L’Heptaméron des nouvelles/Tome IV/02


I. — LE MALLADE

Farce.
(Bibl. Nat., F. F. 12,485, fo 80 ro à 88 vo.)

Le Mallade.

Ma femme, que je suis mallade !
Je sens au cousté grant doulleur ;
J’ay le goust amer, le cueur fadde.


La Femme.

On le veoit à vostre coulleur,
Mais vueillez donq prandre bon cueur
Et vous esforcer de manger.


Le Mallade.

Menger, qui n’a plus de faveur ?
Vous me faictes vif enraiger.

Menger ? Je vous promectz, m’amye.
Que je n’ay goust ny appétit,
Et nul morceau ne sçaurois mye
Avaller, tant fust il petit.


La Femme.

Il vous fault donq mectre en ung lict :
Vous y serez plus à vostre aise.


Le Mallade.

Puis qu’en riens je ne prans délict,
Myeulx suis ainsi, ne vous desplaise.


La Femme.

Où vous tient vostre passion ?


Le Mallade.

Au cousté droict, soubz la mamelle,
Et sens une altération
Qu’il n’en fut jamais une telle.


La Femme.

La dent de sanglier blanche & belle
Vous donneray (c’est ma coustume),
Et d’une herbe, je sçay bien quelle,
Je vous feray ung cathaplume[1].


Le Mallade.

M’amye, ce n’est pas le poinct
Par où il me convient guérir :
Allez bien tost, ne tardez poinct,
Ung bon Médecin me quérir.


La Femme.

Tousjours à eulx voullez courir ;
Mais leur patte est trop dangereuse,
Car l’autre jour feirent mourir
La fille de la Proculeuse[2].

Entre nous, pouvres femmelettes,
Avons bien quelque expériance
Et congnoissons les herbelettes
Ainsi qu’eulx, par ma conscience.
Pensez vous que leur grant science
Puisse toutes choses sçavoir ?


Le Mallade.

Hay, je pers ma pascience !
Allez tost, faictes bon debvoir.


La Femme.

Et bien doncques, je le vois querre,
Puisqu’en luy seul vous voullez croire.
Si vouldroys je bien, par sainct Pierre !
Qu’il fust hors de vostre mémoire :
Car, si seullement voulliez boire
Cinq germes d’œufz tant seullement[3],
Vous verriez bien changer l’histoire,
Et guary seriez seurement.

Je y voys donq pour vous satisfaire,
Et, s’il est besoing, je y courray.


Le Mallade.

Las ! mon Dieu, je ne sçay que faire !
Je croy qu’à la fin je mourray ;
Plus porter cecy ne pourray,
Car ma doulleur tousjours augmente ;
Guères au Monde ne demourray.
Que vous en semble, ma servante ?


La Chambrière.

Si je osoys la vérité dire
Et qu’il vous pleust en gré la prandre,
Bien tost seriez hors de martire,
Sans au Médecin vous attendre.


Le Mallade.

Je ne sçay à quel Sainct me rendre,
Mais à tous ensemble me voue.


La Chambrière.

Ung seul vous en peult bien desfendre,
Qui est digne que l’on le loue.


Le Mallade.

Qui est celluy qui peult oster,
Comme vous dictes, tous mes maulx ?


La Chambrière.

C’est ung, si le pouvez gouster,
Qui feroit valloir voz travaulx,

Et jamais plus n’yriez aux faulx
Médecins, vous y confiant ;
Mais malladye & ses assaulx
Avec luy iriez desfiant.


Le Mallade.

Qui est ce Sainct ? qui peult il estre ?
Je vous prie, nommez le moy.


La Chambrière.

C’est le Sainct des Sainctz, le grant Maistre
Qui sanctifie Pappe & Roy ;
C’est Dieu, lequel fermement croy
Que tous voz maulx vous oustera
Quant par une asseurée foy
Vostre cueur là s’arrestera.

Y a il Médecin plus saige
Que Dieu, ou meilleur, ou plus doulx,
Ne qui tant ayme humain lignaige,
Ne si puissant — m’entendez vous —
Ne qui ayt sousfert tant de coups
Et[4] la mort, pour vous rendre sain
Et pour tirer dehors des loups
Vostre âme & la mectre en son sain ?

Si à luy tout droict vous allez
Luy compter vostre pouvre affaire
Et que franchement vous parlez
Ainsi qu’un bon Chrestien doit faire,

Soubdain vous sentirez desfaire
Le lyen par qui tant sousfrez,
Et, s’il ne luy plaist ainsi faire,
A sousfrir pour luy vous osfrez.

Si vous regardiez vos mérittes
Et vos péchez bien clairement,
Voz doulleurs trouveriez petittes
Au pris de vostre jugement ;
Mectez en vostre entendement
Que riens il ne vous appartient
Que peine, doulleur & tourment,
Et que péché en mal vous tient.

Mais, en regardant ce péché
Et vous consentant à la peine,
Soudain en seriez destaché
Par une grâce souveraine
Qui du profond d’Enfer ramaine
L’âme qui est humiliée,
La rendant claire, belle & seine,
Et de tout péché deslyée.

Mon Maistre, mectez tout à rien
Vostre desir & voulunté.


Le Mallade.

En bonne foy je congnois bien
Que de Dieu vient toute santé ;
Mon cueur s’est si fort contanté
De vous oyr de luy parler
Que le mal qui m’a tourmenté
J’ay senty tout soubdain aller ;

Par quoy en ces plaisans propoz
Il est temps que je me repose.


La femme, au Médecin.

Hellas, Monsieur, mon bon espoux
Par moy sa doulleur vous expose
— Tant mal est que dire ne l’ose —
S’il vous plaist de le venir veoir[5].


Le Médecin.

Ma commère, vouldrois[6] savoir
Quel mal il a.


La femme.

Soubz le tétin.


Le Médecin.

Quant lui print il ?


La Femme.

Ce fut arsoir,
Mais il ne s’est plainct qu’au matin.
Monseigneur, bien que du Latin
Vous ayez parfaicte science,
Arsoir m’apprint la grant Cathin
Une bien bonne expériance ;

Monsieur, de merde d’un tout blanc
Pigeon me dist que bon bruvaige

J’en feisse, qui ne couste ung blanc,
Et si ne peult faire dommaige.


Le Médecin.

Par ma foy, vous n’estes pas saige
Et vostre commère tant pouc[7],
Car la façon de ce potaige
Est desfendue en Languedoc.

Or, puis que je suis en la voye,
Bien tost remedde y donneray,
Mais premier fault que je le voye,
Puis de son cas j’ordonneray ;
Mais vous & autres garderay
Que vous n’y mectez jà la patte,
Ou congé je demanderay,
Laissant aller au lard la chatte.


La Femme.

Voicy l’huys de nostre maison.
Et puis que faict il, Chambrière ?


La Chambrière.

Il a dormy longue saison,
Sans se plaindre en nulle manière.


La Femme.

Ce seroit guarison planière
S’il prenoit ainsi son repos.


Le Médecin.

Le parler icy ne vault guères.
Entrons que je touche son poulx.

Icy touche le poulx, & le Mallade s’esveille.


Le Mallade.

Qui est cella[8] ?


Le Médecin.

C’est moy, mon compère,
Qui viens pour santé vous donner.


Le Mallade.

Je ne vous voyois pas, mon Père ;
Plaise vous le me pardonner.
Las, je sens mon mal retourner
Que m’avoit ousté le dormir ;
En ung lieu ne puis séjourner ;
Il me faict suer & gémir.


Le Médecin.

Mon amy, nous vous guarirons[9] ;
Nous n’aurons plus guères de mal.
Avez vous mangé potirons
Prins auprès de fer ou métal ?
Va poinct trop dur vostre cheval ?
Avez vous prins froict ou bruyne ?
Ça, baillez moy cest[10] urinal

Que je regarde son uryne.

Il regarde, & puis dict :

Vrayement, nous sommes beaucoup myeulx,
Compère, que je ne pensois.
Nostre uryne est bonne & noz yeulx
Bien clairs ; or, pour parler françoys,
Seigner il vous fauldra, ainçoys
Que de prandre autre médecine,
Car, si autrement commançoys,
Médecin serois trop indigne.


Le Mallade.

Las, je crains tant ceste seignée
Et veoir ainsi mon sang respandre
Que ma peau est toute baignée
De sueur. Je n’y puis entendre.


Le Médecin.

Résolution vous fault prandre ;
Quoy, vous avez si bon esprit[11]
Et faictes comme ung enfant tendre,
Que de crainte veine périt !

La Femme, au Médecin.

Monsieur, sans seigner, j’en ay veu
Qui sont guariz parfaictement
Pour avoir ung breuvaige beu
De just de pavot seullement.


Le Médecin.

Vous me troublez l’entendement ;
Taisez vous, folle que vous estes ;
D’icy au jour du Jugement
N’y auroict fin en voz receptes.

Je ne veiz jamais malladye,
Tant difficille en soit la cure,
Que quelque femme à l’estourdye
Mille remeddes n’y procure ;
Et, s’il advient par adventure
Que quelcun en puisse guarir,
Cent mil, ignorans leur nature,
De ceste herbe feront[12] mourir.

Or bien avec l’Appothicaire
Vostre cas je voys ordonner
Ce qu’il nous conviendra faire
Pour à vous soubdain retourner.


La Femme.

Monsieur, pour plus ne séjourner,
Déclairez moy vostre ordonnance ;
Pour le mallade n’estonner,
Ne bougez poinct de sa présence.


Le Médecin.

Vous n’entendez goumes ny herbes ;
Par quoy ne les vous veulx nommer.


La Femme.

Si ay je bien leu les Prouverbes
Et le Voyaige d’oultre mer[13] ;
Puis ne debvez ainsi blasmer
Noz receptes & noz moyens,
Mais les debvez bien estimer,
Car ilz viennent des Boumyens[14].

Or escripvez tout doulcement
Qu’il vous plaist que mon mary face ;
Il fera tout entièrement,
Car vous estes trop en sa grâce.
Aussy d’ouyr ne seray lasse
Tout ce qu’il vous plaira me dire ;
Or, s’il vous plaist, en ceste place
Vueillez pour son affaire escripre.


La Chambrière.

Mon maistre, que vous dict le cueur ?
Qu’avez vous aux hommes trouvé ?
Le Médecin est-il vainqueur
Du grant mal qu’avez esprouvé ?


Le Mallade.

Non, mais j’ay très bien approuvé
Que le mal fuyt par pascience,
Lequel bien tost j’ay retrouvé,
Me confiant à sa science.


La Chambrière.

Donq, puisque vous congnoissez
D’où tout le bien vous peult venir,
Tous faulx remeddes délaissez
Pour au seur & vray vous tenir.
La foy vous fera maintenir
Et sain & joyeulx en tout temps ;
Si vous y pouvez parvenir,
Vous serez du ranc des contans.

Si en vous pouvez concepvoir
Que Dieu est vostre seulle vye,
Besoing vous n’aurez d’y pourveoir
Ne peur qu’elle vous soit ravye,
Ny n’aurez desir ny envye
De malladye ny santé ;
Ceste vye poinct ne desvye
Quoy que le corps soit tourmenté.

Tous jours vous vous tourmenterez,
Ne regardant que vostre corps ;
Jamais ne vous contanterez
Que ne soyez au ranc des morts,
Mais vous aurez repos alors
Quant à vous mesmes serez mort ;

Lors seront en paix les discords
Par ung doulx & nouvel accord.

Pour ce que l’âme humiliée
En congnoissance de son riens[15],
Estant de son corps deslyée
Qu’elle l’estime moings que fiens[16],
Soubdain remplye de tous biens
Sera & réunye en Dieu,
Si fort lyée à ses lyens
Que le Diable n’y aura lieu.

Or, quand vous serez dépesché
Du Mallin & de ses tourmens,
Vostre mal, qui vient de péché,
Desnué de ses vestemens
Verrez, & tous ses instruments
Brusler au feu de charité ;
À l’heure sçaurez si je ments,
Car sainct serez en vérité.


Le Mallade.

À vostre parler me consens ;
Possible n’est d’y contredire ;
Je le croy ainsi & le sens
Tant que je pers tout mon martire.
Ô Dieu, qui pour vérité dire
Vostre filz nous avez transmis,
Heureulx est qui seul vous desire
Et en vous seul son cueur a mis !


Le Médecin.

Voilà par escript vostre cas ;
Je m’en voys jusqu[es] à demain.
Or sus, baillez moy les ducatz.


La Femme.

Voy les cy, tendez moy la main.


Le Mallade.

Monsieur, ce seigner inhumain
Pour riens je ne veulx endurer.


Le Médecin.

Si ferez.


Le Mallade.

Monsieur, je suis sain ;
Grant mal ne peult tousjours durer.


Le Médecin.

Si tost guarir ung pluréticque[17]
Sans grande évacuation[18]
Je n’ay poinct veu en ma praticque.
N’avez-vous plus de passion ?


Le Mallade.

Non, mais de consolacion
J’en ay assez pour vous en vendre.


Le Médecin.

Vostre dict n’est que fiction,
Car la seignée vous fault prandre.


Le Mallade.

Touchez mon poulx, mon bon compère ;
Voyez en quel estat je suis.


Le Médecin.

Il n’y a fiebvre qui m’appère ;
Cecy entendre je ne puis.
Ung riens n’y a qu’estiez au puys
De doulleur, dont j’estoys marry ;
Je n’ay faict que passer cest huys
Et je vous treuve tout guary !

Quelque herhe luy avez baillée ;
Dictes le moy, ne le cellez.


La Femme.

Vrayement je n’en suis pas taillée,
Veu qu’ainsi folle m’appellez.


Le Médecin.

Qu’avez vous faict, amy ? Parlez.


Le Mallade.

Riens dont je puisse avoir mémoire,
Mais tous mes maulx s’en sont allez
Seullement pour fermement croire.


Le Médecin.

Ha, pédieu[19], il y a du charme,
Ou parolles ou escripteaulx.


Le Mallade.

Non a, non ; c’est un propos ferme,
Qui sert plus que herbes ne tourteaulx[20].


Le Médecin.

Chambrière, ces cas nouveaulx
Viendroient ilz poinct de vostre teste ?


Le Mallade.

Compère, non ; les siens sont beaulx,
Ny à nul charme ne s’arreste.

La Chambrière rit.


Le Médecin.

Voyez vous ce visaige fainct,
Qui en derrière faict la moue ?
Ha, je mectray qu’à quelque Sainct
L’a voué, comme femme voue.
Mes quatre doidz dessus sa joue
Lui viendroient ilz pas bien à poinct ?


La Chambrière.

Monsieur, le Médecin l’on loue
Quant il guarist. Ne faict on poict ?


Le Médecin.

Vous l’avez donq guary, villaine,
Par vostre bel enchantement ?


La Chambrière.

Il est guary, j’en suis certaine,
Mais je ne sçay quoy ne comment.


La Femme.

Guary est ; mais dictes vrayement
Que vous luy avez [donc] donné ?


La Chambrière.

Rien, sinon ung enseignement
Ainsi que Dieu l’a ordonné.


La Femme.

Esse à dire une pastenostre.
Ou à faire chanter des messes ?


La Chambrière.

Ceste recepte va plus oultre,
Car ouster peult toutes tristesses.


La Femme.

Qu’esse ?


La Chambrière.

Qu’esse ? Se fier aux promesses
De Celluy qui jamais ne ment.


Le Médecin.

Qui vous a apprins ces haultesses
Et ce gentil jargonnement ?

Ce sont parolles d’enchanteurs
Parler ainsi par parabolles.
Nous avons de saiges Docteurs
Qui ont fréquenté les Escolles ;
Ilz nous servent de Prothocolles[21] ;
Ceulx là nous debvons escoutter.


La Chambrière.

Mais, s’ilz disent folles parolles,
Font mal les femmes de doubter ?


Le Médecin.

Regardez comme elle respond !
Va, va mener tes oysons paistre
Et veoir si la géline pont :
C’est le lieu où il te fault estre.
Pendre à corde ou à chevestre[22],
L’on te doit.


La Chambrière.

Mais je m’esbahys
Comme ceulx qui rient du maistre
Veoir sain sont de vous tant hayz !


Le Médecin.

Or le feu sainct Anthoine t’arde !
J’en suis bien plus joyeulx que toy.


La Femme.

Monsieur, laissez ceste coquarde ;
Mais je vous requiers, dictes moy,
Peult ung homme par seulle foy
Guarir sans prandre médecines ?


Le Médecin.

Ouy vrayement, car je croy
Que Dieu faict miracles & signes.

C’estoit du temps de Jésuchrist
Que tout chascun il guarissoit ;
Mais de nous dit le sainct Escript
Que le Médecin, quel qu’il soit,
Fault honnorer. Poinct ne déçoit
Salomon[23], duquel par la bouche
La vérité de Dieu yssoit ;
À nostre honneur nully ne touche.

Dieu, voyant que sa créature
Sans malladye ne peult vivre,
Nous fist [à] ayde de Nature
Par qui de mal elle est délivre,
El ceste science en maint livre

Nous ont laissée noz Docteurs,
Si sçavans que ung homme est bien yvre
Qui veult reprandre telz aucteurs.

Les receptes dont vous usez
Sont bonnes ? Elles viennent de nous.
Toutesfoiz vous en abusez,
Car vous voullez bailler à tous
Ce qui est pour ung, oyez vous.
Or gardez que nul appareil,
Bruvaige, amer ou aigre doulx,
Ne baillez sans nostre conseil.

Et vous, la belle Chambrière,
Qui faictes icy la bigotte
Et puis vous venez en derrière
Louer vostre oraison dévotte,
Ung charme c’est, je le dénotte ;
Si prins l’a ton maistre, il mourra.


Le Mallade.

S’il ne laisse sa gloire sotte,
Ung grant ignorant demourra.


Le Médecin.

Compère, si le mal revient,
Ne tenez plus les yeulx bandez[24].
Lisez cest escript, qui contient
Vostre santé ; or l’entendez.

Quant vous vouldrez, si me mandez ;
À venir seray dilligent.
Santé avez, que prétendez,
Et moy j’en emporte l’argent.


Le Mallade.

Vrayement, il a bien besongné
De ressusciter ung vivant.


La Femme.

Si a il le ducat gaigné
Pour escripre en homme sçavant.


Le Mallade.

M’amye, ce n’est plus vent
De toute humaine opinion ;
Plus ne veulx qu’estre observant
Le bien, dont Foy faict l’unyon.

Ma femme, ne voyez vous pas
Que l’homme veult que l’on l’adore,
Et comme parle[25] par compas
Ce Médecin que l’on honnore ?
Mais que les deux mains l’on luy dore,
Souvent reviendra en ce lieu ;
Mais je croy qu’il vouldroit encore
Que l’on creust en luy comme en Dieu.

Mais puisque, sans ung seul moyen,
Dieu m’a mis hors de tout danger,

À luy seul, où gist tout mon bien,
Doresnavant me veulx renger
Sans jamais ce propos changer,
En priant à tous Chrestiens
En Celluy, d’où ne veulx bouger,
Tenir telle foy que je tiens.

FIN.
  1. C’est-à-dire un cataplasme. — M.
  2. De la femme du Procureur. Le changement des deux liquides est fréquent dans la prononciation. — M.
  3. Voir Pline, l. XXIX, ch. xi (éd. Littré, II, 303-5), pour les remèdes fournis par les œufs sous toutes les formes. — M.
  4. Ms. : Ne, par répétition des lignes précédentes. — M.
  5. Strophe incomplète. — M.
  6. Ms. : je vouldrois, qui fausse le vers. — M.
  7. Aussi peu. — M.
  8. Prononcez avec l’élision : Qu’est cela ? — M.
  9. Ms. : Guaresons. — M.
  10. Ms. : Ceste. M.
  11. Ms. : eprit. — M.
  12. Ms. : Font. — M.
  13. Les Proverbes communs, « qui sont en nombre de sept cents quatre-vingtz & deux », ont eu de nombreuses éditions à la fin du XVe & au XVIe siècle. (Voir la Bibliographie des Proverbes de M. Duplessis, p. 117, & Brunet, IV, col. 912-3.) La réimpression de Silvestre est faite sur une édition de 1539.

    Le Voyaige d’outre-mer est probablement le Voyage & Itinéraire d’oultre-mer par Frère Jehan Thenaud, Maître ès ars, Docteur en Théologie & Gardien des Frères Mineurs d’Angoulesme, & premièrement dudit lieu d’Angoulesme jusques au Cayre. Imprimé à Paris pour la veuve de Jean de Saint-Denis (Brunet, V, 778-9). — M.

  14. Des Bohémiens. — M.
  15. De son néant. — M.
  16. Que du fumier. — M.
  17. Ms. : Ung pluratitte. — M.
  18. Sans saignée, sans une grande émission de sang. — M.
  19. Par Dieu. — M.
  20. Gâteaux plats en forme de disque. — M.
  21. Le vrai sens du mot est formule initiale ou formulaire. On l’employait au XVe siècle au sens personnel d’un homme qui suggère. M. Littré en a cité des exemples d’après Amyot, dans sa traduction de Plutarque, & d’après Malherbe, dans celle des Épîtres de Sénèque. — M.
  22. Licol de cheval. — M.
  23. « Honora Medicum propter necessitatem ; etenim illum creavit Altissimus. Disciplina Medici exultabit caput illius & in conspectu magnatorum collaudabitur. » Salom., Eccles., XXXVIII, 1 & 3. — M.
  24. Ne persistez pas dans votre aveuglement. — M.
  25. Ms. : Parlent. — M.