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Hetzel (p. 66-75).

Il y avait cinquante jours que Cyprien n’avait pas trouvé un seul diamant dans sa mine. Aussi se dégoûtait-il de plus en plus de ce métier de mineur, qui lui paraissait un métier de dupe, quand on ne dispose pas d’un capital suffisant pour acheter un claim de premier choix et une douzaine de Cafres capables de le travailler.

Donc, un matin, laissant Matakit et Bardik partir avec Thomas Steel, Cyprien resta seul sous sa tente. Il voulait répondre à une lettre de son ami Pharamond Barthès, qui lui avait fait parvenir de ses nouvelles par un marchand d’ivoire en route pour le Cap.

Pharamond Barthès était enchanté de sa vie de chasses et d’aventures. Il avait déjà tué trois lions, seize éléphants, sept tigres, plus un nombre incalculable de girafes, d’antilopes sans compter le menu gibier.

« Comme les conquérants historiques, disait-il, il nourrissait la guerre par la guerre. Non seulement il arrivait à entretenir, du produit de sa chasse, tout le petit corps expéditionnaire qu’il s’était adjoint, mais il lui aurait été aisé, s’il l’avait voulu, de réaliser des bénéfices considérables sur la vente des fourrures et des ivoires, ou par des échanges avec les tribus cafres au milieu desquelles il se trouvait. »

Il terminait en disant :

« Ne vas-tu pas venir faire un tour avec moi au bord du Limpopo ? J’y serai vers la fin du mois prochain, et je me propose de le descendre jusqu’à la baie Delagoa, pour revenir par mer à Durban, où je me suis engagé à ramener mes Bassoutos… Laisse donc ton horrible Griqualand pour quelques semaines, et viens me rejoindre… »

Cyprien relisait cette lettre, lorsqu’une détonation formidable, suivie d’une grande rumeur dans tout le camp, le fit se lever en toute hâte et se précipiter hors de sa tente.

La foule des mineurs, en grand désordre et grande émotion, courait vers la mine.

« Un éboulement ! » criait-on de toutes parts.

La nuit avait, en effet, été très fraîche, presque glaciale, tandis que la journée de la veille pouvait compter parmi les plus chaudes qu’on eût subies depuis longtemps. C’était, d’ordinaire, à la suite de ces brusques changements de température, des rétractions qui en étaient la conséquence au milieu du massif des terres laissées à découvert, que se produisait ce genre de cataclysmes.

Cyprien se hâta de se diriger vers le Kopje.

En y arrivant, il vit d’un coup d’œil ce qui s’était passé.

Tout un énorme pan de terre, haut de soixante mètres au moins, long de deux cents, s’était fendu verticalement, en formant une fissure qui ressemblait à la brèche d’un rempart démantelé. Plusieurs milliers de quintaux de graviers s’en étaient détachés, roulant dans les claims, les remplissant de sable, de déblais, de cailloux. Ce qui s’était trouvé sur la crête, à ce moment, hommes, bœufs, charrettes, n’avait fait qu’un saut dans l’abîme et gisait au fond.

Par bonheur, le plus grand nombre des travailleurs n’était pas encore redescendu sur le sol inférieur de la mine, où la moitié du camp aurait été ensevelie sous les décombres.

La première pensée de Cyprien fut pour son associé Thomas Steel. Il eut bientôt le plaisir de le reconnaître parmi les hommes qui cherchaient à se rendre compte du désastre au bord de la fissure. Aussitôt, il courut à lui et l’interrogea.

« Oui, nous l’avons échappé belle ! dit le Lancashireman en lui serrant la main.

— Et Matakit ? demanda Cyprien.

— Le pauvre garçon est là-dessous ! répondit Thomas Steel, en montrant les décombres qui s’étaient amoncelés sur leur propriété commune. Je l’avais à peine fait descendre, et j’attendais qu’il eût fini de remplir son premier seau pour le hisser, quand l’éboulement s’est produit !

— Mais nous ne pouvons pas rester là sans rien faire pour tenter de le sauver ! s’écria Cyprien. Peut-être vit-il encore !… »

Thomas Steel secoua la tête.

« Qu’il vive sous quinze à vingt tonnes de terre, c’est peu probable ! dit-il. Du reste, il faudrait au moins dix hommes travaillant deux ou trois jours pour vider la mine !

— N’importe ! répondit résolument le jeune ingénieur. Il ne sera pas dit que nous aurons laissé une créature humaine, enfouie dans ce tombeau, sans essayer de l’en tirer ! »

Puis, s’adressant à l’un des Cafres par l’intermédiaire de Bardik, qui se trouvait là, il annonça qu’il offrait une haute paie de cinq shillings par jour à tous ceux qui voudraient s’embaucher sous ses ordres pour déblayer son claim.

Une trentaine de nègres s’offrirent aussitôt, et, sans perdre un instant, on se mit à l’œuvre. Les pics, les pioches, les pelles ne manquaient pas ; les seaux et les câbles étaient tout prêts, les tombereaux aussi. Un grand nombre de mineurs blancs, apprenant qu’il s’agissait de déterrer un pauvre diable enseveli sous l’éboulement, offrirent bénévolement leurs concours. Thomas Steel, électrisé par l’entrain de Cyprien, ne se montrait pas le moins actif pour diriger cette opération de sauvetage.

À midi, on avait déjà retiré plusieurs tonnes de sable et de pierres, entassées au fond du claim.

À trois heures, Bardik poussa un cri rauque : il venait d’apercevoir, sous sa pioche, un pied noir qui sortait de terre.

On redoubla d’efforts, et, quelques minutes plus tard, le corps entier de Matakit était exhumé. Le malheureux Cafre était couché sur le dos, immobile, mort selon toute apparence. Par un hasard singulier, un des seaux de cuir, qui lui servaient pour son travail, s’était renversé sur sa face et la recouvrait comme eut fait un masque.

Cette circonstance, que Cyprien remarqua tout de suite, lui donna à penser qu’il pourrait peut-être rappeler le malheureux à la vie ; mais, en réalité, cet espoir était bien faible, car le cœur ne battait plus, la peau était froide, les membres raidis, les mains crispées par l’agonie, et la figure — de cette pâleur livide qui est celle des nègres — était effroyablement contractée par l’asphyxie.

Cyprien ne perdit pas courage. Il fit transporter Matakit dans la case de Thomas Steel, qui était la plus rapprochée. On l’étendit sur la table qui servait d’ordinaire au triage des graviers, et il fut soumis à ces frictions systématiques, à ces mouvements de la cage thoracique, destinés à établir une sorte de respiration artificielle, qu’on met ordinairement en œuvre pour ranimer les noyés. Cyprien savait que ce traitement est également applicable à tous les genres d’asphyxie, et, dans le cas présent, il n’y avait pas autre chose à faire, car aucune plaie, aucune fracture, ni même aucun ébranlement sérieux n’étaient apparents.

« Voyez donc, monsieur Méré, il serre encore dans sa main une motte de terre ! » fit observer Thomas Steel, qui concourait de son mieux à frictionner ce grand corps noir.

Et il y allait de bon cœur, le brave fils du Lancashire ! S’il avait été en train de polir « à l’huile de bras », comme on dit, l’arbre de couche d’une machine à vapeur de douze cents chevaux, il n’aurait pu appliquer à son opération une poigne plus énergique !

Ces efforts ne tardèrent pas à donner un résultat appréciable. La raideur cadavérique du jeune Cafre parut se relâcher peu à peu. La température de sa peau se modifia sensiblement. Cyprien, qui épiait, au niveau du cœur, le moindre signe de vie, crut percevoir sous sa main un faible frémissement de bon augure.

Bientôt, ces symptômes s’accentuèrent. Le pouls se mit à battre, une inspiration légère souleva d’une manière presque insensible la poitrine de Matakit ; puis, une expiration plus forte indiqua un retour manifeste aux fonctions vitales.

Tout à coup, deux éternuements vigoureux secouèrent de la tête aux pieds cette grande carcasse noire, naguère encore si complètement inerte. Matakit ouvrit les yeux, respira, reprit connaissance.

« Hurrah ! hurrah ! Le camarade est hors d’affaire ! cria Thomas Steel, qui, ruisselant de sueur, suspendit ses frictions. Mais voyez donc, monsieur Méré, il ne lâche toujours pas cette motte de terre qu’il serre dans ses doigts crispés ! »

Le jeune ingénieur avait bien d’autres soins que de s’arrêter à observer ce détail ! Il faisait avaler une cuillerée de rhum à son malade, il le soulevait pour lui faciliter le travail respiratoire. Finalement, lorsqu’il le vit bien revenu à la vie, il l’enveloppa dans des couvertures, et, avec l’aide de trois ou quatre hommes de bonne volonté, il le transporta dans sa propre habitation à la ferme Watkins.

Là, le pauvre Cafre fut couché sur son lit. Bardik lui fit prendre une tasse de thé fumant. Au bout d’un quart d’heure, Matakit s’endormait d’un sommeil paisible et calme : il était sauvé.

Cyprien se sentit au cœur cette allégresse incomparable que l’homme éprouve, après avoir arraché une vie humaine aux griffes de la mort. Tandis que Thomas Steel et ses auxiliaires, fortement altérés par tant de manœuvres thérapeutiques, allaient célébrer leur succès chez le cantinier le plus voisin, en l’arrosant de flots de bière, Cyprien, voulant rester auprès de Matakit, prit un livre, n’interrompant de temps à autre sa lecture que pour le regarder dormir, comme un père qui surveille le sommeil de son fils convalescent.

Depuis six semaines que Matakit était entré à son service, Cyprien n’avait eu que des motifs d’être satisfait et même émerveillé de lui. Son intelligence, sa docilité, son ardeur au travail, étaient incomparables. Il était brave, bon, obligeant, d’un caractère singulièrement doux et gai. Aucune besogne ne le rebutait, aucune difficulté ne paraissait être au-dessus de son courage. C’était à se dire, parfois, qu’il n’y avait pas de sommet social qu’un Français, doué de facultés semblables, n’eût pu prétendre à atteindre. Et il fallait que ces dons précieux fussent venus se loger sous la peau noire et le crâne crépu d’un simple Cafre !

Pourtant Matakit avait un défaut, — un défaut très grave, — qui tenait évidemment à son éducation première et aux habitudes par trop lacédémoniennes qu’il avait prises dans son kraal. Faut-il le dire ? Matakit était quelque peu voleur, mais presque inconsciemment. Lorsqu’il voyait un objet à sa convenance, il trouvait tout naturel de se l’approprier.

En vain son maître, alarmé de voir cette tendance, lui faisait-il à ce propos les remontrances les plus sévères ! En vain l’avait-il menacé de le renvoyer, s’il le prenait encore en faute ! Matakit promettait de n’y plus retomber, il pleurait, il implorait son pardon, et, dès le lendemain, si l’occasion s’offrait à lui, il recommençait.

Ses larcins n’étaient pas d’ordinaire bien importants. Ce qui excitait plus particulièrement sa convoitise n’avait pas grande valeur : c’étaient un couteau, une cravate, un porte-crayon, quelque vétille pareille. Mais Cyprien n’en était pas moins navré de constater une tare semblable dans une nature si sympathique.

« Attendons !… espérons ! se disait-il. Peut-être arriverai-je à lui faire comprendre ce qu’il y a de mal à voler ainsi ! »

Et Cyprien, tout en le regardant dormir, songeait à ces contrastes si bizarres qu’expliquait le passé de Matakit au milieu des sauvages de sa caste !

Vers la tombée de la nuit, le jeune Cafre se réveilla aussi frais, aussi dispos que s’il n’avait pas subi deux ou trois heures d’une suspension à peu près complète des fonctions respiratoires. Il pouvait maintenant raconter ce qui était arrivé.

Le seau, dont sa face s’était trouvée accidentellement coiffée, et une longue échelle, en faisant arc-boutant au-dessus de lui, l’avaient d’abord protégé contre les effets mécaniques de l’éboulement, puis, garanti assez longtemps d’une asphyxie complète, en lui laissant, au fond de sa prison souterraine, une petite provision d’air. Il s’était fort bien rendu compte de cette heureuse circonstance et avait tout fait pour en profiter, en ne respirant plus qu’à de longs intervalles. Mais, peu à peu, l’air s’était altéré. Matakit avait senti ses facultés graduellement s’obscurcir. Enfin il était tombé dans une sorte de sommeil lourd et plein d’angoisse, d’où il ne sortait, par instants, que pour tenter un suprême effort d’inspiration. Puis, tout s’était effacé. Il n’avait plus eu conscience de ce qui lui arrivait, et il était mort… car c’était bien de la mort qu’il revenait !

Cyprien le laissa causer un instant, le fit boire et manger, l’obligea, malgré ses protestations, à rester pour la nuit dans le lit sur lequel il l’avait déposé. Enfin, bien certain désormais que tout danger était passé, il le laissa seul, afin d’aller faire sa visite habituelle à la maison Watkins.

Le jeune ingénieur avait besoin de conter à Alice ses impressions de la journée, le dégoût qu’il prenait de la mine, — dégoût que le déplorable accident du matin ne faisait qu’accentuer davantage. Il était écœuré à l’idée d’exposer la vie de Matakit pour la chance très problématique de conquérir quelques mauvais diamants.

« Faire moi-même ce métier, passe encore ! se disait-il. Mais l’imposer pour un misérable salaire à ce malheureux Cafre, qui ne me doit rien, c’est simplement odieux ! »

Il dit donc à la jeune fille quels étaient ses révoltes et ses déboires. Il lui parla de la lettre qu’il avait reçue de Pharamond Barthès. En vérité, ne ferait-il pas mieux de suivre le conseil de son ami ? Que perdait-il à partir pour les bords du Limpopo et à tenter la fortune de la chasse ? Ce serait plus noble, à coup sûr, que de gratter la terre, comme un avare, ou de la faire gratter à son compte par quelques pauvres diables ?
Tout ce qui sétait trouvé sur la crête. (Page 67.)

« Qu’en pensez-vous, miss Watkins, demanda-t-il, vous qui avez tant de fine sagesse et de sens pratique ? Donnez-moi un conseil ! J’en ai grand besoin ! J’ai perdu l’équilibre moral ! Il me faut une main amie pour me remettre d’aplomb ! »

Ainsi parlait-il en toute sincérité, trouvant un plaisir qu’il ne s’expliquait pas, lui si réservé d’ordinaire, à étaler ainsi, devant cette douce et charmante confidente, la misère de son indécision.

La causerie se poursuivait en français, depuis quelques minutes, et empruntait un grand caractère d’intimité à cette simple circonstance, quoique John
Le malheureux Cafre était couché sur le dos. (Page 68.)

Watkins, endormi depuis quelques instants sur sa troisième pipe, n’eût jamais paru se soucier de ce que disaient les jeunes gens en anglais ou en n’importe quel idiome. Alice écoutait Cyprien avec une sympathie profonde.

« Tout ce que vous me dites, répondit-elle, il y a longtemps déjà que je le pense pour vous, monsieur Méré ! J’ai peine à comprendre comment un ingénieur, un savant tel que vous, vous avez pu vous résoudre de gaieté de cœur à mener une vie pareille ! N’est-ce pas un crime contre vous-même et contre la science ? Donner votre temps précieux à un ouvrage de manœuvre, qu’un simple Cafre ou un vulgaire Hottentot fait mieux que vous, c’est mal, je vous l’assure ! »

Cyprien n’aurait eu qu’un mot à dire pour expliquer à la jeune fille ce problème qui l’étonnait et la choquait si fort. Et qui sait même, si elle n’exagérait pas un peu son indignation pour lui arracher un aveu ?… Mais cet aveu, il s’était juré de le garder pour lui, il se serait méprisé de le prononcer ; il le retint sur ses lèvres. Miss Watkins poursuivit en disant :

« Si vous tenez tant à trouver des diamants, monsieur Méré, que n’en cherchez-vous plutôt là où vous auriez vraiment chance d’en trouver, — dans votre creuset ? Comment ! Vous êtes chimiste, vous savez mieux que personne ce que sont ces misérables pierres, auxquelles on donne tant de prix, et c’est à un labeur ingrat et machinal que vous les demandez ? Pour moi, j’en reviens à mon idée : si j’étais à votre place, je chercherais plutôt à fabriquer des diamants qu’à essayer d’en découvrir de tout faits ! »

Alice parlait avec une telle animation, une telle foi dans la science et dans Cyprien lui-même, que le cœur du jeune homme était comme baigné d’une rosée rafraîchissante.

Malheureusement, John Watkins sortit à ce moment de sa torpeur pour demander des nouvelles du Vandergaart-Kopje. Il fallut donc revenir à la langue anglaise, abandonner cet aparté si attachant. Le charme était rompu.

Mais la semence venait d’être jetée en bonne terre et devait germer. Le jeune ingénieur, en rentrant chez lui, songeait à ces paroles si vibrantes, et si justes pourtant, que lui avait fait entendre miss Watkins. Ce qu’elles pouvaient avoir de chimérique disparaissait à ses yeux pour ne laisser voir que ce qu’elles avaient de généreux, de confiant et de vraiment tendre.

« Et pourquoi pas, après tout ? se disait-il. La fabrication du diamant, qui pouvait paraître utopique, il y a un siècle, est aujourd’hui en quelque sorte un fait accompli ! MM. Frémy et Peil, à Paris, ont produit du rubis, de l’émeraude et du saphir, qui ne sont que des cristaux d’alumine, différemment colorés ! M. Mac-Tear, de Glasgow, M. J. Ballantine Hannay, de la même ville, ont obtenu, en 1880, des cristaux de carbone, qui avaient toutes les propriétés du diamant et dont le seul défaut était de coûter horriblement cher, — beaucoup plus cher que les diamants naturels du Brésil, de l’Inde ou du Griqualand, — et, par conséquent, de ne pas répondre aux besoins du commerce ! Mais, lorsque la solution scientifique d’un problème est trouvée, la solution industrielle ne peut être loin ! Pourquoi ne pas la chercher ?… Tous ces savants, qui l’ont manquée jusqu’ici, sont des théoriciens, des hommes de cabinet et de laboratoire ! Ils n’ont pas étudié le diamant sur place, dans son terrain natif, à son berceau pour ainsi dire ! Moi, je puis bénéficier de leurs travaux, de leur expérience et aussi de la mienne ! J’ai extrait le diamant de mes propres mains ! J’ai analysé, étudié sous tous les aspects les terrains où il se trouve ! Si quelqu’un doit arriver, avec un peu de chance, à surmonter les dernières difficultés, c’est moi… Ce doit être moi ! »

Voilà ce que se répétait Cyprien, et ce qu’il retourna dans son esprit pendant la plus grande partie de la nuit.

Sa résolution fut bientôt prise. Dès le lendemain matin, il avertit Thomas Steel qu’il ne comptait plus, — au moins provisoirement, ni travailler ni faire travailler son claim. Il convint même avec lui que, s’il trouvait à se défaire de sa part, il en serait libre ; puis, il s’enferma dans son laboratoire pour songer à ses nouveaux projets.