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Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Laboureur et l’Aigle (bilingue)

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir Le Laboureur et l’Aigle.

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LE LABOUREUR ET L’AIGLE


Un laboureur, ayant trouvé un aigle pris au filet, fut si frappé de sa beauté qu’il le délivra et lui donna la liberté. L’aigle ne se montra pas ingrat envers son bienfaiteur ; mais le voyant assis au pied d’un mur qui menaçait ruine, il vola vers lui et enleva dans ses griffes le bandeau qui lui ceignait la tête. L’homme se leva et se mit à sa poursuite. L’aigle laissa tomber le bandeau. Le laboureur le ramassa, et revenant sur ses pas, il trouva le mur écroulé à l’endroit ou il s’était assis, et fut bien étonné d’être ainsi payé de retour.

Il faut rendre les services qu’on a reçus [ ; car le bien que vous ferez vous sera rendu].

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Γεωργὸς καὶ ἀετός.


Γεωργὸς ἀετὸν εὑρὼν ἠγρευμένον, τὸ κάλλος αὐτοῦ θαυμάσας, ἀπέλυσεν αὐτὸν ἐλεύθερον. Ὁ δὲ οὐκ ἄμοιρος αὐτῷ χάριτος κατεφάνη, ἀλλ᾿ ὑπὸ τεῖχος σαθρὸν καθήμενον ἰδών, προσπετάσας τοῖς ποσὶν ἦρε τὸ ἐπὶ τῆς κεφαλῆς αὐτοῦ φακιόλιον. Ὁ δὲ ἐξαναστὰς ἐδίωκε· τοῦτο δὲ ὁ ἀετὸς ἔρριψε. Καὶ ἀναλαβόμενος αὐτὸ καὶ ὑποστρέψας εὗρε τὸ τεῖχος συμπεπτωκὸς ἔνθα ἐκάθητο, θαυμάσας τὴν ἀμοιβήν.

Ὅτι τοὺς ἀγαθόν τι πεπονθότας ἔκ τινος ἀντευεργετεῖν χρή· [ὃ γὰρ ἀγαθὸν ποιήσεις, ἀντιδοθήσεταί σοι.]