Guy Mannering/43

Traduction par Albert Montémont.
Ménard (Œuvres de Walter Scott, volume 6p. 312-319).


CHAPITRE XLIII.

L’INTERROGATOIRE.


Il m’avait menacé du coup, mais le coup est retombé sur lui, comme un pétard mal dirigé revient frapper celui qui l’allume ; pourtant son mal, je l’espère, n’est pas si dangereux qu’il n’en puisse guérir.
La jolie Fille d’auberge.


Le prisonnier comparut alors devant les deux respectables magistrats. Glossin, par un remords de conscience ou pour suivre sa prudente résolution de laisser sir Robert Hazlewood diriger en apparence tout l’interrogatoire, avait les yeux baissés sur la table, et s’occupait à lire, à arranger les papiers relatifs à l ’affaire, jetant seulement de temps à autre un mot adroit qui devait remettre son collègue sur la voie, quand il s’apercevait que le magistrat principal, celui qui semblait tout conduire, avait besoin de secours. Quant à sir Robert Hazlewood, tout en laissant voir sur son visage l’austérité d’un juge, il y faisait briller aussi la dignité qui convient à un baronnet issu d’une ancienne famille.

« Là, constables, faites-le placer là, devant une table… Ayez la bonté de me regarder en face, monsieur, et de répondre à haute et intelligible voix aux questions que je vais vous adresser. — Puis-je savoir d’abord, monsieur, dit le prisonnier, quelle est la personne qui prend la peine de m’interroger ? car les honnêtes gens qui m’ont amené ici n’ont pas jugé convenable de m’en instruire. — Mais, monsieur, répondit sir Robert, qu’ont de commun mes noms et mes titres avec les questions que je vais vous faire ? — Rien peut-être, monsieur ; mais ils peuvent me disposer plus ou moins à vous répondre. — Eh bien alors, monsieur, vous saurez que vous avez l’honneur d’être devant sir Robert Hazlewood d’Hazlewood, et un autre juge de paix du canton… Voilà tout. »

Comme cette déclaration ne produisit pas un effet aussi terrible qu’il s’y était attendu, sir Robert continua son interrogatoire, encore plus prévenu contre le prisonnier.

« Ne vous nommez-vous pas Van Beest Brown, monsieur ? — Oui. — C’est bien… Mais quel autre titre peut-on vous donner, monsieur ? — Capitaine de cavalerie au service de Sa Majesté… »

Le baronnet, à cette réponse, resta stupéfait d’étonnement ; mais il reprit courage en voyant l’air d’incrédulité de Glossin et en entendant l’espèce de sifflement moqueur qui lui échappa en signe de surprise et de mépris.

« Je crois, mon ami, continua sir Robert, qu’avant de nous quitter nous vous trouverons un titre plus modeste. — Si vous le pouvez, monsieur, je me soumets d’avance à toute punition qu’une telle imposture vous semblera mériter. — C’est ce que nous verrons, monsieur… Mais connaissez-vous le jeune Hazlewood d’Hazlewood ? — Je n’ai jamais vu qu’une fois le jeune homme qui à ma connaissance porte ce nom, et je regrette que notre rencontre ait eu un fâcheux résultat. — Vous avouez donc que vous avez fait au jeune Hazlewood d’Hazlewood une blessure qui a mis sa vie en danger ; que vous lui avez considérablement lacéré l’épaule droite, et mis, comme le certifie le médecin de la famille, plusieurs grains de plomb ou morceaux de balle dans l’apophyse acromion ? — Moi, monsieur ? Tout ce que je puis dire, c’est que j’ignore l’étendue du mal que j’ai fait à ce jeune homme, et qu’en tout cas j’en ai un vif regret. Je l’ai rencontré dans un sentier étroit, se promenant avec deux dames et un domestique ; avant que je pusse les joindre ou leur parler, le jeune Hazlewood a pris son fusil des mains du domestique, m’a couché en joue, en m’ordonnant du ton le plus insolent de retourner sur mes pas. Ne voulant ni obéir à un pareil commandement, ni lui laisser le moyen d’user envers moi de violence quand il semblait disposé à le faire si légèrement, je me suis jeté sur lui pour le désarmer ; c’est au moment où je venais d’y parvenir que le hasard fit partir la détente, et qu’à mon grand regret le jeune homme fut puni plus sévèrement que je ne l’avais désiré ; j’apprends du reste avec satisfaction que sa vie ne court aucun danger, quoiqu’il n’ait reçu que le juste châtiment d’une insolence que je n’avais pas provoquée. — Ainsi, monsieur, dit le baronnet dont le visage annonçait l’orgueil blessé ; ainsi, monsieur, vous reconnaissez, monsieur, que votre projet, monsieur, votre intention, monsieur, votre but et votre projet, monsieur, étaient, dans cette attaque soudaine, de désarmer le jeune Hazlewood d’Hazlewood de son fusil, monsieur, de sa carabine, de son mousquet, enfin de son arme à feu, monsieur, sur le chemin du roi, monsieur… Je crois que cela suffit, mon digne voisin, et qu’on peut le faire conduire en prison. — Vous pouvez en décider bien mieux que moi, sir Robert, dit Glossin avec ses manières insinuantes ; mais permettez-moi de vous rappeler que vous aviez un mot à dire sur ces contrebandiers. — C’est vrai, mon cher monsieur… Et de plus, vous, monsieur Van Beest Brown, qui vous dites capitaine au service de Sa Majesté, vous n’êtes ni plus ni moins qu’un misérable lieutenant de contrebandiers. — Monsieur, dit Bertram, votre âge, les étranges préventions sous l’influence desquelles vous me paraissez être, m’empêchent seuls de répondre comme le mériterait un pareil langage. — Mon âge, monsieur ! d’étranges préventions, monsieur ! s’écria sir Robert rouge d’indignation. Je proteste et déclare… Mais, monsieur, avez-vous des papiers, des lettres qui puissent prouver votre prétendu rang, votre état, votre condition ? — Non, pas pour le moment, monsieur ; mais par le retour d’un courrier ou deux… — Et comment se fait-il, monsieur, si vous êtes capitaine au service de Sa Majesté, que vous voyagiez en Écosse sans recommandations, sans lettres de créance, sans bagages, sans rien qui annonce votre prétendu rang, votre état, votre condition, comme je l’ai déjà dit ? — Monsieur, j’ai eu le malheur d’être volé, de perdre mes hardes et mon bagage. — Oh, oh ! alors vous êtes le voyageur qui a pris une chaise de poste à… pour Kippletringan ; vous avez planté le postillon au milieu de la route, puis vous avez envoyé deux de vos complices pour le battre et prendre le bagage. — J’étais, monsieur, dans la voiture dont vous parlez : il m’a fallu en descendre pour reconnaître le chemin, et je me suis égaré davantage. La maîtresse de l’auberge de Kippletringan vous dira qu’à mon arrivée, le lendemain, je n’ai rien eu de plus pressé que de m’informer du postillon. — Permettez-moi donc de vous demander où vous avez passé la nuit… ce n’est pas sur la neige, je pense ? Vous ne pouvez pas espérer qu’une telle réponse soit reçue, crue, admise. — Je vous demande la permission, dit Bertram se rappelant la promesse qu’il avait faite à l’Égyptienne, de ne pas répondre à cette question… — Je m’en doutais. N’avez-vous pas passé cette nuit-là dans les ruines de Derncleugh ? .. dans les ruines de Derncleugh, monsieur ?… — Je vous ai déjà dit que mon intention n’était pas de répondre à cette question. — Eh bien ! alors, monsieur, on va vous conduire en prison, dit sir Robert ; je vais donner les ordres nécessaires : voilà tout, monsieur… Ayez la bonté de regarder ces papiers : êtes-vous le Van Beest Brown dont ils font mention ? »

Il faut remarquer que Glossin avait mêlé dans les pièces quelques papiers appartenant en effet à Bertram, et qui avaient été trouvés par les officiers de justice dans la vieille masure où l’on avait ouvert son porte-manteau.

« Quelques-uns de ces papiers, dit Bertram en les parcourant, sont à moi, et se trouvaient dans mon portefeuille quand il fut pris dans la chaise de poste. Ce sont des notes presque insignifiantes ; et je vois que l’on a soustrait avec soin toutes les pièces qui pouvaient m’aider à établir mon rang et ma condition. Ces autres papiers, qui me paraissent être des comptes de vaisseau, appartiennent sans doute à une personne du même nom. — Mais, l’ami, demanda sir Robert, essaieras-tu de me persuader qu’il y a dans ce pays et dans le même moment deux individus qui portent un nom aussi extraordinaire, aussi déplaisant que le tien ? — En vérité, je ne vois pas, monsieur, puisqu’il y a un vieux et un jeune Hazlewood, pourquoi il n’y aurait pas un jeune et un vieux Van Beest Brown. Mais ce n’est pas le moment de plaisanter : j’ai été élevé en Hollande, et si ce nom, qui peut mal sonner à des oreilles anglaises… »

Glossin, s’apercevant que le sujet qu’abordait le prisonnier pouvait le compromettre, se hâta de l’interrompre. Cette diversion n’était cependant pas très nécessaire, car sir Robert était resté immobile et muet d’indignation, en entendant la présomptueuse comparaison dont Bertram venait de se servir. Les veines de son cou et de ses tempes étaient gonflées à se rompre ; il avait l’air furieux et déconcerté d’un homme qui a reçu une mortelle injure, mais qui croirait en y répondant s’abaisser et s’avilir. Tandis que, les sourcils froncés, les yeux rouges de colère, il reprenait haleine lentement et avec dignité, ne respirant qu’avec une peine infinie, Glossin vint à son secours. « Avec votre permission, sir Robert, il me semble qu’en voilà bien assez. Un des constables, outre les preuves évidentes déjà produites, offre d’assurer par serment que l’arme qu’on a retirée ce matin des mains du prisonnier, et dont, soit dit en passant, il se servait pour résister à un mandat légal, a été perdue par lui dans un combat livré par les officiers de la douane contre les contrebandiers, un peu avant l’attaque de Woodbourne. Cependant, ajouta-t-il, je ne voudrais pas vous voir tirer de ceci des conséquences trop rigoureuses. Peut-être le prisonnier pourra-t-il nous dire comment il se trouvait porteur de cette arme. — C’est encore une question à laquelle je ne répondrai pas. — Toujours avec la permission de sir Robert, continua Glossin d’un ton doucereux, il nous faut encore des explications sur un autre sujet. Le prisonnier a remis entre les mains de mistress Mac-Candlish, l’aubergiste de Kippletringan, une bourse renfermant différentes monnaies d’or, et des objets précieux de tout genre. Peut-être jugerez-vous convenable, sir Robert, de demander à monsieur d’où lui vient un trésor si singulièrement composé. — Monsieur Van Beest Brown, vous entendez, monsieur, la question qu’on vous adresse ? — J’ai des raisons particulières pour refuser d’y répondre. — Alors, monsieur, j’en suis fâché, dit Glossin, qui en était venu où il voulait arriver, notre devoir nous oblige à signer un mandat pour qu’on vous mène en prison. — Comme il vous plaira, monsieur ; toutefois, prenez garde à ce que vous allez faire. Songez que je vous déclare ma qualité de capitaine dans un régiment au service de Sa Majesté…, que j’arrive tout récemment des Indes, et qu’ainsi je ne peux avoir aucune liaison avec les contrebandiers dont vous parlez. Mon lieutenant-colonel est en ce moment à Nottingham, et le major de mon régiment, avec tous les officiers, à Kingstone-upon-Thames[1]. Je consens à être traité comme un infâme si, par le retour de la poste de Kingstone et de Nottingham, je ne puis fournir les preuves les plus positives de mes assertions. Si vous le préférez, écrivez au payeur du régiment, et… — Tout cela est fort bien, monsieur, » dit Glossin commençant à craindre que l’assurance de Bertram ne fît quelque impression sur sir Robert, qui serait mort de honte s’il avait cru faire le solécisme d’envoyer un capitaine de cavalerie en prison ; « tout cela est fort bien ; mais, sans aller si loin, n’y a-t-il pas d’autres personnes dont vous puissiez invoquer le témoignage ?

— Il n’y a que deux personnes dans ce pays qui me connaissent un peu : l’une est un gros fermier du Liddesdale, appelé Dinmont de Charlies-Hope ; mais il ne sait sur mon compte que ce que je lui ai dit et ce que je viens de vous dire. — Eh bien ! cela suffit-il ? sir Robert, dit Glossin. J’imagine que monsieur va nous amener son rustre pour lui faire attester par serment sa crédulité ! Ha ! ha ! ha ! — Et quel est votre autre témoin, l’ami ? dit le baronnet. — Un gentilhomme dont j’ai quelque répugnance à parler, pour certaines raisons particulières, mais sous les ordres duquel j’ai servi quelque temps dans les Indes, et qui est trop homme d’honneur pour me refuser son témoignage si je me réclamais de lui comme militaire et comme galant homme. — Et quel est cet illustre témoin, monsieur ? dit sir Robert ; quelque payeur de demi-solde, quelque sergent, je suppose ? — Le colonel Guy Mannering, ex-colonel du régiment dans lequel, comme je vous l’ai déjà dit, j’ai une compagnie. — Le colonel Guy Mannering ! pensa Glossin ; qui diable s’en serait douté ?

— Le colonel Guy Mannering ! répéta le baronnet fortement ébranlé dans son opinion. Mon cher monsieur, dit-il en se tournant vers Glossin, ce jeune homme, avec un nom terriblement plébéien, a pourtant une assurance modeste ; il a quelque chose du ton, des manières, des sentiments d’un honnête homme, d’un homme qui, du moins, a vécu dans la bonne société. Dans l’Inde, on donne les commissions au hasard, à la légère, à la diable ; je crois que nous ferions mieux d’attendre le retour du colonel Mannering ; il est maintenant, je pense, à Édimbourg. — Sir Robert, répondit Glossin, vous pouvez bien mieux que moi juger ce qu’il est convenable de faire. J’oserai cependant vous représenter que je doute que nous ayons le droit de relâcher cet homme sur une assertion qu’il ne peut appuyer d’aucune preuve, et que nous nous exposerions à une grande responsabilité en le retenant ailleurs que dans la prison publique. Je m’en remets à votre décision. Seulement je dois vous dire que moi-même, il y a peu de jours, j’ai été fortement blâmé pour avoir retenu un malfaiteur dans un endroit que je croyais parfaitement sûr, sous la garde de plusieurs de nos officiers ; mon homme s’échappa, et je ne doute nullement que ma réputation de prudence et de circonspection comme magistrat n’en ai souffert jusqu’à un certain point. Ce n’est là qu’une simple observation, sir Robert, et je suis disposé à faire tout ce que vous jugerez à propos. »

Glossin n’ignorait pas que ce seul mot suffirait pour déterminer son collègue, que son orgueil n’empêchait pas de s’approprier les idées qu’on lui suggérait. Sir Robert Hazlewood résuma donc les débats de la manière suivante, flottant entre la supposition que le prisonnier était un véritable gentilhomme, et celle qu’il n’était qu’un scélérat, un assassin :

« Monsieur, monsieur Van Beest Brown, je vous appellerais capitaine, si j’avais le moins du monde sujet, raison ou motif de croire que vous êtes capitaine, ou que vous commandez une compagnie dans le corps très respectable dont vous parlez, ou dans tout autre régiment au service de Sa Majesté, touchant quoi je vous prie de bien remarquer que je ne porte aucun jugement, ne fais aucune déclaration, n’émets aucune opinion décisive, formelle, invariable. Je vous préviens donc, monsieur, que nous avons arrêté, vu l’état de dénûment où vous trouvez, ayant été volé, selon vos dires, question que je ne veux pas préjuger ; vu le trésor considérable et précieux, vu le couteau de chasse à poignée de cuivre, qui étaient entre vos mains ; considérant que vous n’avez point voulu nous faire l’honneur de nous dire d’où vous viennent les susdits objets ; je vous préviens, monsieur, que nous avons déterminé, résolu, arrêté de vous faire conduire en prison, ou plutôt de vous y assigner un appartement pour attendre que le colonel Mannering soit revenu d’Édimbourg. — Avec votre permission, sir Robert, dit Glossin, puis-je vous demander si votre dessein est d’envoyer ce jeune homme à la prison du comté ? Si vous n’aviez pas encore d’intention bien précise, je prendrais la liberté de vous dire qu’il conviendrait peut-être de le mener à la maison d’arrêt de Portanferry, ce qui pourrait se faire sans éclat, et serait préférable dans le cas où sa déclaration serait reconnue vraie. — Sans doute. Il y a un détachement de soldats à Portanferry, pour garder les magasins de la douane : ainsi donc, considérant chaque chose, vu que cette prison est très convenable, je dis que, tout bien considéré, nous ordonnons, ou plutôt nous autorisons la détention de monsieur dans la prison de Portanferry. »

Le mandat fut signé sur-le-champ, et on informa Bertram qu’il serait conduit à sa destination le lendemain matin, sir Robert ayant arrêté qu’il n’y serait pas transféré au milieu des ténèbres de la nuit, de peur d’évasion. Il devait, en attendant, rester prisonnier au château d’Hazlewood.

« Cet emprisonnement, pensait-il, sera moins rigoureux et moins long que ma captivité chez les sauvages de l’Inde ; mais que le diable emporte le vieux et entêté formaliste, et son sournois de collègue qui parle toujours à demi-voix ! Ils ne peuvent comprendre le récit tout simple qu’un homme leur expose. »

Cependant Glossin prenait congé du baronnet, se confondant en protestations respectueuses, alléguant mille excuses pour ne pas accepter son invitation à dîner ; du moins il osait espérer qu’on lui permettrait de revenir, à quelques jours de là, présenter ses hommages à sir Robert, à lady Hazlewood, et au jeune M. Hazlewood.

« Certainement, monsieur, répondit le baronnet d’un air gracieux, je puis dire que notre famille n’a jamais manqué de civilité pour ses voisins ; et quand je passerai devant chez vous, mon bon monsieur Glossin, je vous en convaincrai en allant frapper à votre porte aussi familièrement qu’il est convenable… c’est-à-dire, croyable, supportable. »

Sur ce, ils se quittèrent.

« Maintenant, se dit Glossin, il faut trouver Dirk Hatteraick et ses compagnons… il faut éloigner les soldats des magasins de la douane… et puis tenter le grand coup. Tout dépend de la promptitude. Quel bonheur que Mannering ne soit pas encore revenu d’Édimbourg ! Il connaît ce jeune drôle ; voilà qui augmente encore mes dangers… » Là il permit à son cheval d’aller plus lentement… « Et si j’essayais de faire mes comptes avec l’héritier ?… il est hors de doute qu’il aurait une bonne somme à me payer, et j’enverrais Hatteraick au diable… Mais non, non, non ! il y a trop d’yeux ouverts sur moi ; Hatteraick lui-même, le matelot égyptien et cette vieille sorcière… Non, non ! je m’en tiens à mon premier plan. » Alors, enfonçant ses éperons dans le ventre de son cheval, il s’éloigna au grand trot pour mettre ses machines en mouvement.


  1. Kingston sur la Tamise. a. m.