leu pour le Veutricule. Macroôisss satmjnaf. liure leptieîme chapitre quarriel`me,eicrit en cette mauiere:Veu tris duojimt orficiazquorüfuperyus creîfi rccipit dcuoratafz infoliemventris rec6Jit.Hic cjhflomaciiugqui parezfamiliàs dict memiggmyfi omne animagblus âu6e2·n¢2us.lnj·ei*iusverb demW,intq'iinis a¢Éi¢zccnti59 mjeriturê·c.ll ne fault dôc pas entêdre que Ariilote ne Pliue veuillêt direque le Da ul» hiuait la bouche deilbubs quaâ au milieu duvëtrezmais quil liait bie auât delle ubs le bec,quali au milieu de leilomachzôc meîine . met Ariltote au viijîcle l hiitoire ha eicript que touts les poiiios du gere chartilagineux,8€ touts autres qui ont grade corpuleuce, côme laBaleiiie,8c lesDaulphis,ue prêiient port les po1iac$s,qu’ils ne ioiet rëuerlez.Cxteris pyeziïus (dict il)captum mincmm Zzfrôce aâzzur orejvtfofent mea2·e.At cm·tîîa¢giuei,ê Defp5ini,E« omnes caetaceiâenem ra-fis- pimti corripiitjailët cui osfuhterüvmle fitjvt periculzî minoresfaczlûm pcfint cuademle ne Voy aucune clifhculté eu ce paiïage, qui ue puiiie biê couueuir a noftre intentionceft a dire que les Daulphius ont la bouche au dedeus de la partie de la gorge,8i qu’elle toit de la par tie du deH0ubs.Cei`te chofe fe peult facilement prouuer par vue raifou qu’il adioulte puis apres au quatrieiïne liure des parties, parlant du Daulphin en celle forte . Cgzoniam etiam cum rqjfmm em? jimcïura tcrcti ac termiftjacifejcindi in Écris Éazîitum mm poteü. Cela di· (oit Arillote conformemet a ce que Fay deiia elcriptz (ca uoir ell: que lesDaulphîs ne peuuêt prêdre le poiiio Fils ne iout rêuerlez. Et en rëdât la rail`ô,dict qu°ils ont le bec grelle 8c rod eu lôgueur. Parq uoy ne fe peult bôuemeut ouurir en forme de bouche. Qze nature 2221 Émilie legofer au Daulpbœvultgre la wujiume des autres powunsfâs ïdqûïîzfîîûif güîjûilî (GUI [70l4ïp}EIé,qU€ FORT ‘ lëjhllllî JCB 4Bïï€5· 4 Cha}?. X X X VI · · nz: roxssonsuaxxxsi ,4; Riûote au iiijîliure des parties,parlant des poillôs St prîcipa- Alemet du Daulphin diêt ces rnots:SuntG om dycrimimz.Alijs cui os amè,E¤ prem? cjï.Aui.s zrjrà PûïîüfhîvlhûzVÉDClPBiHî5,E1C£TîÉ[tgl11C0â€U-€Tî· qu ' wu mnt nya cëueœjb rg upzniiugtzbi camper: negwîr.Qzf¤e mmm mm mgüûjdüûiâ &î’ûigû’C£I€TOTï; bü?U'€C# lflddîîïcdùl (§7l·$m]q'€ gli! CÃMEIÈKUÉ mgfq lî;I€TCc CÉÉÉ ,îi|1· pyüâ WBJCÈÃG lhïyfhüûîïî pvjïi Iîtû: Omîiiâ 3511115 TJ.: Fmg Pnmï vinitjwzzïmam ne muaisjsm dchommzmuidztaté cxp[¤ent.(@_1î emmjacilius caperët, Ereui per îmodzqîjatzetatr pcrirêtquonià ctzâ gm? rzyîrî con? jimcïura tereurc tenuyurzfhczlèj cmdi 1.:1 om baëztinôpotqblît aL1Vîij° liure de ll1x&oire;C.e:em pyctbm mpmm mman? àfrôte aâitur orc, vzfolët mem.A: cartiiqginegë naprimgê mme.: catacegeneris rjnpimzzi compi- $mt.ÉaÉEt enim asjubucr. vnacjzgvt pericubï mznoresfnzczîizs ptgnt enatlerc. Aîioguin pami admodrïjremarenrur qszippc qui Dcîpbini celerttasytquc eden- Jijacmtas min: 4]% '\¢Éâ€GÈh2".ED ces lieux Arxllote ha Faxél: deicriptiô correfpôdête en toutes qualxtez a noPtreBec d'oye,côme ie prou ueray par F6 âDâCO`î`û1€,8( principalement en delenuât celle de la gorgeqtfil a mqult e1lroicte.Ce que nature ha exprellem et vou- 'lu Faire,p0ur le lalut des autres po1llons.Car pencîat le temps que les Daulphtns le renuerlengles poiilbns qu°1ls pourchaîlent ont 'elpace de fuintellemenr que per ce moien ils elchappent,Autre· ment ii cela n’el‘coit,il ne (en laulueroit pasvn de leurs gueulles, veu niefm ement que leur viilelle ell quan zncom patable: Et que leur appetit de manger ell quan infatiable Mais nature la faiû aulll pour leur prolït, a nu qu ils ne le remplillent par trop en cleuorant ardemment.Car H ils eullent peu prendre facilezanêt les autres poiûbnsnls n’euHent pas long têps ve(cu,mais_1ls le taf lentincontment galtez de gourmandxle, en fe iaoullant oultre raiîon.Et aulli ne peu uent ils pas facilement prendre le poiilon, pource qu ils ont lebec long Sc rond ôiclelié, qui ne fe peult pas aifemerzt ouurir en vne ample espace cle gueule Et quand xls ont grand faim ôc lont battez de pourluiure quelque poillon iulques bien bas en la profôdité de la mer,ne pouuants plus long temps le contenir leans lans refpirergils fe darclem fi ville pour retour· ner trouuer l air, ils vont plus roide que ne taict vne fleiche d’efcocheed’vn arc par vn Fort bras.Et n y lia pointde faulte que ils ne Fellancent moult hault en l'air en laultangmais quant a ce s î`\Q..·~i’Q§, PREMI en txvitz que Ariflçote ha diôc qu’ils lâultent par dellus les mas des grofles nauiresul peult eltre v1f:ty,car autrement il ne leult pas eieript. T outettois ie n`ay one aperceu qu°ils iëultaflêt n l12.ult.l_,esD2.ul pliins lot toullouts en perpetuel mouuemëgen lotte qu'ils ne 2,r reûent iamais en vne pla.ee,8t mellnement clormants a la, ren- ue=:(e,tlelce nclent petit a petitiuiq ues a tant qu’ils trouuêt terre au patîond dela meralelquels lors le relueillan ts , puis de trelï grande roideur viennenta mont pour reipirer en l'air,8t le r’en· dormantsfont pluiieurs fois le iemblable. Qzclœ \2$q;lÈ cles Dazzllvloirzspc leur prouiët pas Je leurs aules comme aus autres p0§T0225,’È‘ que le ponîvn Hamme Amiafacc de gmmlcs truaulteîau Dauîplom, quand zl en pcult cjlrclc maillrc. ebay. X X X V I L 'ï©ut ainlï que le Daulphin ell: le plus ville de touts les au- tres poilions dela meigaulli ell il le plus hardyzôtde îaiétil les mailtriàe quan touts,car aulli elt il leur fuperieur. Nonobllât ce· la,il ne lailie pas d`auoir quelques ennemis qui luy font falelierie St guerre mortelle,8c delquels il ell quelques Fois vaincuzôt prin· cipalem ent d°vn nomméA mia, lequel le çlelehire cruellexnêt de les clents,quand il peult auoir lauantage iur luy,car il par fortu· ne Vue bande de Amies le rencontrent (il ne le gaigne a fuir, el- les mettent toutes la dent deïl`us,8£ ainli le tenants enlem ble de toutes parts reilemblent vne boulle ronde roullant par la mer,iul' ques atantquïl toit tout en pieces.Car auilï elles lucent tout lon fa ng comme Faiët vne Sanfue. C’eft a bon droiét qu’on ha luge les Daulphins eftre les animauls qui furpaïent touts autres en vi ile(le,non (eulement ceuls qui (ont en la omer, mais aufll touts autres qui (ont (ur terrëzêt en l°air,cat melmement Ariltote dit i en auoit entendu merueille Stcholes incroiables.Lel`quelles i’ay veu moymeftne eftant (ur diners genres clevailleaux de marine, 8: en plulieurs mers,el`quels il nous falloir nauiger en pallant d°v. nciîle ou bien cl°vn pais en vn autrezou nous auons veu les Daul phins aller plus vifteque ne failoit no£h·e.vaifl'eau, aiant la voi le clefployee auecvent en pou ppe,en forte qu’il gaignoit de vilteil: toufiouts deuant nous. Le Daulphin en nageant n°eft pas ayqê ` de a nes i>oxssous—Ma·xx1~:s. 2.; dela grandeur des ailles, comme les autres poillons: mais il eû: (eulemêt aidé de la pelliteur de fô corps, car les ailles ou pin nes qu’il ha,lot moult petites au regard de la proportiq de ion gtàd corps,qui eft moult gros 8c lourd 8e pefant Se toutelf`ois,xl n y ha oyleau en l°a1r qui volle liviite,qu°1l va en la mer. Ie puis donc prou uer ,que ce ne (ont pas les grandes ailles,qui dônent la grâd viltelle aux gros poilions,car li cela elfoitvtay,les Hirondeiles,8€ les Milans de merferoient plus Villes que les Daulphins,ca1· d°v· ne deleurs ailleslon en couuriroit bien Faille d’vn Daulphxn, 8e toutelïois les Daulphins auec leurs petites ailles, font les plus vi- ltes des poiilons. (Qc les büloires anciennement fatëptees des Daulplüins, fmt encor pour le iourdibzg en la memoire des l>0mmes,es pais du lcuarzt,qua[i comme/È elles efl0£entfr#loeme2stfai îles depuis lsuitl iours. Chap. _ X X X V I I I . II. relie encor quelque point a dire des hiltoires qu’onauoit an- ciennemêt recxtees desDaulphins,dôt plulieurs tout pourl’heu re prelente racomptees par les habitants du pais d?Albanie 8eEl`· clauonie, ou lon diet qu°elles furent taiâes en lotte qu°il n’y·a celui pour le iourdhuy qui ne les lache racontezgcomme l"il n’y auoit pas vn mois quelles en ont elle faiétesîhoie que nous (ca ` uons eltre vraye par le recit des habitants de l'il` le de Corfula, Sc de ceuls des riuages de Grece Sc d‘Albanie,ou il n`y ha pailât qui ne (ache racô ptet Fhiltoire de celui Daulphin quivenoit prendre la mengeaille es mains des gents du pais,& adioufteut d'auanta· ge que plulieurs d’entre euls qui tout encor viuants l’ont ma nie, tant il elloit priuézôe qu°il portoit (ur lon dos ceuls qui alloient noueren la m er,l`e io uant auec euls,& quël aimoit fur tout a I: elbatre auec quelquesieunes garlnôszëtauiïi qu’il aidoit grâdexnët _ aux mariniers a pellcherzmais qu°il auoit elle tue il dy ha pas log temps,8c pour mieuls alliermerla cholle, onles oit dire en cette rnan1ere.Qige le paillart qui luy auoit faiéi: oultrage, Fut dague- res niis en quartiers,meurtti defttange maniere. Voila quant a l'vne des fables bu pour tnieuls dire hiltoire tâteanciënequi (era i i - C . touliouts _ i*nnM12xLxvnE· touiiours moderne- en ce pais la, tant que le monde (era en elite .L°autre de celui qui aimoit vn enfatjôcle portoit deilus (6 dosfe iouant auec luy par la mer,ôc puis le rapportoit au riuage, 8c Yaimoit ti ardemmengque a quelque heure du iour Sc quelque loing qu°1lFuit,quandl’erxfant venoit au riuageô: lappeîloit, _ in- continent le_Daulplnn fe rendoit la ,ie prefentant a luy pour le re eepuoir (ur lon dos,8e le mener iuiques enpleine mer Feibatant 8c de la le ramener quand il plaiioit a l'enfant.'l`outes lefqueiles choles ôcpluüeurs autres (emblables tant anciennesfont reeitees de frelehe memoire par les paiiants deGreee 8C Ei`clauonie,com · me fi cela eltoit aduenu de noftre temps, Sc toutefîois elles ont ia eue eferiptes plus de treze cêts ans ha.Qqat a toutes autres le blables ie n°en Vueil eierire autre chol`c.Car qui les vouldra ent et clre,p0urra Veoir les autheurs qui les ont eferiptes. p i- Que les hahitemts cli: P r0p022tiele' ejiiment que les Daigle · phinsfzient pejjegers de le mer Meelitemmee au pom Eu- xin, Gin/il leur joie plus tolemhle `viure long tem ps hors e Peau que decies la merfems prendre haleine.:'?.. XXXIX. ` 1,Ay ouy que les Grecs qui demeurent au riuage du Proponti· de diioient qu°1ls cognouient que les Daulphins (ont paiiagers a la maniere des autres poiflonsueauoir ell quzils fe partenttouts — l€Sa_ns en quelque laiton de l’an,venants de la mermediterranee paliants parl Hëellefpon t Sc le Propontide,8c de la le renclants au Pont. Euxin,dedens lequel ils (ont vn certain temps 'auant Ten retourner.Et que quand le temps leur na apprins quiileit laiton de reuenir,lors ehafcun i’en retourne dontil eitoit party. Dient dauantage qu ils cognoiilent deux diilinétions 8: diliîeren ces de Daulphius: ieauoir ell; des gtands,8€ des petits. Toutes lelquel les cbofes Ariirote a mon acluisha voulu entendre,ei`criuantque · les Daulphins de Pont Font, moult petits, 8C qu°il n’y a point de autres belles malefiques aux poinons en Pont que le Daulphin Sc leMari`0uin:8C que les plus grands Daulphins (ont bien auant au profond du Pont Euxin.Parquoy me lemble qu°il veult enten- dre que les Vns puillent eftrenommez les plus grandsdes autres l N U ' ' U ` dre les moindres. Les Daulphins ont cela de particulier, qu’ils aimer. a s'aprocher des nauires, & les mariniers les voiants Venir, font quelque bruict & les siflent, a fin que les Daulphins aiants entë du le 1on,restent plus long temps au tour du nauire. Et iceuls Daulphins s'approchants, on les oit faire vn grand-bruict en sortant uors la mer,en iectant le vent qu'ils auoient long temps contenu en leurs poulmons lequel bruit ils font par le conduict de leur fistule Ils entrent quelques fois, en l’eaue doulce ou ils le peuuent bien contenir vne espace de tempsz & viure des poissons des riuieres ou estangs, comme en la mer: touteffois l'on voit.orcii· nairement qu`ils n’y demeurer pas long temps. Entre autres choses qui font les plus notables du Daulphin c'est, qu’il luy seroit plus tolerable de viure long temps en l'air errant sur terre fans a· noir mal,que cîeitre detenuenla mer lans prendre haleine, tellement que iouuent les daulphins qu’on ha prins es rets demeurêt fniîoquez en l eau par faulte d’air,car ils ne peuuêt viure sans respirer, non plus que touts autres poissons qui ont poulmons.

Que plusieurs choses nommees de propre nom, aient pris leur appellation du Daulphin. Chap. X L.


AVant que de mettre un a ce mien difcours touchant la narra· tion de la nature du Daulphin,i°ay bien voulu atlioufter vn poît que Yauoye laillé en arriere qui debuoit efrre eitript au cl1a· pitre des antiques engraueures des Da ulphins . Cell: que Vfixes portoit Fefligie d’vn Daulphin cngra ué en (on cachet: Sc aullï portoit le Daulphin portrait} en (ou el`cu,en lhonneur de celui qui auoit (aulne lon fils Tâeiemacôm qui elroit tumbé en la mer fieflant mis deilbubs luy,l°auoit amené iuiques au riuagell y eut anciênement vne efpece de vaiileau que les Romains nômoiêt de nô propre Delpëinus clôt ils le (eruoient en leurs repas, du quel Pline a e1cript,en parlât des tables antiques en cefte maniere ¤ef· pSim>s gaînis miliüusfeflerciis in [diras emptos. C. Gmcbxs Baëuzr. le croy que fuilent tels vaifleauls dont Vient les panetiers du Roy St des Princes lefquels il nomment Vulgairement Nauires . Les pa- iticiers aulli en quelques parts en ont de (êbla bles qu’1ls appeller gardemâger,lelquelles me lêblët tenir quelque chofe dela forme . G.:. Semblable. '_ sonnnmxnn Lxvxn duDaulphï& que telles nauires eitoiêt lesDaulpl1îs` des Roma îs. Semblablement leDaulphin ha donné nom a vne herbe qui an· eiennement eüoit nom mee Deipêmiomcar les Fueilles d°icelle her·, be luy reûern bloiëtzfernblablement il ha a ullidonné nom a vne mailer moult pefanre,qui eûcoit deterou de plom b,_ faiôre ala ii mil1tuded°vn- Daulpliin,a la quelle les Francois ont mue le nom, car telle malleefco maintenant nomrnee vn Sa ulmon; Si nous croions a lînce1:preted’Ariftophanes deltoigt vue groûe mane de plomb ou de fer,aiant.figure.de Daulpuin qu°on pendoit a Faute. ne du nauire, quand llonliuroit la bataille iur rnexylaquelle mal fe on laiïioit tombercledens la nauire des enuemis,pour le faire aller en fodlît telle maniere de nauire. Tliucydide nômoit Bcfpfat mpSor5,c‘eB; a direnauire portantDaulphî.Sêblablemêt il ba don né le nôla la region qui maintenat, eft nommee Daulpliin é. Au; euns ont eu quelque apparence de railon, d'auoir nome leDaul phin du nomade Pompilugearil aecornpaigne voluntiers les nauti- res,eomme Faift le Daulphin. Touteùois. Ariitote delcriuant, Pampifus (eparement du Daulpl1in,monltre·bien que leDaulphin ne le Marlouin ne foient pas Pompzfus duquel ie ne vueil point. parler d’auantage,car il rne fuflit d`auoir touché ce poinéhpour faire entendre que Pompifus (cit vn autre poiflon que le Daul- phin. Defriptizm des exterieure; parties cluüaalploîu. C:É>ap.X L. APres q ueïay long têps pourcna fle toute lliiftoire de ce qui fe · doibt dire duDaulpl1î,il m°a (êblé eltre têps de retourner prê dre; mon principalpropos ia commencé, ôz prendre les (aldi- ` Etes eipeees de Maripums ehafcun a_ part toy, a En de tellement les (pecifier qu°elles1oient entendues.I°ay diît que. ceiuy qui ell: le plus com xnunement apporté de la rner,8c qui n’ha pas le nez long,eitoit celuy queie vueil entendre par le nom deMar(ouin: 8c que celuy qui ha le nez long,appellé des Francoys Vn©ye,loit le Da ulphin,duquel ievueil premierementdonnerla defcriptiô, î tant du malle que dela remelle,a En que ehalque note exterieu. re (cit diligemmeut examinee,prenaut les parties de (on corps a part en les confiderant dzligem ment.Et cômençant par la grolï , . (eur, nrs·x~oxssous Maxrus. :.7 (eur ,la plus commune qui foit veue es Daulphins, c’eli: autant qifvn homme peult comprendre dedens (es bras,les embrailan t au trauers du corps.La longueur ell autant ouquelque peu mois quîvn homme peult melurer en ellendant les bras, touchant la queue d Vne des mains,8t de lautre a la telle, aiant le corps du Daulphin appuie contre la poiâtrine Voyla la cômune gradeur 8cla plus vulgaire qtfonveoitordinairement en noz becs d Gyes. La grandeur de la corpulence du Daulphin haelté expriméeen com parailbn du Héron de merzcar Ariftote a laillé par elcript; que le poillon nom mé Xipâius ou Gfadim, que les Francois appel- lent vn Heron de mer,croil’: quelquefois iufques a telle corpulen ce,qu°il deuient plus grand que ne faiêt le Daulphin. Et `pource que nous cognoiilons bien quel poillon cli leHeron de mergaulïï par confequent deuons nousellre aileurez de la grâdeur du Da ul phinle plus grand que i’aye one veu, fut ap porté a Rouen Yan mil cinq cents cinquante,au mois de Iuillet, duquel îobferuay p la grandeurla lune de la queue auoit en lïnrerualle d’vne des cornes a l°autre,plus d°vn pied 8c demy. Car elle contenoit trois fois autant que ma main Felltend en longueur de Yextremité du poulce 8: du petitdoigrzëeit a dire trois paulmes : Yelpeiileur de lon corps embrallee auec vne corde,puis melîgree, auoitlïx parl mes.Sa longueur eltoit autant qu°vn homme peult atteindre des deux mains eltendantles bras.Son bec commenceant de la ou il elloitc am us,elloit long dlvne paulme:8t commenceant dont il eltoit fend u, il auoit vne paulmeôt demyell auoit vn bô pied en Youuerture de lo bec:Et eltant Vuidé de les interieures parties comme on l°auoit apportépl Poiloit bien trois cents liures. audi vn cheual a peine l’auoit peu apporter depuis le Haute de grace a Rouen.Les Daulphins n°ont que trois ailles en tout, dont vne leule ell elleuee dellus leur d0s,laquelle demeure touliours en vn melme ha ulteur,car ils ne la peuuent baiiierz ne baulier a la ma- niere des aultres poillbns.Vray_ell: qu°ils la tournent bien ça 8c la Vers les collez . Les deus autres ailles qu’ils on t, Vne de chalque colte,Htuees allez pres dela telle, me lemblent eltre bien pe· tites miles en"com parailon a la proportion de leurs corps.Natu - ` re n’ha armé leDaulphin darrnures exterieures,8cl`il domine ou ` G.;. commande l par Mina rrvns commande aux autres,c°e& par (avertu,&non par force d'arm es.' Car en tout ce quil ha pour nuyre aux autres,ou le defïendreàlot (eulement les clentsll ha la peau totalement lubrique 8c glxllâte comme aufli touts autres poilïons nombrez eselpeces de lon gé re c°elt a dire Cetacça .Il cli lans elcailles,8c ha laqueue contre la reigle 8: couftume des autres poillons, lelquels luyuant la form e de leur corps quielr plat,la portent a la mclmeamaniere, mais le Daulphin la porte oblique comme font les oyieauls. Car vn ny- (eau citant cie forme ronde en longueu·r,& uolant en l°air,en ellë· dant fa queue,il vie clïcelle comme d'vn gouuernail, Sc 1°en fert pour le loulager en volant,chol`e que nous pouuons veoir es Mil lans Hirondelles Sc es Creiïerelles,qu1·le tiennent long temps en Fair en vn meïrne endroict ie louitenants de leur queues 8c des ailliesfans point fe remuer . Mais puis le voulantscarder Vont É comme vue llefche, aiants retiré leurs ailles, leiquelles ils ne rem nent point,le gouuernants leulement cle la queue , ils Vont cl°vne viltefle incomparable.Semblablement les Daulphins/,aiâts la queue obliquqnagent ieulement de la pelanteur de leur corps q iàns point y trauailler leurs ailles, mais feulem ent leur inuit ellre aidez dela queuequi conciuyle le corpslaquelle xls ont compaî ` lee a la façon d’vn croifiannnon pas du tout en Vray façon de Lu ne comme les Tons. Car ils ont cfauanrage quelques autres en- tailleureslacliëte queue leur baille vue trefgrancl force en nou- ant,car elle ell robuile. Tellement qu’on pourroit dire que leur queue les ûmftienten l’eau quafi en balance, comme la queue des oyleaux en l’air.Le Da ulphin ha les yeulx fort petits , veu la grandeur defon corps . Il peult ciller a la maniere des beires rer» reltres-amenantla paupiere pour couurir la prunelle des yeulx. Les conduicts de lon ouye lon: li petits que n’y apparoilt aucu ne cognoiliancede pertuysjilon n’y regarde exactement. Celuy qui les vouldroit trouuer,les cherche en ceûe manierezquïl com mence au coing de l’œil ,8: fuyue de droiôte ligne allant vers les ail`les,&t il les trouuera diltants a ux doigts de l’oeil. Et l"il_prëcl vn brin_de paille, 8: choilifle la partie deliee a·laquelle—el’c atta- ché `l’elpi, 8: la fiche dedens les concluiéts cle louye du Daul plain , 8: puis trenche la chair auec vn coufteau fuyuant la , . paille, nn: roxssousmanxnsi 28 4 paille, il voirra çlecliner les conduiéts a collé' contrebas, 8c fe il eilargir quelque peu au dedens, 8: nnablement paruenir aux os prerreux,8c entrer dedens le terr. Les conduiéts pour odo- rer, quelque diligence qu`on lache Éairqne (ont apparoifïants lînon es petitsmouuellement naiz, comme dlvn mois ou de deux mois. Car cornmenceants a deuenir grandslls perdent cela .©n les voit auili en ceuls qu°on a tiré de la matrice,leG quels ont des petits poils blancs comme barbeaux,de chalque cuite de la partie de deflus la macliouere d°enbault,mais ils lot durs, lelquels trenches a la racine, 8i ïuyuis auec le couiteau, lbnt veus ie inlerer es extremitez de certains nerfs eiquels ils ie terniinentîouts les autres poiiïons ont des ouyes, qui ion: ou· uertures par les deux collez. Mais ia Daulphin n’en na point.Car comme nature luy nanye cela,elle luy ha baillévne âuite,au cô- duict deiius la texter droiâtement entre les deux yeulx, par la quelle fiuile ou tuyau ilrelpireôcalpire en lair, 8zieéte lleau, 8: rait bruit·l.eDaulpl1in ell eipois parle milieu au trauers du corps a la maniere d°vnretournouer de guantier, car il le termine de chalque collé en ie agrefiilant 8c cuminuant en agu, tant de la pa ttie de la telle que de la queue,xl `na le nez long,rond,8€ droict, · ion dos elt de couleur plombee tirant (ur le noir.llei`tblâc par delloubs le ventre. Les ailles qujil ha de clialque coneôc la queuC,8C llarrelte de dellus (on dos ront moult noires. Ses dêts lon: de compte faiét cent lbixante en tout ,_ moult pom? · élues Sc rondes, en longueur dilpolees par ordre, quarante en chafque collé de la maienouere: defquelles celles qui (ont de la partie d°eml>as ,1~ont plus petites que celles qui lent en la maichouere dlenhault, laquelle maicnouere eit continuee d’vn (cul os.Si ell: ce qu’il y ha bien apparoiilance dequelque petite l`eparation.Mais par dedens elle monflre elite d°vn ieul osa la maniere de celle d°vn Crocodille, en laquelle les quatre vingts dents qui y iont,de(cendentiu£`tement8t le rencontrent en le inferant dedens les autres de la mafchouere d’en bas·lll1a quan la langue a deliurqcomme efr celle djvu porceauznzais el- le elt en ce difl`erëte,qu°elle ell couchee au bord par le deuât,a la maniere des ligues desCygne$,©ies,0u autresoylcaux de riuiere

 ` La rnnui en rxvnz

La clgîccrcrzcc exterieurs du Daulploîn dtntre lc malle fr lafrmcllt. chap, X L I I. APres que ilay delcript les exterieures parties du l)aulpl‘1i¤,qui conuiennent tant au malle qu°a la temellezil reîle que ie met te la diflerence de l'vn a Yautredilcernant le malle de la femelle. car y a quelques merques entre euls deux allez manifeites qui _ les leparent euidëment.C’elt queles Daulphins malles, ont vn: ' ou uerture par le milieu du vêtre,en laquelle le retire le fourreau delcur membre bonteuls,qui elt enclos la dedêszlequel on peult tirer hors en le prenant par le boutzët quand on le tire bien fort, · il Fort hors moult groszôt ha plus de huict poulces de long; Il ba encor vn autre petit pertuis au deiloubs, qui elt le concluirît de l°exerement,lequel cit beaucoup plus bas vers la queue.Ma1s la femelle n°ha point de telle ouuerture au milieu du ventre, linon qu°elle en lia Vne plus bas que celle du mal`le,qui ell: le pertuis de la naturqioignant lequel vn peu au dellbubs ell (êblablement le pertuis de lexcrement , feparë comme cs animauls terreltres. Cell: vne note infallible qui diltingue exterieurement le malle de "la femelle. Fay deîia baille les portraiéts du Daulphin retirez de l'antique,ainû que lesy auoye trouué gram-:z,comme es ltatues Sc medalles des rep ubliquesôcempereurs tels qu’ils les y auoyent faiét portraire.Conlequemment il m°ba_(`emblé rail`0nnable,d’E donner vn retiré du naturelcontrefaiâ: au Vifilquel nous auons faxer faire en Paris,de£telle peincîture que louurier indultrieuls maiftre Francois Perier,a1ant le poillon deuant les yeulx ,ba reti ré de (on pinceaulaquelle peinéture de Daulpbin monltree a touts Viuants cognoiliâts le bec d'©ye,que (oit lon naifportraiét 8C croy qu°il ne le troauera hôme qui ne l°aduoue pour telle. L Lcïmgy portraitï du Dauqvloin. . 'W _ i , t ·—·—

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Dtjtription du Maqbuiv, È la’d@‘rtnt¢ de ÉP bam; Er '· de Pharm:. chap. X L 1 Il 1. P Qur n’engêdrer confu fio,es_çho(es.que i°ay delcriptes dullaul phin,auec celles que feferiray duMar£`ouin,1’ay bicnvoulu C6 fêrer l'vn auec l`autte,car leDaulphin -n’ha rien qui ne puiile auila bien conuenir aus autres efpeces de Marfouins, tant du malle que de la femellecëc n’eitoit que celuy qui ell vraiement appellé Marl`ouin,c°elt a dire Pliocena, n°ha pas le nez li long,il feroit qua- ii (emblable au Daulphin.Mais pource que Pôocama ell vn nom moult prochain de Pbaca, Sc toutelfois Pôoca, ell vn aultre ani» mal,appellé en Francois Veau de mer,ou bien Veau marin,de la _ eau duquel l°on t`aié`t les ceinétures de cuir pelu,ie Fay bien vou _ ll: nommer en ce lieu,a fin quel’aiHn1té des appellations de P;S¤· ca G PB¤c.¢na n°abu(aft perl^onne.C°elt donca Plâocicisa a qui le nom de Marfouin el} proprement deu,8c qui eft beaucoup plus com mun que n’e£t l’©yc ou Daulphin: aulii en il generalement le mieuls cogneu par les poillonnerzes des villes,8c principalement de Paris.l’ay—veu louuenteltois aduenir qu’on y en lia apporté quatre ou cinq pour vnvendredy,mais cela n’eFt pas ordinaire: ear telle chofe aduiêt l"vne fois plus l’autre fois mois.AuHi il y a vn temps auquel les Marlouins (ont pefchez plus îrequentszcar lon en voit plus au printemps qu°en; autre laiton, plus en yuer qu'en autône ,8: plus en autornne,qu°en elle: li en ce qu’on en veoit quaiî en toutes faifôszmais mois en elle qu’en nulle autre. Et pour cinq Marfouins qu’on y apportera, a peine l’on y voirra vn Daulphin ou Oye. Carles Daulpliins (ont pefchez plus ra.re· ment que les Mar(0uins.©r voulant exaétemêt deicripre leM.ar· iouin,il ne me lera difficile apres auoir cleîcript leDaulpl:1in,car il ell de mefme corpulence, qu’eû le Daulphin: n’eltoit qu’il ei`: quelque peu moindre.Il en brun dellus le dos tirant (ur la qou· leur celePre,mais il el} blanc delïoubs le ventrell n°ba quvne ha- reüe ou aelle delius le dos, il en ha "deuiuvne de chafque coûe,8c ha la queuê tourneeen croiilant. Toutes lelquelles aelles, queue Sc hareltefont de couleur noitaftre,a la propre maniere de celles du Daulphinll ha le nez mouce quaiiconixne arrondi. Song me - r , H. que ·· t » 2 .—:·?s.2M: nn·1rvn»1=:· que lon exterieure deîeriptirugeouuieut en toutes merques auec celle de l°Oye. Qqaut aux yeulx 8: autres conduxâts d’o dorer, Sc relpirerlôt au eouduiét de Fexeremêt <f3c dela nature de la femel- ·le,8c du membreéhouteuxœlu malle,8c »toute~la>=relt€ des parties exterieures rellembleut auDaul p'lïim,8e pour le»»faire«làriel×i·e·pre; ·tens_quela ·pre(ente_pei¤q”quâe lereprelenreraau naturel. —~ ~ Lc portmi u Mmfmin; e · _ È il è p- · V I I pu g _ , A 4 » e- ·  » l r \ * « t Nllly éf "'l§" il" ;

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V J_,=?î`r:;r \\ W:". G \'\ l r Y `. A _ U ` ARi&ote au fixiefme 8c liuiô:iel` me delhiûoire, 'lia`parléafle2` _;__ampleme¤t de ce Marlouin, lequel il ha nôbré entre les poil? fous Caracaos c’ePc a dire qui (out de gra nde corpulence,8C qui rê'·· det leurs petits eu'Vie;8£ quîil ait du laiâ; eom me les Daulphius. Pareilleme¤t`Pliue parlautu de 'nsrjïohegou 'Im·,%né;quielt a dire Marfouin diet qu’ils (ont lemblaliles aux `Daulphins : 'm ais quel» que peu plus rigoureux, malfaifants a la naauiere que les chiens de mer font de leurs becsmaiflënts eu la mer de Pont. Cela a ei? ï cript Plide n0&reMari`ouî,l‘aiât pour la plus grâd partie rracluicït ··d’Ai·ilt0te . Mais pour PE¤c·ena' il hatournél Tyxfo `ou Tâüo, nous auons changé vuelettre cîil`a`¤ts Matbe pourïwbo .l;es i Venicîens ÉOHÈ Vue lemblable cliëtion pour exprimer le plus petit poillon qui fe pelche en la mer,lequel pource qu°il efr de pg, tire &ature,il rfa ·p oiuts de lïngulierzmais d’vne voix plurielel ils lenomment-Margrhi: lequel petit poillouteuls'de:Marleil'le 1¤6· meut Caârfmzi.- Et pourceîque telle hiauiere clepetit poiülon ne le Voir point par deçàyie ne facliepoint quel noni Francois il 0l>ti· ermeentre nous. > ~ -· j · - *— ~ . -< se ~ ‘· Delcription Description d'un autre espece de Marsouin surnommé une Oudre. Chap XLV.


Alant acneué touté lexterieure anatomie du Daulphin & du Marsouin auant que procèâëfâ lhaterieure partie, il m’a semblé couueable de eôuzmçzncer a descripre gi§egre;·ieuçe pemem; re`d’£rne‘:t1er2;eè eîpece Cle M$§>i§î¤>C©ns’n`ie’iî p’ron^Ii`s;laque§§ë‘ Pay faiç’tporn·aire auhàîütëls îêflhât bien que lÃ>PtÉi1I(îlîI,iI‘EÉ.€ült mieulsrepreâlenter les choies al œil en _Vn init autjqne ne font les eidipts au longue €î}>3C§ Cïîsîëm Qïlïlleiut trou uee éecâens l”©çc· an,& ijeieîieewau riauâàelônf _T1‘€§0t’tQqui÷ei`t’€z`.riznaure en_la’coïte‘ de ïK’orrnanuie,8i`îu‘t apoorté §ar’cnaroy’a Patisf Ccrur à un ëes plus grands poiiions quei euiieonc veule vuezl prendre ceûuyè ci en foy,que touts poissons qui ont quelque fimilituue auee ie Marsouin joient indiiiereniinentiappellezMarlouins.Car encor qn’il`i·`uît particulierement nommé de quelques vus du pais vue Guclrqii en ce que generalement toutslautres en le Voiant l}a`o·· pelloient du Mariouin.©n i’e¤u<>y;·. du Treport a ihoûel de 5e· uers a Paris,& ceuls qui l`enuoyoientle_notn:noient du Mariow iigcomtnelnoizs auom Vâu pâf les lîitres qu°1És el`€ripu0ient`au` maiiire dilaoiteëne viants da utre nom,nnon qu ils cîiioient luy enuoyer vn Mariouinà/lais ceuls qui Fauoientaznene, Sc pîuii! eurs autres qui le Venoient ’Veoir, le noiînrnoient vne ©uc=;re,ou vn Neutre,les autres vne ©uette.Mais pouree que Ouette eftvn nom qui (emule eitre diminutitcllvne ©ye,8ili()ye au le nom du Daulphin, il me semble que le nom d`Ouette luy ferait donné mal a propos : car il est quatre ou cinq fois plus grand que n'est le Daulphin. Somme que les appellations les plus communes estoient de la nommer vne Oudre, & Oudre en Francois est a cli! Vten qui est une espece de vaisseau a mettre quelque liqueur, soit eau, vin, ou huille, comme font les boucs , & peauls de chieures , esquelles l’huille nous est apportee en temps de quarelme du Languedoc en France , inaisie l’ei<poieray cy apres, quant ïautay mis la defcription Cle ce poisson .

Et pour commencer a le descripre par la grandeur, plusieurs iugeoient qu'il estoit pesant de plus de huict cents liures.

Ha. ,— î ;  %»,î Vkkq .·>VxJ,,«  v«â»v ·và»uî_~ * âV.îï,i vxvb ·,_î vtev i—»_ââ 1 A · · - ‘»và·~ < - L 1--* `` ~ = · *î -·  »·· · 15 -· ~ · É; «  A:·. Q .·,. I  »,,· -* · ',.,'

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·¤ il - i nssroxssoxs Muzxxs. 2.; entierement libre,8t ell: (emblable a celle d°vn Daulpluin. L°en· droiet de la gorge parle dehors aux balles narines de la langue, efr gros comme pourroit eltre a ceuls qui outvnlecond rnentô. Les deux petits pertuis de ion ouye,encor quïls foient moult e. lttoiôss comme au Daulphin , toutellsois ils apparoifleut quelque peu .I.a mafchouere de delloubs eft li pefa nte,qu°elle tumbe dia · uec celle d’enhault,quant le poillon eû clellus le ventre St luy tiêt la gueulle ouuerre,qui el} fort bien umee de bonnes dents. Au iurplus,quant efr de ce que nous pouuons ellcripre de (on ext: rieure anatomie,ie puis dire qu’il cit en toutes notes correipon· dant auDaulphin,excepté qu'sl elt quatre ou cinq fois plus grâd. Tellement que ie penioye au cômêcem enr que ce Full vn Dwï ph1n,d°2utant que ie n’y trouuoye diflerence Gnon www cxœf fiue grâdeur. Vray efr que i°ay trouué quelq nes particulieres cho les que Fay obl`eruees,lelquelles mlonrenleigné que ceftuici Toit particulierement de lou genregdifterent auDaulphin.Mais pour ce que Fay touliours eu la cou&ume,q ue en l’endroic`t ou i’auoie dimculté des animauls qui le rellembloiengde leur regarder les dents,apres diligence mlpeâtion St côlideratiô de celles de©rca, Fay cogneu Yeuxdente dxlterence d`entre l uy St le Daulphin . Car le Daulphin ha iuûement autantde dents en vne des mal¤î¤°UÈ' re , comme ceitui ci en ba en toutes les deux , o¤ mm dz' ray rnieulx, qu’il ha autant de dents en l’vn cvïîé de la ma? chouere,que celtuyci en ha en toute vue entiere. Laquelle cl1o· V (e Fay facilement peu experimenter a Foeilzear nous Yauons co, feree a lencontre des mafchoueres des Daulphins que nous gag-, dons de long tempszmaintenant les mafchoueres auec les dents du luldiét ©rca,ia nettoyez Sedeîcharnez (ont chez monfieur le garde de (eaux Bcrtrandizlelquelles dents nous auons com pré eltre quarante en chafque mafchouereme côprenant point qua· tre petzts rudiments qui font deuant, Sc les plus grofles (ont au nôbre de vingt de chalque collé des ma(choueres,qui (ont mou ces,mais cellesldu derriere font poinétuesll y en ha en tout qua· tre Vingts,moult blancheglongues en rond,dilpoiees par ordre, diltantesïvne de lautre comme au Daulphin. I.°os de la maü chouere dêbas elt quelque peuvoultéôteft log d’vn piedéècdemy. Ifouuerture de la gueulleneftguere plus fendue·qu'e& celle du , É H .3. Daul au 1::41 ER t xvus Daulphimmais toutefois il ha biëla gueulle plus largela fîgure de sa queue approche plus cle celle du Daulphin que du Marfouï; tqutellîoiselles fe reîlemlnlent limites troi$·C€,poill`on `D7l\3`Pà$ leu lement çflé veu pour vn c0up,car il aduieut quelques fois ucfô en prend clautres lemblables SC de plus graudgrrx ais il rarement queen dix aus a peine en (era pris Ynedouzaine entout le riuaè gell uerefle rieu a delerire delbn exterieure peï<Sture,fânô que celuy clôt ie parlemaftenât, eitoit Femelle, qui auoit vn petit de» des levêtrejequel pourlors zîelloit encor pas parvenu 2 iufte grâ deur, car c°ei°c0ît au com meucemeut de may,mil cinq cents cin quauteôz Vn,t0utel`foîs illefloit deüa É grand, quîl auoit deux Couclees cle longuui e1`rvray°argum1eutque ce poiilon full euëel: Pace ûlîïweunt au Daulpbingê: Mar(ouin.Cefte Femelle auoit des îÉgàîgÃi>;;î <èlàè(âê11e€c0üé,qui efloieut moult mamreâes, _ Q a vn chaîcun deles veozr, clelquelles _ lîspïîlîâ l)O.UïS` Cllîûïëlïî cachez (l€(l€HS VB6 lT€IîîC, `OD les El? _ post facxlemeut hors çle la!dic}eëfe;1te—qauand on les pgiuîoir aueo gs ODgleS:1’1©DpâS‘ que le aout de la tetme euft vue Iefte comme jpprautre au1malterreflre,ma1s (`eulement vn petit bout clelîë, îîïi el les petltsdçuèreaux tetteue laiet cles mamelîeagqui (ot Cequîîeîpue 16 Cpraji enî1el`cr1uat 1.0 interieure a1uat0ruêe.Vo1là ai Ha éûéoiye az- 1re touc at l exterxeur cle ce moult graal poulo, gb . u _ pccracle au peuple de Paris, cat_1ls le Venoxent veoir a l'hostel de Neuers par grande singularité.

5 (051 ï 5 FTWIS des dHÈÉ3€DâïS,È0£l£/;)6Z?îÉ (8 6?ü>ÉZ$ ont clèript du poisson nommé Orca. — Chap. XLVIII

I Auoye deua defcript ce poisson auaut l'auoir nommé de nom autxquezmazs apres que 1 eus long fgmpg fongé depjug, SZ quê ic trouuay EBEE de merques qui le mediftiuguoient du Marlouin, cjhauldrgu,8c Daulphin, ie fomgeoye quelle antique appellation il pourroit obteuutllelîa I`l)CllCC pas erjfes ou Priliig ; cm-;} cpi ma nêîüe quîle poisson que les Francois nomment vn Chauldron est L [rule.: . requel ze m ayppomt voulu defcrzpre dauantage enqce feu pcom lue qu xl euiî peu COHUCHIT a Celle matierejpource que C ’ ^ "· ) ·’ rg n cn aupye pomt la peîucture ÀUHI n eiltce pas Pllyfètcr, car xl f`ault(l`11 efr vray cequ ou en eferi·pt)qu°il` îoit plus graud Pbm A fou que ce(luyci.4Ma1s quand Feus ehquis, particulierement des nxasœosxsoztsxasnzztsl gg noms que ceuls qui l’auoient amené luy bailloientôt que i°eu· en · tendu que plulieurs le nommoientvn Oudre, les autres vn Ou- tre (vray efr comme Fay dick, que generalement le côrnun po · pulairelenommoient—lVlarl`oui11)8c lachant bienque vn·e,©i1dre tient lappellation dlvn vailleau a contenir de l’eaue ou duvirn: Tôt aulli que Orca tient le nom d°vn vaiüleau-en Latin lignifiat quali lamefme chole que faiôt vne ©udre,il ne m°a elle trop diflicile de luy trouuer vue appellation antiquezveu meltnement que la propre appellation francoile mella enleignéle l`auoye delcript ignorant lon nom ancien: Sc n’ay rien adiouflé depuis en la de- (criptionjinon ce mot Orcaza nn que ü ie failloye en le nommât de ce nom ancienfa delcription demeure entiere, pour celuy au quel il appartiendra.Toutes les notes de ce poiilon me confor- ter a le nommer Orca, ilfut ainü nommé des anc1ês,pource qu°il rellembloit a vn long Vale, que les anciens nom moyent Orca, le- _· ( quel auoit deux bouts,ou extremitez eltroictes, 8t efloit gros St se rond par le milieu.Voila quant a la defcription duvaledont il ha 1 gaigné ce nom.Mais quantala delcription dudiet poiflon reci-" ` tee par les ancxens,ie trou ue anni quîelle foit correîpondante en toutes merques a l’©udre.Car Pline diet qu°1l ne peult eûcre pro- prement reprefenté ou deîcript ünô d°vne groüe made dechair aiant cruelles den tszôz que (on efclnne elt comme le dos dlvn bateau reuuerle monurant la carenne. Et qu°vn tel poiûnon `fut veu au port d’©ftie a la bouche du Tybre:8c qu°il tut côbatu par l`Empereur Claudius,qui elloit lors a Oltie pour y faire edziier le port.Maintenant l’on peult iuger,que les medalles de Claudius Cœlar, ellquelles il feilt portraire vn Neptune allis dellusvn pou`- fon tenant vn trident en la main, aientvne Orque ou Oudre; SC que ce ne lîoit pas vn Daulpliin qu’on y veoit portraiitz àülli la peinâture retire plus a vne Oudre qula vn Daulpliint Ce poifion dict Pline,auoit luiuy des cuirs du nauireîqui venoàtdesllaulles qui ( eftoit peri,8cdel`quels Felltât repeu plulieurs iours a Gille; il l"el‘toit Éaiôtvn canal dedês le lable,ou feillô dot il ne pouuoit lor tir,ne retourner en la meraôc ainli cleieëté au riuageul demeura a l`ec,8zluy apparoifloit feulemet le dos come la carêr d’vn bateau renuerl`é,ôc que les (ouldards de l’Empereur luy coururent fus auec leurs picques S: le tuerent, SC qu°il en rein celle fois vn lpeêtacle È il Le Ycccmd Lure de x LTHISTOIRE NATVRELLE DE S ES TRANGES POISSONS M À R I N S, AVEC LÀ VRAIE P EINCTVRE ` G 6î¢)'iFÈî07I das parties interieurs; d::Dauàvbiv, G pîofcurs autres Jcjbn @1:::, Oëfcrucc par Pic·:1‘€Bcîon. du Mam. ‘ É ,f \ ÉC 2 _

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  1. 115 C0ï2l!EI24l9IES (1 (dk 77l62îj§ïE, Cd? COMEÉEJ1 qüâ iti)/Egïâüd B6;

ETE d)6lüîïES 190TÉT6Zi¢çîf5,lEfîZlElSÃ70l4$ GUEï\7EH5,€0Hl'Ef)COÉ5 ÉE nîy E)! î7¢El’îï'd y aozsplus QUE îê iï0üüEïï6y COUHEUÉT 61 CE TIE i°cn Ejfîîïûy, CYQQHÃÉ aucjï i,EI2mEîî0yE EH CE HBH mal 0 Pï0PQ$,11E IE fï0ul4ÉÉES î}26!l¢U62Ã5S?Eü 722Ef79€mE)2I gm? IES 7'QQTHB G VOZ45 lE5]ÈE£#tEï E7! autrclanguagc? G aaüî qu faire aiaa auîil Vous Plaiîa lc ra; wa2maaa:r. 3*} · ) « • ( O O ô • De l âlllllltî qui Cll C S PRTÈXCS IUÈCYICUZ 'QRES DE L7©YE OV DAVLPHI N ET _ du Maqbuin conjërzcs les Vues aux les at¢tï€S, Ckapl.

  _  Srâc ia arriué a la deîcriptiq des interieures parties du
   Daulphintscdes autres poàlïos de lo eîpeceul ma (cm
   1 blé eitre côueuable de cômêcer parla diïtincïion des
     entrailles duDaulphin,corerees auecleMarlbnin_Car

tout amii que les trçis poules que 1'ay dellus diâs ont gràd admi té en l’exter1eur,auili Pour xls eu l mcerieur: qu i ell: chose bxê eui· dëcea qui les veulr obîeruer. Ez: come xls ont quelques paruculie res dizîtinâios parle del10rs,:ourain£ les ont ils par le deuêsjvlais a En dlexpoîer rouzes choles le plg luccicit eme': qu’il me iera poll üble,ie prêdray cnaique partie a parlby en railâr côparaxiô ce lv ne .1 lautre.Ei· pour n eicrxre cà: de red1cres,il fault enrê dre que ce qui conuieur a l vu,peulc aufii conuenir a lautre. Les entrailles du.l\/larlouin lon: generalement plus robuiies que ne ion: celles del Oye ou Daulpnmrcar le Daulphiu ha les inreâins moult fra giles,8c greiles au regard duMari`o uin.La tiûule ue l'©ye qui eng tre au conclure} cle ueiïus la celle, ei°c moins aduancee l eans que 11 ell celle duMaribuin.Toucs deux ont les poulmons de rem bla ble façon Sc en ce dirrerenrs aux poulmons numa1ns}qu`ils 11'on: que deux lobes ou pieceslvn a cxexcre, leurre a ienezîr eeensre lei` quels ell: le cœurgiernblable a celuy de Thème, excepzé que Thô me eifanr vn animal qui le rien: rouiiours droiër llha pendu dei` l0uî>s,mais le Daulpl1î8CMarl0uin,eliâ€s a dec} ont uroiciemëc enrreles deux pieces 0uLobes des poulrnôszôz le cœur de l Oye ou Daulplnn , encor qu°1l fox: d vn poiiio n lans com paraiion plus peut que le Marlouin , li ell: ce qu°1l lera plus grand ôï plus roucî que celuy dlû grand Marlcuin, voire full le Marîouin trois _ fois pl' gràd que n’ei’c l°©ye. Le Foyc de tours cleux,nîei`r iinô du . piece nc n plus que ell celuy de Ylxornme, auilr ell 1l_ie·mblabîe a celui de Yhomme mais les petits lent quelque peu plus diuiîe que n’o_nr les grâds.La ratte de tous deux,n`e1i rou ce env ue mal le, mais ell etparle ça,8<la,conrrele(lox11acb attachee a de pe. tits ligamenrgôctoutelïois celuy del Oudre xfeft Guo dvne pie ce ronde,ôc laratce du Daulphin ell plus grande que nell celle Aa.:.. du r n ste ana Livia: du Marl`ouin.Et tout ainfi que l`©ye ha le bec long, aulïi ha il la langue de mefmczmais le Marfouin a qui le nez n’e& pas lang, auflinha il pas la langue iilongue.Les langues de touts les deux, ne (ont paS du tout a deiiurqparquay Ariûate diet quele Daul· plain pourrait bien faire quelque bruit, comme font les muets: mais paurce qu°il niha pas la langue du tout defliee 8C deliurc,ne auili les leures,il‘ne pourrait pronôcer Vnevoix articuleele croy bien qu°il la puiûeaduancer entre les dents,mais non pas la tirer iufques hors dela boucbe.lÉlle ell: (êblable a la lâgue.d°vn animal terrePcre,8c principalement d`vn porceau,n°ePcait q¤°elle eit fram gee par le bord.La langue de l°©udre ne l’e(t iinon vn petit par le bout de deuantll relie encor a dire vue merque intiillible qui les cliftingue par le membre bonteuxzcar le membre du Mariouin, citant mart,eit auili gras SC grand,qu°eit celui d°vn homme en vie quand il Yha tendu ,voire des plus gros qu°on fache trou uer; mais l'Oye,ne l’ha gueres plus gros qu’eſt le poulce, & ne paſſe pas huict ou neuf doigts en longueur. Touts deux l'ont pointu comme ont les chiens, & auſſi ont les genitoires qui ſont longs ca chez au dedens, gros comme vn œuf de poulle, & ſont cartilagi- neux a l’extremité. Touts deux ont le pertuis de la gueulle moult eſtroicte : dont ie meſuys ſouuenteſfois eſmerueillé comment ils pouuoient aualler de ſi gras poiſſon dôt ils fe paiſſent, mais com me, i’ay deſîa dict, il fault qu’ils ſe renuerſent en les prenant, ou bien qu'ils ſe renuerſent en l'eau pour aller gaigner le poiſſon qui naturellement ſ'en fuyt au fond vers terre, a celle fin de trouuer les algues & autres bagages a ſe cacher dedens. Mais le Daulphin qui n’aualle iamais vn poiſſon au rebours ſ aduance pour le pren- dre par la teſte, laquelle il met la premiere dedens ſon goſier, &con ſéquemment l'aualle dedens fan eſtomach. C'est vne choſe que i'ay facilement cogneu en pluſieurs Daulphins & Marſouins que i'ay ſouuenteſfois ouuerts, eſquels i'ay trouuay pluſieurs poiſ- ſons que ie ne penſois pas qu’on les euſt trouuez en l'Ocean. Car le, Daulpbin 8:. le.- Marlouin auallants indifieremmeut toutes eipeces de poiilôs en Vie touts entiers, ont Yeltomacb fort calleux Scdur par le dedens,&î .biê<muni,contre les iniures des ha- reûes des poiilons qu’ils auallent commeViues,Scorpiôs,Sargs, Perches,Paurpres,©rpbies,CaH`erons,S_eiches,Côgres, Mullets· Rangers nes poissons MARINSà;;. Rougets,8zautres (emblables qui ont fortes hareûeslequel efio» mach ef: (êblable a celuy d’vn porceau, mais il el} quelque peu plus longzôt qui le Voulclroit remplir de liqueur, Sc le croiûre en l’eitenclant,il contiendroit facilement trois quartes deau: qui ne cit pas chole difiicile a croire, _car mefmement ceuls de la mer Maieur ou Pont Euxin,enuoientles Cauiars rouges 8c noirs a C6 itantinoble cledens les efio machs des Eiturgeômôc ceuls de Min · grclie ifaiants vlage de pots ou vailieaulx de bois, rernplilient les pances des animaux de leur beure,l`oit de Vaches ou brel>is,qu’on « apporte vendre a Côîtâtinoble.Voila quât a la Pâce ou eftomacii duDaulphin & Marfouimauquel l’©memum qu’on nome en Fran· coys la 'l`aye,eü: attacli ee au fond, comme elle ef}: es autres ani- maulszôc couure quan touts les inteftins qui font defloubs, mais elle n’e£t guere graile,8z cit fort iimplqôzmoult delieele ventre · inferieur du Daulphin,8z Marl`ouin,ou (ont les inteftins,eft iepa ré par le diaphragmqde celuy d°enliault.Leur cœur eût enuelopér cleclens le Pericarcûum auec vne bien grande quantité cl°eau clere enfermee lcanszlcqucl lia deux aureilles, 8C deux ventricuies , 8C pour le faire brienil efi en toutes fortes (eblable au cœur huma? Pareillement les poulmons fe penuent enfle: de vent, Fiîs (ont · (oufïlez par la fiftule ou Huile qui eft attachee a ïherbiere ou ar- terezlaquelle eü en ce difierëte a celle de touts autres, qu°elle loi: » a <leliure.Le Larîmc duDaulphî que les Erancois nomment la Lu » ette,eû: longue com me vn petit tuiau que nous voions ûruir cle anches aux cornemu(es.auHi eff elle Hchee en fon conduiâ: de la 1 meiine maniere que leliiiéts tuiaux font tïcliez en leurs boiûes. · Car la (`u(di€teLuette ou epgietis qui ferme le cond ui&,efi: îaiéte a la maniere de deux petites charnures cle la groiieur Sc qu au de · la façon de deuxdemiesnoix,tellement qu’1l ny a aucune partici pation de conduiét a refpirer entrant en_la bouche comme es au i tres animauls.—Car pofé que tout autre anim alôt Yhôme fe eiiou p peut le nez,ils ne laiilent pour cela a aipirer par la bouche 8: auiï fi ref`pirer,mais il ifaduient pas ainii au Daulphimcar le côduict “ quiva a fes poulmons,n°eft aucunementpercé en Yendroiet du goiiexgains ha (eullement vne cauité deûlus lefrout , au dedens, , imareeen lbs d°vn petit cntrecleux qui eit pourceque cette fiitu . · Aa·5, le« zz szcoxn ixvnz le cartilagineule P en va inlerer dedens les deux diétes pieces ou lobes des poulmonseeû par reelle quil rait bruzre lean en reipiè rant,c.1r il Ya ieâé en l°a1r de treîgrande roxdeur en iâultant hors de la mer.- ' ` _ Afnzaoirjï lc Daulplàin È Mœpuizz fortmzts loors Fear: Viennent 672 lair pour ï€É7îï€ï,0M pour rjpirer. Clmp. Il . î°Ay long têps elle en doubtevoiât leüaulphîôcîvlarfouinvenir en l°2.1riea.uoirl`ils venoiêt aipirer ou reîpirer .Et co me ceuls qui noue': entre deux eaux , ont zaipire auât re mettre en Peau, ôc rêl plu leurs poultn os de Vet, tout atniîiie peult titre de touts autres annnaulx de mer qui ont poulmons ,co:nmeV eaux, iiortues, Mariouinsnîc Daulphins,qu`ils vxennent enl air pour ai pirer Sc reprendre leur hzrlexne. Mars il fault dire qujzlS y Vreunent pour fazre routs les deuxzear 2 pres qu ils ont ette long temps en la mer (ans prendre baleinql.1 cboie quîls font la prerniere ett de ieéter hors eeluivêtquîls auoiêt porte en la rner,e.rr iortrïzts nors,on les oit bruyre en ieûant du vent 8C de lean en l'air,8i rauît ioubclain quîls en reprennent d`autre,ear 1l rry en tm point en ia mer, rel- lement que qui auroit lié vn derdiôss ammauis au rond de l eau, il ieroit mcoutxnêt iuitoqué par faulte dhaâexne . Voxlaquàt aux initrutnents de la reîpirati6,Scpourquoy l onveoit tels animaux le rnonftrer horsl eau ii ïouuent.M.us encor y En vn autre poid: _ digne de plus grande contemplation, qui grat en î au atoznte du Dsaulpnrnnâc autres poifîons cet.tcees,q ni ne peulc eâre deâchrîrë fans admiration de naturqcôme ie diray en ee tuyuàt chapxtre. (Qc leDaulplo£;: nef: pzalt repaqlrcfinorz tourné, cz la re: ueqe en prenant lautre power: Clmp. I I I. CE poinû rnonitre le grand foing de nature quelle lia des ani» mguls quelle produi<St,c`eit que ou les autres animauls ont Yartere encontre la gorgqceftuycx y a le goiïerzqui eit vne ehoîe quon peult ïacilementapperceuoir en luy rendant les maiehoue 4 tes auec vn c:oulte.zu,5c iîxyuant iulques a leûormeb. Car on ne trou uera point de pertuis qui refponde a làrzere Com me l on jveoit es autres qu: ont poulmôs.Cieft ce que Arxltote auoit vou · w ' ` lu nn: roxssoxsmanxusf 35 lu entendre quand il elcripgque les Da ulphins ont la gueulle au dedens de l'enclro16’c du reuers. St fi als l’ont de la partie dela ren uerle,auil`i fault il §°1ls veulent manger,qu’ils (oient rêuer(ez.AuY . li Clicl il,©s irjèîcz partejispzmz Delpliim baëengquamourem nui comserjî refu- I piuentmgciëum compare neguesmt. Cieû la Vraye railon qui rend les Daulphins contramtîts de le renuerlexgen mangeant St prenant leur prove en la mer. D: ilamztomâc des intellim E1 autres parties inteïieuïes ola naalybm G zvzmpm. chap. 1 1 1 t. LES foies de ces cleux,8t autres lëlslaolesjtouchent le diaphrag- me,auili lot ils cleüoubs la partie du dehors, St êlnraiiet Yello- mach par deilus,8t le muniilet cle touts coâez: lequel ell entêdu en longueur.Leurëfy[ar»s,quiô nômevneïlaillette enlïracois, pour ce que les villageoiies prennent la tourneure en telles Cal lettes clôt elles Font cazller leur laxftzlequel êyîoms ell: il grâcl, quil con- tient qu ali la tierce partie cïautan t, com me îairît îeitomach, Bt auilieir long quan de demy pied. Les autres intefrins fuiuants <:e1luyla,comme eit le Icismmm, 8: le lleon ion: repliez en maints deétourgcomme nous voions es frales ele veau· Et celuy qui ell nom mé Cream, n'eit point trouué entre les inteftins cluMarfouin 8t Daulphinuôt le inteftin, ou ell: le pertuys cle lexcrementqui efr nommé Reltluma ell contre la reigle des autres animaux pl9 grelle au Daulphixnque ne ionttouts les autres inteftinszôc tou· telrois il debueroit elite plus gros St plus largells cleicêdent den hault le log clel`ef`pine tout ciroiénians fe cleitournœ nulle part. Touts lelquels intePcins,€`ont ainli attaches au dos par la liaiîon des veines meieraiques,8t par les ligamêts,8: par les tuniques du Pcz·it¢meum,en iorte que li on les de£tacbe·<l`vn ieul endroiét ou el- les le ntretiennen t,elles le peu uent enleuer toutes enienle. Leurs veines (ont inlerees parles extremitez au tour des inreftinszqui vôt fe terminer a la groile veine nommee Pom alaquelle leur eû: moult apparente Sc plus groile que le cloigt.Nous y auons comp té douze colles de chafque coûé,n°y comprenant point les claui <:ules,ne les autres courtes nom ees les faulfes colles, fur lel`quel· les la veine Azgos ell couchee au cofté c-lroiet moult apparen te, Sc (eitend en plulieurs rameaux en clîalcune des veines ou elle le va terminert " Q ` " ` D es Le Second Livre

Comparaison des mamelles du Daulphin contre celles de touts autres animauls. Desquels les uns les ont en la poictrine, les autres le long du vetre, les autres aus ey nes.

Chap. V.

Sîmblablement aull i eff veue la veine caue,c°eil: a dire la veine creul`e,qui fort du foiqlaquelleil ha enflee plus grolle que le doigt,plame de lâng,eltendue le long du dos : laquelle puis le de· part en rameaux,8e monte par le derriere du membre honteux de la femelle,§e va porter laliment tant en la matrice que aux mamelles ou le faicît le laiétzdelquelles mamelles, ie parleray cy apres plus amplement.Leurs rongnons font gros de clxafque co5 ité Se lpongieuiqlelquels feflimoye au parauant elite les mamel leszmais les mamelles (ont cachees deiloubs la peau entre les muscles de l'epigastre le long du ventre,il ell Facile a les trouuer incontineng, si lon suit le petit bout exterieur : car enuiron dlvne pa ulmeloing des bouts des tetins, il y ha vne charnure ou carun cule,qui s'ellend en long, côposee d'une chair molle, spongieuse & rouge,qui reçoit le sang, tant des veines de la poictrine,que de celles des eines, lequel nature y conuerti en laict. Le Daulphin & Marfouin & plusieurs autres poissons qui ont poulmons, n'ont que deux bouts es mamelles : mais nature ne l’ha pas faict sans raison. car comme nous voions la femme enfanter le plus souvët un seul au coup : aussi nature ne luy ha donné que deux tetins, sachant bien qu'ils peuuent suffire a un seul. Semblablement les autres animauls aquatiques ou terrestres qui n’ont qu'un petit a la fois, n'ont eu affaire de plusieurs mamelles : delquels il y en ha qui les portent en la poictrine, côme font les chauves souris, que Pline auoit au parauant elcripulaquelle cl1ol`ci°ay n’agueres trou oué eltre vraye par leurs anatomies faiétes dedens la grande Pyramyde d'Aegypte,8 & dedens le Labyrinthe de Crete.car i’ay veu les meres baillants a teter a leurs petits de leurs mamelles du lait qu'elles ont en la poictrine. Une chose qui m'a semblé digne de grande admiration en elles, est quelles ne font point nid. Car elles se pendêt en l'air de leurs crochets des aelles, en allaictâts leurs petits nes poissons Maazxs. 37 petits qui (ont (emblablement pendus aux pierres des Vouites. Les Singes pareillement ont des mamelles en la poietrine . Ce . qu’on ba audi elcript des Sphinges.Mais les autres animauls qui ont grand nombre de petits a nourrincom me ïîâülP€$,Sîtgll€î s, Her1iibns,P orcs eïpis,8t autres iemblables ont eu beioing de plu lieu rs bou ts es mam ellesdelquelles lent eltend ues le long ci u ven tre,com me nous voions es cniennesles autres qui ne nourriiiêt qu'Vn petit a la roigcomme Giralîes nommees en Latin C Esmera- paraiaîes, Elephants,Chameauts,lumen ts,Cbam01s,Bo ucs eitains n°ôt eu afïaire que de deux bouts. Toutelïois les terres de tog les (uicliôts anima uls ion: erninents au dehors. Mais ils lontcachez au Daulphin de moult grand induiiriedautant qtïils participer lie llartince dont lia vie nature en les deâuici1€rs.Car leur poil ti on ell; comme lent les tettes de ceuis qui portent pluiieurs ani· mauls, qui les ont le long des mulcles de l’Epigal`tre ou Aôdbmen ünon qu ils (ont cachez deâoubs la peau. Mais les bouts des tet tes du Daulphî que les Latins nôment Rapiâias, St que les Fràcois ehampellcres appellent traions,out leur ntuation a ia maniere des animauls a quatre pieds, qui ne rendent qu°vn petit a la fois, lei- quels natureluy ha cache: au dedens,pour la diicomodité quiils eulient f`aié`t au poillonlils eulient elle dehors, d°autant que cela cul} elle empeichement a la Viirefie. Les vreteres du Dani- lont veues manifelres delcendre en la Velcie tant des nz alles que desfemellesalaquelle velcie efr auili grande comme celle de la Crenoille de mer. Nous l’auons enflee ôt em plie, ou nous auons ` trouue qu°elle"c0ntient Vne chopine dlea u . e les Da ul plains ne la relie des autres de leur genre, n°ont point de iiel , qui me lemble chole eltrangescar znefm ement en mangeant expreiiee- ment de leur inteltin nommé P_yâ}:ms,leq uel ell celuy qui enuoie Yes excrements au liel,nous l’auons trou ué amer, com ine lil cuil: lié participant de quelque amertume de fiel: St routeliois ne l e·

omach,ne lautre inteltin d’apres nauoient point ce goult la,

ie aull'1 le foie,lequel quand il ell: bien accouliré, el`: iem blable ·l1i2Ll€UI' St au goult du loye d`Vn porceau: St de quelque en- lroiét qu'on en lache man ger,il n’elt point trouaé amer.$ i efr ce que le fiel (err grtndement a touts animaux qui ont lang, St elt L k. grand - :.2 szcounxzvnn ‘ grand cliofe que le Daulphin qui eltfvn animal tant (anguin; n’en ait point,mais nature luy ba baille quelque autrevoye pour luy repurger le mauuais fang.Les autres aninaauls qui n ont poît de l`ang,n’ont aulli point de foye St par coniequent n’ont point ‘ de îiel.C0mbien que les Daulphins Sc Marfouins digeren t toutes les hareûes des poillons qu°ils auallent,lel`quelles ils coniommët en l°eilomach,voire les plus dures efpines 8C hareûes des poiiiôs, tourelfois ils ne digerët iamais 8: ne conlômêt les pierres qui (ot trouuees es teftes: car nous leur en auons ibuuentelfois trouué auec les excrernents dedens le droicït boyau,qui eitoient preûes a mettre h0rs,SC toutelfois elles elroient cleznourees tou tes entie» res ,cô me Cjnadi.e,@_n¤d5sic!es,Tng(ites,8tau tres pierres lêblableslls ont les inteitîs mal aifez a nettoier pour mâgerzfi efr ce qu°on ne les ieéte pas a Parisxzar l°on trouue,ail`ez de perfonnes friârles qui les achettent , 8C les habillent pour manger delicatement. Q': toute llazmtomie du iëïueau ola Daulploéü, comzicrmc cra tontcsks parties aux relay dc Fbommc. Chap. VI, LA cholle de celle anatomie du Daulphin qui nous a elle la plg admirable 8c (êblé artilîciellqeii: le cerueau 8: les parties, car les nerfs qui Vôtdeux a deux, qu’on appelle les (ep; coniugatiôs. . (6*: beaucoup plg apparetes es Daulpl1îs,qu’ils ne ibn: noûres me(mes.Ec auiii quad l°os de (6 tell ei? defcouuert de la peau de cleûlus, il (êble proprem êtfeûre le tel}: tl’Vn hommezcar qui auroit couppé le bec al'©ye ou auMar(ouî,le tell en reiieroirrôeblequel regardé de toutes parts parle deuâtët parïle clerriere,par la (ûrnité Sc par les rêples,on le trouueroit mieuls reflebler a celui de l’hom me,q_ue nul autre tell qu°ô lache choilir de 1:09 autres animauls: car il lia les melmes (utures,qu’a le tell de l’l1ôme,8:senrre;autres notes les plus iniignes fôt les osipierreuzgnômez Litâoyaîrdelqu els il‘en a vn cle chalque coPre,&au clellbubs duquelle nerf de louie , entre audedens du- te(i.Ces os (ont ineganls tit durs come pierres creules ou encauez parle cleclens.I°ay parlé party deuanr des (ul diëts nerfs, qui le rendent es con duifts de l’ouye, lelquels. Font i _ eûrosiâs es pe£its,qu°0n ne les peult gueres bien Veoir, Car en . “ I ' ` ' J ' tant .DBS POIS·SONSMA-RI··N$« 38 tam: que nature luy ha nyé les aureillegelleluy ha baille ces pe· tits ‘£I'OL1S· SOI} CCFUCQII eît CI1£lO S de XCS f1'1CilII1gCS OL! ITIECFH ·· bramegqui ion: fer; r0buûes.I..es vemricules 8C les deffours du CC1‘L1C2i‘¤,iODC COIYCÃPOHÉÃÈS 3 celuy dC1’DôfDC,SC ba àiûû I2: POÃC meure parue ïeparee de celle du deuam, deiîoubs iequef cemeaiz les pfO£iUCqt1OHS CÃCS HCTÉS CBD! Octici , Scoiicoidcs , Aimes , QUC ÃCS 3.U€l'CS,iOh'CCDC 21 couples hOI‘S le ÈCÈÀCSVHS PAF YERICYICUYC P3! UC du CCI`L1C9.LI,pOü1‘ VCHÉF 3üX UâiCâUX)8C AUX yeuIx,8€a la l8.gûC2 ICS ÉLICFCS parles coüezi qui fe 1‘CfCI'C’C AUX OUYCS SZ AUX COdL1îC`tS (ÉC la ICXIC Cûûiügâlîiûû. r.[`OüîS leiquels ÉOBC VCUS PCFCCY les IDC- DiDgCS du IZCÈ ÀEE (yâüîâûë qtljli eiï IIIOLIIZ iallguiü, ICS VCXUCS SC AFECYCS y ÈOHC VCUCS plus 3Pp3ïC€CS.Cf SPYCS QUC iày âmpkîilîêî Cxz€ÃCI'ÉpC1'Él}îCl°ÈCUfC SC CXCCYÃCHFC ZDZIOIIIIC du CCà du DALIICÈÉ, (-Câllûit eff de Ia CCYUCHCSZ dCS OS , (LIYUÃÈ CC QUC 1`ây PAI cy CÈCUSJI P1‘O111iS.I'CI1 baille maintenant 13. PCÃHCÈ UYCZLIQUCHC IC fCy Pfêmi I‘Cîï1CH£`P0ï€ïâiFC CD (ur CCHCQLIÈ eû CXCÃLIS 19. POXTC (ÃC ÃAVIL le de Riminijaçoiczque nous Yeufüons au parauant veue a R0 m me chez maiûreGiIbert,8c 21 Bologne la graiïfe chez Cefar Odanca mCdCC1DS:COUIC(f0ÃS DOLIS CH RUODS aüûi 21 Paris CH IIOÈYC puiHâ· CC,qU)VI1 Ch3iCû pourravoir CÉSOITDC 3 ceiïe PYCÉACDEC PCÃIICÈ HEC. . . g . Lc Portrazïï des qüëmzzgts Je la tgfîz du Daulgnm. zz ‘ \

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C ·' " IV À*·' ' 9 'it, C ‘ r 7, , 'Ã_\ , ' · r · ’ / Z '/ ® " ` ` ' ‘ kelf Compa: Comparaison faicte de la nourriture des petits Daulphins, es ventres de leurs meres, auec celle des animauls terrestres. Chap. VII.

LES Daulphins ne les Marfouius & touts autres poifions Cetacees de leur efpece,que nous auons peu obieruer , ne portent point plus d°vn petit a la fois.Et croy que nature ne leur ait voulu permettre autrement.Car les petits tout dix moys en leurs vêtres,ou ils deuiennent moult grandntellement que quand ils en fortent hors,ils lbnt deüa dlvne inufitee grandeur. ht li les Daulphins en portoient deux au coup,il fauluroitquïls ne creuûfent pas ii grands dedeus la matrice,car elle en feroit trop remplie, Bc ny auroit iuflifante efpace declens le ventre des meres pour les comprendrezveu mefmementqrfelles les rendent en vie della parraié‘ts. Et encore que la matrice ait deux cornes, touteffois elles font allez occupees d’un seul Daulphineau. L°vne des cornes de la matrice n’e£t pas li grande que l’autre.La queue du Daulphineau eit quelque peu recourbee dedens la petite corne de la matrice,8c aulli la lecondine ou tunique en laquelle eit enuelopéle petiglaquelle les Grecs nomment chœrion, les Frncoislarriere iEais,ha vne longue partie come vne queue pendante,qui efr repli- ee iufques au rod de la fu (dicte petite corue.Laquelle tort hors la matrice auec le petinquâd il efr paruenu au terme de la iuite grâ deur,Elle elle compoiee divueinfînité de rameaux,de veines,li· ga rn ents,nerrs, ôc arteres, tellem enr quelle tem ble eure quelque mêbrane iaignare moult eipoifleztours les vaiileauls deilus dicïts dont elle eit tril`ue,v0nt le referer de l’vn a lautre, iuiques a tant quîls fuient paruenuz en vn corps compoié de quatre rameaux qur ell nommé Vmcëus, auquel les Francois n’ont encor point ` trouue ele nom propre a l’exprimer,linon que en quelques lieux come auMaine,ils lappellent laïrippe du nombr1l,les autres la cordelâquelîe trippe ou corde va le interet dedens les membres interieurs du peut, par lenombril. Les vns entren t dlvn coité,8£ les autres de l°autre.Car en tant quele nombril. efr colloque au milieu du corps,l vne partie du dict Vmclixs defcend contre bas. & l'autre partie monte contremont, fcauoir est que la moitie va finir iustement en vue coche entre les lobes ou lopins du soye, assez pres de la veine caue, & nommeemêt baillent le nourriilernët du nas poissons Maxim. gg du (ang 8cl`cl`prit Vital,Animal,ôCNaturel,prouenant dela mc- re,enuoyé leans par leidiéts ligamêts tant au cœur, au cerueau, Bc membres principa uls,qu’au royc.Ce n’e£t donc pas merueille li les douleurs des matrices que nous nommons la mere, font fi vehemêtes, veu qu’elles ont ii grade familiaritéôc com unicatiô auec les plus nobles parties de tout le corps, 8c aulli que touts les corps (ont grandement tranipirables, attendu que les petits melmcs infpircnt 8c alpirêt dedês les fecôdines es vêtres de leurs meres.Et pour prouucr celle cho(c.Qz;on tuevn animal prcgnât ôc (oubclain qu on ouure la poiâtrine de lon petit, l°on voirra rc- mucr les poulmons 8: fon cœur.'I`ouchant cc poinét ic n’auray pas faulte de telmoing de l’auoir veu en vn Chameau dclaiûe ioubs la charge en vue plaine d’Arabie au voiagc de moniieur le Baron de Puniet gentilhomme de la chambre du Roy,en dci`- cendant a la ville nom mee le Tor du mont Sinai au riuagc de la Mer Ro uge.Ie n°ay point eu de Daulphi en Vie qui fuit pregnât pour experimëterc ela,toutcffois lc Daulphinha routes ces men . qucs,mais il vit en autre element.©r le (ang- enuoyé au foye cit diüribué leans 8c a l°el’comach SZ aux inteftins ,ou il ell; cuiât par la chaleur du foyczôc entre par lcxtremité des va (cs en chaique partie intcrieurqtcllement que toutes (ont nourries du lang ex· terieuigque leur cnuoie la matrice par la communication de la- _i`econcline.Et encore qu’il n’entre par bouche en lleltomach, 8ç de la aux inteûingü eff ceLqu°il n°y a partie de dedcns qui ioit oyleulecar lon trou ue melînemcntle droicî boyau, autrement. nommé le gras boyaugcn quelque temps qu’on le regarder tou(`· iours plein de Fexcrement prouenant du iang,dont le petit eff: nourri.Car comme il reçoit du (ang exterieur dont il ell nourri, lequel il ne peult tout tligere·r,par confcquent il fault qtfil feu ( face de l°excrement·:duquel quand il cit fupcrilu, le petit l’cn dei ' chargeen la lecôdinegsomme lon peult veoir chafquefois qu°ô vient al'ouu1‘ir,8Cen ce temps la le lu (dict droicît boyau nommé Rcflum intq'Hmï,»que Fay dicteilre lc.plus petit es inceilins des pe· res,il.ef’c le plus gros es enfants. Voila quant alivn des rameaux

dc Vmcëus qui monte au foye.L`aurre partie des rameaux defêd

CH; bas,8c le vient (cmblablement inferer dcdens la veine cane, ' Cn torantfla vel`cic.tenclue contremont,& diûribuc de cela quil î _ 5. per; ‘_ LB SÈCOND LIVRE PCEÈ6 Èilûlî ÃUX V6lH6S Cl6S 6571168 QUE D€l'fS Sc 3Z'C61î6s; POUF l6 l`10ül'l'lû6IH6HC d6 CGLIÈÈS l6S P3l‘Cl6$ lHî6ïl6Ul`6S.Àl1 1‘II1l16l.1 Cl6 668 qllâifê VàlÃ63Ul$,`ll y 3 VH Cûïlilülfît qül É6 V2 îîïlill`6 l6«3DS 61} VHC Hl6îI1l)î‘2.î`l6 HOIHIH66 Cl6S âUCi6ï}S Ammos ) l3.qU6ll6 6llC YOÈUÉCSC Clâl‘£'6,û’1âlS·6ll6 -11,6il Q3? du COTQS Gi6 Èà îâlûulluâ Gil CEiwr‘£0'rI· âüîî'6- mem diet la·ieco¤dme.Car aim} eù elle par la parue de deeleu s, compolee 66 (l6UX p6lliCUl6S 6Dlî6î'îI166 à€16Cl6`P6î1î Cl6Cl6DS lâ. ld6f €0HCl.lû6}6lqU6ll6S ell contenu VS6 llqüâüf îîîlîîîîblâüî l)6âL1;ll·• non qu’elle ei`: vii peu plus viiqueuieëey en a quantité ielon l'ea g6 du p6ElC:Câ1‘ qUâI1Cl il ha `l’lX iï}0y5`,OI} Y ÈTGUU6 l)l_6î1 VB6 qU2.l.‘· te de liqueurleufine pêfé que ce full eiie ion excrem éc de Ilvriue, , I1)6L1û 6lll6 qL16l6 m6 lllyS irouué 3 la ÃD du IDOYS (ÉC l6Pî6îI`lb1‘6 ëid oétobre en eiiuerfes comrees Sa a pluiieurs fois a les obieruez; âUqU6l `ECIDPS l6S D3UlPl3ll163UX Sc MàïlOü1D6âüX 6il.`0i6H€ 6DCOï il P6CiCS 61] l6â.H' S V6€1‘6S,qU)3 p6lD6 POULî©l6Rî 1lS 2UOIl.‘ la gîûllèüï d vue uoix,&` toutelïois ils auoient deüa ceûe liqueur , auquel €6ITlp$ la l-6COH£llH6 OU Cliwïion eûoic lZ)16H P1'OPOï£1OH¤66 3 la g1'÷ (l6Ul‘ des P6ClIS,C3l' CORl·6qU6I`(16D‘C 6ll6 l.13UgîI)6ü€6 SC croiii quât ` SC QU&î1Ie6L1lS`.EC àlilll l‘UYU3I1Èl6 ECH} PS 61} POITZKIIZ leurs PCCICS du YÃC l’l'1yâ161‘,}`)I`lIIlIZ6I11f)S,8C bO'£lD6 Pâïîlê d6 l 6il6,l6S X‘6D£l6D£ 3VI`x6 parfaiéïe grandeur::elle1neutqu'xls les peuuem garder dix mois. Er en cela ie Vueil bien conforter le dire (l.,A.1'1ltOI6· Fay obierué en plulieurs Marfoums Sc Daulphins ce que Fay diîr, car durant l)l£îyU6I` l6Ui'S pecits fôiî fi pesits,qu}1ls D6 lôî gU61"6$ Pig g§OS qüsêllj vn barbeauzéët toutefois ils om: della grande quantité cle liqueur claire dedens l’Amnios: 8: au primcemps eûaurs fort proches de l6LIY iuûe g1‘3HCl6l.Xl‘,llS 6D ODC PlL1S gt‘âHCl6 quai} îlîét Bc CODl~6qU6• 1Tl6î}C l,6llC6 6Hl`L1‘yUàHC`6ll2.I1îS PQYLICDUZ 3 £6L'[1`x6, les l"6I`£16ll6S (6C trou U66S (l6llül‘6S,8C l6S petits qL1)6ll6S OITC IIIÃS hors 6H la II}6I',lHC3. pables cle fe paiûre dleuls melmes: mourroiem de faim, rfefloit i (IUC DAILIYC POLIYUOÈHC 3 tous C6 qU)6ll6 Pl‘OClUl°C; âlâlllî loing de les 1;ourrir,l1a cloué deux mamelles a la mere,dorles petits bouts (ont cle chafque collé avn poulce loing de leur membre boiteux} ‘IY}3lS ils l`OD( CâCll6Z HL! Cl6Cl6BS;8C l6 pertuis qui l6S CdCl`l6 6llI COI1'1 me Vue Fente en la peau eilendu en longueur : `lelquels les-petits ï€C’C611C COU) m6 V1} 3UIIi‘6 animal °C6l‘I‘6lh'6· .Àî'iilOîC ha (OLI- »È°‘ €?" d?9l‘?¥ EE mëîê? Pmëllësa çi? il °f€‘lP°‘l“)ü$ Pmët dix ` ' · IDOIS nn: QQISSCNSMARINS: 26 mois,8c_qu’ils Vont deux ade ux mail e Sc femelle.=Vn pallage en Pline m°a (em blé d0ul>tal>le,quand il efcript, quils facon pleut au printen1p$.AcgMur§dit 1l)vere conîucgîa.Et iiainu ell:oit,il i`a_ulclroit_ pour les raiions que i'ay çli6tes,qu’ils enfantaiïent en yuer. Mais les autres exêplaires de Pline.or1t,A_,)¤nçgferè cëiucgizz. Et quand ores on liroit verc,peult_eftre que ce lmot n'e& poit nomminsaduerpe; ·uerè.De moy lacliant quîils acquplent·deux_ a deux‘§;qufils_ne: ' le laiilent point l°vn lautre,ieoFeray penler qzfils habitent indif- i feremment felon leur afliection com me auiii font pluüeuçs au· tres animauls.©ul>ien voient quîls ont vn temps depute paxjna ture a f’engr0lï`er Sea enlanterzn me lemlple queie ne _fa_uldray_ Point en dilant quïls; engrollent enfle un de lie&e,ou(côtne»dit Arift£>te)en Autône Faccouplâts malle 8: femell e,8c le mettâts le ventre de l’vn contre celuy çlel’at;trç,_ ala maniere des 'bonp meszqui ef}: vne chole qtfonea auilielicript des Ours. Reprenant maintenant les choles de plus loingeiant par cy cleuât parlé cles membres honteuls des malles, il reftea parler de Yanatomie cle la matrice des Femellenôzde leurs petits , 8c comme ils lent con· tenus cleclens l’Em6g<m:car apres que Fay trouué q ue lesDaulphis eommençoient des lautiône a auoir forme delia gros comme V· ne noix, 8c qifen yuer ils eiloient dela grolleurdvn Carpion , St ainfi voutezleanszôl-que auprimtemps ilsibnt deiîa ii gros qu°ô ne les peult em poigner des deux mains:' Sc qtfen eîté ils loient paruenus a quelque defrnefuree grâdeur telle qu°0n xfeliimeroit paszil m°a (emblé en bailler la peinc°ture,tant des petits que de la matricqlefquels eltoient au parauant enfermez d`Vne tunique que Fay fouuêt nômeelecondine, laquelle apres l”auoir rompue i’ay couché le petit deHus,& faict peindre ainii attaché par le nô- bril,comme le prelent pprtraiet demonitre.C e que i°ay nom mé tunique, les Francois le nomment l`arriere faix,de laquelle(c<>m me Fay dit)l°vne des parties entre en lautre cerne de la matrice. Le petit elt trouué creu leans en yuerde la groiïeut d°un Catpiô, alors il ha la queue remplie a plat,mais fur la fin du primtem ps il l’ha quafi en cercle lunézôzlxa lliarefle de deiluspoucliee contre le domôtu cell vn malie,vn petit bout du mêbre hôteux luy fort horszôc ii c’eli vne femelle,_le mêbrepfeminî apparozü fort euidêt. -r.z:s2co1~z¤ zxvnz · Ils ont auûï les aelles couchees courre le corps. Les maües oulcre le pertuis de l°excrement en ont vn autre au deiloubszlequel per- tuis 11'eirpoim: trouué es plus grâds:8c encor que Faye voulu fuy u relediôt conduicït, ie day (ceu (cauoir quelle part il Vazcar il Ce depart iucourinem: eu deux rameaux. Les petics oucvue merque memorable,qui eirvn enieigmemêt de leur lens d’odorer,ce&que aux deux coitez de la leure denhaulr afïezpres de lexcremicé du _ bec,ils ont des poils de barbe, qui (ortem hors la peau allez lon- guerces,8z durs comme (oye de cheualzlefquels poils ne four pas en l’vn comme eu l”aucre.Carl°Oudre en ha quacre de chafq ue co flcégmais le Marfouin xfen ha que deux.S,uyuant ce que Fay pro· mis baille: la figure- dlvn petit auee fa matrice,i’ay bie voulu pre· mieremcm dire,que tout le portraiél: aiufi que ie le baille,eff no- ' mëEm6y6:car aîüeûnômee toute la matrice entiere auec le petit. e La peirzîfurc dcl°Eml2ry0rz dl lm Marfxuirz. ‘ à z x e 7 Q l là I \ \ L ' A _ ‘ ·:*î‘ gf! 5 J}? L I · l " ëëse fr e » ‘ \~* l *4 / ` , à la Q · lîëa \ > là Èë · ll \ l '·~ \ * l " JW — · Y. X / [ , ` ' — ,· Bxl ~ . ,. ,  »\\ NÉWÃÉ = î laââx \ 4 / "*\ "\ ‘! ’z \ ` l gl; ê b ~ Il u s lr X l A1: `\‘\ X A ‘ e ` nes POISSON-;.} mxaxu s. gz ·LE petit eft en peinét ure dellus le C5œri¤u,ou tunique,ou l`arrie re taix, ellendu (ur la matrice, ainü qu’il ha cité trouué deg deus l`vne des cornes, auquel l’Vrac8u.s eût attaché au nombril. Les teitieules dela femelle ion: de chafque collé delioubs les cor· nes de la matrice. Les vreteres de la femelle font de chafque co- ite de la velcie,qui elf peindre (ur le col de la matrice. Voyîa Vne N briefue explication de ce que l°oeil veoit exterieurement. · ` E xplicationdc ccque'laji·fdiÉicpeiuîlu1·c coutiêt mtericae ' , rement. ` ` — Chap. V I I I. 1°Ay delia diêc que les membres honteux des Marfouins maflcs — , auoient plus d”vne pauline en longueur: feauoir efr autant que comprend Yextremité du poulce Sc du petit doigt, qui autremêt cit la meiure de douze d0igts:ô€ que les mêbres desüaulphis n’e· itoient pas ii lourds ne groszei qu ils n`au0iêt point plus de huiet doigts de longueurzpar conlequent auiii iaultil croire queles fe melles des iuldxêts , aient membre correi pendant 8: proportiom né aux maileszôcque les Mariouinenaient autre coduiét que les Daulph1nes·Voulant donc maintenant pourfuyure d°ordre a nô y mer chafque choie dela iufdiëte peinét ure,ie comm enceray au premier conduiit de ianaturedequel et`: Fort ipatieux par dedês, mais Yen tree eneit frocee de rides qui la font et`trecir:·8C cornbië que la Daulphine foit blâche deiloubs le Vêtre, ii_eit ce quelle ha- le conduicît honteux noira Yêuirô, Sc a vn poulce loing aux deux coltezul y a deux petits trous fendus en lôgueuigqui tôt les trous des mamelleszôi au deffoubs de la fuidiéte bouche hoteufeieôtre bas,eft le pertuis de l'exc remet, qui ell: fort rod 8: petit au regard du deiluidiâ: qui eit fêdu en lôgzâë l’êtree de ce deilb dit côduiôc hôteux il y a quelq; petite pelliëule ou reilorgqui pêd dela partie d°enhault,laquelle ie ne vueil nômer en Francoisgcobien qu’elle ait _n0'm propre,car il ePchonteux:~laquelle cache le conduiét de l°vrine venant de la»vel`eie.Entrant quelque peu au dedens Yon trouue deux calloiitez ou durtez des deux collez quelque peu ei` leuees correlpondantes aux hymenes, leiquelles tiennent le per- _ tuysdu conduigft honteux renfermé.La capacité de ce conduift dela fem elleipar le dedensgeftlonguc de quinze doigts de lin ter

 i ` ` L. ualle nalle ou distance de livne entree ou bouche a l’autre: fcauoir ef}:

de celle du dehors a l°autre qui cit intcrieure. Elle est fort tiilue, de rides,qui la tiënent eittecie,8c cit moult blâche par le dcdens,aui` u qui veult,elle Éeitend en telle largeur, qu ’0n y pourroit faire entrer vn ocu? par Ycxterieure entree honteufe, St le conduyre- ( ans le rompre iutques a lautre ieconde entree,laquelle cit la premiere clniture, entrant par lededens en la matrice .,Ceste seconde entree cit moult eitroi<îte,8t pour la bien veoir,il fault la regar der par le dedens dela matrice, alors on trouuc changement de couleurscar ou celle Pubidicte capa cite connitoit en blancheur, alors elle prend lin oula feconde entree commence, Sc la elle cit compofec auil`1 cl`vne cheuclure, qui cit faiéte des extrcmi - tezzde plunenrs veines 8; arteres, qui (ont de cliueries couleurs, comme noires,rou_ges,blanchcs,bleuës,grii`cs,l`e touchants l°vne. a lautre,C’eit la que commence celle lecôcle capacité qui (cited en la m_atrice,çleclens laquellele petit cit enclos auec la feconcli- ne,I,_a.matricc cit embrailee par delloubs de touts coltez cl’vne infinie cheuelure de veincs,qui le terminent par les bouts de tou tes parts en ladicte matrice,lei`quelles (ortent cles rameauls de la ueine caue,par le derriere du membre hontenx,8C lluyuetpar les coltez montant contremonnôè fe inierent par le delloubs Tuzla matricciyaisle petit cit lcans enuelopé de fa fec0ndine,,laqu¢l; le fort quant Sçq nant luy,dedês laquelle il cit totalement entour- né de toutesparts.C’eft vne notequi ne con nient pas a touts ani- mauls quirenclentleurs petits en Vic,ne meitnement aux poissons cartilagineux. Car les Rhines, que les Francois nomment Anges de mer, & les Rouilettes & les Chiens de mer, tendent leurs petits en vie, lesquels ne font pas enuelopez de tuniques, mais feulement fonts conioincts de l?VmcBus par le nombril a la matrice: nous aurons tronué tclle fois qu'un chien de mer de petite corpulencc en porte vnze divnc Ventree, mais disposez en sorte que la teste en fort la premiere chofe comune a touts animauls.


Que plusieurs animauls rendent leurs petits sans secondines, mais qu'ils avoient esté formez en œufs en la matrice. Cha. IX.

QVant a ceuls qui font ainsï attachez a la matrice par le nôbril sans nus x·oxsso‘z~rsz~·xanxiss. 4.;, lans tunique,il fault entendre qu’ils aiët premierem Et elle leans creez en œufaôcpuis de la petit a petit prônent leurs form es dedês les ventres,dont a la parlin font produiets les petits,lel`quels en· apres les meres mettent hors touts nuds (ans lecondine. Voyla quant aux poillons cartilagineux qui en naillant (ont exclos las A aucun enueloppement.Maxs des terreltres laSalmandre rend les petits en vie ia parfaié`rs,8c qui fcauent cheminer des l°heure mel me qu’ils (ont hors:8c de quarâte ou cinquâtequelle rend, il n’y en a pas vn êuelopé de—tunique,nô pl9 que les petits de la‘v/ipere, laquelle rêd aulli les petits en vie, las lecôdineszcar (es petits fu- rent premierement en oeuf en la matrice,maisa les elclorre elle les rêd- lastuniquegcome maiûre Pierre Geodôutrelexpert appo ticaire,ha.verital>leniêt ohlleruéla Chauuelouris aulli, rend les petits en vie las tuniquezce que ne fét les Rats,Souris,Tauîpes, St autres a qui elle ell leblahleles lnlectes aulli come font Pna· langiôs,8t l:lcherbots,`côçoipuent liêblahlemët les œufs en leurs ventres,dont» puis ell procreé l`animal lans tuniquqlequel ils gar dent ia parfaiét (oubs leurs poi&rines.Mais le Da ul phin,leChaul dron,l'©udre,le Veau de mer,8t la Balexne,ne font pas ainlizains font leurs couches lans l’aide de ceuls qui relieuent les petits,_ St toutesfois il ne laille a `(ortir grande quàtité de lang du nombril du petit qujils enfantent,8t principalement quand ils lepatêt les tuniques ou lecôdines. Et fault necellairement a pres que le petit a trié rendu hors la matrice de la Daulphine, que la mere luy le pare la (econdme auec les dents,8t la luy couppe& lepare du nô· bril, comme aum font touts autres animauls a quatre pieds, ainli quîls font apprins de naturelauoye celle de parler des veines qui (orient du corps de la veine cane, ôt entrent par les eynes en la matrice,qui (ont celles qui haillent la nourriture au petit: la· quelle nourriture luy ell premieremêt cômuniquee par le rnoy» en de la tunique: car elle ell comme vne elponge humide, la- quelle appliquce a vue autre,la rend humecteqtellemeut que de la xnatrice,le nourrillemêt peult facilement palier a la lecôdine, laquelle n'el't aulli qu°vne malle de veines,non plus qu°elï; la ma- trice.Ceci ne loir trouue clillicile car toutes fe rêdent a l’ Vmclïus, qui ell vn raux corps ou le referët toutes autres ligatutes de la lecô dine a (on nombril. La matrice des Daulphins ell cochee ai la L2,. l`um· r_ LESECONDLIVRE iîzmmitégcar elle ira deux comes qui le retreciflent contre bas,lel` qüeëîes ibmvoultees de Chafque coâlé a la maniere cl'Vn arc têdu:

 CTOY QUC DREUX? F2. faiéîâpour Clûüûëï ll€L1 3_     Q

Cl.`i&l,qUC COL`D€ YBVB genizoirqqul lbïlî (î§UX Cl} D0lDlQ)l'C;lJCâ,Llg COBP 1'I10ldI'CS QUC ceuls qllîô VÈOXC CS ID3£lCS,l€fqUClS CD umêt VII concîuiët de chaîque collé qui ie rêdaux paraifaces, pour porter la ÃEIIICDCÉ lâlqüêllî llSiI1C £`€I1ClCI`lE CD la IIIÃCYÉCCI C2}? les vaiiï (eaux la conduiierxr dedens la capacité du membre hoxgteuxr de î làfemelle,8c non pas en la matrice,iEau0ir ell entre les deux _côg_ duiéïs ou ouuertures du membre hô;eux,que Fay della deleript, - IDBÃS Pll1S-PIÈS de celle de la H'1âU'lC€ QUC de lâüifë CXCCI‘lCül'C·l·.â•· (1U.CllC ClÈlOlèl.`C peL1l£.pr0uuer,c0mme ie Cllïây cy 3.PI'€$ à I`D3lS-ll Èâllllî premier CHI CRC €I1CCDdI€qU€ IC)Cûl la raiirm POLIY les femelles ont conceu,e¤ç0r que la iemence ibxcenrree par Fou UCI Èüï C (lâ lîüï IHÃCQÃCC, 8c qüî la 1'I13îI`lC€ fûlî li €ll`1`Ol(5ÈCII1CDC f€1'H1€C düîâî qÉ'€ll€S lOIlC gï0ll`€S,qU)ll Dîy emreroit ï1Cl.2)l`ClX'Ol€ de leans clxofe qux fui}: de la groileur d°vne poinéïe d°etguill¢ de; liepzouteftbis eftants ainlï pregngmtes elles ne laillenc poixrcanc a

CY lïllï   ÈIICÉ SC la IIICEÈFÉ llO£'S Paf l€· II1CI`Hbl'€ l1ô°C€L1X qllê '
   Qüàûd elles l."3CCOUPlCDC HLICC le I`BQîl€,ÈOUÈ âlllü CÃIDC

qllâïld elles Djêûûlêî PRS gYOllC$.Of cela Cl} Vïây qüï la Il1§l1'lCç ibit ü eûroiéltememz fermeequand. elles (om gro£l'es,2.uHi—faul;il qüill lei: Vïây QLIC leur £Ctï1€HCC_I1C Pâllê PRS Paf (l€ClCDS IDÀIFà ' C€,C8l‘ elle y demeurer oit EDFCITII CE auec__le Pîîlï I IDRÃS COIHmC iîay dic`t,la lemence des femelles lhiuam: le conduîér des paraûa CC$,Pâfl-6 parles COHICZ de lâ. 1'D3E1’lCC,8C l`CB(lUC 3 l.,CDCl'€€dC· des capacxté du mêbre honteuzglequel puisnel°emp=e(`cl1e poît de i0rtir.C eci (01t ehtendu de toutes efpeces d’animauls.Mais le - PÈIÃC ,0U autres de (`OB Él-PCCC,CllI&U[ CH la II'1£1CI‘lC€,POI.‘• te plus (UF FVEC COIDÈ (IUC fU1‘l)2UCI'€,l2qLîCll€ elf plus fP2Cl€|t1(`C8C large que n’e£rl°a urre qui ell vuyde. , ` «  Dïm Mamuizzcau tmuzîé au Ventre de fr mere, lequel Q poum: gzfü ejlaitfgrandjutyrmntë au Roy Fraucgys. .J · » Chap. . X , . E ` · · . 1 ..« a nes P»OI$'SONS`MÀR'=IN3À 43 ouy racompter touchant le Marfouin. Ceû quïl fort aduenu aa vn xn aiûrecîhoftel de chez le Roy,d°auoir trouuévn ü grâdMar fouin dedens, le Ventre de ia mere, quîil ne le peut veoir ünôpar grand 3dmir;ë§îon,parquoy»il letrouua dautant plus digne delle faire veoir au Roy Erancoys, lequel tut ii grand admirateur des oeuures de nature, quïlpvouloit expreflêentqubn luy prelentait touüours quelque _cho1e_de,nouueau, aud: on.nç ëluy preiené ta one choïetant fuit petite,q1f iLnel'elÈ‘cimafç;gtandement,8£<v=# fait de grande lzberalité a celuy quila luy prelen toit, Mais apres quïlaeut veu vn il grand poiâon quon auoit trouué au vente du- Mariouimalors il commande. quon luy appellaû ceuls deïquels il attendoit enaueir ceriain,iugement,n1ais ils furent dlopanion toucha nt cecy,que le,l\/iarïouizx aualleadifantsque les poiilons (e_mengeo1ent l°vn lautre, non fachants que les Mar- touins portaflenr leurs petxts ü grands. ,8: quîils les rendillent en vie ._Or çeftefois la on auoitauiîl amené vnpoiflon C bauldron quant ôç;le_lMarIouin,leq_uel Chauldronil voulut veoir depalrtir en pieces, 8:1.-: bazlleraux Souixles de la garde, car 1ln’en voulut pas manger.Toutes lelquelles choles ie n ay pas veu moiznellme, mais cec; me fut diêt en regardant ou urir vn Marfouin a fainet Cerm ain en lage, prefents les Efcuiers Sc quelques ma·ii’tres·dîbo> 1}el,qul difoient en auoir tr0uuévne· cinquantaine de petits en leurs vjies es ventres deleurs mereszmaxs quïils n’ont ibuuenance d°en auoir onc trouuué plus d°vn p.etitau.coup.Setnblable121ent nous auôs toullours eu loing de recouurer les petits de ceuls qu’ô apportoit aux halles—aParis,car la conftume eût de les enuoyer ie- éter en la riuiere.En forte que nous en aions eu telles fois qua- tre, a vn iour de vendredy ,du rnoys de May . Mais ie n°en (ceu one veoir plus d°vn a la rois, combien que ie ieroye bien d’opinion qu°ils en peuuent auoir deux, comme Ariftote l°ha el`crip€ · Voyla touchant le nombre despetits que le Daulphin, 8: Marlouin portenten leurs matrices. ` _ — _ Q · ` Dcfription Je lïntsricurc anatomie de l`©ucl:~c,quc les La tinsnammcvzt ©rca·.· p l Qlmp. XL Aânde diltinguer_eha(que-cboâz en (on chapitre particulier, ` . ' 1..;. apres a x.,: s1z.co.:~xn nrvnz apres que îay baille Yanatomie interieure,8c tout le difcouts tant du Daulphinque.du,Mar(ouin,ïaybienvoulu bailler lhnatomie interieure du tuliiiçît .grand.Matfouin.que.i?ay nomme vue ©u·» ·<;lf¢;Qd0ntiTay delîa defcript l’exterieure.Et fa uit noter que l’ana to mie interieure cl u Da ulphin,du Marfouin,8c de l`©udre efr 1`em· blable en toutes choîes.Et en regardant exactement, St cherchât quelque merque qui les .difcernai°t,ie.n·’ay trouué dinerêce aucu· ne,§n0"n_,en-la ratte,que l'©udre hadvne ieule piece.& la langue qu°elle 11`ha 'P2SiCGClÉ1€C,llI1—3l`l vn petit par le bout..Cela cit tout arrefte ôt man1feite,que.iamais toutes ces helpeces, ne tout leurs petits qu°en temps,. d’el`té:_cat oultre q ue Ariitote hommeverita- blc nous lha 3H`Cl1fé,DOUSll&LLO'X1î a uiit trou ué par experience} ui mm lîbblèfuation quenous enauuns Faiêt iournellement. ·Il ne reite rien dinügne a deîcripre de l'©u‘dre Gnou, qulil luy ad» nient (com me auili au Marlouin, Daulpliimôt Baleme)d`auoir la gueule eitroiéte,8c le conduiât dela gorge depuis la langue iulî ques a l eftornach dela partie.duëreuers,ç'e& a dire quele tuiau de lartere eff entre deuxztellement qu°elle·ha la gueule de la partie dureuerszauüi fault il qu°elle fe ren uerle a la maniere de la Balei· ne,8t des autres poiilôs qui ont poulmon.©n luy trou ua diuerfes fortesde poillons dedens l’c&omach,c6meRayes,Gournaux, 8C Viues. , Semblablement auoit le foye fans fiel ,8c·mefmes poul- mons St diaphragme que le Da ulphinzët ü grande quan tiré d’in5 teitingque a peine y en auroit il autant en vn boeutl y p Qd rxîy aitpoint de cliülcrtîltt EH la dejiriptiozg delta ma — trice du Daulpbirgaucc celle de l'©udre ou Om:. C. X l . IE nîefcriray autre choie dela matriee,en tât que,i`ay Faicît peî· dre celle du Marl`ouin,a laquelle celle de l'Oudre efr iemblable. Iouteffois fay aulii bie voulu faire peîdre le petit Oudreau defl'9 fa tunique ioignât fa mere,ainii que le peinêcre ind ullrrieux mai- _ the Francois perier l’a veu hors de fa matrice,ou le petit eft quel- _ que peu replié,tout ainiî qu°elt celuy du Daulphin: il ha quatre petits poils de barbe de chafque coltédes leures. Les Marlouine- _ Eaux pieu ont que deuxaôc tqutefïois nul des grands ha cette chofe nn: !0Ie$S_1ONS uanzusî ga, la,8C m€(¤1¢m€¤€ Aïîibîe l"e(merueille, que il n’y ait aucune apparence des concluiéts du (ens d°odorer es Daulphins:lel`quels toutefrois odorent lbigneul`ement,laquelle chole ie puisaulii bië referer au Marfouin &_Oudre. Les (uidiclts poils tumbent aux Oudreaux en croi!lant:& quand ils ont pallé demy an, ilne leur en demeure aucun veitige,ne de poil, ne de pertuys. Les petits Oudreaux font beaucoup plus camus que ne lont les meres: car a¢~·am qu’ils font camus,ils ont vue coche enfoncee çledens le front,©i1ltre la fecondine encor ha vne petite pellicule deliee; qui cit la premierepeau dont ils Tôt couuertglaquelle cit moult delicate ôctendre 8t polie: car celle qui eft par dellus le dos, ne. ell: iînouyne conlsufîon de veines trell`ees.t les ligaments de la iecondiugqui font attachez au nombril, tôt marq uettez de quel- ques alperitez, comme l° il y auoit des petites perles femees par. dellusdeîquels (ont auili au Daulphin,8t au Marlouin . q 1 ~ Comment la chair du Mmjôuiy ej? Jylinguzc Je tell: du

   Daulplainfiafauvir quelle qi la meilleur:. Clac?. XI`}',.

LES Vi ueudiers 8: autres gents quivoient iournellernent tren·

 chenles Oyes ou Daulphinsgôt les Marfouins es poilloneries,

(cauerii:·l>ien—leq uel des deux ell le plus requis pour elite le meil· leur a ma·nger.Et combien que les interieures parties des deux. comme tout les trippesfoye, poulmon,8t le coeur,ne (oyentpas eugoull: ii diïerents qu°eil:· la chair, touteffois auant eicripre les goult _d'entre·leurs chairs ievueilpremierement donner vne par ticuliere note qui cli fiinguera l’vne de lautre quand `ilsierot yens trenchczideil-us Yeiïsalen pieces. Ceitque le Daulphin ou`©ye n'eB; pas ü gras qtfeit le Marlouin. Et pour autant que le Dalil- phin n'ePc pas ligragaufli ell de meilletxrgouinëcbeaucoup plus profita`ble—î 8C-plus cleleétable que'n’ei’t ‘le‘Mar(ouin.Par cela ceuls qui fontdufiumiers de reonïouguent touts les deux`§c€iügçli,·;· ter, prennent plus `voluntiers du Daulpliin ou'©ye que du Mar- fouinfuyuant leprouerbe Francois qui dit,que les plus maigres poiflons lontles meilleurszëelt adire que ceuls qui lon: naturel. lemet “ là _ ne SEC0ND Al.IVR£ lement gras,ne (ont pus iîpbonsque ceuls qui (ont naturellem ê': 'maigres.Mais quÉvu..î\/lariouin ou autre poiilon gras de nature, egrtenué ôi amgngri i`0itb0u,cela nàentens ie_pas,a1nsde`*·:09 poil? ions dequelqne mçuresquils ifoienr les plus gras en- leur eibece ionrcouiiours les meilleurs,C’eita1lez parlé d°vne celle viande

Cfêlllmeeili celle du Maribuin SC du Daulphimdont ieme efmer

· uêlllêgoin men; elle ibis çleuenue cana: cbere,qu’il n’y ai: queles grandsteigneursëqui en `puiû`encauoir,aSc roureirois ·1l ny ha aug eëhîur qui àicgiamais die}: qu’on.en mengeaû ancien nement. ` QR les mzcims nîauviczzt Fou)! accoujlumë Je manger du à _ D.qm_lPlJi17, 4 Clnzqo. X 1 I I I. Q Vlcn life les eferipts des 2Llîl`lCüï$ï3HCÀD$,îàHC des Phil0l`0· phes ôc auiiimedecins, que des modernesusc ii lon en rrouue quelqun qui ait ia mais eïeripr,qu’on ait anciennement mâgé de la Chair Daulpbiinne quelle fuiiiamais, mangee de leur tëps, ie (uys content quîm ne me croie pas . Galien ha bien efcript, que les grands poiilons deuiënene meilleurs d?ei`tre (alez, 8: qu’ô pourroic bien manger du Daulphimmais non pas qu°on— enmâ· geaiiaauili pour bien le louer,c’e& vue via nde qui ieroic pluiloli ai laiiler en Lamer qu’a. eilre ua l°y‘(age_gles nômes,·eaxj mei; rnementne les Loups ne les,Regngrds qfïamez nhuroient cure_ d’en,mzïgei·,encorqu`ils deuiïenc mourir de faim, chofe que HO9 auons rrouue efcre vraie aux riuages du Pont: Euxin, ou nous en auons veu vn morrgqui dem euroil; lans eure, nigngéîlir croy que ii les oyîeàux 8: belles (auuugesîeuiïenc eueure cl’enî“rnangei3 on ne Feufïpas çrouuéla tout entier. Ec touîeifois il ell au gouû des Francois leplus delicieuic de toutseautres poiflbnss Sc monte a ii haulc prisdetaillé 8: vendu en pieces,que fouuenceffois vn (eul le ra venduplus de cinqugnte el`eu§s,aulli n’y ba eueunîzpucre- poil fon a qui`l'on fefforee rie fgire meilleure Qullte qu'; luy,n_e— i;egaij· dant point a la delbêfe quon y faiët pour la faire bonne ie (croie bien dbpinion que de neu rngnger point (croit pourle meilleur. nes rozssonsunnzxs. 4f Qu Fartfce cles loommes Puy]? exmfrr le Jjczult Je ne:. wre,€1 donner Bonne grace au mauuaisgoujl des yoâinrns. Cluny. X V. SVyuât cecy,ie vcul tacompter combien Yartifice des homes peuh: adiouûer a nsturezcarles psonres mariniers ôl peihheurs, aiants pris des poifîons qui d’euls mefmes tout d e faueur ingrav te,commeL`ont1es efpeces de Chiens nommez en Latin nefei, ou pluiîeurs autres eantxlagineux, comme Lamia,Amia,§c ceûni ei queïay icy portraiât nomméîgemnou Ligtûrülllî leur lement En revne (aulee ii prop1·e,quela (aueur de la (mlce (urpaüe la laneur ingrate du ponton. laquelle leur ofte la mauuaiie odeur, SZ les rend cleleétebleszâi tout aimé que les plg riches font telles îaulees au ec bonnes Muf`cades,Girofies,Macis,& Canelle l>2.ttue,Eenr re,Succre,Vin eigre,Pàin roûizlefqnelles ebofes le s ctniîniers s» failônent iî bien au Marl`0uin,q¤e encor quïl Gentiû le Regnerd e(corché,t0¤tel`îoisils le rendtôt d’v¤ goult plus f·î·iâd,8Z dîvne Fa - ueunplus exquif e one ne (ont les Ronge:s,Bsrbez,ou Lâproyes, Auüi les paonees gents nhiancs pom: tant de cltoïes e. com mandemcntpiants tant feulement des aux St des noix, quïls battent auec du paînëc de l°huille,8i du Vin aigtenls feront Vase ` faulce aleur poiH`on,qu’ils rendront 2 leur appetit fi eîeîàeâenîe qu°0n n°en peult mâgexglî non par grande Hngulatitezëe teîle ma — niere de feulce en generalement cogneuê de touts pefeheurs, qu°1ls nomment vulgairement de l’Aillade. Le pertmiîë cle Lilsella ga: les Grecs nëment Zigemz, C? les Romains ena BesÉe§?.»2,·:°ç'È ez âéeeïwne erbeëëtre.

' s t` ` \ s < ’ #? ·"`° M. l · 7.1ésEco:~:¤x.xvaz· , EL fut un teuaps qu’ou auoit ac<;ouftumé—ue_ie€ter les cieux ael· p les ou bras ôi les queues des Daulphiusôc Marlouius,ou ere les attacher aux porteszmais ie ne ifcay quelle uouueauté ha iuueutë quemaiuteuat ou les prefere a toutes les autres parties du corps, choie que ray apprile a Rouêzcar ceuls qui ont le droicît des poil` ibmzetiegapres qu°ils ont îaiâ: deliuter lesDaulphius aux poiilô uieres relles leur rapurteut les trois pieces pour leur droiét, qui ioutles cieux aellesaicla queue. l De l]62ü6lî0îî'2I€ des os Doz1:lpl>ir1,l*«lar)@ui71,Ccï ©ad«¢.c.xvi . î’Ay elcript tout lextetieutët lïnterieur de lauatomie du Daul p`àiu,Nlaricuî,8C©udre.ll telle a parler quelque clioie de leuts 0s.ll me louuiêt auoir trouué vu Schelete tout entier d’V¤ Daul· pl1iu,au riuage du Baypôorc Càmmerias, celle lois que nous eltious allez auec moulieur Gzflineveoir quelle latitude il auoit eu ce de ilroit d'Vue riue a lautrezlequel sciécfstos ou compaclion cîes oile· i¤euts,ol’te qu°oi1 u’y trou ue point les oilemeuts des 1aml¤es,il eû itemblalole a celuy de llaomme, Si y peult on clifcemet vingt ôc quatre grolles·vertebres:dorit celles qui clefceudeut iulques bien pres du pertuys de llexctemeutfout percees eu icelle part,ou eît la mouelle qui deîceucl depuis le tell le long cle lïefpme du clos. Mais les autres vertebres qui delceucleut iuiques a leirtremité de la°queue,l`out leulemeut comme frequentes petites rouelles rou cles,attacliez les Vues contre les autres llms eure percees.Aulii· la · queue cit ieulemem compolee cllvue matiere eerueurè lans au-g tres oâlemeutsîw/lais les aelles ou bras des cieux collez du Daul· pbugeucor qu`ils foieut courts,li eit ce quïls out touts les mel? mes oâemeuts cle l°l1omme.l`°ay diet par cy cleuaut comliieu il ., lia des coites,i’adioulteray quil ha les os du ûermô pl’ approchâts del lzumaiirque les auimauls aquatre piecls.Au lurplus il ha les 0 A moplates qui lon: appeilees en Francois les palettes. Auiii lia les clau1cules,qui fe peuueut bien recoguoilire cl°auec les autres oile meuts.Et couleq uemmeut l’os du coude y cit trouué leul,com- me il efr en nous,& en apres leàacüus 8c Vfmrcôioinéts eufemble, A . dom lvn ell plus gtauclzôi lautre plus petit, toutaiulî comme il â A eu es liomuiesll ha aulli vue mam ell argie eu cinq doigts: Sc el` » ., É quels cloigtglô ttuüucles articulatiosgôc cômeucaut au poulce,l6 ` A Y · nes rozssous Manxxs. · : 45 _ . y trouue,deux os,au iecond d°apres troiszau mailtre doigt qui ell r le pluslong de touts les autresul y en ha quatre,& a lautreci apres ' troisèêt au peut vn.bemblal>·lement on luy trouue les os des pou Ènets znCnrp0,àD cîetiens cie la mainlay parlé des olîenjeuts ueia ' te£te,cîont ray baille la peine": urezôc m°a îemblé auoir îatiitazet axane dercnrtre iuccmctemeut l anatomie de ces os. _q ics 13jauZpbznsj'0zentpris piujfrylipar lîdïéiïî que È: . .. ,. propos cielzberÉ,È* de la maniere de lcspejtb¢r,C.X V L —I*Ay clellzript ailîeursplufieurs manieres de peicher les poiiïons · que i°ay obieruees au Proponticiejelquelles i°ay miles en deb crrpuant les lingularitez des pais eiiranges. Maintenant ie veul leulement parler de la maniere quon ha accoufrumé ci vîerq en pelehant les Daulphins en noitre :ner,lei`quels ion: pris plus rou- ·uent par fortune que par agu etzcar a direla ver:té,les poiiionnb ïers qui tendent les Hîets de propos cleliberé pour prendre les au· rtres.po11lpons,n”eîperent pas que les Da ulplizns X viennent frap· per pour le prencîreçôe touceârorslesDaulpl1ins loue plus iouuent pris par telle maniere que aurremenr.Vo1la quant a vue maniere de les pelcherles Daulpbms eéiants contramâs ée lortir lou- uent pour prendre l°air,ôzpuys retournauts en la mer a leur pairu re,lont guette: des marxnierscar incontinent queles mariniers î les ont veu approcher de leur vaiiïeauuls le preparent iut le bord dunauire auee des Harpongattêdants queles Daulphins 3£Mar-

 iouins retournent prendre Fair Vers le Vaiileau aalors ils les iiftlêt i

‘ ain de les faire approcher plus pres.Et fi les mariniersles veoient · a leur auantagqayants le Harpon e(leué,tenu du bras clextre en l°air,auec bô pied bô œil,ils clardêt le Harpô: lequel eit attache a , vue corclelle lôgue de plç de Vingt ou trête aulnes,a fin quelle ini ue auec le Harpô qua: Si quât le l)a¤lpl1i:S€ quandle Daulpnin qu’ils aurôt atteintiera clelcé'du,l>iê bas,8:îera preit de retourner côtremôgalors les mariniers petit a petit retiràs leur corciellelat tiret iulques au bord du nauireaêt foubdaxn qu°il y ell: , ils ot quel ques fourches recrocheesgdefquelles ils le tirêt cledens le uauire. Celte corçîelre ainiï lpngueqattachee au Harpou, Ãert,que,quâ11d

 lon: atteint dellus le dos, qui eft beaucoup mol , jl; l'Im·

crent (iauât ,eu_l`orte que le Harpô y demeure lïcîie. M.:.. · ne sëeoun Lxvne- · \ Caril ha les arreûs des deux collez, qui ne lortent pas aiîeem Et. Touteitois ii le harpon n’e&oit attaché a filongue corde,le Daul, phiu felemam frappé,de la viilseilequïl deiloge, il delchireroit pluiîoil fa chaîr,qu’il n°e(chapa£l:.Ec pour euiter la premiere vio leoce 8c«iecou1ïe,on Yattrempe auec tel artifice. Ce que nous nô» mons H2xrp0u,les«ltalie¤$ Yappellent 'vm: Dcfyfliniera . Les math niers qurvont en voiage Loingtain, en portent expreilement en leurs nauires pour lancer iudiflberem ment l` ur toutes elnpeces Cle. poiiTousCetacees.Et côbîê que Fay diet queles I taliens ne mâgem: point de Daulphinfentens du commun peuple, qui aiant d)au• tres choies .1 commandemem: , xfeûime rien la chair du Dazzl- phiu ou Marlouin.Mais les geuts de mariuqeflrants (`ur mer en leurs vailleauls Sc rinci alëmemt (ur maires ui ne touchët ter· > P P q rc quall pas en vn mois ou deux Vue f`0is,u°aut0ient efgard 3 mâ erclvnRe ¤ rdd m b I ûcl T auuaxs ouü ° o a e er,cô iëquï tc up usm ` qu’ô fâche poîc trouuer en la mer,du quel la prefere ef: la figure, Pcinîïux: Ju Rgmzrd de mer. É ,_ —;o«.f;‘3,;:_·’ · · ( :=EE=t~¤§§x, M · L ‘.t».·‘-:'-—`- "·, >·—‘ o. , U ( ··, —~l§·_~·';§ è3_\`j,t\«;T , ‘·<·‘—~ï\¤ $s·I ¤5; i 4; %; î . · Q/ iris . ` ps * ç, « Q ?. ’fî ?h"2‘·b;·" ·’Él;€ , "u ^'5l'î?p"` È q,,>·••=»;3·. ·"è A. . '-.., ` 7 ` . ‘ I; y ' "'Èl ' `I :·" gr`) =>_ Q4 pt :ç";'_*` W`!} l` ` · Bb`:`:" `Z , , ‘ ` "" § * Yo ` Y, I",`." ·`tE( Ã"' iq "‘ ‘Il'& É ;':`r\]\5:j•' jl" ·

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V©ila donc vrxe maniere de·pei`cBer les Daulphins au 'harpon. ) ~ · ) , [

 L autre mamere dont fay parIe,c& quîls femxroullemc 8: em·

· . peûrent nes 1=o1sso'NsMARx2~z~sà 47 pellrentquelqucs fois dedens leslillers q·u’on auoit tendu a pren? dre les Celerîs 8cHarës,&autres poillôs lêblablesztellem et queue le pouuancs delfaire, demeurent prins en cette lorie. On les Frap- pe quelques Fois de Farbalelrre, Sc de lhrqueboule en la mei', Sc I aulli auec des picqueszmais ils ne Viennent pas en la puillance de ceuls qui les ont îrappezzlaquelle chole ell aulli liaiôte rarement 8: le fai&_ en rempscalme lors que les mariniers lon: de loil`ir,ne fachants a quoy .l"amul`er ne palier le temps. · , Q¢°521c}l2·llc le Mmfvuin Ã1Daulpl9î jiüôi en FTÃEB. C. XVIII. Entre les lèlures frâcoiles des poillôs Cetacees ne cognoy que laBàleine,leMarl`oui Sa l’©ye·:d€>r nog ayôs quelqu evlÉige,del` quels il n°y a point es autres pais aurauseinaii ils en ont dautres a l'elcliâge,dôt aulli nog HIÃÉICS point d°vlage..^,,riliore ha entêdu, que les poillôs nômez enLatin Cetizcei,l`ôt ceuls qui lon: de gran- , de cor pulence Sc qui rendenr leurs petits en viezroutelfoisles au· tres Grecs ne Yon: pas du tout enluyui en ce dernier poinér: car ie trouuc que le poillon nômé lelifyocolltgdi aulli Liéclla ou z_yâcmz,8c le Ton,com me les Roullettes Si les Chiens de menons ailé nommez Cetacees. Don: les vendeurs de tels grands poil? fons,cornme el’c laTouniue,onc crié nommez Cetmgqui indiîç remmenc vendent toutes elpeces de poillons lallez en leurs bou tiques. Les Marlouinsà Daulphins peuuent bien crise el`cor» chezpour en garder la peauciulques a quelques anneesiclnofe que fay experimen rec elire vraie, dont meiinemenr monlieur Rum delet medecin de Monleigneur le Cardinal de Tournon,doc^teur regeut de Montpellier ne me deldira paszcar luy qui furrouts au; tres pcrlonnages ellt diligent a recouurer les peinés ures des poii» l`ons,8Cqui enha ia allemblé pres de mille dill`erêrs,lequel. côbien qu’il eulr veuplulieus autres Marlouins , 8: en euli les porrraiôcs toutellsois il eut plailir deveoir celluy la ainli rempli que ie lui Fei, Vcoir. I’auoye a dire ceci duDaulphî,Marloui,8c ©udre,en prou 'uedes peinecîtures des Daulphins que i’ay main:enux,8zmain:ien· dray elrre les vraies.Q1lât a lîinatomie queiiajr delcripre i eveul · bien faire entendre ne Yaucnr faiclze en C&Cl3€ÈIÉS; ains fa uoir fai· âe publiquem emt,l’an pallé au College de medecine, lors que ` I mon. LE sncoxn Lxvkn Monfieur Soupilglifoit le Djofeorâde en Grec, auec moult fre- qexem SC treâgjeçaxgl âutl1€0âà‘e,a. laq qeîle âllâïûfïllî-âll_1ÉlÉâ«YIl€ paul mtude de pluîIe~à1‘s— icàugmxïs eaeaüàegîsî medeçigis : — SC m aîîeexre guîxlgge 1'eu eroizuera vn de ceaîs qggeiîoient preâêcs, qui ne die

   ûê Faye îI10l] ÃîZïC;°Q_   parle mem1 quefze Iay

eeêçglpte enee grelemt l2;.xre.1’aîq soy eyes}; zum toucûe les pm)

QlP·ÃUl§ 'QQÃHCÈSÃC âilïlîûé Cî qdiîgtâiîûjïôà Gâlfïiyïî) 1'ây IC)! pole

pour îaxre fin. _ . `J ·s · · ,. , . ,, Q, C J F ' ' Vmj iâvrâraéàîî clerîâïfûivûzemza mei Evmefa mFz20.C.XlX. EN deieripuanc le s.).a¤âp21m,i`ay exqzms ie comprendray _' ' jquelqaesàwïres aniznsguâsguî ie ïeâesersîe. vn genie de ceuls quiiîemenommez Ceëzsceeszieezuoàe eiâc eîe ceazls gm iûllî de gign- de corpülencejôt eixîamemt leurs petzeeen Vîezdeàquels ieïrczme quelfütpîapotamzs en eifl 'V11.Car» ai elf vn animal du gère de ceuls qul lbn'c‘ uommez Amgbzôm, c ell: a dm': qui Viuem en tout? les `deux eleme¤t£:c°ei°c 21 lçauoir e¤ l°eau,ôc1'ur la te:·re.1ele Veul déc deicripreauee le Dgulphîngpsurce le Dauîphin eît 2·.mm2·l

3quîaî
1qüe,c0z}i1e1?a¤t en Ce aîxec Yüeàago 2ute?ms,q;1'il vl-

`Uïe log tepî piege e1:1leau,qu Il ne lui couzene pareillemei: iomr 'pour reîeàrer en l'air:mai$ l Hiünogotamus ha cela de parciculxer dif _ terêe azz i)a;1îeî1în,qu’il eû animal aiâé: quaere pieds,& viuâc Iôg teps lut teîre,0e que ne faicî: pas le Daulphîn. Parquoy Faziât ÃII, me Càiîâîdu l)&ulphl,ie ·pïeClïay·l§IjIàEPîPotamus. L'H=gâ0Potnmus eû: Vu nqqueles Lans one eprnmceeies usecgne ûgnmat autre cboie qu’v¤ Cüeual de riuiere: lequel iamais les Lacms ne vou- lurê: tourner en leur lÃg§lC,2lS l'ôî Coufiourâ retenu: lëblablemët

1 leur imitaciô en le deiêriuât,x»e :eciêdra}* la meïme di€tiôGre·

que d°HiPpopacames:duquel le; autheurs om parle cât diueriemêt, quils ne côuiênêt enfêble en le deîcriuâx:.Ec toux: àimx que lalou

 'tre,8c leV'eau marm,le Ca&0r,8Cle üocodxlle le peuuêt renie lôg

tëps en lleau,& plus lôguemêc en terre,iebl2.blemêc amil`: fgiet le -HÉgop¤tamu:.@àc aux;delui`di6i:s,ce1ôt animauls eïquelsil ¤’y a dx xculte ;;1c:u¤e,‘mai$ elle eff moult graiide enl’HzPP¤1ga:em·¢ç:d;x quel ze pretes baxller lavraie peï·€t;1a·e.Càr E09 llmôi veu en‘vie,le · / 1 J · quelauozt defi; demeure hors l eau l eipace Cle çleux ou IIYOIS ans (as ppme y rentrexyfelô ceque nous en auôs peu entêdre de ceuls z>nx.’mz:·1>oz>¤1·AMvs 48 qui en auoiët le gouueruemêtfline a elcript que Marcus ·Scazm.<_ mir le premier quile monfîra a- Romefopee aufi`1 rràüphâc des _ Egyptxês en rein ipeâracle aurpeupîe Romaiurnua ei·£:m,que'1>. » Auâsyius rrxûphât dela Reyue U,eoPa;m,en îeit auüx ie iêblaî>1e.Les » amcrens aux;heurs,qui oncrîefcripc l'HipPc;ommu.<,ue Four pasdeiï criptforts amplemêtzxuais ont eiré côrems de î auoir pa11eleg1e· re3;uêz:8·in°y ;a perfôuerïërre euls qui en ait eâcrxpr plus a la verité » que Arifrorezlequel ia ibit quil euit peulire la qeàeriptiô rie le-1q:·· pàpommus en Herodoze en vue ancre maniereztoutelrois il_l’a mp re autrement que n`a faiéï: Hesodoce. De moy ie leieriray rfai am eigard aautre choieaîuôsa ce que ien ay veuf: pour uemô- ÉI‘C1‘_l3·`gl'Ã(l€lll` de celuy que ihy veu,il fault premieremêr iup po (er qué voie vn porceauub~iê,gras,bxen’uqum,biê trappe, 8: açezâ haulgqui ai: cômevne terre de Vache (és come sr laqueîle roi: de mefme la reüe du corps. Ce porceau çiônera la perirweâtiue ci vu Hgvpoyotamm.Car,l’Hipp¤patamus el} couuert d’v¤e peau qui côuieu: auec celle du p0rceau,tê;te11 couleur que aucresuetes. Jfeurês. vn porceau domeüique qui neû pas n0ir.Mais l’HiPP¤Pc:m»s a la reg ire à gueuie É grade quad il louure, que mef mele Lio baillàt n ê approche aucunem êmelleme: qu’ô y meu troit fac1lemcutvx1,gloâ>epl9 gros que uefa la reâe cïvu l1ôme,0¤ autre choîe fëblableil haies uaieaus euü ez côzme ceuîs cïâëeuë auü pailril l’berbe a la mode cïvn B0euâjou~Cheuai.s H ha les le, ures il emîïlîttesâc eileueesuâr celles de éeiïë quelles autres de cieit (qubs,qu’il en apparoifàtout €am`?,ioÉué’c quil lia le frêt lsië bas, a ala maniere de l’Grca.Il,Èxa les dêts de cheual faiéâes de mefmey fggggbiê forres Sc lôgues hors des mafclzoueres,qui_r:e iôr pgsay. gucs,çôme_es animauls qui Viüêî de ebairzcar ilyit uesrouieaux Sc îcâues dee(`¤CCïe8C lïueîllix de Pherlôe de Éiapier. Ãlha les yeulx moult gramds_côm_e les yeux,<i°v1; Éœuîîlîia fa langue du rou: 2. çleliurezmais ie Une ieay quelle grade vai; il taieîigê eir vray que Herodore ha eieri: quïl lïêîîiîS‘Côîï`i€Y11_Cli€ü3l!É€ lui îeulemêc · uuyfaire quelqueiyoixdu gqiîer ou uràcuïagcrge., il ha la queuë courre rôçle8zgroHÈcôme<î”v11e Tortueou Porceau; Ses aureiîles eüuieut courtes comme celles d°V¤ ©urs,roudes,Sc_me xèmg ble auiïi qu°1l auroit les pieuse àiuiî que font ceuls cl`vn jporceau, LBSÃCOND LIVRE V qgl R citozcnt PAS l)€â.L1COL1P dlûlDgU€€S,VO1l3 qllàî 3 l cxtcrzcum p;i;16ȤAîc"d€,l' Hipphgotamus .Nousl HISUODS rien a dire dc lïntcricu 1‘C:C8J;' 2ül'l`1HC l)3L101'1$ BQUS PSS ÉU CH I10llZ£'CPUlllàI1C€ Pûllïlî POU noir anato1nilcr.Au demeurant il mc fcmblc que cculs qui nnt pcnië que Higpapommm full vn animal terrible: 8: crucl,iÈ: ibicn: Cî'0îI1 ;Câl1ï DQl.1Sl.h,.LlOIIS V€U HBC douls. Hill:} les fhûmmês nz x.*zlzîPPo·vo&··Aî~¢v·sJ 49 ’ "mafchqpuîs llaualle. yoila que 'ïauoye a dire- de llüippopotmùs ·quei°ayveuenvie.- · Y » ,7 ï- " l- QIC Ariflote ne cotzuiciztspasaucc les autres aütlacurs qui É· ~ A mt efrfyt Je l'Hipy0F0tamas;" ' ‘ « Clmp,XX.

  • ET afin que quelqtfvn ne penlëifïpas que ie me pfoye trompé

` l en prenant celuy que Fay nommé pour vn iazppapotamusz 8: qu’il fuit vn autre,8c mëllegafl: Herodote le plus un ciende touts

  • les_Hilloriens,qu1 dirque l’Hipp<>p¤:.«mus_eft grand come vn grâd _

`bœuiiaiant queue de Cheualzëëc que lî-Iippoporanius dont ie parle, n’ait pas celazou (uyuâc les merques de Diodore qui elcript quil · ne fort guere moindre en grandeur que de (ept pieds Sc de· my, Sc qu’il ait quatre pieds, defquels l ongle eitfendu com-

ecelle djvnbqeutltrois dents de chafque co£té,les·oreilles ha ul:

efieuez,&‘ plus apparentesque de nulle autre belle (auuage, Sc la queue 8: le Ihenniiïement fem blable au chenal: Sëqué celuy que i’ay cy deflus el`cripr,ne conuiennepas non plus auec celuy d’He arodote que de Diodorei a cela ie refpondray, que ïay amené les merques bien notables que Ariûzote ha eleriptes touchant ··l’Hippopotamus:auec lequel pourrons conuenir eelles que i’ay el`cri· tes du Boeuf ou Porc marin de Conltantinoble; car Ariûote ne jveult pas queles Hippoporames aient le corps plufgrand que les Alnessôi auflîi mentent pas qu°ils foient du tout fi gtandszqui eât vne moult repugnante note aux elcripts des Hifroriens. Dauan· , tage,il Veult qu°ils ayent la "queue de Porceamôt les dents de San- =glier,qui efr lemblablement contraire aux fubidi£ts.Voyla donc comment il y aîgrande controuerfe entre leurs efcriprsqôc qu’ils ne conuiennent pas enl'emble.l\/laisquant a moy,ie me retireray ‘ toulîours d’a uecAriliore.EE voulant bailler la Vraie peinét ure de ` l’Hipp¤p¤tamus,ie la veul prouuer par lesaneiennes liàtues desîgy p;ie¤s,s<R¤mais,¤u biêpar les antiques medalles desEm`pereurs Romains ,¢x2]u¢11« les figures des Hippopotames fonc ii exac"te· ment rep`rel`entees en Porphyre,en marbre,en cuyure; en or, SC argengque facilement en les regardàuitjlon cognoiirra euidem. `

   " ”i   mmc !-.E*$FC9N`D.I-=!YS.Es cr; .

__ ment toutelljlabitude de l’Hippopot¤mus,qui_ conuient auec celuy · que ïay veu en vie a Con(tant1noble.AuHi eiiil mal aile a croire que quand les anciens ont faiâ: ü grande defpenfe en la portrai- W eture deeefte beIte,la failanpgrauerlur marbre, qu’ils_ne laien: faieî: Veoir au graueur:8€ le graueur en taifàt (on debuoir, n’a peu 'moins faire que de la repreienterau naturel. Or maintenant ii celles quifoncgrauees es marbres Sc en Porpliyre,iont·correlp6 dantes auxautres qui (ontihr cuyurezne dira lon pas, que ce ioit A Vne melme clioieîtiemblalsleinent ii les figures grauees (ur me. tal 8; marbre conuiennenr auec celle que nous auonsveue envie, Eplâreillenaeut ncjçoiieiammc nous pas, que ce foin vne meiine cofeê " ' l ' Qi: les Rémains anciennement pcignoicnt des flcuucs ou riuiercs, ·a llimiwtion des Eg_yptzcn:,p0ur exprimer leurs riclo:]]÷:s,G que lil-ïippopotamus çfi rcprefnzë cn la flame du Nil dcîiclucdcr, zz Rommv. Chap. X X I. c IE puis prouuer par plu iieurs âtiques [lames Sc graueures, &prî· cipalernêt par celle tâ: iniïgne Szanciêne du Nil qui ell: mainte nant a Rome au iardin de Beluedegque l>HîpP0P0fûm9,Cl0UC ie par le eff le vray Hipp¤potamus.Car anciênemêt les Rom ais voulâs laif ier memoire deuls a la pofcerité, 8: luy exprimâts ies richeiles, 'failoiêt entaille: de treigrâdes ilzacues qui repreietoiêt les fleuries leiquelles choies ils auoientapprinle, des Egyptiês, qui 11'ont la fertilité en leur pais linon par le benefice du N il :— leiquels le re- prefentants faifoientle portraiét d°vn Geât qui eïpâdoic de Peau, i aianc autour deluy plufieurs petits enfats iuiques au nombre de treze,en ügne des treze co ude es de fa crue,8€ defquels le trezieil· me coronne ion cornucopie.Mais les Romains voulant? repre- femer le Tybre faiioient faire entailler la figure d"vn treil- grand Ceant qui auoit vue longue cheuelure, 8: auili vne Fort longue barbe, quaii comme limonneufe, amli aillie tenant vn cornucopie en la mainzpar laquelle ilsvouloient ügnifier fertilité 8C abundance de touts biensôt grande felicité : laquelle chofe ils ne faifoient pas feulement dîvne (eule riuiere, mais aufli de , touts nz .1.,1-!1ëPCPOTXMVS;à ge to°,autres come du Rhgdu Pau,du Tlyabreic du Nil.Ils faifoiët leïybreaccoude dellus VneLouue2 iétant Rcmm ôekomssfxs. Mais le Nil ell: accoudé deiius vn Sphynge,8c par la baie de la pi- erreily a pluiieurs Himpagotamcs , Crocodxles, Ichneumons, ~8£ Ibis touts enlcnl ture auf uelles eimîtures ie Veul adiou· > 2 P fier antan; de foy, comme ü i'auoye Yauimal preîent : caril fault eûimerque quand les Princes Romains les faüoiem: por. traire,q°ilsauoiêt l’Hippopotame prefer: t. Il y ha encor plufieurs autres iculptures d)8I1lIIlâUlS en la l`ul>i`cli6l·e pierre: mais îay feulemem: faiâ 1°€€1ïet‘ VU Hîppogotcmus dela mefme Egure quil ¢û: deilus la pxerre de marbre, tenant vn Crocodile par la queue elhmt en lean, du quel celle cy eirle portraiélc. Le Poftraiîf dela fgurc, retiré Je lajlatuc du Nil, du i de Beluedtï dll dl! Pepe 4 Rûîîîë. 4 L, sa ,. ebay. xxxï.

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queilauoye defîa au parauant faiôt rerirer des marbres de Rom e, - laquelle cit. tout ainii enladiôse medalle comme on la veoit en la prcfente peinéture.L’HiPP¤potamnseû axnfi tout droiét entre lesiâ-· e bes dela iisatue qui reprefente le Nxl , le quel n’ha que les iam- bes,cle derriere dedens l’eau:8c eûoient (ans arciculatiôs en la me-. dalle,mais ie luy enay faic} peindre, fuiuant la peinéture de la - , ~ • ' ) • [lame de R0me.La Pcatue qui t1entle·c0rnu·cop1e,n efr pas perm ôte (elon qubn ha accouûumé de peindre le Nil,car elle ha le Vi · _ (age d’Adr,ien. Le Crocodille eû au defloubs de la fiarue comme plongé dedens le Nxl.Voila quant a l’Hippopotame que nous a- uons retxre de la medalle de mondiât fieur le treforxer Groll1er,le quel en ha encor plufieurs autres en argentëc encuiure, el`quel· r les (ont. pareillement reprefentez les Hippopotames en peincït u· rè,mais il me (ufïit en auoir faiô: retirer la figure de l’vne,qui co» uient aufli auec la belle qui ell a Côilcautinoble que Fay deiîa del; crîptcparquoy il me Iemble n’auoir point Éailly de l`auoir detcri te toubs le nom del Hi ppopotame.S êblablement oulrre les map lires Sc monnoies,au!li en auons nous veu es Obelîfquegqui n’a· uoient rien de diflerance auec les trois que nous auons della def; ` criptes.

 Portrezil:`f Je l’HiPy0Fote2mus » clïme antique meelezlle Je

7 I . · _ I Empereur Aelnezz gmuee mor, eetnré dïme des meelalles · ’ de marfeur le treforier Grollier., I rl l . _;-I LTI )- l ` l · , · j _ '»,_x î T2? r l` vs, · — — à) .· É ‘ , , " . `,’ I r <’î

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.2 szacoxn Lxvni

· Endant le temps que nous auons cité en Egypte en laville du PCayre,ie in terroguay plulieurs fil y auoit aucune nouuelle de ç; Qnenal cle riuxete ou Hzppoîozamuszxnais xls n°ê ont de rçiie que _ la fàble en leur metn0xre.@lques•vns retiênent celle meüne qu’0n en ha eîcript anciennement ,icauoir qu’il cit fort tertibleôc cruel, 8C quil faille faire des telles pour le ptendregoutcitois ia- · mais hôme ne nia ikea cute a laverxté qu 'xl en axtveu dhutre que ccluyque Fay deïcritxleluy qui cit a Coiaitàtinoblefut pris entre la ville qui cit maintenant nomeele Saez, ôc le Cayrezôi meûnes ceuls du Sac: l `apporterêt au Cayre au Bacha.,ou ilgclemeura quel ques iepmaines gttendant qubnl enuoyroit et Conitâtinoble par zner.Cela cit côtorme a ceaque Mine en ha eicrit. Car il dit qu’1l_ eftptis au dellus du 5aet,entre les iuriitlictiôs d°Egypte. Ie croy queceft le melinelxeu ou anciennement Fureur ptms less àutrcs que Marcus Scaum: text porter 4 Kogne. Dc la mature de èüzppszpotamus. Clmp. X X I I I I. Q Vât a ce qui eït de la nature de liaipgopoxamzs, ie n’ay nô plus a en eîcrite que ce qui en ha cité dem dit par les anciês. C ell:. quîl ie depart la nuict du N1l,ou ii- in dem eure caché tout le xour 8C Va aux bleds quil paiû tou te n uxétzmaxs xl clftemine 2, recullôs

1 fin que par telle situee lon ne cognoiiïe poît ies pas. Au ïurplus

Yon ha eicript quil A cité naitre maiitte Sc enfeigneur en quelg que partie de medecine,c’e1’t .1 êeauoxr en la phîebotomie, cie la- quelle il cit inuenteurrcdr quand il (Seal: par trop engteile par l`c faouler oultre mel`ure,1l vient a la riue du ·Nil,5c la trouuât quel- · quesCicots ou troncs des cannes qubn y a tailleegcizoiâit les pl° aigues quil peult,8c fe pàcqnsmt certaine veine de la iambe, le fait iaignerzôcapres qu°il ha aiiez l`aigné,1l tettoupe la plaie d elimon. Les cuirs des Hyppopotames eitoient bien requis le tempspalîé pour faire des falades 8c boucliers; car ils eûoient im penetràbles aux Heîches Sc aux efpieusgdont les eicla des des Ethiopiens en a· uoient gtâd gaing,cl'autant qu°ils en apportoient beaucoupvêdre aux foires qu’0n tenoit en Vue Ville des Troglodites nômee A- ·. dazlit0n.I.€s medecins n°0nt faiét grande mentioxnqnjil fait grâ· h clement requis en l°Vi`age de medecine. Vtay cit que quelques I I P°·¥1 x>nx:’u11>20vorAMvs. 5;, parties de celle belle ont elle en vlage, côme (out les tefticules, Bc la greûedaquelle guaritles üelaures, côme aulli faiët la fumee de les excremeurszzic auüi la poulcîre de (on cuir brulïé garilïoit les caches du Vifage Sc de tout le co1·ps.I°auoye ia am la delcriptiô de cell HiPP¤yoramus,lors que trouuay monlîeur de Codognac var let de chambre du R0y,qui venoit de C0nllautinoble,lequel mc _ dili que le fubldiét animal eâoit n’aguetes mortzôc me diff aulli lluyuant Vn doubre que fauoye, qu°il auoit les, pieds c0rte(pon· ' dants aux pieds d”vne Tortue, Sc la queue relïembloi: rnieuls a celle d'vne Tortue; quia celle d vn porceauzau parlus qiijil eûoit en quelquesmerques participât auec la nature de laîortue d°eau~. ` · Hr: de Füiûoopotamus. _` D'\myctit powîvn Ju Proyon till: fort aalmimlalz, fr qui mirc touts autres ell ôllfjlïûîîgf nature. Clzap. XXV.

 Ntreatou ts les animauls que ilaye one faiô: peiudrezceluy qui

m’a lemble le plus digue d`ellre adioufté auec les peincîtures des Daulphingeâ ce peut mzmfsmou Nauronnier. Car oultre ce qulxl cit rare, aulll efr il delrrauge nature Sc admirable,S: pour autant qu`il rellemble a vn nauire,il ha elle nommé de tours en toutes langues Nautouuier. Si les Grecs St Latins n°en auoient allez am plemêt el`crit,ie le vouldroye entierem et defcrire, mais leraailleurs mieuls a prop0s.Car maintenât que iay adioulïé la A ligure de ce prefent petit poill`on,il lullira que feu efcriue brief- uem êt,8c que ie Face entendre qu°ô le trouue aulli l>ien_en la mer q Mediterranee, que en la mer du Propontide , Sc quïl eff aufii trouué en la mer Adriatique aux riuages d’El`·:lauônie8c duFriol. I Car monlieur maiûre Iehan de Rochelîort eloquent P hilolbphe 8C excellent medecin de la maifon des Rocherotts de Blais,le me feili: veoir la premiere Fois a Fado ue,lequ el luy auoit elle enuoyé par vn lien amy de Muggiauqui elt vne ville en Priol , au riuage ‘ dela mer Adriatique,`Mais depuisie me luis trouue a enveoir de ceuls qu°0n auoit pe(`chez'en_la mer Mediterranee car aulli adui· — . ent j LB SECOND LIVRE ent il qu’on_en rrouue quelqueffoisr comme a Miiîne Bc a Nàî ples,0u CIlCOI' POU? lC·lOUI’Cl’ll1Uy.l'OI1çI1QOUî‘l‘Oi€VOl1‘ ClC$ COQUll·- les au logis du capitaine nommeGu1fchard,lequel citant n’a pas long temps general des galleres de Sicile,vn iien (ouldard en (cz PODFITICDEIUC PâI`·l€S fiüâgêî luy CH apporta Vlî ÈI1 Vîê. Nous 3UôS Guy (on appellation vulgaireque luy ont baille les Italiens , qui le nommoient Mqfca2·0f0.lVlais Mejcaroîo ou Mrmardino cit nom qui ei} deu a vn autre nomme Ofm‘y[us.Vray cit que comme Ofuylus haodeqr de muiqauiii ha ce Nautifugparquoy les habitâts duëfar de Miflme le nômët en leur VulgaireA1zg'cardzm.Il ha l`e[`corce tê- dreôéfubtilecôme papieigtoute faiéte a petits raiôs:lô appellecela eitre ftrxe ou cânelélîlle 11`eû: pas de fi exquife couleur d’argët,c6 me cit vne autre efpece de coquille qui luy refiemble, de laquel- Ie €û`O1CD€ fèliùllîî lC$ V&illëâüX qU>OI1 Dôillûlî MMTTEÉU4 'WJH, Sc cit appellee en Francois coquille de Nacre de perle,ou bien groi`- fe Porcelaine mais elleeil: de couleur tirant fur le laic’c,m0ult bië relu1tante,de laquelle la preiente eff (avraie peinchzre. Portmiîf Ju Nautilluglcgucl Plim: 226mc Pôpilus ou Nauplius. M «= ·" `>’o‘£€aR—-~ l J ia Aêçîëw l

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 ne leuleîpieeegoute a beauls petits raions.Elîe porte la proue de-

,,u;mt,c0rnme îaiô: vn nature; Stla p ouppe derriere,ainli retour- me en rondeur de compas ,c0mme e1î:oit_c;elle_ eîpece de nauire

 qui; uoit nomAcari0n;ce1’te coquille ell toute eogllee aux berds,
 ëtieroitquaîi de forme·x‘onde,«li elle nlauoir ouuerture par l°en·

droiët ou le nourrit (ou a1aimal.Sa ggandeuranefurpaflpe point§V· , ne paulmezcar eirendànr la main detlïeu eîtorëc parla lôgüâuf, , les extremitezdu poulce Bçdu PÈ_[lÈjÈlQlg§APQLlfï0flC bien arriuer

 àuxextremitez dela Coquillell la gant manier doulçeméntzçar

` elle eît ü·agile,V<àila qua: a la coquille. Mais quand le poillo lent le temps douls,8€ la mer lanstempefte, lors il fort »hous»de— la "mer auec la c0quille,8C Vient l°ell>a€re lhr l’ea¤,l€ Y€¤¤'¢'§QBîÉ€î¤0¤€1 qui eitchoie moult admirable en taaturqqui n°eîç com une a nul A autrell laiffe vue elpace vuide,_(acha.uc que fa coquilles en (era plus legiere,a En que mettant h9;‘$ SC effendant vne mêmbîane ou pellicule qu’il l\3,8C cl°icelle faiânï Voile,laquelle il fîûfûrce auec deux de fes iambes ou eirreslvne deçu lautre dela, il air le _ plain: qu°1l preteut ePcaut;poull`élegiererue12_t du veus par deâus . — l’eau. ll ha quatre_iaml>es de chafque coll:é,delquelles deu tien- nent la voile dreH`ee,8cles autres luy (eruem; d’auirous ëz de gou s uernail,8t a le voir lon diroit proprement que e’e& vn nauire.$‘il · fent quelque peril emiuenntanc des oyfeaux nommez Lari, qui _ eûauçs en l°air luy font la gueree eom me a llëxocçms, _ou bien les L autres appellezQauiards de megalors il retourne fa eoquille qui

auoit le Yehgreconçrem ont,§t la rem pli
d`ea u,§t fe retire dedës,
 pour —re1:0urner irouuer le fond de la merÃEt le aiant rournéla eo

É quilleîur lbnklo,s,il re tieutpuis lavraie (agé cl’vu Liuiasde mer ·

 ,      r ’—  ,   Qi; 1;   ,g _ _      e l; ;_j--O, 3 D’l7?7€   zzseiconn xsxvnz

D'}}}:: autr: coquille Frqquc lemlwlulalc au Nautilus, Jim: ‘_° anciemzemmtoi1fai]oitsle.sîI>lus‘lveaulsïmfs guëujënt les 1 `C Romains :n\2_Q_gè. 4 ` Chap. XX VI. L A com parailnonque. ïay mguere f3iû€jCl€»m0n.Dxfautifu;, a la · grand coquille de mœxsma, m?a baille occanon dela deîcri· x<e.}ille eliaucremem: nommee.@nillede Nacre de perle: il Ya- uoytau parauancviouplonnee eûrecelle a qui le nom de Oxümtiig cleuii couuenir.Mais depuis aianrtrouué le Nautilus, ie me (uys mis enseffort,de_ytrouuer vn nom anciens la luloiéïe Coquille îcle.Porcelaine,qui ne ml'21 elié cl1ole,moult.diiHcile, veu metn1e· ment que le comm unpeuple lanommé vulgairem ët grolle Por celaine,a la dinerence des petites. Delquelles l appellation n°eB: pas moclerne.Carie trouuedes autheurs qui enont faiët mëtiô, ` exprefle les nômâtsenLatî`Porcef£i2>ues:deiquelles les medecîs on; `quelque vlixgqcomçme onrpeulrveoir en l autheur des Pâdeôces ` Bc au Nicolasr Celaïmlzrfaiâ autrefois penler queles ouuriers·eul`

(en: l’indul’crie·de leslca unir accoulirer pour en faire ces beaus

val`es·que nous nommonsi de Porcelaine. Or ces Coquillesque iiîaydiuellre nommees »Porcelaines,(onr moulcperires,aiâts quel É quenllinitéauec celles quionr nom Jmirîœs, G ·M·urex eû a dire —«i?u=rPura,qui Fe refentde ;v1urr8a.Rarqu‘oy îacnant que ‘lesvaill`eaus qui anciennement i”appelloient"J·/issrrbinu, furpalïoient tours au· tres en excellence cle beaucéîôz en pris lelquels routelïois efcoiêt nà—curels:f1chanc aullique ceuls que nous nom mons de Porcelai

 nelont artificielsfay bienoâpenlerque lesva(es·vulgairement

nommez Porcelainene l`oienr`pas vraiement Murrôm. Car Mam z-Sim: me lemble retenir quelque aliinicéauec Mm·cx,8caufli la·di· Véïzion de Mmx (efrelen: ie ne fcay quoy de la Porcelaine. Par quoy ie ne pourroie conceder que les vailieauls de Porcelsine ar- ~ nfîciels farcis de rerre,puilTent obtenir ce nom anriqueganr — inli- gneëë excellent·de`—Mmr£ina mju: mais trop Bien que les vafes · faiâs dela lbblcliéte grollelorcelaixietou Coquille de Nacre de Berlegle pourroienr obtenirzcar ceffoienx: dîelles quepels vales çlî

 toienc fa1&s,1l y ha vne autre eioece, de Coquille moult grolle,

. pelÉm£e,&.lomde,que lesvns nômenrimproprem entP0rcelane. Dc nn :.4. COQY,1;I·5·£ nsroxcsirazizr. 54 De celte nîentcnstie pas,¤eauil`i des vignols clont ceuls du Breiil font les patenofttesuie ouiii des N3C1‘€S ou meres cle perles, qui xeiTemblental’efcaille .d’vne huiltre, neaufiî de pluiieurs autres qui (ont nommezNacres_,de perles. Mais ïentens de ces belles ·Coquilles,rondes.8c eauesfaictes en maniere de nauire,tant luy- fantes 8: polices, dont la couleureft plus excellente Bc exquiie, que 11`eltla naifue couleur des perleszôc la delquelles meilneinêt zfplendeur faiét apparoiftre vn arc en ciel, cl'vne inânité de cou- leurs reluifantes qui fe referent es yeulx de ceux qui les côtëplêt. dont ïeiiime que les vailleauls qui. en furet anciennemêt faiôts, zprindrent celte appellation de Mmvlîimz, cfautant quîls tenoienc quelques merques cle la couleur de Mmex qui ell; a dire Pmpmg. jMais ie veoy maintenant Vue manierede vaiiieauls que ic croy relire del’in uention moderne quan correipondants aux antiques · nommeza en vulgaire vailieauls de Porcelaine, 8: croy bien que leur nom moderne le reiente quelque chofe clel’antiqueappç1la· tion de Mm·r6ina.Ces valfes de Porcelaine iôt les plus celebres qu°ô veoit. pour le iourd°huy.Lel~quel$ (ont en ce cliiierents aux anciës que ceuls ci iontartiiicielgôzles autres n6.Ie trouue que les vail'- ‘ -ieauls.de Porcelaine ibn: faiéts la plulpart clela pierre nomtnee

Mo
or5:5u.<, ouLeucggr¤plSi: zcle laquelleles Egyptiês ieleruoient ang

ciennementa blanchir leurs lingeszmais ils en ont tourné lvfaa ge a don nerles couuertures Sçencluicîts ou reueiternêts aux fubô cliâts Vaillea uls.Et combien qu’il y aitxle telle pierre au pais Vii- cêtin,au.territoire Vemtië aupres de la tour Rouiîe, qgbn porte a s4[£o,8t de la par le' lac cle guard: pouncliitribueres villes dlltalie, dont ilsfôt les couuerturescles Fubilliêts sales dePotcelaines»tou telfois il n°y _l1a nulle comparaifon. dÉexcellence.·d’ouurage aux vailleauls de Porcelaineraiets en Italie,auec,ceuls qubn taxer en Azamie 8.: Egypte, lelquels (ont traniparents Sc excellents cn beauIté5&dontt.nous iltauons que la piece pour petite quelle lei: ,e1't vendue au Caire deuxducatsyzzoname en- une efcuelle ou vn plat.1l y en haau Caire qui y onteité apportez de Aza mie, celia direA1'iirie._ Sc dilent qrfon enpfaiér aullien lndezclont vnegrâele aiguiere oucoquemart elf vendurcinqducats laapiece . Sieâ ce,. quîils ibntuvaiiieauls—malcôuenantsa·me¤reaufeu.~Tels vafes fontartificiels ifaiâs. de ce que iîay cli6t.Mais les vafes dont v· ` . O.; ioient i , o 1.: srcoxn Lxvnn foients les Romains, eftoieut naturels, ‘n’aïgnts‘aut1‘e artiâccde l’ouurier,uuon bellepollxâureaôz enclmiement de le Coquille. Qt po urce que ray entrepris d°ex»pliquer. cefte clioie; Jëelaj prou, si tier parla peinô:ure,8c: par les vaies qu’on enfaiêtpl mh lemblé —lqon.ne parier oulare que premier,ie—·n°en paille leur delcription que iepreudray de Plme 8: conîequemnzentle portaiâ. ,Si ren- xrcprenoye deicrire route llxàâtoire des vaàiîeauls. de Eorcelaine, ïeutreroye eu vn grâd Labyrioehehors de mo propos,clont IG pourroye uyieement iortirfssrquoy ie, tinirsy des vaiîïeauls de __Porcelaine,5c prendray urparler eîesvaiâleauls de Msmr5ina,que ray _deii.1 duîingué des vaineauls dePorcelaine,delquels P line ha am plernêt eicripeau iecôcl cbapadu xxxvijliure, dot ilme luffir en - toucher legierement quelque peu: mot en prouue de ce que iÉê ày della, parle.Au lieu cleilus allegue Pline dié`t,qu’on n'en auoit Ven cor point veu a Romeuuanr la viôsoire Afiatzquende Pompee lequel eu dedia premieremêt lix de lon triuplre a Iupiter . Mais . r tgntoïc apres par ex celleuce chaîque. grand leigueur en voulut

auoirllen dicï beaucoup d’auâ
age,que ie laiiïe a cauâe de l>rief·

·· uetéatouteiïois ilxy bien voulu adiouiter ce qu°il en elcript mr la jin du ci1apitre.C’eît que tels vaîâeaulseilzoient apportez du pais u d’ori¢nt a Rome,8c quon yeu trouuoit en plufieurs endroicts, __muis grandement au roiaulme des Parthes, Sc principalement en Carmanie.L°on el’cimc(dit il)qu’ils fuient procrées loubs ter· s re cl ai humeur eipeiïie parla clzaleurleur grandeup iiexcecle ia L mais les petirsGardemàgers, Sc peu (ouuëtjont ii elpes qtfeüvn _ vaxâeau si l>oire.Ces vauleauls(d1c il)onc iplendeur (aus force, 8:: _ plus toit nireur que fpleucleur.Mais ladiuerüté des couleurs les sfaiât eître en eîtime ôt hault pris, (csuoir efr de taches le chau- . geants en circuit de couleur de pourpre 8C blancheur, 8: tierce- ment dvne viueôc enflammee couleur entre les deux, comme . par pourpre i`urpallZ1nt la rougeuigou blanchillant en couleur de laiét.Aucuns louent principalement en euls les extremitez, 8c quelques reuerberation de couleurgtclles qu°on voit en l'arc pen K ciel,<1l€(l€ étu dire celeG;c.Les taelaesgràiles ou einpelles y ion: plaiüï k tessmgis la Cranfparence onupalle couleur y ell vicieulc, ôcxauili , lâ? Ãûêqëâllieiôt verrues, non eminentegmais plategcommc es ·_ r _ 4. _. (_ _ J corps. corpslls ont auf i quelque louenge en Podeur. Cela die": Pline. Ie ne di ` as u’on ne u1ll`e bien a eller les fubfdiâts vales Por. P Cl . celainezmais il les fault difcinguerdes nômant valfleaulsde Pon celainc amiqnes,a la diflerence des vaiileanls cle Porcelaine modernes.Car ceulsqne nous 2;;:68 pour le l0urd°l1ny,l0nt vazfleanls faiéïs de terrqque les Latins nom ment Fiîfiliazce q ne xfelfoient les vases de Porcelaine des antiques, comme il appert en vn passage de Pline au liure trentecinq chapitre douziesme, duquel il m’a semble conuenable mettre les mots Latins. Vitellius (dit il) înprincipatufizo ccjqfertiis conafidit patinam, cuyfacimdxfarmzx in campis exacdjzcata erazzgzoniam eb Pemeuit lnxxrinpt etiamfiïfiîia pluri: corgdët, guàm Murr!5ina.Ce paûage de Pline ell grandement a noter, car par iceluy appert que Jvimrbim: n°eît0lent point Faiels de terrqqne les Latins diem: Pzififàzzôc neantmoins ceuls qui aïerment les vales Vnlgairem em: appellez de Porcelaîne,e&re ceuls que les anciens nomm01entMurr57in¤,ne (cauroient nier que leldiotsvales auiour dlm nommez de Porcelaine ne loient Piâïifia c°ell: a dire faiôcs . 7 ) de zerrelecroy que qui youldra regarder de bien pres a la Co·· gnllle dont ie baille le portraiëqtrounera toutes les merques que i’ay nlxgueres efcripzesde Mm·rî>ina,par quoy il me îemblene tail lie oint en nomxnanummba Canclîa de nom ansi ne la Co nille _ 2 donc ICY eftle portraicl.

Portraict de la Coquille, Yügüiftmêüf nommee grosse

Porcellaine, ou grand Coquille de Nacre de Perle.

IMAGE ICI Table des noms propres contenant leu:. LEMENT LES CEZIOSÈS PLYS ` notables cle ce `preîem: lxure. A Acipenier ha I fo. zo Bec d’Oie t fo. gd Acation fo. 53 Bemgne de villars appoticaxre de Adamo fox; Di Tgeon fo; :.2. Aduliton fo. 5 I Bomarin ‘ fo. 43 Aigles de Pempire fo. x6 âofpëiorus cimmerius go. 4 5 Alouettes fO. 22, œu mâïln O• 20 Aibanois tiennent la religion Gre· Bones fo. go que to. 6 Sc 7.; Bretons fo. 9 Ami: Yennemy capital du Dani- Bremme de mer fo. 18 phin fo. zx. :.4. Sc .4.; Bremme d’eau doulce ` fo; 13 Amnios ou cit contenu vue liqueur · en la fecondme du Dauëphin C m d î f <>· 59 . .., °· Amphibia animalia fo. 4.7 Camar aim dT=**¤is==>¤ f°· 3à Anguille fm 1 9 Cabnfom fo.z9 Anatomie du Daulphin Fo. 36 Camcula f°· 7 Anges de mer fo. 4; Camlog f°· zz Aper poiiYon,c’e(t adire porc Yam C““d€u° ·f°··‘7 glier fO· Z C Sc Il çanal-cnc fo` 17 Apollo Citharœdus io, xs É““"“`“ (·`o·xS Arbaleitre poifion fo. 4.5 Caîïçua fc'- 1 8 Arabes ne mangent point de Daul Cal °? f-°•3° SC +7 phin fo. 5 C‘*‘P°¥‘ f<>· 19 Arion (anné de peril dela mer,pa: Catpmà f°· 48 vn Daulphin to. 7 Coîëar f°• 2-* Armes du Roy AES f`o. xz Cx ar fa lî me de mer us. 17 C*“’·°î“ f¤· =z&-+1 Afpre arrete ou (inet du Dzzuëîhin C§;îë}& D mN m gl; Attiius poiflon du Pau fo. I3 Chamas f°·37 Aurata ell difïerentanofbe dorec Cbîmidmn f°·37·*° îx 4*- BC -1-7 fodû Chien de mer f`o.17.z8& 4,: Chorzon du Dâulphîn fo. 5 8 B — ' ‘ ‘ f°_ I7 Baleine fo. 1o: 3o 3: 42 45 8c 47 Cxthara · · fO_ x8 B¤*‘l>¤=¤ fo- sp Citharus fm 1 8 Bàliüë ɤ; +5 Qlggdxug fo, 3,, ” — TABLE Cïcopatrâ __ fo. 48 Eûurgeoxi l5 7-<> È 36 Coqoiïïc de_N2cre de perïe fo- 52. E(‘§<>1U¤ f°· U Concombre de me: ` fo. K7 Eï°€<>¤1¤€h du Dâ¤1Phm f°· 35 Corbeaux de mer fo. 17 Eftoumeauls de mer Fo. X7 Coiïîphos ai fo. 17 EX<>€¤€¤$ f°• BC î î Coriuîa Xfle fo. 2. 5 F Coniugation des oerfs du cerueau Feftina lente · fo. 12. . du Dauîphm fo. 37 Erancois Perier peimître fo. 2.8 Crocodxîe fo. 4.78: yo " C Curioficé du Roy Francois fo. 43 Galei t fo. 4; Daulphin pris 2 Rxmiui fo. 7 G2: fo. I7 Daulphin roy des poiïons f0·4- Galle: fo. 19 Dalmates tiennent ie party ¢'â$ Cauia ou montre f0· 2-1 . GYCCS f°• S Gzrdcmgmger fo. 2.6 Daniel Barbaxsus gentilhomme Ve Ceneuois fo. 1.;. nicien ` fo- 7 Gonicomg des femelies fo. -1-1- Dauîphin voulté ou courbé fo. II Gilbert medecin de Rome, fo. 7 Daulphiné fo. 1 5 8c2.‘6 Gîrafes D- fo. 7 Dan? phin vignote fo. 16 Glinos fo. 2.1 Daulphin paüâgert fo. 2.4. Couroouît fo. IQ Delphinion herbe fo. 2.6 Goüerldu Daulphin fo. 3 5 Delphinophoroxx fo. 2.6 Grande coquiîle de pocelaîne E $3 Defcriptiou du Dauîphin fo. ::.6 Grue de me: fo. 17 Deiacription de l’Hippopo. 1:0..;.8 Qmœ; fû_ 17 Defcriptxon du Mariouin fo. 19 Grilïus fo. zo Defcrxocion d)OEC3 fo. 38 Crenoille de mer fo. 37 Deïphmxera a fo. 4.6 Croiïe Porceîaine fo. 52. Dxaphragme du Dâülphïü f¤· S5 Guido de Coîona É l5' Diodore fo. 4.9 H Domicile fo. 17 Harpe fo. 18 Dorfo 1'€P212dO,DCIPhiIl!.XS f`o.1o Haypong fO_ +5 Dore: fo. 2.0 Herodote Fo. 4.; Dragon fo. IS Heron de mer fo 1.;. Draco fo. 18 Hippopotamus fo. zo ôc jl E Hisondelles de mer fo. 1 5 Egyotîens D fo, Hôbïëàu fo. 1.;. Egullats ‘ fo, xy Homer ' il 17 Eicphants fo.48 Hoioûeos fo. IQ Embrion du Dauïphîn f`o,4.o 8:4,; HY? F0. 2.0 Epigaûre du Daoiphin fo, 37 Hymenees il ,;,1 Eüranges poifions fo. 16 I 1,.,, D Efclauôs vxuêc ola G1eque.£58c2.5 Iuif:  ;— TABLE, Ioânes VVatf¤n fcauant medecin Mahomeriües né mangept peine -‘ ' Angiois. · fb.9 deDauiphin ne de Porc fb.6 Monfieur M.Iean·ie,Per<>n: f¤.x6 Mimgreliie fo.35 Iuiis; " ' ' f0.I7 Marxiuers Veriiciens f0.8. Inreifins du Daulphir; f¤.3_«6 Maricuin ¤’eft« pas diéiion. Frans- Ichriocolia V f0·`47 ccife fo.8 Ichneumon fo. 50 Marüom petit poiiïon f¤.zp, Iehan de Rochefort 5 f0.5c2. Marfyo f0.9` Ibis ~ r fo·50· Mameiies:du.DauIghin. fo.56 Inuêteur de la feignee Hip. fo,;: Mer(oum,ou.Mur(0uin fo.9 Sc ro L Medailes axitiqqes~scon:ena¤cs.> les Latins moins (crupuieus, qixe less _ Daulphins fo.:: Grecs, ` fo- 8. Merîus f0.x7 laros fo.:,:. Merle de mer. fox] Pangouûe fo. 5 ;_ Miiiine f¤·5z Labyrinthe de Crete fo.;6 Milan de me: fo.:.; Laggicme fc.17 Mille peirzures de poiiïons aiièmc Làmbenai fo.17 » blees par M..Rôcieier- fô.47 Lamproiç fo. 1 9 —M0(car0îo ou Muiacaroio foy; Lamia bn.; 8c 45 Mofcardino ou Mafcardino fo.5; Larinxdu_DauIphi¤ fo.; 5 Monlîeur Gougii medecin fee}; lelepris fo.17 Morho ou Morhou fo.9. Leucographis f0L5,,q. Mafchouere div ne Orcs: chez M. Ifhiûoire d’Ario¤. ‘ fo.5 ~ le ggrde de feaux Bertrandi Limats de mer · ’fo.5; fo.;; Lieure marin fo.16 Morochthus gîerre fo.54 Lion de mer f0.1.7 M.Sc2urus ` fo.4.S littorales ou de riuage ~ fo.17 Muggiarviiîe engîriol. fo.5·z Lyra fQJS Sc ze Muier de mer f¤.17 Libeiia. 45 8: 4,7 Murene rx’ePc pas Lamproie (*0.19 Lyhces f0.4.8__ Murrhina vaië fo.5; 55 Sc 54. Liepards fo.48 Murex fb.53 Sc · Lpy de moyfe fo.; Mutiamzs ' fc.;; Lotte de mer fo.z0 Murrha concha f`o.5'38€g4 I.`0u1:re· fo.39 Sl 47 T I.une,p0iiTon de mer, fO·I7 · IX M Nautilus ' f`o.5z 53 Sc f4 ' Nauronnier. f`e.52. M3îûP€Pî¤ïP¢C¢0d0¤ 2POCi.f0.·4z Nacre de perles fs.;;,;; 854 Marie fg. zo Nebridcs Galei 5 fo,17 Matrice du Daulphm fc.4.¤ 8: 4.1 Nefs des efchanfons de panecerie Mâfümat ' ÉOJ8 de chez les princes fo.2.6 Mâïâîmîî f0.x8 N iiïûles fo. 17 et TÀKLE O·· · Pqrc pos ou Porcpifch ' fo. 9 Obelifques 011(cmt graucz les îma ëîîëîîëü nêîur fo' êîcîç ges ¢îesHippop<>ramcs fc>.5x Porcelaine P fo' 4* ()mcnrum_du Dâülîhâû êüiê Porœmœ fo ' fg o. _ · ggîlîe 8c Ouest; f0.10f§CÉ<> ëîîîhonœ È' îâ ~ P 0.1 . . ’ . €ïël‘° ëzztsëàzââzâiziphle sâ;2 ggnîîïîëœ du D"“1Ph"‘ Iîîreàzcrbe d’Augui’teC2e(3~1· for I2. Ours de mer fo. 16 Pîûîg EL 3: Gy: de mer ou Daulphin for; 8: Pîèorîn. âî 1* _ P Pyramide d’Egyptc fo. 36 Paraûates cles Daulphines fo. 4.:. — R Papilles ou trayons des mamelles Raifîns de mer fb. I7 de la Daulphînc fo. 35 8c 37 Raies deîguîïees- fo. 16 Palumb _ fo. X7 Rats â’eau fo. go Papegault de mer fo.17 Ratte de î’O rca fo. .-;,3 Paon de mer f0.I7 Sc 18 Religion des Mahometifles fo.; Pefce forcar fo. 19 Regnard de mer fo. 1 6 ,2.5 sa 46 Peîêtures de poiilbns ·deM.Da:1iel Remus fd ‘ Barbams Patrîarche d°Aquilec*É0.7 Romulus fo. 50 Pefce armato f0.18 Rhines fo. 4,: Pefce fan Petro fo. zo Riuiere dix Pau——— to. 1; Perfes (0111 Mahômetiftes fo 5 Rouget 'f`1>,;9 Pefcheurs du Leuann fo. 7 Rouüetre fb.17 z 1 41 Sc 4.7 Pelamides — fo. Il Roquau 1 fo. 17 Pefce (pads fo. I4. Rotulo e` — fb. zo Petrus Gillius fo. 4.5 R`0ugr1or1s du Dazzlphîrz fo. 56 Pes efcome fo. X7 Rulïicns oberfïent a î’eî`glîf`c Gre- Perieardion du·Daulphî11 fo. 5; que ` fo. 5 Pclagij,¤u de glaine mer fo. 17 · Phiieter ' fo. 31 S Pbilanrropos _ fo. 5 Saer ville d’E¤typrc fo. jl Phocaou veau de mer fo. 2. 9 Salmaudre b fo. 4.2. Phocœna ou Marfouin, Fo. 9.14. Sc. Sardines fo. :.2. 15 Sauterelle de mer fo. 17 Phycig ou Tenchc demer FG- I7 Sanglier poiîlbn du fleuue Achelo Phalaugions fo az us fo. ze Pic de mer,ouPiuerd fo. X7 Saxatilcs ib. K7 Pierre Ceodon appotîcaire f<>.4z Saulmonr d’e&aîn ou de plomb fo. Pompîlus Fo. 2.6 8c 51 :.·, 6 Pg.

Sand: É Fo. tp · Toriyo fo. 14 8c 2 9 Scaurus 3 fo, 19 Tortues f`0. 30 Salpa . fo. LS Troglodytes fo. 5z” Seeieco: du.D1uIphi:1‘ 2 £4; T rippe du nombril du Daulphm Sçardola fo. l fo. 38 Sc 3 9 Serpent de mer fo. 59 Sc 2.0 Traine f fo. 2: Serpens terreûres , fo. K9 Troiens `f0· îî Sercaiïes fonc de la foy Gx·eque.£ 5 Troie fo. 2.0 Selerins fo. zo Y Sc 47 Tw€¤¢ WC- ZC Singe de men fo.x4_.x5& zx Twega fo;20 Synediz fo. 27 Trigiztes fo- 3 7 Synodontides fo. 37 Turco fo. 9 Soieil fo. :7 Tombe fo. î9 Sphirœna , fo. 17 V Spinaces Caleî fo; Vaiîîeau nomméDeîpî1înus_f`0. 26 Sphinges fo. 37 Sc 50 Valeurnus fo. 5 Statues du Daulphin e fo.50 Vlüikes Fo. xy SC 2.6 Statues Egyptiennes fo. +9 vw; fo. 18 Statues Romaines fo. 49 Veau de mer fo. z_9 8c 47 Stellaris fo. 17 Vter i fo. 30 Superihtîon des Grecs \. fo. 5 Veines de Daulphin yfo. 36 Sus 0 fo. 2.0 Vxjeteres du Dauîphin fo- 37 `Syriens É. 5 Vefcie du Dauîphm fo. 37 8c 4.0 T Vrachus 38.39 ôc 4.: Tarentins S e fo. 12. 8c If Voiage de moniîeunle Baron des Taras fo.1z 86 i; fumer parArabie deïerte Tanches de mer fo. 18 Vipere F0.4; Tanna fo. :8 Vertebres du Daulphin E 4.; Telemachu: fo. ;5 8: 26 Vignols · fo. 54. Teſte du Daulphîn fo. 38 Z Tygre: · fo. 4.8 Zigurelle fo. X7 T 1:: Vefpaîîen fo. 12. Zaphiîepu Zaphîms fo. 1 8 Toys fo. II ôc 14
Zigena ou Libella fo. 45 & 47

FAVLTES ADVENVES A L’IMPRESSION.

Au neuâefme fuediet chap.xv.ou iï y ha que la Voix du Daulphî liiez que Ie no du Daulphm Au xv. thëillec Ch2p.xvij·pou: Pm. graueme hiez Yengraueure. Au xv jfuedlet ch·1.xxx.ou il y hg ng pouuesjiiez ne peuuêc. Au xvijfueilhgne derniere ou il y a Chg nille hiez cheuxileau xix. E chap.xxxj·pour raâeau Iitèz cgyçujg, Au XXX; Ã Ch3P·PCIZUhÃÉII1€ POL}? REY Iifez racine. 1