Ouvrir le menu principal

Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Chien et le Boucher (bilingue)

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir Le Chien et le Boucher.

183
LE CHIEN ET LE BOUCHER

Un chien, s’étant élancé dans une boucherie, y saisit un cœur, tandis que le boucher était occupé, et prit la fuite. Le boucher s’étant retourné et le voyant fuir, s’écria : « Toi, sache bien que, partout où tu seras, je te tiendrai à l’œil : car ce n’est pas à moi que tu as pris le cœur, bien au contraire tu m’en as donné. »

Cette fable montre que souvent les accidents sont des enseignements pour les hommes.

183


Κύων καὶ μάγειρος.


Κύων εἰσπηδήσας εἰς μαγειρεῖον καὶ, τοῦ μαγείρου ἀσχολουμένου, καρδίαν ἁρπάσας, ἔφυγεν. Ὁ δὲ μάγειρος ἐπιστραφείς, ὡς εἶδεν αὐτὸν φεύγοντα, εῖπεν· « Ὦ οὗτος, ἴσθι ὡς, ὅπουπερ ἂν ᾖς, φυλάξομαί σε· οὐ γὰρ ἀπ᾿ ἐμοῦ καρδίαν εἴληφας, ἀλλ᾿ ἐμοὶ καρδίαν ἔδωκας. »

Ὁ μῦθος δηλοῖ ὅτι πολλάκις τὰ παθήματα τοῖς ἀνθρώποις μαθήματα γίνονται.