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Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Chien et le Coquillage (bilingue)

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir Le Chien et le Coquillage.

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LE CHIEN ET LE COQUILLAGE

Un chien habitué à avaler des œufs, voyant un coquillage, ouvrit la gueule et, refermant violemment ses mâchoires, l’avala, le prenant pour un œuf. Mais ses entrailles s’alourdissant, il eut mal et dit : « Je n’ai que ce que je mérite, moi qui ai pris tous les objets ronds pour des œufs. »

Cette fable nous enseigne que ceux qui entreprennent une affaire sans discernement s’empêtrent à leur insu dans d’étranges embarras.


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Κύων καὶ κόχλος.


Ὠά τις κύων καταπίνειν εἰθισμένος, ἰδών τινα κόχλον, χάνας τὸ στόμα αὐτοῦ, μεγίστῃ συνολκῇ καταπέπωκε τοῦτον, οἰηθεὶς ὠὸν εἶναι. Βαρούμενος δὲ τὰ σπλάγχνα καὶ ὀδυνώμενος ἔλεγε· « Δίκαια ἔγωγε πέπονθα, εἴγε πάντα περιφερῆ ὠὰ πεπίστευκα. »

Διδάσκει ἡμᾶς ὁ λόγος ὅτι οἱ ἀδικάστως πρᾶγμα προσιόντες λανθάνουσιν ἑαυτοὺς περιπείροντες ἀτόποις.