Calmann-Lévy (p. 233-234).

VII

Janvier 1892.

Dans mon enfance, je me souviens d’avoir lu l’histoire d’un fantôme qui venait timidement le soir, appeler de la main les vivants. Il revint ainsi pendant des années, jusqu’au moment où, quelqu’un ayant osé le suivre, on comprit ce qu’il demandait et on lui donna satisfaction.

Eh bien ! ce rêve angoissant qui, pendant tant d’années m’avait poursuivi, ce rêve d’un retour à Constantinople toujours entravé et n’aboutissant jamais, — ce rêve ne m’est plus revenu depuis que j’ai accompli ce pèlerinage. Et, du côté de l’Orient, tout s’est apaisé encore dans mon souvenir, avec les années qui ont continué de passer…

Ce rêve était sans doute l’appel du cher petit fantôme de là-bas, auquel j’ai répondu et qui ne se renouvelle plus.

FIN