Bonheur manqué/XXXVII

Paul Ollendorff (p. 68).
◄  XXXVI
XXXVIII  ►



XXXVII


Mai.
par la poste.


Et puis l’oubli viendra, l’oubli, triste ouvrier.
Je vais pleurer trois mois, peut-être une semaine.
Et déjà je pardonne à l’être meurtrier
Qui voulait regarder de la souffrance humaine.

Ce qui restait en moi de candide est vaincu.
Le morne défilé des jours pleins d’ironie
Recommence demain ; ma jeunesse est finie ;
Et je peux vivre, hélas ! autant que j’ai vécu.