L’Heptaméron des nouvelles/Tome IV/22

GLOSSAIRE

A pour E : Arsoir, hier soir. IV, 19. — Aparcevoir ou apparcevoir. I, 252, 266, 295, 315, 321, 352, 366, 371 ; II, 239, 270. — Guarir. I, 235 ; IV, 21, 22, 29, 30, 32, 48. — Perfection. II, 280. — Parpignan. I, 342, 352.
A, avec ; à force, avec force, fortement. II, 284.
A, pour : « à sot esprit ». IV, 105.
A, quant à : « mais à un sot ». IV, 70.
Aage, âge. III, 215, 265 ; IV, 53, 100, 242 ; on disait aussi eage, comme on le voit sur le médaillon de François Ier de 1504, où il y a : au X and d. s. ea. (aux dixième an de son eage). Le double a équivalent à l’accent circonflexe qui l’a remplacé.
 (Etre en haut), c’est-à-dire nubile. III, 57.
Abbayer, aboyer. III, 292.
Absolut (Le jeudy), le jeudi de la semaine sainte. II, 9.
Accointer quelqu’un, avoir avec lui de fréquentes relations. II, 31, 50, 86. — (S’) de quelqu’un. II, 49.
Accomparer, comparer. III, 77.
Accompli, rempli. III, 112.
Accorder (S’) d’une voix ensemble, chanter à l’unisson. IV, 84.
Accoursir, faire passer rapidement. I, 392.
Accoustrée (Chambre bien), bien meublée, bien décorée. III, 17.
Accoustrer un cabinet. III, 24 ; — une chambre. II, 309, la meubler, la décorer ; — une poudre. III, 258 ; la préparer.
Achever, satisfaire. III, 90.
Achilles (Faire son) de, l’emporter, triompher de. III, 77.
Adiré, perdu. III, 194.
Adoulcir (S’) ; la trace étymologique du latin dulcis. III, 279.
Adressant (Chemin s’) par, se dirigeant par. III, 218.
Adresse, la façon de s’adresser. I, 339.
Adresses (Connoitre les), les directions des chemins. I, 236.
Adultèrer, agir comme un adultère. III, 56.
Advancer son chemin, aller vite : II, 303.
Adventuriers, faisant partie de bandes armées ; III, 92 ; (Aventuriers, II, 207).
Advenu, devenu. II, 338

Advitaillement, ravitaillement. IV, 178.
Affaire, employé au masculin. II, 32, 97, 148, 155, 170, 282 ; III, 134, 140, 284, 351 ; IV, 73, 264. — « Adonc fit convoquer un conseil & proposa l’affaire comme il étoit. » Rabelais, livre I, ch. xxviii, à la fin. — Dans le procès-verbal de la séance de l’Académie de peinture du 29 novembre 1698 on trouve encore affaire au masculin : « pour plusieurs affaires qui sont survenus. » — Du féminin. I, 247 ; II, 30, 55, 200 ; IV, 292.
Affaité, habitué (adsuefactus), III, 290.
Affection, au sens de desir. II, 232.
Affectionnément, avec affection, avec passion. I, 338, 357.
Affermer, affirmer. IV, 61.
Affiner les fins, les tromper, IV, 120.
Affoler (S’) de, se tuer & tuer avec soi. IV, 283.
Ainçoys que de, avant que de. IV, 22.
Ains, mais. III, 76.
Ais, cloison de bois. I, 266. — (Cloison d’) mal joints. II, 321.
Aise, du masculin. II, 367.
Aisé tromper, aisé à tromper. II, 338.
 de sa personne, leste. II, 372.
Aistre, être, essence. IV, 95, 96.
Alaine, haleine. II, 136.
Alarme (Donner l’) à quelqu’un, lui faire peur. II, 99.
Aliené (Etre) de, privé, éloigné de. II, 203.
Allée, au sens de départ. I, 275.
Alléguer, faire des citations de. III, 44.
Aller (S’en), mourir. II, 373.
 « Or m’en voys je ». II, 253.
 (Ne point perdre l’), ne pas renoncer à un voyage. III, 212.
 (Se laisser) en parlant d’une femme. III, 222.
Alliance, action de s’allier en mariage. II, 281.
Altères (Etre aux), dans les douleurs de l’angoisse. III, 53.
Altesse ; voy. Hautesse.
Amendement, amélioration, guérison. I, 235 ; IV, 206. — (Après la mort n’y a point d’). II, 309.
Amender améliorer. I, 353.
 (S’). III, 10.
 avec un régime direct, faire satisfaction de. II, 309.
 (S’) au même sens. II, 309.
Amoindrir, au sens de s’amoindrir. II, 66 ; III, 182.
Amour du féminin. I, 266, 277, 278, 313, 331, 337, 347-8, 350, 355, 368, 373, 381, 382, 390 ; II, 17, 25, 32, 36, 37, 62, 63, 65, 71, 72, 105, 109, 110, 116, 117, 119, 121, 126, 149, 168, 169, 170, 172, 186, 197, 213, 220, 231, 244, 245, 247, 272, 310, 329, 338, 339, 345, 347, 366, 379 ; III, 19, 27, 28, 31, 36, 39, 56, 76, 85, 104, 108, 110, 111, 142, 172, 179, 198, 209, 214, 232, 260, 283, 290, 291, 292, 293, 296, 300-1, 303 ; IV, 36, 37, 39, 40, 48, 51, 57, 166, 167, 168, 172, 174, 183, 292. — Du masculin. I, 277, 382 ; II, 37, 72, 105, 123, 238, 247, 256, 299, 305, 331, 352 ; III, 32, 104, 142, 198, 253, 298 ; IV, 38, 170.
Amyable, aimable ; l’un formé sur ami, l’autre sur aimer. I, 278.

Angélisez (Corps desjà). III, 229, devenus anges.
Amouraché, ayant de l’amour. I, 307.
Anges (Vivre comme deux beaux petits). III, 215 ; ne pas avoir de relations charnelles.
Anticque, vieux, âgé. IV, 42.
Antien, ancien, âgé. I, 241 ; III, 157, 158 ; — remontant loin dans le passé. III, 181.
Aorner, orner ; III, 170.
Apaiser quelqu’un de ses rigueurs ; II, 176, le calmer. — (Être) de tous ses désirs. III, 229, n’en plus avoir.
Aposté, fixé d’avance. II, 178.
Apparenté (Bien), dont la famille est considérable. III, 137. Le mot se trouve dans Commines, III, 11, & dans une lettre du XVe siècle, Bibliothèque de l’École des Chartes, 4e série, I, 19. Le verbe est déjà dans Rutebeuf : « Povres parenz nus n’aparente. » 226.
Apparaître (S’), se montrer, se faire voir. IV, 107.
Apparantement, IV, 66, en apparence.
Appast. IV, 99. La lettre s trace étymologique de pastum.
Apprivoyer (S’), devenir privé, familier ; III, 135 ; voy. Esprivoyser.
Archediacre, Archidiacre. III, 208, 209, 215, 216. L’anglais Archdeacon a de même supprimé l’i de archidiaconus.
Ardemment (Plus) au sens de beaucoup plus. III, 222.
Ardre, brûler, de ardere : ars, première personne du présent. IV, 48. — arde, subj. IV, 32.
Arignée, araignée. II, 347.
Arpenter la Terre, aller partout. IV, 116.
Arraiement des cheveux, arroy, arrangement. II, 307.
Arrester (S’) à quelqu’un lui accorder son attention & sa confiance. II, 91 ; III, 179. — IV, 154, l’avoir pour amant. III, 36.
 (Regarder à), s’arrêter très volontairement à. III, 199.
Arsoir, hier soir. IV, 19.
Article (A l’) de la mort, sur l’heure, à l’instant même de, l’un des sens du latin articulus. II, 21.
Asçavoir. IV, 115.
Asséant (S’), s’asseyant. II, 67.
Asseray (M’), m’assiérai. IV, 74.
Assavoir mon, certainement. III, 10.
Assaillir quelqu’un, l’attaquer. II, 97, 205, 226 ; IV, 68.
Assemblée, réunion privée. IV, 14. — (L’) de deux personnes. I, 280.
Asseoir un jugement. I, 365.
Asseyèrent (S’), s’assirent. III, 128.
Asseuré de, remis de. I, 379.
Asseurément, d’une façon sûre. II, 204, 330.
Asseurer (S’), être sûr. III, 336.
 reprendre de l’assurance. II, 324 ; avoir confiance. III, 121.
 d’une chose, n’en pas avoir peur. III, 96.
Assignation, rendez-vous donné. II, 277 ; III, 175, 265.
Assommer, totaliser, mettre en sommes. IV, 99.
 quelqu’un de coups, lui en donner sa charge. III, 246.
 tuer. II, 322.
Assurer d’une maladie, répondre qu’on ne l’aura pas. II, 311.
Assus (Mettre). II, 276. Voy. Sus.

A tout le moins, au moins. II, 37, 207, 338.
Attaintes (Ses), ce à quoi l’on vise. II, 103.
Auctorité ; conserve le c étymologique d’auctoritas. III, 136. — (Femmes d’). III, 34. — (Princesse de grande). II, 31.
Aucunement, un peu, de quelque façon. III, 55.
Audace, trop bonne opinion de soi. II, 328.
Audience (Avoir bonne), être bien écouté. I, 390.
Aulcunes fois, quelquefois. IV, 165.
Aulx, pluriel de ail, allium. IV, 124.
Aureille, de auricula ; l’orthographe oreille, qui se trouve en même temps, est sortie de la prononciation. IV, 115, 116, 150.
Austère, sévère. II, 178 ; III, 143. — (Etre) à quelqu’un. II, 289 ; — en. III, 10 ; IV, 103.
Autant (D’) 'que III, 103 ; IV, 135.
Autentique (Dame). IV, 42 ; le même sens que Dame d’autorité.
Avancer quelqu’un envers un autre, lui en faire obtenir quelque chose. II, 42.
Avant régissant un infinitif ; « avant lire ». II, 217 ; « avant partir ». II, 251 ; III, 258.
Avaricieux. I, 349. — (Riens si) qu’une femme. II, 46. — (Pères). II, 237. — On le trouve dans Molière : « Harpagnon : Qu’est-ce que tu dis d’avarice & d’avaricieux ? — La Flèche : Je dis que la peste soit de l’avarice & des avaricieux ». L’Avare, acte I, scène iii.
Aveuglir, aveugler. I, 293 ; II, 6, 23.
Aviser (S’), avoir bon avis, devenir sage. III, 304.
Avouer quelqu’un, l’approuver. III, 179.
Avoir une femme à son plaisir. III, 16.
Aymeraulde, émeraude. III, 168.


Bagues, bijoux. III, 170. — Bague de 3,000 écus. II, 7, 8, 80.
Baiser (On ne doit jamais), si ce n’est ainsi que Dieu le commande. III, 171-2. — Allusion à la phrase si fréquente dans les Épître de sait Paul : « Salutate invicem in osculo sancto ».
Balance (Mettre à la), apprécier comparativement. II, 73.
Baller, danser. IV, 150.
Bandé, qu’on a pansé avec des bandes. I, 380.
Bandelier. IV, 207 ; qui fait partie d’une bande de soudards.
Bandoullier. I, 237, 238. — (Plus) que païsant. I, 237. — Voir Bandelier.
Bas (Descendre à), à l’étage inférieur. II, 307.
Bas (Çà) entre les hommes, sur la terre. III, 229.
Basqz (Jambon de). IV, 280 ; probablement une erreur de copiste pour « jambon de Pasques ».
Basses femmes, femmes de base condition. III, 244.
Bataille, débat. IV, 64.
Batailler pour quelqu’un, l’aider à la guerre. IV, 250.
Baton (S’assurer de son), prendre toutes les précautions possibles. III, 211.
Beau Père, appellation d’un Religieux. I, 300, 302 ; II, 196, 197, 198, 199, 200, 201, 207, 230, 294, 295, 324, 335, 336, 337 ; III, 7, 41, 70, 71, 157, 158 ; IV, 306.

Beluteau, blutoir. III, 264, 265.
Beluter, bluter le blé, occupation des Chamberières. III, 264.
Benoiste, bénite, bénie. II, 335. — (Eau). II, 336, 337.
Besoin (Laisser quelqu’un au), dans un danger. II, 324.
 (Ne se servir d’une chose qu’au), ne pas s’en servir. II, 13.
Besterie & Bestye, condition animale. IV, 117.
Bêterie, sottise. I, 339.
Bien (Le) de quelqu’un, sa bonté. III, 42.
Bien, ce qu’on a en terres. III, 14.
Bien heuré, qui a du bonheur. IV, 156.
Bienheureseté, bonheur. III, 318.
Bis, de couleur grise. IV, 100.
Blanc, la race blanche. IV, 148.
Boire (Le). I, 333 ; II, 177, 270, 295 ; III, 229.
Blanchir, en parlant des cheveux. I, 282 ; IV, 202.
Bonhomme, un homme vieux. II, 53, 171, 270 ; à propos d’un homme de quatre-vingts ans. III, 215.
Bonne femme, au sens de vieille. III, 242.
Bonté haultaine (La), Dieu. IV, 59.
Borde, ferme, métairie. I, 237, 341. Le même sens se retrouve dans le nom propre La Borderie.
Boueste, boîte, coffret. III, 235-6.
Bougie, chandelle de cire. II, 227 ; III, 242.
Bougie (Craindre le feu d’une). III, 229.
On trouve, en 1594, dans l’inventaire de la Duchesse de Valentinois Charlotte d’Albret (no 565) : « Ung boujoué d’argent pour mectre chandelle de bougie » ; Paris, 1878, p. 98.
« Pour ne dormir j’allume la bougie », Ronsard, Abrégé de l’art poétique français ; Œuvres choisies, 1879, p. 358.
Boumyens, Bohémiens. IV, 152.
Bout (Le) de, la racine de. IV, 152.
Bout de l’an, fin du deuil. III, 50.
Bransles de Gascogne, sorte de danses. II, 264.
Brave, au sens de bien mise. II, 50, 86 ; le mot est encore dans Molière.
Brebis, au sens de paroisienne. II, 269.
Brèze, au sens de chaleur. IV, 259.
Brisées (Retourner à ses premières), métaphore empruntée au langage de la chasse. I, 387.
 (Retourner sur ses), revenir par le même chemin. III, 212.
 Voy. Erre.
Brunettes (Robes de), étoffe plusprécieuse que la bure. I, 272.
Buée, lessive. II, 356.
Buffet (Aller au) pour donner à boire. II, 228.
Bureau (Robes de). I, 272, 304. Bure, étoffe de laine grossière.


Cabinet, pièce d’un appartement. I, 380 ; II, 229, 278, 300. — (Entrer en son). III, 274. — (Petit) dont le maître emporte la clef. II, 342, 343, 344.
 ou Garde-robe. I, 383-4.

Cabinet (Prendre comme chose précieuse en un). II, 306.
 le plus beau du monde. III, 24. Ici c’est un meuble & dans le sens de Molière à propos du sonnet d’Oronte : « Il est bon à mettre au cabinet », c’est-à-dire à garder serré dans un tiroir, à ne pas montrer. — Voir sur ce sens la longue & excellente note de Molière de Hachette sur le sonnet d’Oronte : « Franchement, il est bon à mettre au cabinet ». Le Misanthrope, vers 376, t. V, p. 467 & 552-5.
 (Accoustrer un) le plus beau du monde. III, 24.
Cabinet dans un jardin. II, 241. — d’arbres pliés. II, 133 ; IV, 259.
Cage (Mourir en). IV, 71. La cage en charpente du cardinal La Balue, celle qui a subsisté au Mont-Saint-Michel jusqu’à la fin du dernier siècle, montrent la réalité de l’expression.
Caillou, pierre précieuse. I, 279.
Cailloux, au sens de pierres & de roches. I, 241.
Camaléon, caméléon. IV, 256.
Camalercite (La) vit d’air. II, 128.
Camp (Bailler) à quelqu’un. II, 111.
 (Suivre le), aller à l’armée. III, 48.
Canettes au sens de burettes liturgiques. II, 123.
Cappe, vêtement d’homme, petit manteau en forme de grande pèlerine. II, 69 ; III, 139, 141 ; IV, 155.
 (Mettre sa) à l’entour de son bras. II, 90.
 (Couvrir sous sa). IV, 143.
Cappe (Se cacher le visage avec sa). III, 178.
Cappes de Béarn. IV, 209.
Captivité. I, 381.
Carême entrant, le premier jour du Carême. IV, 224.
 Voy. Karesme.
Carmalecite, caméléon. IV, 256.
Carneval, Carnaval. I, 273 ; II, 50.
Carreau, coussin. I, 248.
Caterre, catarrhe. II, 334.
Caterreulx, ayany une catarrhe. I, 287 ; IV, 44.
Cathaplume, cataplasme. IV, 14.
Cautelle, ruse, cautela. III, 194.
Caver, creuser. II, 361.
Celer ou Celler, cacher, de celare. I, 279 & pasim.
Celluy, Dieu. I, 242 & passim.
Cendres (Prendre les) le jour du mercredi saint. II, 330.
Cent (Jeu du) sorte de jeu de cartes. III, 185 ; IV, 326.
Cercher, chercher. II, 139, 147, 284 ; IV, 121.
 Voy. Sercher.
Cerisaye, préau couvert de cerisiers. III, 54. La rues de la Cerisaie, qui est à Paris dans le quartier Saint-Antoine, sur l’emplacement de l’ancien Hôtel royal de Saint-Paul, a été ainsi appelée parce qu’elle a été ouverte sur la cerisaie du jardin.
Cestuy, celui. III, 8 ; IV, 105.
Challoyt. Voir Chaloir.
Chaloir, s’occuper de. I, 350. — (Ne) de. IV, 70.
 Voy. Nonchaillant.
Chamarre, du masculin (Simarre). II, 249. — (Ne porter qu’un) sur sa chemise. II, 243.
Champs (Aux), à la campagne. II, 165. — (Mener quelqu’un aux). III, 281.

Champs (Mettre quelqu’un aux), le tourmenter. III, 41.
Chantres, chanteurs. I, 274.
 du Roi. III, 193.
 (Aimer la musique des). IV, 111.
Chaperon, sorte de coiffe : d’homme. IV, 155. — de moine. II, 80. — (Femme de chambre à). III, 183.
Chapitré, repris & condamné comme en Chapitre. I, 303.
Chapitrer quelqu’un. II, 180.
Charger quelqu’un, l’attaquer. II, 43.
Charme, conjuration magique. IV, 29, 30, 33.
Chartre perpétuelle. II, 181, 187 ; prison. À Paris, la vieille église de Saint-Denis de la Chartre ou de la Châtre était celle de Saint-Denis in carcere.
Chasse (Termes de). Voir Brisées, Rappeler, Voler. Comme on voit, Marguerite en emploie si peu & de si courants qu’elle pourrait bien ne pas y avoir pris grand plaisir & ne pas s’y être livrée.
Chastellet (Jouer au), à l’attaque & à la défence d’un petit château de neige. IV, 73, 75, 77.
Chastier, fouetter. IV, 82. — quelqu’un de. III, 69 ; IV, 218.
 (Se), se mieux conduire, devenir meilleur. II, 245 ; III, 137, 217. — (Se) de. IV, 218.
« Bel foloie qui se chastie — Et, quant jones hons fait folie, — l’en ne s’en doit pas merveillier. » Roman de la Rose, vers 3027-9. Le poème moral antérieur Le castoiement d’un père à son fils est dans le même sens.
Chatemistes (Faire les). III, 78 ; l’expression, fréquente dans Rabelais, se trouve encore La Fontaine.
Chatié de, guéri de. II, 337.
Chef (Le) de l’assistance, celui qui peut seul aider. IV, 103.
Cheoir, tomber. III, 70.
Chercher. Voy. Cercher & Sercher.
Chère, bon accneil, le ciera italien. I, 292 & passim.
Chesnes, chaînes. III, 216.
Chevaulcheur, homme à cheval. III, 211.
Chevestre, licol de cheval, de capistrum. IV, 31.
Chevir (Ne pouvoir) de, ne pouvoir avoir raison de. III, 77 ; il se trouve encore dans La Fontaine.
Chimère (Peindre une), tenter une chose impossible. II, 135.
Chrestienté, la foi chrétienne. I, 389. — l’universalité des chrétiens. II, 30, 34.
Cirurgien, chirurgien. I, 268, 291.
Citoyen, au sens de Bourgeois. III, 47.
Clairté, claritas. III, 146.
—Clairté (Allumer de la). II, 107, allumer une chandelle.
Closture, clôture claustrale. II, 119.
Coeffure (Prendre une femme par la), par les cheveux. III, 299.
Collauder, louer, de cum laudare. III, 76.
Colleur, couleur. IV, 79.
Combattre de bien danser, à qui dansera le mieux. IV, 68.
Comme au sens de que. III, 145, 179, 289. — au sens de comment. III, 96, 212, 214, 285, 295.
Commère, au sens de marraine. II, 196.
Commun (Le) d’entre les hommes, ce qui leur est habituel. III, 56.

Communauté, au sens d’Ordre religieux, de couvent. III, 155.
 (Lettres faites en la). II, 187.
Commung (Le), le popilaire. II, 314.
Compas (Par). III, 77. — (Parler par). IV, 34 ; d’une façon posée & raisonnable.
Complaintes (Faire ses), se plaindre de. II, 66.
Complexion, caractère. III, 120.
Complissement, accomplissement. IV, 101.
Comporter, supporter. IV, 47.
Comptant, content. I, 275.
Compter ; n’est qu’une fois (III, 154) dans le sens de numerace ; habituellement (I, 239 & passim) il a le sens de raconter
Conculquer, du latin conculcar. II, 326.
Conditions (Les) de quelqu’un, son vrai caractère. II, 31, 180 ; III, 269.
Confiance (La) de quelqu’un, au sens de en quelqu’un III, 254.
Confit à ou en. IV, 107. Nous disons encore : confit en dévotion.
Connoistre un homme, au sens féminin. II, 313.
Conseil (Pratiquer un), le mettre en pratique. III, 257.
Conseil (Gend de), membres du conseil du Roi. II, 166 ; IV, 264.
 (Aller au). 270.
Conte, au sens de Comte. II, 314, 315, 316, 317 ; III, 69, 70, 96 ; IV, 250. — au sens de récit. II, 4.
Conté, du féminin. III, 70. Nous disons encore la Franche-Comté.
Contemner, mépriser. II, 74 ; IV, 247, 256.
Contenances (Les) de quelqu’un. III, 84, 271 ; IV, 106. Il y a un petit livret gothique appelé : « Les contenances de table ».
Contenances (Faire des). III, 121.
 (Faire les) d’une intention. III, 70.
Content (Etre) de, III, 209, 215, ou que, consentir à, III, 280.
Contenter (Se) que, être assuré que. I, 392.
Contesse, féminin de Comte. III, 5, 6, 7, 8, 9, 70, 96.
Continuer une opinion, y persévérer. III, 281.
Contre bas (Tirer la vue), baisser les yeux. III, 54.
Contremont, en haut. I, 260.
Convoyer, convier, inviter. III, 69. — accompagner. II, 265.
Corner sa prise, sonner du cor à la prise de la bête. III, 103.
Cornette, petite corne. IV, 129, 155, 157.
Cornette, à propos d’habillements d’homme. IV, 155 ; ainsi nommée parce que les cornettes ont des pointes qui forment corne.
Couart. II, 93, 171 ; IV, 105 ; lâche ; on connaît l’origine du mot qui a été d’abord coué, de caudatus, ayant une queue, injure qu’on adressait aux Anglais, à cause d’une légende relative à l’époque de l’introduction du christianisme.
Couleur (Sous) de, sous le prétexte de. II, 23, 52, 152, 317, 339 ; III, 73 ; IV, 174.
Coulpable. III, 279, 297. La lettr l trace étymologique du latin culpa & de la prononciation de l’u latin en ou ; la forme est encore restée dans l’expressions pieuse : frapper sa coulpe. qu’on trouve ici, III, 321.

Coulpe, faute, « culpa ». II, 14 ; III, 293.
Coureil, verrou, de corrigulum, petite courroie. II, 52, 54.
Couronne, au sens de tonsure. III, 157, 161, 163.
Courre, courir. IV, 125 ; conservé dans l’expression de vénerie, chasse à courre.
Cours (Au grand), dans le plus fort courant d’une rivière. I, 241.
Court d’une maison, de curtis. II, 294, 295.
Court, au sens de curia. III, 96, 133, 287.
Cousine appellation honorifique. II, 159. On se souvient du nom de l’héroïne du Roman du petit Jean de Saintré, la Dame des Belles Cousines.
Cresmeau, sorte de béguin. III, 264, 265. — Voy. Sarot.
Crudélité, cruauté, crudelitas. II, 179.
Cuider ou cuyder, croire. I, 269 & passim.
Cuyllir, cueillit. II, 345.


Damoiselle, employé dans quatre sens : — Fille auprès d’une dame. II, 106 & passim. — fille noble non mariée. II, 265 & passim. — femme noble mariée. II, 197 & passim. — veuve. III, 53.
Danger (Essayer le), se risquer à une chose périlieuse. II, 322.
Dea, interjection. II, 12 ; III, 59, 154.
Débattre, battre, en parlant des battements du cœur. III, 169.
Déborder à, dépasser la mesure, aller trop loin. IV, 269.
Déchiffrer quelqu’un, en connaître & en dire le caractère. II, 237 ; IV, 268.
Définer, mourir. III, 297.
Degré, au sens d’escalier. I, 257, 369 ; II, 52, 56, 227 ; III, 70, 73, 138, 177, 178.
 (Grand), escalier. II, 157.
 (Petit) de bois. III, 71.
Dégrés (Les). II, 260. Il y avait autrefois à Paris une rue des Grands Dégrés.
Demande (N’avoir que sa), être refusé. IV, 49.
Demeurant, demourant & demorant (Au), au reste. II, 53 & passim.
Départir, partager. II, 118 ; III, 81. — (Se), partir de, se séparer. I, 237 & passim.
Dépens (Être aux) de quelqu’un, se rapporter à lui. III, 303.
Dépouiller, déshabiller. II, 19. — (Se). II, 54, 107.
Desçeu (Au) de quelqu’un, sans qu’il s’en doute. I, 319.
Descognoistre quelqu’un, ne pas le connaitre. II, 244.
Descoloré, pâle. II, 244.
Désespèrement, avec violence. I, 265.
Desfaire (Se), se tuer. III, 275.
Desfouyr une fosse, la recrenser, III, 196.
Despendre, dépenser. II, 352.
Despris, mépris. I, 309, 373 ; II, 355.
Despriser, mépriser. I, 294 & passim.
Dessirer, déchirer. IV, 121 ; de l’ancien verbe eschirer.
Destitué de, privé de. I, 369 ; III, 103, 236.
Dévaller, descendre, tomber. III, 70.
Dévotion, désir ardent. II, 334.
Dextre (La), le côté droit. I, 237.
Difformité du temps présent. III, 203.

Disformé, déformé, difforme. I, 380.
Dispenser, donner une dispense. II, 176.
Disposé (Gentil homme fort &), au sens de sispos. II, 97.
Dodo, le someil. IV, 92.
Domine, appellation donnée à quelqu’un dont on ne sait pas le nom. IV, 141.
Doresnavant, abréviation de d’ores en avant. II, 55, 253, 282 ; III, 35, 85.
Doubte. III, 217 ; le b est un reste orthographique de l’original dubitalum. — du féminin. II, 269 ; III, 35 ; IV, 166.
Duché, du féminin. III, 269 ; voy. Conté.
Duysible, convenable, qui duit à. IV, 146.


E pour A ; Amende (le fruit). III, 54. — Lerme. IV, 60, 128, 129. — Parfactement. I, 328. — Perfaire. II, 371. — Perfumé. II, 19. — Traveil. I, 239, 242 ; II, 272. — Vein (vanus). IV, 22.
È pour le son d’ai : Cher (chair). II, 176. — Eschaperé. IV, 206. — (mais). IV, 206.
Eau (Porter l’) avant le repas. II, 304. donner à laver aux convives.
Écritures, au sens de lettres. II, 168.
Effet (Sans), sans réalité. III, 294.
Efarer (S’), comettre une faute. II, 13.
Élection, choix. I, 245 ; III, 291 ; nous disons encore « un vase d’élection ».
Elision de a : m’amye. I, 353 ; II, 321 ; III, 63, 65, 66, 140, 275, 294, 295, 296, 297, 312, 321, 322 ; IV, 14, 34, 58 ; s’amye. I, 367 ; II, 81 ; III, 51, 53, 54, 56, 109, 119, 123, 196, 226, 232, 237, 294, 295, 298, 303 ; t’amye, III, 234.
Elision de i : Qu’est cela pour qui est là IV, 21 ; s’aviez. IV, 148 ; s’en. IV, 148 ; s’on. IV, 117, 129.
Embler, dérober. IV, 59, 162.
Embrasser, prendre à bras-le-corps. III, 189, 289, 294, 295. — (Avancer les bras pour) quelqu’un. III, 236.
Emmauché, qui a une manche. II, 266.
Emperière, Impératrice. I, 276.
Emplastre, employé au féminin. III, 169.
Employé (Bien), au sens de juste : « il seroit bien employé que ». III, 149.
Enchanter l’entendement, le tromper comme par des sortilèges. II, 192.
Encourtiner un lit, l’entourer de rideaux. I, 370.
Enfant, Infant au sens espagnol. IV, 236.
Enflambé. III, 300, 308. — de. II, 17. — (Le visage). III, 72.
Enflamber, prendre feu. II, 331.
Engaiger les terres, les hypothèquer. II, 352.
Engarder quelqu’un d’une chose, l’empêcher d’y réussir. I, 289, 316.
Engraisser (Pour). II, 318 ; IV, 290 ; pour en tirer profit. Peut-être faudrait-il y couper le mot : « pour en graisser. »
Engrossir, engrosser. II, 12, 278.
Enguisse, angoisse. IV, 324.
Enlangagé (Plus) que docte. II, 9 ; plus bavard que savant.

Enmagrir maigrir. II, 332.
Ennemi (L’), le Diable. III, 199. Dante l’appelle de même il gran nemico.
Enseveli, mis dans la bière. I, 269.
Ententivement, attentivement. III, 161, 318.
Entériner une demande, l’accorder. II, 183.
Entretènement conversation, II, 136.
Entretenir une femme, en être l’amant. I, 273.
Erres (Rentrer en ses premières) II, 14 ; substantif fait sur le verbe errer. Voy. Brisées.
Erreur, du masculin. II, 283 ; IV, 79.
Erudition (L’) de quelqu’un, son instruction, son édification. II, 12.
Es, dans les. II, 127.
Espie, espion. II, 96.
Esprivoyser (S’), s’apprivoiser, s’approcher de. II, 366 ; IV, 303 ; voy. Apprivoyer.
Estimation (Par l’) de, d’après le témoignage. III, 196.
Estimissiez, estimassiez. I, 354.
Estranger (S’) de quelqu’un, le ternir à distance, l’éloigner de soi. I, 295.
Eventer (S’), perdre son odeur. III, 142.
Evacuation, émission de sang, saignée. IV, 27.
Exemple, du féminin. II, 220, 338, 363.
Exerciter à, exercer à. III, 78.
Exhortement, exhortation. III, 215.
Expérience, recette, remède. IV, 19.


Facteur, Créateur. II, 127.
Fainctes (Se courroucer en), affecter l’air courroucé. III, 131.
Faingnant, feignant. II, 342, 244 ; III, 285. — Faingnit, II, 279 ; III, 121. — Faignoit, III, 128, 269 ; temps du verbe feindre.
Faisible & Fasible, faisable. IV, 156.
Faiz, poinds, fardeau, de fascis. II, 172, 176 ; IV, 64, 121.
Fallir, faillir, manquer. I, 242 ; II, 153, 237, 333.
Fange (Prendre de la), se baigner dans des bains de boue. I, 235.
Fantasticque, jaloux. II, 239.
Farci (Être) d’une chose, en avoir trop ou moins assez. II, 11.
Fenestre (Se retirer en une). II, 34 ; III, 272. Pour comprendre l’expression, il suffit de se rappeler l’épaisseur des murailles des anciens châteaux, qui n’ont pas moins de neuf pieds, & souvent davantage, pour arriver à la baie de la fenêtre ; c’est vraiment une petite pièce, la plus claire & la plus gaie de la chambre ou de la salle, & souvent garnie de deux bancs de pierre en face l’un de l’autre.
Féru (Être) de, frappé, blessé par. III, 107. « Peut-être en avez-vous déjà féru quelqu’une », Molière, École des femmes, acte ier scène 6 ; du latin ferire, qui s’est convervé dans l’italien.
Fiction, feinte, invention, II, 223. — hypocrisie. III, 37.
Fidelle, au sens de la piété & de la crainte de Dieu. II, 311, 313. Le mot se dit encore au pluriel pour désigner les gens pieux qui fréquente les églises.
Fines, fumier, fenus. IV, 26, 96.

Fin, au sens d’intention. I, 235.
Findit, du verbe feindre. I, 307.
Finé, fini. II, 212.
Finer, finir. I, 262 ; II, 81, 363 ; III, 100, 323 ; IV, 128, 159. — (Ne) de. IV, 120.
Foeillé, feuillu. I, 247.
Folles (Chamberières), de mauvaise conduite. III, 264.
Follet, fou, sot. IV, 73.
Fons (Tenir quelqu’un sur les), être son parrain au baptême. II, 41.
Fondè (Être bien), avoir du fonds, être sérieux. II, 232.
Forcené, comme forsené, hors du sens. III, 298.
Forcer une femme, la prendre de force. II, 111 ; III, 189 ; IV, 242. — un monastère. II, 188.
Fors, excepté, de foras. II, 219 ; IV, 89, 122, 136. « Je congnois tous fors que moi même » est le refrain d’une ballade Villon. — à. IV, 108. — de. II, 34 ; IV, 170. — que. III, 283. — que de. II, 72 ; IV, 70.
Fortunes (Bonnes), au sens amoureux. III, 170.
Fosse, fossé. II, 136.
Fouetter (Se), se donner la discipline. II, 284.
Fourcher, en parlant de la langue. III, 130.
Fournir (Se), faire ses acquisitions. III, 50.
Fouyer, foyer. III, 302.
Franchise, situation où l’on est en sûreté. III, 122.
Françoys (Pour parler), en réalité. IV, 22.
Frater (Le), nom d’un Religieux. II, 197.
Frès, récent. III, 118.
Frescheur, fraîcheur. I, 247.
Frize, étoffe de deuil. I, 378. — noire (Manteau de). II, 211.
Froidure. III, 212 ; IV, 73 ; encore employé par La Fontaine.
Fruict, enfant. III, 289. Souvenir de l’Évangile : « Benedictus fructus ventris tui. »
Fruition, jouissance. fruitio. II, 109.
Fuitif, fugitif. IV, 250.
Fumière, fumée. IV, 123.
Fusse, pour fut-ce. III, 83.
Fuste, sorte de navire. I, 363 ; du latin fustis, bois coupé. Voir le Glossaire nautique de Jal.


Gaingner ou gangner. I, 240 & passim. Comme cela vient de gain, toujours courant, la forme gaingner est plus régulière & plus juste que la signification moderne « gagner ».
Galletas. II, 260. — (Chambre en). III, 176. Le galetas est l’étage sous les toits ; dans l’aile de François premier au château de Blois, le galetas est le dernier étage, celui auquel des colonnes de pierre assez basses & formant galerie ouverte portent le bord de la toiture.
Garde-col, à propos d’un homme. IV, 155. L’expression était meilleure que celle de hausse-col, qui l’a remplacé.
Garde-robbe, la chambre où l’on serre les vêtements. I, 314, 320, 383 ; II, 73, 228, 229 ; III, 33, 97, 99, 286, 291, 294, 298. — (Arrière). II, 353.
Gardien, charge monastique. I, 302, 303 ; II, 118, 124. — des Cordeliers. III, 6, 8.
Garse, jeune fillette ; le féminin de gars, d’où nous est resté le diminutif garçon. I, 266 ; II, 13 ; III, 62, 64, 65, 72.

Garce (Mettre à mal une pauvre). III, 246. — au mauvais sens. III, 187.
Garsons (Mauvais). I, 237 ; II, 227 ; III, 129 ; IV, 207.
Gausser d’une chose, s’en moquer. II, 318.
Genne, gehenne, torture judiciaire. I, 262.
Gens de lettres, expression qu’on croirait toute moderne. I, 247.
Gentil-femme, féminin de Gentilhomme. II, 238 ; III, 14.
Gentille-femme. II, 280, 281.
Gentilz-femmes. II, 299.
Germes d’œufs, les jaunes. IV, 15.
Geye, gué. IV, 210.
Gorgias, habillé avec recherche. IV, 131 ; formé au XVe siècle sur le mot gorge, qui à cette époque était recouverte, sous la fente triangulaire du corsage ou du pourpoint, d’un linge délié ou d’une étoffe plus fine & plus claire. Le mot, comme la chose, est tombé en désuétude avant la moitié du XVIe siècle. — (Être) & en bon ordre. II, 238.
Gorgiase. I, 323 ; III, 188, 213. — (Être) à ses noces. III, 213. — (Chemise). I, 288.
Gorgiasement. III, 168. — (S’habiller). II, 344.
Gorgiaseté. III, 182. — de la Cour. II, 144.
Goujate. III, 265. De gouge, synonyme de garse, fillette. Rabelais l’a employé : « belle gouge & de bonne trogne. » Employé là injurieusement, à cause de goujat, valet d’armée.
Goume, gomme, médicament. IV, 23.
Gouvernement (De mauvais), de mauvaise conduite. III, 193.
Grainier, grenier. III, 69.
Grans, grant, grandz avec un rapport féminin. Marguerite emploie aussi grande, mais beaucoup moins souvent. Les passages où la forme masculine se trouve sont trop nombreux pour être détaillés ici. Cela vient de ce qu’autrefois les adjectifs français qui venoient d’adjectifs latins en is avaient conservé la forme masculine : ainsi, lettres royaulx, de regalis.
Gras (Parler) au point de vue de la prononciation. III, 312.
Grey, gré. II, 326 ; III, 272.
Groulant. grouillant. II, 13.
Guerroyable (Guerre). IV, 237.
Gueyer, passer à gué. I, 236.
Guichet (Petit) dans une porte. II, 69 ; la forme plus ancienne était huisset.
Guide (La) de son chemin. II, 31 ; IV, 243 ; on le disait encore au XVIIe siècle : « Bousingault. La guide universelle de tous les Pays-Bas, avec une description de la ville de Paris » ; Paris, Clouzier, 1672.
Guynes, sortes de cerises. IV, 86.


Habit, au sens d’habit religieux. II, 113, 118, 123, 195. — (Laisser l’). II, 184 ; III, 238. — (L’) ne fait pas le moine. III, 92. Se trouve dans le Roman de la Rose, éd. Michel, tome II, p. 5.
Hallecret, pièce d’armure. II, 211.
Hault (De tout son), de sa hauteur ; II, 180.
Haultesse (Vostre), appellation honorifique. III, 271.
Haultesses, hautes pensées. IV, 31.

Hay, hé. IV, 15, 65. — avant. IV, 149.
Hayoit, haïssoit. II, 337,
Hazardeurs (Les), ceux qui hasardent. I, 283.
Hazardeux (Leslieux), les dangers de la guerre. II, 81.
Herbelettes (Connaître les) au sens médicinal. IV, 15.
Heur, bonheur. I, 350 ; II, 221 ; IV, 47, 74.
Heures (Dire ses). II, 352. — (Les) de Notre-Dame. III, 317.
Hiérarchie célestes des Anges. III, 163.
Houzé (Tout), les jambes habillées de houseaux. I, 220.
Humeur du masculin, comme humor en latin. II, 251.
Huy, aujourd’hui. II, 215.
Huys, porte. II, 323 ; IV, 28. — porte de chambre. III, 186. — de maison. IV, 20. — de jardin. III, 211.


I pour il : « pour ce qu’i ». I, 258. — Voy. Qu’i.
Icelle, cette. I, 382.
Icelluiy (celui, dans le conte de Gruget). III, 73, 76.
Il employé au féminin : « qu’il ne soit sçeue ». III, 290.
Ilz employé à l’état féminin au sens de elles. III, 28, 90.
Image, représentation figurée qu’on adore. II, 26, 229.
Images (Adorer les femmes comme). IV, 149. Voy. Ymage.
Importable, insupportable, qui ne se peut porter. I, 277, 280, 361, 373 ; II, 17, 34, 36, 62, 172, 208, 222, 252 ; III, 83, 136, 169, 235, 270 ; IV, 55, 163, 180, 224, 297, 302.
Inculpable de, qui n’est pas coupable de. III, 87.
Inestimable, qu’on ne saurait exprimer. I, 241.
Infinitif présent employé avec les sens de après avoir… : « emprunter », ayant la valeur de « après avoir emprunté ». IV, 308. Forme fréquente dans le Roman de Jean de Paris & dans Rabelais.
In manus (Dire son). II, 254. C’est la prière : « In manus tuas, Domine, commendo animam meam. »
Innocents (Bailler les). II, 65 ; IV, 312, 313 ; donner le fouet à une femme le jour de la fête des Innocents.
In pace (Mettre), c’est-à-dire en chartre perpétuelle. III, 187.
Inquisition, au sens d’iniquité. I, 296.
Ire, colère, ira. II, 268 ; III, 227 ; IV, 105.


, maintenant, déjà ; autrefois, « de jà », du latin jam. III, 172 ; IV, 20, 168.
Joingnant de, voisin deI, 237.
Joissance & joyssance, jouissance. II, 272, 279, 375.
Jongs, joncs, roseaux. III, 211, 212.
Jugement, au sens de Jugement dernier. II, 178 ; IV, 23.
Jugesse, la femme d’un juge. III, 70, 73.
Just, jus ; just de pavot IV, 22.
Justice (La), les gens de judicature, les tribunaux. I, 302 ; II, 47, 313 ; III, 194 ; IV, 229.
Justifier (Se), être éprouvé. IV, 278.

Karesme (Premiers jours de). II, 329. — prenant. II, 332. — (La my-). II, 332. Voy. Carême.


L pour R ; imitation d’une prononciation provinciale. IV, 335-6.
Lairra. II, 120. Lairray, II, 339. Lairré, II, 311. Lerray, III, 136. Lairrez, IV, 64 ; première, troisième & quatrième personne du futur du verrbe laisser.
Lame, pierre tombale plate. IV, 175.
Lamenter quelqu’un, se plaindre. III, 148.
Lardé, percé de trous. IV, 126.
Las, interjection ; changé en hélas par la soudure de l’autre interjection . IV, 16, 70, 77, 83, 90, 115, 124, 125, 152, 153.
Lasseté, lassitude. II, 205, 270 ; III, 109.
Léans, là ens, ici dedans. II, 294, 296, 353 ; III, 18, 89.
Leçon, discours, « Lectio ». I, 248 ; II, 3, 289, 290 ; III, 117, 118 ; IV, 76, 285.
 (Lire une). II, 141. Les professeurs du Collège royal fondé par François Ier s’appelaient des Lecteurs.
 au sens de ce qu’on lit. I, 244.
Lefièrement, à la légère. II, 341. — (Croire). I, 376.
Lerme, larme. IV, 128, 129, 142, 154, 165.
Lescive lessive. IV, 301.
Leur pour se. III, 63 ; IV, 313.
Levé & enseveli. I, 269 ; on dit encore la levée du corps.
Liesse, joie. IV, 78 ; lætitia ; encore employé au XVIIe siècle, notamment par La Fontaine.
Lieu public, maison de prostitution. I, 258.
Lieuteande, la femme du lieutenant criminel. II, 264.
Linceul, drap de lit. II, 360 ; IV, 301. — (Le) de dessus d’un lit. III, 221.
Livre (Le) de vie, l’Évangile. I, 270.
Loing, adj., lointain. II, 76.
Loingtaineté, éloignement. I, 344.


Mâcher, faire mal, en parlant d’un soulier. IV, 137.
Mais que, pourvu que. II, 198 & passim.
Maison, au sens de famille noble. II, 308, 343, 345, 351, 370, 371, 376, 378 ; III, 5, 13, 14, 20, 95, 119, 120, 122, 133, 136, 159, 168, 181, 190, 276, 278, 284. — (De bonne). III, 231. — Au sens des officiers & serviteurs attachés à une personne. III, 6. — d’un roi. II, 209. — d’un duc. III, 269.
Malcontanter, mécontenter. IV, 38.
Malheureuse, à l’état d’injure. II, 159, 163.
Malheureuse, au sens de malhonnête & coupable. II, 135, 229 ; III, 207, 214, 273, 295.
Malheurté, formé sur malheur. I, 324, 354.
Malice, méchanceté. I, 376 ; II, 26 ; III, 31, 89, 112, 115, 120, 123, 131, 142, 155, 164, 209, 278 ; IV, 51, 83, 175. — (Parfaire sa). III, 71.
Malicieux, au sens de méchant. III, 89.
Malin, (Le), le Diable. IV, 26.

Mamelle, à propos d’un homme. IV, 14.
Mante de lit, couverture. II, 360.
Manteau, au sens de façon de dissimuler. II, 317.
Marcher un chemin. I, 315.
Marine (Sur la), sur la mer. II, 33. Sur les côtes italiennes de la Méditerranée, la marine désigne la plage du bord de la mer.
Marmiteux, qui se donne l’air grave & austère. IV, 174. Formé sur le substantif marmite & Marguerite l’emploe certainement pa habitude religieuse ; la marmite romaine était une des plaisanteries & des railleries habituelles des protestants.
Marri ou marry, triste, malheureux. I, 246 & passim.
Massue (Porter la). IV, 131. C’est, plutôt que la marotte du Sot & du Fou, la massue qu’on pendait au cou des fous véritables pour empêcher & retarder leurs mouvements, de même qu’on prend un bâton au des taureaux & des vaches. Il en est question dans le Roman de la Rose ; lorsque Dangier « Chassa l’amant hors du vergier — Se ressembloit & fel & fol. » Éd. Michel, I, 96.
Matter, mâter. II, 283
Maulgré, malgré. II, 305.
Maureau (Cheval), noir ou au moins de couleur très sombre. II, 211.
, mais. IV, 206.
Mécanique, artisan. IV, 81.
Meillieu, milieu. II, 373. — (Au) de. II, 20.
Mensonge, du féminin. II, 106, 184, 342 ; III, 38, 67, 73, 277 ; IV, 169. — du masculin. III, 282.
Menterye, mensonge. IV, 46, 65.
Mercier, remercier. II, 241, 337 ; III, 279. — quelqu’un. II, 53, 92 ; III, 258.
Mescognoistre, ne pas reconnaître. IV, 108.
 le visage de quelqu’un. III, 108.
Merveilleusement, au sens de beaucoup & de très. II, 44 ; III, 67.
Meschanceté, action criminelle, conduite coupable. II, 18, 97, 133, 139, 200, 202, 316, 331, 344 ; III, 183, 280, 296 ; IV, 52, 56, 220, 238.
Meschant, coupable, méprisable. I, 324, 325 ; II, 25, 97, 143, 353 ; III, 38, 64, 83, 85, 90, 100, 142, 163, 289, 212, 258, 265, 274, 276, 288, 295, 296 ; IV, 55, 234, 299, 301, 313, 319.
Mescheoir, mal tomber, arriver mal, au sens de commettre une faute. III, 222.
Mescongneu, non reconnu. I, 321.
Mescongneue (Faire la), avoir l’air de ne pas comprendre. II, 212.
Mesnage (Bon), bonne conduite d’une maison. II, 237.
Mestier, au sens de besoin. III, 259.
 (Avoir aussi bien) que. III, 259.
 (N’être) que. II, 353.
 (Ce qu’il lui en faisoit de). III, 258.
Métail, métal, « se connoître en tel métal ». III, 187.
Mettable, convenable. III, 47.
Meurdre, meurtre. I, 259 ; II, 23 ; III, 226.

Meurdrier, meurtrier, assassin. I, 257, 258, 259.
Mil, mille. I, 245, 342 ; II, 221.
Ministre, prêtre. III, 216. — d’église. II, 311.
Miraculeusement, d’une manière extraordinaire. I, 242.
Moien, au sens d’intermédiaire & d’obstacle. III, 85.
 (Par tout il a), le juste milieu. III, 256 ; c’est le proverbe latin : « In medio virtus. »
 (Ne pouvoir se conduire sans). III, 285.
Mitaine, moufles. IV, 78.
Modéré, qui a la mesure. II, 325.
Mon ; voy. Assavoir.
Moins (À tout le), au moins. II, 338 ; III, 118.
Mondanité, sentiments & actes coupables, qui sont du monde. I, 269 ; II, 161, 314. — (Compagnie de). II, 276.
Mondanités de la Cour. II, 144, 145.
Monitions, monitoires, au sens ecclésiastique. — (Jeter des). III, 208.
Monsieur, au sens de Monseigneur. II, 235, 239 (cf. 237, 238, 244, 246, 247, 250, 252, 253, 254, 255). — appellation employée par la Duchesse de Bourgogne enver son mari. III, 276, 277, 280, 288.
Monté (Être bien), avoir un bon cheval. II, 80.
Montjoye (La) de, au sens de beaucoup. IV, 150. Les croix monumentales élevées sur la route de l’abbaye de Saint-Denis aux stations de la sainte épine s’appelaient des montjoyes, mons gaudii. Sur le cri de Montjoye Saint Denys & l’origine réelle dut mot, voir une note de la Chanson de Roland, de M. Gautier, 7e édition, 1870, p. 279-81.
Morir, mourir. I, 353 & passim.
Mot (Ne sonner), ne rien dire. III, 161.
Moustier (Liaissons le) où il est, restonsen là. II, 192.
Mouton ou Cornu (Appeler quelqu’un). IV, 123.
Moufles, sorte de gants surtout fourrés à l’extérieur (& non à l’extérieur) où les quatres doigts sont ensemble & où le pouce seul est séparé. IV, 72. — appelées mitaines, IV, 78.
Moyen (Par le) de quelqu’un, grâce à son entremise. II, 29.
Muable, changeant, mutabilis. III, 179 ; IV, 60, 147.
Muer, changer, mutare. II, 250.
Munde, pur, mundus. II, 122 ; IV, 102. Nous avons conservé le composé immonde & l’expression orge mondé.
Muser, rester en plan : « Tel refuse qui après muse ». III, 57.
Musser, cacher, mussitaire, IV, 140.
My-Caresme (La). II, 50.
Mye, pas, employé à la rime. IV, 13, 58, 64. — Négation par comparaison. Voir sur ce point la belle thèse de M. Schweighæuser imprimée dans la Bibliothèque de l’École des Chartes, tomes II & III de la troisième série.


Naïf, naturel. II, 91. — sincère, ardent. IV, 56.
Nattée (Chambre), sur le plancher de laquelle on a mis des nattes. I, 287.

Navigaige, navigation. III, 254.
Ne employé, non à l’état négatif, mais comme liaison euphonique. « La plus belle qu’on n’eust sçeu regarder », IV, 321, équivaut à « qu’on eust sçeu regarder ». — IV, 121.
Nécessité état pauvre & malheureux. I, 241 ; II, 179 ; IV, 146. — (Demander sa). III, 111. — (Prendre sa). où l’on peut. III, 92. — (Donner de sa), donner ce qui serait nécessaire à soi-même. III, 243.
Nécessités (Quérir ses). II, 52.
Nectyer, nettoyer. IV, 82.
Nenny non. IV, 132, 133. On se souvient de l’épigramme de Marot : « Un doux nenny, avec un doux sourir. »
Nette (Être), ne pas avoir de flux de sang. II, 198.
Neu, nœud. III, 198.
Neuf, nouveau ; « le savoir neuf ». IV, 69.
Noir, la race nègre. IV, 148.
Noix, neige, en latin nix IV, 77. C’est un des très rares vieux mots employés par Marguerite ; on connaît le Dit de la nois, écrit au XIVe siècle par Watriquet.
Nompareil. IV, 137. Il est encore non seulement dans Malherbe, mais dans Corneille, dans Molière & dans La Fontaine, ou, pour mieux dire, dans tout le XVIIe siècle. Il est resté dans le substantif nonpareille, qui désigne une sorte de très petites dragées.
Nonchaillant que, nonchaillant, du verbe chaloir. III, 29.
Nouer, nager, italien notare. I, 304 ; II, 42 — (nager II, 44).
Nouveleté, nouveauté. III, 8 ; IV, 306.
Nouvelle (La bonne), la parole de Dieu, I, 244.
Noz, nous, de nos. III, 295.
Nuictée, nuit. I, 321.
Nuissance, chose nuisible. II, 207. Consacré dans le vieux proverbe populaire : « Dent de mouton porte nuisance — Et dent de chevrette abondance. »
Nul, au sens affirmatif. II, 36.
Nulluy & Nully, aucun. II, 198 & passim.
Nyer, refuser. II, 281.


Oblier, oblyer, oublier. I, 236 & passim.
Obly, oubli. I, 247 ; II, 291 ; III, 109, 118, 138.
Observance (Religion de l’). Religieux de l’ordre de Saint-François suivant la réforme de la fin du XVe siècle. II, 113, 118, 125 ; IV, 255.
Occis, tué, de occisus. IV, 179.
Oeils, œilz. yeux. I, 247 & passim. C’est la forme constante de Marguerite, qui n’emploie pas une seule fois yeux. On trouve même, III, 204, oelz. Toutes ces formes viennent originairement d’ocellus & non d’oculus. Dans le Roman de la Rose, (éd. Michel, I, 116) oel rime avec Bel-Acuel.
Œuvre du masculin. III, 317.
Offence (L’) de Dieu, faite à Dieu. III, 227.
Offence (L’) de quelqu’un, la faute qu’il a commise. III, 283.
Office, du féminin. III, 97.
Officiers, gens ayant une office, une charge. III, 213.
Offre, du masculin. II, 237.

On, nous, forme normande. IV, 149. On peut voir sur ce point la note que j’ai imprimée dans l’Intermédiaire des cherheurs & des curieux, 1864, no  4, p. 63, & dans mon Recueil d’anciennes poésies française, IX, 1865, p. 197-201.
Oncq & Oncques, jamais, de unquam. I, 369 & passim.
Opinion (Avoir) à quelqu’un, le distinguer & l’aimer. III, 27. — (L’) de, la pensée, la crainte de. III, 217.
Ord, sale, horridus, II, 6, 7, 128, 133, 135, 353 ; III, 130, 258 ; IV, 157.
Ordure, appliquée à une personne. II, 353.
Orrez, entendrez, de oïr. I, 337 ; II, 208 ; III, 88.
Ort, horridus. IV, 52 ; voy. Ord.
Oublier (S’), être inconvenant. II, 13.
Ouvrant, opérant, de ouvrer. IV, 94.
Ouvrouer, boutique. III, 128.


Pain, au sens d’hostie. II, 316. — On dit encore du pain à chanter.
Paisant en deux syllabes. I, 237 ; II, 272 ; IV, 128.
Paisante, paysanne. II, 272.
Paour, peur, de pavorem. I, 237 & passim.
Pappa, papa, père. IV, 92.
Partement, départ. I, 348 ; II, 33, 77, 99, 216. — au sens de mort. I, 373.
Pasle, pâle, de pallidus ; l’s est là pour allonger l’a. IV, 185.
Passer, pâtir, souffrir la passion comme le Christ. III, 148. — mourir. III, 148. — au sens de faire passer un bateau sur une rivière. I, 299.
Passion, souffrance, douleur. I, 277 ; III, 283 ; IV, 14, 27, 47, 224. — Office de la semaine sainte. II, 332.
Patenostres données en cadeau, I, 247. Voy. Laborde, Glossaire des émaux, & surtout Rabelais, livre II, chapitre xxi, dans lequel Panurge offre à une dame de Paris des patenôtres de toutes sortes. — marquées de têtes de mort. III, 43. — (En perdre ses). III, 107. — (Dire une). IV, 30. — (Dire ses). III, 317.
Paternelle (L’obéissance), l’obéissance au père & à la mère. III, 56.
Patience, ce qu’on souffre ; de pâtir. I, 295 ; II, 307.
Pationné, ressentant une passion. II, 331.
Pauvreté (La) de quelqu’un, ce qui lui est arrivé de malheureux. III, 322.
Peccadille, du masculin. III, 124, 320.
Pédieu, par Dieu. IV, 28.
Pendre, dépendre de. II, 251.
Peneux de, triste de. IV, 160.
Pensement, pensée, réflexion. III, 48. La Fontaine l’a employé dans son épitaphe : « j’ai vécu sans le nul pensement ».
Penser, faire un pansement. II, 324.
Père grand, père & non grand-père. IV, 109. — (Mon), appellation donnée à un Médecin. III, 21. — appellation donnée à un Religieux. II, 334, 335, 336 ; III, 71. — spirituel. II, 196. — Voy. Beau Père.
Perfumé, parfumé. II, 19.
Persévérance, durée. II, 85.
Peupistre (Pulpitum). jubé. III, 242.

Piquer, donner de l’éperon à un cheval. II, 79, 97 ; IV, 52.
Piteux, digne de pitié. I, 364, 380, 283 ; II, 44, 164, 167, 170, 189, 192, 372 ; III, 53, 62, 110, 118, 295, 299, 323 ; IV, 141, 142, 174, 182. — ayant de la pitié pour. II, 88 ; III, 72 ; IV, 175.
Pitié (La), le malheur, la malechance. I, 237.
 chose digne de pitié. III, 176. — (Voir une grande), une chose pitoyable. I, 241.
Plainct, plainte, planctus. II, 252.
Plaindre, faire des plaintes. IV, 39.
Plaisanteurs, plaisants de profession. IV, 145.
Planier, entier. IV, 20.
Planté (A), en abondance. IV, 137.
Pleine, au sens d’enceinte. II, 279.
Pleur (Le) au singulier, avec le sens pluriel. III, 323 ; IV, 165, 180.
Pluralité d’opinions, au sens de majorité. I, 245.
Pluratitte, pleurétique. IV, 27.
Pluspart (La), régissant le pluriel : « la pluspart diront ». I, 292 ; II, 173-4.
Poinctz, au sens de poings. II, 298.
Poison, du féminin, de potio. IV, 179.
Politic, pris au sens de profession. III, 47.
Poste (Aller en). I, 379 ; II, 132. — (Venir en). II, 252 ; c’est-à-dire à cheval, en postillon.
Postes (Les) d’une porte de ville, les gardiens. II, 21, 22.
Potée (Faire sa) au feu, faire bouillir sont pot. II, 156.
Pouc (Tant), aussi peu, forme languedocienne. IV, 20.
Poulser, pousser, de pulsare. IV, 65, 68.
Poupines, poupées. II, 127. — (Jouer aux). III, 14.
Pourchas, ce qu’on poursuit. II, 379.
Pourchasser. I, 361 & passim
Pourmener, se promener. III, 32, 36, 270. — (Se), III, 3, 294.
Practiquer quelqu’un, le disposer à une chose. II, 19.
Preindrent, prirent. III, 95.
Préfect (Le), surnom du duc d’Urbin, qui avait le titre de préfet de Rome. III, 119.
Premier, pris adverbialement au sens de d’abord. II, 168 ; III, 264 ; IV, 20. — que, avant que. I, 270 ; II, 87 ; IV, 64.
Presse, au sens de foule. I, 389. — (Avoir la) des amoureux. III, 225.
Prétente, prétention. I, 345 ; IV, 234.
Preuves (À toutes) de, à l’épreuve. II, 221.
Prindrent, prirent. II, 379 ; III, 96, 204.
Prinse (Être) de quelqu’un, en être amoureuse. III, 32.
Prévoyée que j’aie, pourvu que j’aie d’abord. IV, 206.
Privé (Être) de quelqu’un, être dans son intimité. I, 287, 350.
Probation (L’an de sa), au sens de noviciat. II, 123.
Proculeuse, Procureuse, femme de Procureur. IV, 15.
Promenoir (Se remettre au), à se promener ensemble. III, 53.
Prou, beaucoup. IV, 57. — vous fasse. II, 133 ; IV, 259-60.
Proufileure, ouvrage profilé. IV, 131.
Psealmes (Les), les Psaumes de David. I, 244.

Pulpitre, au sens de jubé. III, 321. — Voy. Peupistre.
Purger, rendre pur. IV, 168.


Quantième, pris adjectivement. III, 95.
Quanton, canton, partie. IV, 100.
Quartier, au sens des gages de trois mois, le quart de l’année. I, 265, 326 ; III, 265.
Querre, second infinitif de quérir. IV, 15.
Qui, ce qui. III, 188. — élidé pour les vers : « Qui est cella ? » de trois syllabes. IV, 21.
Qu’i, qu’il. I, 236, 258 ; II, 277, 298, 301 ; III, 29, 84, 241. Je trouve la même forme dans le registre manuscrit des procès-verbaux de l’Académie de peinture à la date du 28 février 1705 : « M. de Piles a faict espérer à la compagnie qu’i feroit samedy prochain l’ouverture de la conférence… »
Quicte de, préservé de. IV, 133. — (Être) de, en finir avec. I, 383. — de son bonheur (Femme). III, 222.
Quicter quelqu’un d’une chose. II, 171, l’en décharger.
Qu’il, au sens de qui. I, 243. « ce qu’il luy appartient ». III, 266.
Quoy (De), de l’argent. IV, 81. On dit populairement : « Il a du quibus ».


R pour L. Mérencolye. IV, 41, 48, 84. — (changé en L). Proculeuse. IV, 15.
Rabbi, docteur. IV, 78.
Rachacter, racheter. IV, 70.
Racompter, raconter. I, 235 & passim ; voy. Compter.
Racueil, accueil. I, 273. Voir Recueil.
Rafroidir, refroidir, calmer. III, 314.
Ramentevoir, se souvenir de. I, 293 ; II, 348 ; III, 204 ; IV, 162. — avec un régime actif. II, 3. — Ramentu. I, 296.
Rappeler comme on ferait d’un oiseau. III, 221.
Ravie (Comme une personne). II, 330. — « Raptus est in Paradisum ». II Cor. xii, 4. « Et raptus est filius ejus ad Deum ». Apoc. xii, 5. On dit encore couramment : Le ravissement de saint Paul.
Raze (La teste), rasée. II, 298.
Recevoir, dit absolumen, au sens de « recevoir l’hostie de la communion ». III, 6, 8 ; IV, 187. (Se trouve dans le poème de Philandrier. I, 155, 162.)
Recharger, revenir à la charge, répéter. II, 371.
Reciner, dîner, recœnare, manger de nouveau. III, 118.
Recollection, souvenir. I, 244.
Reconfort, consolation. I, 370 ; II, 34 ; IV, 47, 140.
Reconforter, consoler, soutenir. I, 238, 335 ; II, 66, 70 ; III, 55, 312, 322 ; IV, 142, 153. — (Se). I, 239.
Recordation, souvenir. II, 75.
Recorder, se souvenir de. II, 60.
Recoux, mis en liberté. I, 302.
Recueil, accueil. I, 275 ; III, 51, 135. Voir Racueil. — (Avoir bon) de quelqu’un. II, 95.
Recueillir, accueillir. III, 51.
Réformateur, qui est chargé de la réforme des abbayes. II, 182.
Refuser (Ne) d’une chose, l’accorder. I, 321.

Regarder, avoir l’idée d’une chose. I, 243.
Regnier, renier. II, 158.
Reigle, règle d’un Ordre religieux. II, 333 ; III, 321.
Remémorer, se souvenir de. I, 246, 278 ; II, 135, 178, 284. — avec un régime direct. II, 188.
Rémissible, qui peut être remis, pardonné. IV, 300. — (Péché de premier mouvement). II, 346.
Remonstrations, remontrances. II, 254.
Remue, au féminin : « estoit remuée », avoit remué. III, 242.
Renard, pris dans le sens d’hypocrite. II, 182.
Rendre (Se), se faire moine. II, 123. — (Se) à Dieu. III, 113.
Renouver, recommencer, renouveler. renovare. IV, 38.
Réseul (Lit de), couvert d’une courte pointe non pas à mailles comme un réseau, mais formée d’un travail à jours. II, 154 ; IV, 264.
Résolution, fin d’une chose. II, 50. — (Sans quelque), sans que la chose soit absolument terminée. III, 237.
Retindrent, retinrent. I, 388.
Reste, du féminin. IV, 234.
Retirée (Être à), s’être résolue à. II, 161.
Retraict, lieux d’aisance. II, Dans certaines provinces, dans la Vendée par exemple, on trouve encore dans le jardin un pavillon où il y a au fond un rang de trois, quatre ou cinq anneaux de retrait ; en face, aux côtés de la porte, on en trouve de plus petits & de plus bas pour la hauteur des jambes des enfants. Les femmes & les jeunes filles y vont très bien ensemble & y restent à causer. Ces habitudes, qui tendent à disparaître, expliquent, ce qui nous révolte aujourd’hui, comment le duc de Vendôme, entre autres, donnait ses audiences sur sa chaise percée, & comment ce fut l’origine de la fortune du cardinal Alberoni.
Revencher (Se), prendre sa revanche. I, 279.
Revenir (Se), recommencer. III, 176.
Rhabiller à une faute, la réparer. I, 270.
Rêver, exposer des spéculations philosophiques & théologiques, II, 327.
Revestiaire, sacristie. II, 123.
Rèze, rasée, tondue. IV, 121.
Rhume (Avoir un grand). III, 138. La forme du XIIIe siècle était reume, & celle du XVe rheume, dont l’orthographe est plus près du latin rheuma ; l’e s’est supprimé par élision.
Ricaméure IV, 131 ; broderie. On citerait de nombreux exemples du participe ricameré.
Riche homme. II, 235, 236, 237, 238, 239, 244, 249. Comme l’épithète s’applique à un Espagnol, outre la fortune, doit intervenir le sens honorifique de Rico hombre.
Rien (Pour), pour aucune chose, pour quoi que ce soit. II, 333 ; III, 141, 283. — (Pour un). III, 121-2. — au sens négatif : « feignant de rien savoir ». III, 196.
Robe, appellation des gens de judicature. II, 225. On a dit longtemps gens de robe par opposition aux gens d’épée. En Angleterre, dans les villes d’universités, on dit encore ville & robe, bourgeois & étudiants, town or gown.

Robe (La meilleure) qu’il eût vue. I, 321. C’est l’expression italienne, roba, qui s’applique à tout, même à un fiacre, una roba di legno, une machine de bois.
Rolle, rotulus, l’ancien volumen. IV, 180, 285. On se souvient du mot d’une de nos anciennes Farces : « Cela n’est point dans mon rollet » ; encore aujourd’hui dans le Dou Juan de Mozart, quand Sganarelle commence l’air des Mille e tre, il déroule un énorme rouleau sur lequel sont inscrites les conquêtes de son maître. — (Étudier son), penser d’avance à ce que l’on a à dire. II, 290. — (Être le premier en). III, 100. — (Recorder un). II, 60. — (Savoir son) par cœur. III, 184. — (Bien jouer son). III, 210.
Rompure, rupture. IV, 238. Voy. Roupture.
Roole & Roolle ; voir Rôle.
Rouges (Les plus) étaient prises. IV, 81. Le rouge a toujours été la couleur par excellence : ainsi la pourpre chez les anciens ; à l’état moderne, les robes des cardinaux sont rouges, &, dans l’ancien Parlement de Paris, les arrêts « rendus en robes rouges » l’étaient dans des causes exceptionnellement importantes. Ces rapprochements rendent peut—être raison du sens des « plus rouges », qui, eu dehors de toute explication, sont évidemment les plus hauts & les plus élevés.
Rouller, rouiller. III, 165.
Roupture. IV, 168 ; voy. Rompure.
Rume dessus les œils. III, 275 ; voy. Rhume.
Ryrie, le rire excité par un beau conte. IV, 153.


Sablon, rivage sablonneux. II, 42. — (Fonder sur le), I, 374. — Ædificavit domum suam super areuam. Matthæi vii, 26.
Sacrer une église, faire les cérémonies de la consécration. II, 135.
Saillir, sauter. I, 289 ; II, 249. — sortir. I, 308 & passim.
Saing, sein. III, 129.
Sarot, à la mode de Bigorre, fait comme un cresmeau, mais couvrant tout le corps & les épaules par derrière. III, 264, 265. — (Avoir son) sur la tête. III, 264.
Saye, vêtement masculin. III, 167, 168. — de drap. IV, 106.
Satallite, satellite. IV, 108.
Sauve (Son honneur). III, 181. Honneur n’est pas du féminin, & il ne faut pas voir là sauvé ; sauf & sauve, de salvus, sont la même chose par la confusion du son des deux lettres f & v.
Scellier, sellier. III, 311.
Scofion, coiffure de femme. II, 54.
Se, pour ce. I, 353 ; II, 35, 210.
Seicher, sécher. II, 241.
Seigner, faire une saignée. III, 108.
Seindre, ceindre. III, 7.
Serain (Danger du), l’air du soir, de serenum. IV, 44, 64.
Sercher, chercher. I, 236, 262, 275, 278, 301 ; II, 265, 289, 331, 334, 349 ; III, 6, 18, 109, 128, 226.
Serrant, avaricieux. III, 56 ; IV, 312.
Service, l’office divin. II, 132, 239. — (Tout le) du jour, tous les offices du jour. III, 214.
 au sens de l’office de la messe. III, 16, 317. — divin, la messe. III, 161.

Servir, au sens de faire son service de Gentilhomme dans la Maison d’un Prince. III, 279.
Sérymonie, III, 172.
Sérymonies, façons, manières affectées. III, 172.
Sèt, sept, dont le p ne se prononçait pas. III, 167.
Seule (Être), c’est-à-dire fille unique. III, 55.
Seur, sœur. III, 225, 274.
Séur, en deux syllabes, sûr, de « securus ». III, 234, 273, 302.
Si (Sans), sans restriction. IV, 98.
 au sens affirmatif. I, 245 & passim.
Siège (Prendre son), s’asseoir. III, 4.
Siet, convient. III, 165.
Sieur, seigneur, mari. III, 146.
Simple, au sens d’ignorant. II, 231 ; III, 43.
Simple, au sens de naïf & de crédule. III, 162.
Simplesse, naïveté. II, 67.
Simplicité, au sens de bonté. III, 44, 45, 58, 59.
Singulier amenant le pluriel par suite de la pluralité de l’idée : Chacune se mirent à. III, 318, qui équivaut à Toutes se mirent. Voy. Plupart.
Soingneusement. III, 90 ; songneusement. III, 290. La lettre n qui vient de soin, est tombée depuis longtemps dans l’orthographe à la suite de la prononciation ; lorsque plusieurs consonnes se suivaient, on en prononçait autrefois le moins possible, & ici l’on devait même ne pas tenir compte du g comme nous & prononcer soineusement ou même soneusement.
Sonner, résonner, appliqué aux orgues. II, 276. — mot (Ne), ne rien dire. I, 326 ; IV, 135. — (Sans) mot. II, 295.
Sortir (Se) de, s’accommoder, s’assortir de, être avec. IV, 48.
Soullace, de solacier, consoler, donner du soulas. IV, 145.
Subjection, sujétion, esclavage. II, 339.
Suffisance, valeur, mérite. II, 225.
Surpreind, surprit. III, 181.
Suspection, suspicion. IV, 218.
Synammome ; entre dans la poudre de Duc. III, 259. — Le cinamone est la cannelle & venait de Taprobane, c’est-à-dire de l’île de Ceylan (Barthélemy Saint-Hilaire, le Bouddha & sa religion, 1862, in-12, p. 320).


Tables (En), à table. II, 320.
Tabourin, profession de Tambour. I, 320.
Tabourin (Sonner le), se vanter d’une chose. I, 304.
Tanser, tancer. III, 32, 62 ; IV, 174. — quelqu’un. III, 71.
Tant, au sens de si. I, 236 ; II, 307.
Tapisser une chambre. II, 360 ; en garnir les murs de tapisseries ou d’étoffe. Les paysans disent encore tapisser une chambre pour y mettre du papier sur les murs.
Tect à pourceaulx, tectum. II, 323, 324.
Temporel, revenu. III, 55.
Tenir, donner le bras à quelqu’un. III, 54.
Tenson, querelle. IV, 90.
Terre (Mettre en), enterrer, ensevelir. II, 170. — (Accompagner jusqu’à la), jusqu’à la fosse. III, 196.

Terre, bien de campagne. II, 294, 333, 365.
Terrien, terrestre. III, 300.
Territoire, adjectif, terrestre. II, 127
Tête (Sa), au sens de la perte de sa tête par décapitation. I, 291.
Tétin, sein. II, 179 ; III, 65, 313. — à propos d’un homme. IV, 14.
Texte (Le), l’Évangile. II, 13. L’expression est ancienne & se trouve fréquemment dans de très vieux inventaires. C’est le livre par excellence, au même sens que la Bible, mais le dernier est resté tandis que l’autre n’a pas subsisté.
Tierce, troisième. I, 270 ; II, 27, 285.
Tirer quelqu’un, le tirer par le vêtement pour attirer son attention. III, 161.
Tissure, II, 135.
Toiles pour la chasse. II, 311 ; toiles employées à faire des enceintes où l’on amène les grosses bêtes.
Tondre (Se), se faire une tonsure. IV, 178.
Torment, du féminin. III, 284.
Tour, au sens de prison. IV, 54.
Tourets de nez. II, 136 ; III, 33 ; IV, 260.
« Touret de nez, maschera didona ». (Dict. de Duez, Lyon, 1671). — Le mettre pour rire en liberté. III, 131. — On a vu, I, 191, dans la description de la seconde miniature de la Coche, les trois dames « toutes vestues de noir, ayant leurs cornettes basses, leurs tourets de naiz & leurs colletz haultz ». — « Deux thouretz de fil d’or pour abiller espousées ». Inventaire de la duchesse de Valentinois, Charlotte d’Albret, 1914, no 541. — « Deux presses de bois à presser touretz » ; ibidem, no 560. — « Six touretz de toille à bandes » ; no 573. — Voir Viollet Le Duc, Dict. du mobilier, ad verbum. — « Collier & touret d’or taillés à la damasquine ». Laborde, Comptes des bâtiments. II, 246. — Voir la note sur cette coiffure dans la note 367 du palais Mazarin de M. de Laborde & son Glossaire des émaux, p. 520 — à propos d’un homme. IV 155.
Tranchée, colique, besoin pressant. III, 186.
Transmuer, métamorphoser. III, 229, 292.
Transmutation, métamorphose IV, 56.
Transporté (Prendre le cœur d’un homme), faire une folie. III, 270.
Travail, au sens de fatigue. I, 299.
Travailler, avoir de l’ennui. III, 140.
Travailler quelqu’un, le poursuivre. III, 21.
Treuver, trouver. II, 174, 250 ; III, 111, 180 ; IV, 28, 159, 165. — Si Molière l’a mis dans la bouche de Cathos & de Jodelet (Précieuses, éd. Hachette, II, 68 & 106), il l’a mis jusque dans la bouche d’Alceste : « Non, l’amour que je sens pour cette jeune veuve — Ne ferme point mes yeux aux défauts qu’on lui treuve » (Le Misanthrope, vers 225-6). La Fontaine a dit aussi : « Dans la citrouille je la treuve ».
Triste de, affligé à propos de. I, 241.

Tuer un flambeau, l’éteindre. II, 54.
Tumber, tomber. I, 292, 296, 315, 358, 369.


Umbrageux, qui produit une ombre. III, 147 :
Umbre (Ung), du masculin. IV, 74.
Unction, l’extrême onction. III, 318. — (Assister à mettre quelqu’un en), lui voir administrer l’extrême onction. III, 196.
Urinal, pot à pisser. IV, 21.


Vain, fou. III, 280, 293. — sot. III, 148.
Vaisseau, coupe à boire. II, 304.
Vat (S’en). Le t final, qu’on n’écrit plus, n’est pas euphonique pour éviter l’hiatus, mais étymologique ; vadit. Il se trouve ici devant une voyelle : I, 323 ; II, 294, 295, 297 ; III, 237, & devant une consonne : II, 244 ; III, 184, 210, 242.
Vefve, veuve, passim ; on prononçait vève. — (Semble par plus) que mariée. II, 236.
Véhémence, force matérielle. I, 236.
Veid, vit, vidit. III, 101, 291.
Vein, vain, de vanus. IV, 22.
Vèle, voile, de velum. II, 247.
Veloux, velours. IV, 155. — ne se portait à tous les jours que par les femmes de grande maison. III, 34.
Vendanges (Visiter ses) au sens de vignes au moment de la vendange. III, 24.
Veneur, chasseur, venator. II, 92 ; III, 103.
Vent (Retourner à), disparaître II, 219.
Ventrée (Frères d’une), jumeaux. III, 162.
Vergongne, honte. IV, 156.
Verisfié, vérifié. II, 191 ; l’s ne se prononçait pas.
Véritable, au sens de disant la vérité. II, 60. — (Trop croire de) à ou en quelqu’un, le croire trop véridique. III, 175, 179.
Verser à une chose, s’en occuper, versari. IV, 230.
Veu, vœu. III, 155.
Viande (Ainsi que la) fut apportée sur la table. II, 304. — Tout ce qui se mange, vivenda.
Viduité, état de veuve. I, 285 ; II, 90.
Vindrent, vinrent, arrivèrent. I, 236 ; II, 22 ; III, 97, 101.
Vis-roy, vice-roi. I, 363.
Vitupérable, blâmable. II, 367.
Voilée, ayant pris le voile. II, 125.
Voiles, au sens de navires. I, 363.
Voire, vraiment, de verum. II, 195 ; III, 57, 56 ; IV, 110, 127, 173, 179, 314.
Voller si loin qu’on ne peut le rappeler. III, 222, métaphore tirée de la chasse à l’oiseau.
Vollerye, chasse avec des oiseaux. I, 245.
Vouer, faire vœu de. III, 163.
Voulsisse, voulusse. II, 15, 310 ; III, 274. — Voulût. II, 277.
Voulsissent, voulussent. II, 229.
Voulsist, voulût. I, 243, 302, 348 ; II, 261 ; III, 33, 65, 246.


Y, à cela. III, 78.
Ymaige, statue. II, 244 ; III, 242, — du masculin. III, 16, 320. Voy. Image. — Statuette, petit bas-relief ou petite peinture d’un pieux, donné en cadeau. I, 247.

Yssoit, sortoit. IV, 32.

Z employé à la fin d’un singulier ; tenuz au lieu de tenu. III, 248, reste inconscient de l’ancienne délinaison française.