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XVI. — RETOUR AU FOYER CONJUGAL.


Bigalle et Lanourant en étaient à cette lune de miel de l’amitié où l’on multiplie volontairement les sacrifices.

— Le salon Carlingue dit beaucoup de mal de vous ; j’abandonne le salon Carlingue, proposa le premier.

— Et moi, répartit l’autre, je lâche le salon Gélif, pour la même raison.

— Pas un mot à Jeansonnet, qui essaierait de tout arranger. Au fond, ces bourgeois m’assommaient.

— Mon cher ami, vous me ravissez !

Le premier jour, l’abstention de Bigalle chez les Gélif et de Lanourant chez les Carlingue, passa inaperçue. Il y avait une affluence considérable. Les salons bénéficiaient de la vitesse acquise. Seules, Mme Carlingue et Mme Gélif s’inquiétèrent. Elles tâchèrent de joindre leurs vedettes au téléphone. En vain. Elles écrivirent et reçurent des réponses vagues : On avait beaucoup à travailler. Le temps était froid et la pluie redoutable, le soir, pour les personnes d’un certain âge ! Mme Gélif flaira une rupture et, dans son ignorance, commit la pire des maladresses. Elle écrivit à Bigalle :

« Mon cher grand et illustre Ami,

« Venez, sans faute, jeudi soir, pour la galette des Rois. Nous avons imaginé de décerner la couronne au suffrage universel et de nommer un roi des Idiots. Vous pouvez imaginer à qui reviendra la couronne et que le sieur Lanourant aura l’unanimité des suffrages. On en fera quelques échos amusants. Ne manquez pas, surtout, cette cérémonie, vous me chagrineriez beaucoup.

« Votre, de tout cœur,

Augustine-Alfred Gélif.

Bigalle répondit :

« Chère Madame,

« N’exagérons pas. Je me permets, avec ma franchise habituelle, de trouver regrettable votre idée. Laissez donc à la fête des Rois sa grâce traditionnelle, sans la troubler par les échos de nos petits malentendus, qui ne sauraient, d’ailleurs, s’éterniser sans dommage pour nous tous. Évitons de donner à des électeurs de hasard un pareil mandat ! Pour moi, je suis plongé jusqu’au cou en ce moment dans une tâche qui m’absorbe et me prive de toute sortie. Acclamez tout bonnement un roi et une reine choisis au hasard de la galette ; buvez joyeusement à leur santé et, si vous le voulez bien, à la mienne. Je serai avec vous, de tout cœur.

« Croyez, etc…

« Fernand Bigalle. »

— Il y a quelque chose ! Il y a quelque chose ! Mais, quoi ? hurla Mme Gélif. Il faut pénétrer ce mystère à tout prix.

Ce fut un écho indiscret qui apporta la révélation attendue. Il parvint, crayonné de bleu par une main anonyme et adressé en double exemplaire à Mme Carlingue et à Mme Gélif. Il contenait ces mots, qui parurent tracés en lettres de feu aux deux dames consternées :

« Nos lecteurs savent quelle rivalité séparait jusqu’à présent le salon G.l.f du salon C.r.i.g.e. L’un s’enorgueillissait du patronage de F. r..n. B.g.ll. ; le second était présidé par le Célèbre compositeur L.n.u.a.t. Le public s’amusait fort de cette lutte à coups d’épingles. Il ne s’amusera plus, le public ! Nous apprenons aujourd’hui de source certaine que le combat va cesser de la plus heureuse façon. Grâce à l’heureuse entremise d’un charmant poète, un peu oublié, M. Cy..i.n Je..s…et, les adversaires d’hier deviennent des collaborateurs. M. J..s…et écrit un livret d’opéra tiré d’une œuvre de jeunesse de F…a.d B.g.ll. Et L.n.u.a.t qui n’avait rien donné à ses admirateurs depuis sept ans, en écrit la musique.

« Tout le monde applaudira au succès de cet opéra. Tout le monde, sauf deux maîtresses de maison que cette collaboration rend au néant dont elles étaient un moment sorties. »

Cette révélation parvint aux intéressées le matin par le premier courrier. À midi et demi, M. Jeansonnet, frais et dispos, se présentait chez les Gélif pour déjeuner. Tel Royer-Collard recevant Alfred de Vigny, Mme Gélif accueillit dans l’antichambre son vieil ami et lui opposa le visage le plus rogue, le plus doctrinaire.

— Lisez, lui dit-elle en brandissant le fatal papier.

— On ne voit pas bien clair ici, balbutia le pauvre homme.

Il eût volontiers ajouté, comme l’auteur de Servitude et grandeur militaires : « Il fait assez froid dans votre antichambre ; j’ai peu l’habitude de cette chambre là. » Mais Mme Gélif n’eût pas répondu comme Royer-Collard : « Monsieur, je vous fais mes excuses de vous y recevoir. » Elle se contenta de tourner le commutateur électrique. M. Jeansonnet ajusta en tremblant son binocle et lut l’écho.

— Démentez-vous ? interrogea brièvement Mme Gélif.

— Oui et non. Écoutez, chère amie…

— Je suis fixée.

— J’ai agi pour le bien de tous. Vous verrez.

— Nous cherchions le traître. Nous l’avons trouvé. Vous recevrez de mes nouvelles. Sortez, monsieur. Eusèbe ! Reconduisez M. Jeansonnet.

Le domestique n’était pas là ; mais Mme Gélif trouvait fort digne cette conclusion théâtrale. Elle ajouta encore :

— Nous ne vous connaissons plus.

M. Jeansonnet descendit lourdement cet escalier qu’il venait de gravir d’un pas allègre. À vrai dire, il baissait la tête, comme un coupable. En route, il récapitula tout haut ce qui venait de se passer : « Et dire que tout cela est de la faute de ces jeunes gens !… Cela m’apprendra à favoriser les amoureux… Il te faut maintenant aller jusqu’au bout, Mascarille ! « Et quoiqu’un maître ait fait pour te faire enrager — Achève pour la gloire et non pour l’obliger… » Cette furie a raison… Je n’aurais pas dû… Il fallait prévenir… Dans l’antichambre !… Elle m’a reçu dans l’antichambre… Cyprien Jeansonnet, on vient de t’appeler traître… et tu t’es mis dans une situation telle que tu n’as pas pu protester… J’ai mal agi, certainement… Elle m’a dit : « Vous recevrez de mes nouvelles ! » Si la pièce est jouée, nous pouvons compter sur une jolie cabale… Hélas ! le Seigneur m’est témoin que je n’ai pas agi par ambition personnelle… Mais les apparences sont contre moi. »

En rentrant chez lui, M. Jeansonnet se mit au lit et, avec des yeux de biche aux abois, se voua à sa femme de ménage.

— Vous claquez des dents, lui fit observer celle-ci, ça doit être un tour d’estomac, ou ce qu’on appelle une grippe infecte ; mais je n’ai pas peur de l’attraper et je vous soignerai bien. Faut provoquer d’abord une réaction. Je vais vous apporter des couvertures, un édredon et si vous voulez me remettre une cinquantaine de francs, je vous confectionnerai le remède du Dr Poivrot. Croyez-moi, c’est le meilleur. Il s’agit de verser dans une bonne casserole une bouteille de cognac et un litre de vin de Champagne. On boit ça chaud et on ne sent plus son mal, à ce qu’il paraît. Je dis à ce qu’il paraît, parce que vous pensez bien que je n’ai point expérimenté : ce ne sont pas des potions pour le petit monde.

— Madame Guandéavalli, gémit M. Jeansonnet, je ne me sens, pas bien du tout : C’est une contrariété.

— Eh ! parbleu ! la lame use le fourreau… Vous êtes toujours à vous tourmenter, au lieu de prendre le temps comme il vient et comme il s’en retourne. Je vous recommande la drogue du Dr Poivrot, parce qu’elle donne des forces au sang pour lutter contre les nerfs. J’en prendrai un peu avec vous et ça me remontera, car je suppose que nous allons passer quelques nuits blanches avant de vous sortir de là, mon pauvre monsieur !…

M. Jeansonnet dut l’envoyer tout de suite prévenir Fernand Bigalle qu’il ne pourrait aller chez lui dans l’après-midi. Il attendit sa réponse dans une solitude absolue et d’autant plus impressionnante qu’il entendait le ronronnement du boulevard.

« Quelqu’un ! supplia-t-il. N’importe qui, mais quelqu’un ! Quelqu’un !… La solitude est l’amère rançon de la liberté… À quoi pourraient me servir Bigalle… ou Lanourant, ces vieux garçons maladroits !… J’aurais besoin d’être dorlotté, consolé… Hélas ! Je vais peut-être mourir, parce que j’ai commis une forfaiture… par faiblesse… Il ne fallait pas, Jeansonnet, il ne fallait pas !… »

La fièvre aidant, il se mit à récapituler son existence. Il se trouvait maintenant des torts vis-à-vis de tout le monde et même de sa femme :

« On se croit parfaitement bon, gémit-il, on se croit une petite merveille isolée sur la terre, mais quand sonne l’heure de la vérité, on s’aperçoit que l’on a été un homme comme les autres, meilleur que les pires peut être… tout au plus… et encore… Je te demande pardon Mme Jeansonnet… je te demande bien pardon, ma femme ; j’ai mal agi envers toi… »

À ce moment, Mme Guandéavalli se préparait à rentrer, ramenant derrière elle Mlle Estoquiau, déléguée par Bigalle qui avait l’âme tendre, mais qui fuyait la société toujours attristante des malades…

— Entendez-vous ? Il est avec sa femme ! chuchota Mlle Estoquiau. Je vais m’en aller.

— Voulez-vous parier, déclara Mme Guandéavalli, qu’il cause, tout seul ! C’est toujours son habitude ; à plus forte raison quand il fait comme qui dirait du paludisme !

Elle ouvrit la porte et s’écria :

— Tenez ! Je vous l’avais dit !… Il n’y a pas plus de Mme Jeansonnet ici que dans le creux de ma main. Vous avez le délire, mon pauvre monsieur ; mais je vous amène cette dame.

— Oui, c’est moi, murmura Mlle Estoquiau. On ne va pas vous laisser tout seul, bien sûr. Comment vous sentez-vous ?

— Désemparé, soupira M. Jeansonnet. Ah ! ma chère demoiselle, que c’est aimable à vous d’avoir monté ces six étages pour rendre visite à un vieil homme dans son lit et l’entendre radoter. Vous voyez, voilà mon palais ! C’est gentil dans la belle saison. Il y a des capucines à ma fenêtre et un beau morceau de ciel !… Madame Guandéavalli, s’il vous plaît, faites-nous un peu de feu… Une grosse bûche… et puis vous pourrez vous en aller, mais revenez dès que vous le pourrez… Positivement, ma chère demoiselle, je me sens mieux depuis que vous êtes là… Ah ! la bûche flambe déjà… Je l’entends gronder… Vous pouvez lever la trappe, madame Guandéavalli… On ne croirait pas qu’il y a des cheminées aussi bonnes dans une aussi petite chambre… Êtes-vous bien au moins Mademoiselle Estoquiau ?… Merci infiniment Madame Guandéavalli, merci beaucoup… bonsoir !… C’est ma femme de ménage… une personne excellente… Oh ! mademoiselle Estoquiau… Il faut que vous sachiez… Il a paru un écho…

— Je le connais…

— Et Mme Gélif m’a mis à la porte…

— Et après ?

— J’ai des remords.

— Parce que cette dame aura désormais moins de monde à ses réceptions ? Avez-vous donc reçu pour mission dans ce monde d’achalander la foire aux vanités ? Vous n’êtes pas seul, puisque vous nous avez, Monsieur et moi. Je ne demande pas mieux que de vous soigner ; mais tombez sérieusement malade ; quant à votre chagrin actuel, il est grotesque, je ne vous le cache pas. Vous avez besoin de quelqu’un auprès de vous, vieil enfant ! Mme Jeansonnet n’a jamais su comprendre qu’elle devait vous servir de mère, bien qu’elle eût dix-sept ans de moins que vous ! Être la femme de son mari ce n’est pas bien difficile !… Le fin du fin, c’est de devenir sa maman.

Ayant ainsi exposé son opinion, Mlle Estoquiau redressa l’oreiller du malade, lui confectionna une tisane et lui ordonna de se reposer. Pendant ce temps, Mme Carlingue faisait contre mauvaise fortune bon cœur : « Je suis encore assez vaillante, décida-t-elle, pour trouver un autre grand homme et moins assommant que ce musicien de malheur. Je me suis laissé dire que les peintres étaient très drôles, Je pourrais commander mon portrait à un membre de l’institut. Cela serait un commencement… Je n’ai justement pas une photographie qui me satisfasse. » Mais elle manquait de conviction et son projet se heurta à l’hostilité Sourde de M. Carlingue qui en avait assez, déclara-t-il sans ambages. « N’espère pas un instant que je vais fermer mon salon, s’écria Mme Carlingue, outrée. Attendons plutôt que Lanourant et Bigalle se soient fâchés. Une bonne brouille est, en général, le résultat de toutes les collaborations et de toutes les associations. Patience ! »

Mme Jeansonnet avait organisé, ce jour là, un thé dansant. Un certain monsieur Esocien, obèse et qui Bostonnait pour maigrir, vint la trouver en soufflant très fort, la prit à part et lui confia :

— Il y a du nouveau. J’ai rencontré tout à l’heure un certain M. Mâchemoure que j’ai connu à Creville-sur-Mer et qui est venu à Paris pour visiter les fortifications avant qu’elles disparaissent. Ces gens de province sont plus au courant des petits faits de la capitale que nous mêmes qui y vivons. Il m’a montré un journal que j’ai acheté à votre intention et qui contient un entrefilet bien intéressant… Prenez-en donc connaissance.

Mme Jeansonnet lut rapidement.

— Je connaissais tout cela, dit-elle, mais il est, en effet, amusant que cela soit publié aujourd’hui. Est-ce tout ?

— Je sais aussi que votre mari est malade et qu’une demoiselle Estoquiau le soigne.

— Ah ! murmura Mme Jeansonnet…

Elle ne tarda pas à trouver sa réunion stupide. L’idée que l’homme dont elle portait toujours le nom était soigné par une autre, lui devenait insupportable. Vers six heures, elle n’y tint plus et congédia ses nègres. L’orchestre parti, les invités ne tardaient pas à en faire autant. Ils s’éclipsèrent. Mme Jeansonnet se couvrit d’un manteau, mit sur sa tête le premier chapeau venu, quand un sentiment bien pardonnable de coquetterie la fit revenir sur ses pas. Elle choisit avec soin un chapeau plus seyant, un manteau plus luxueux et sonna le valet de chambre.

— Deux couverts ce soir, lui dit-elle.

Et elle ajouta :

— Monsieur dînera probablement avec moi. Monsieur revient de voyage. Elle ne s’attarda pas à constater la stupéfaction qui se peignit sur les traits du domestique… Monsieur revenait ! Après tant d’années ! Monsieur que l’on considérait comme un mythe !

— Qu’il y ait du consommé froid ; monsieur aime beaucoup ça. Boulevard des Capucines, Mlle Estoquiau était partie, remplacée par Mme Guandéavalli qui n’avait pas tardé à en faire autant. M. Jeansonnet était en proie à une grande mélancolie. Bientôt la bûche qui flambait dans l’âtre s’éteindrait. Une sorte de fumée rousse éclairait la fenêtre ; c’était la joie des autres qui montait jusque là… M. Jeansonnet entendit un pas et espéra qu’il s’arrêterait devant sa porte. Il s’arrêta. Mme Jeansonnet, émue, se recueillait. Je vais lui dire, pensa-t-elle : « Cyprien, c’est moi. Veux-tu que tout soit oublié ? J’espère que tu n’es pas trop souffrant et que je vais pouvoir te ramener à la maison. Embrassons-nous. » Elle tourna la clef. Ô force de l’habitude ! Quand Mme Jeansonnet se trouva en face de son mari, ce furent d’autres mots qui lui vinrent aux lèvres :

— Cyprien, murmura-t-elle, je suppose que tu vas pouvoir te lever…

M. Jeansonnet balbutia ;

— Oui, certainement… Je te remercie d’être venue.

— II y a un désordre fou ici. Tu seras mieux a la maison.

— Sans doute.

— Je te connais : tu prendrais encore des drogues.

— Oui…

— Il ne faut pas te laisser aller…

— Non.

— Alors, je t’attends en bas dans la voiture. Secoue-toi. À tout à l’heure.

M. Jeansonnet se secoua. Quelques minutes après, il jetait un dernier regard à la mansarde où il avait vécu ses dernières années de libre bohème et de solitude. Et le soir, il dînait en face de sa femme. La vie reprenait. Mme Jeansonnet avait fleuri l’appartement. La docilité de son époux la touchait, bien qu’elle n’en fît rien paraître. Seulement, sa voix prenait une inflexion si douce, qu’elle même en était surprise. Il ne fut pas question du passé. Après lé dîner, Mme Jeansonnet conduisit son mari dans un cabinet de travail qu’elle avait gardé tel que le pauvre homme l’avait laissé. Il versa quelques larmes en retrouvant sa table, ses livres et le vaste fauteuil dans lequel il méditait ces œuvres qu’il n’écrivait jamais Il prit les mains de Mme Jeansonnet.

— Je te remercie, dit-il. J’ai pu mal agir envers toi. Ma grande erreur, vois-tu, a été de m’imaginer toujours meilleur que les autres. Alors, je ne me suis pas perfectionné… Mais aujourd’hui, je me rends compte et je te demande pardon. Veux-tu que nous allions à Nice, au bon soleil ? Parle, tu seras désormais obéie !

— Tu n’étais pas malade, répliqua Mme Jeansonnet. Tu as une santé excellente. Je te connais. Ce son les remords qui te mettent au lit. Tu t’es bien assez ennuyé en vivant comme un ours, dans cette horrible cage et en ne voyant que les Gélif. Maintenant que tu as un appartement confortable et que tu es rentré chez toi, il faut te distraire. D’abord, ne dois-tu pas collaborer avec Bigalle pour le livret des Corybantes ?

— Si.

— Tu vas te dépêcher de confectionner ça. Tu peux avoir terminé dans un mois en t’y mettant avec courage. Nous organiserons la lecture ici. Tu ne lis pas mal. Nous donnerons la primeur des Corybantes à une cinquantaine de personnes et on fera passer une note pour donner un peu de publicité à l’ouvrage tout de suite. Est-ce entendu ?

— Oui.

— Bigalle, Lanourant et leurs amis pourront venir régulièrement chez toi, cela sera un excellent terrain de conciliation et nous aurons, sans aucun effort, le premier salon de Paris. D’ailleurs, je ne suis pas méchante et je veux surtout, dans l’avenir, éviter toutes les disputes et toutes les brouilles. J’inviterai donc à la lecture des Corybantes, les Gélif et les Carlingue.

— Ensemble ?

— J’entends être douce et aimable envers tout le monde, mais ce n’est pas une raison pour m’empêcher de m’amuser un peu !