Aux sources de l’histoire manitobaine/01

Imprimerie de la Compagnie de l’Événement (p. 5-12).

I. — la découverte et ses conséquences immédiates


Le pays tout entier fut longtemps connu sous le nom de Rivière-Rouge, d’après le principal cours d’eau qui l’arrose. Qui découvrit ce cours d’eau ? Un Canadien-Français, une noble figure s’il en est dans l’histoire, un homme qu’on peut, justement appeler le découvreur de tout le Canada central, Pierre Gaultier de Varennes, plus connu sous le patronyme de sieur de La Vérendrye. C’est lui qui, au prix d’incroyables fatigues et sans appui pécuniaire de la part de ceux pour la gloire desquels il s’exposait à la fureur de hordes sauvages qui ne lui firent que trop sentir à quels excès elles pouvaient se porter, remonta le premier la rivière qui devait longtemps donner son nom à la colonie devenue aujourd’hui le Manitoba.

C’est le 24 septembre 1738 que, après avoir établi un fort sur le lac Winnipeg, il atteignit l’embouchure de l’Assiniboine et planta sa tente à côté des loges des Cris qui l’attendaient. Non seulement il découvrit le pays, mais il y fonda quatre ou cinq postes de traite d’où sortirent pour les indigènes les premières leçons de civilisation chrétienne.

Bien plus, on pourrait même l’appeler le premier habitant, sinon le fondateur, de Winnipeg, puisque c’est à lui qu’on doit l’établissement des premières résidences permanentes, Fort-Rouge, à l’emplacement de la fière capitale des grandes prairies canadiennes. Il y perdit, avec la santé et la paix de l’âme, son fils aîné et un neveu qui le secondaient admirablement, et n’y gagna que 40,000 livres de dettes et la persécution de gens assez petits pour connaître la jalousie.

Mais la postérité a sans doute reconnu son mérite, et une ville de plus de 100,000 âmes, qui se pique de modernisme et se pare des plus beaux atours, a bien les moyens de lui élever un monument. Nous cherchons dans Winnipeg la statue de son fondateur et du découvreur des immenses plaines dont elle est la métropole commerciale. Peines perdues : l’ingratitude humaine est vraiment insondable ! Cette colonne que vous remarquez devant l’hôtel de ville n’a rien de commun avec La Vérendrye. Elle est destinée à glorifier l’héroïsme de soldats qui, armés de pied en cap, bien pourvus de canons et munis de tous les engins destructeurs que fournit la science moderne, allèrent, il y quelque vingt-deux ans, combattre d’humbles descendants des compatriotes de La Vérendrye, de pauvres métis novices au métier des armes, qui n’avaient parfois que des balles d’argile pour appuyer des réclamations que les pouvoirs du jour méprisaient depuis huit ans, et auxquelles l’opinion publique les força de faire droit après l’effusion du sang.

Mais ce terrain est glissant et pourrait nous entraîner loin. Revenons sur nos pas.

Nous rappellerons d’abord que le premier ministre du culte qui pénétrât jamais jusqu’au Lac-des-Bois fut un religieux français, le P. Charles-M. Messaiger, de la Compagnie de Jésus. Il y parvint il n’y a pas moins de cent soixante-quinze ans, en 1732. Le premier prêtre qui ait jamais foulé le sol de la présente ville de Winnipeg est le P. Coquart, de la même Société, qui y arriva en 1741, c’est-à-dire soixante-dix-neuf ans avant M. John West, le premier ministre protestant de la Rivière-Rouge. Ce même religieux se rendit même jusqu’au site de la ville du Portage-la-Prairie, en compagnie de La Vérendrye lui-même.

C’est également à un des fils du grand découvreur, le chevalier Pierre Gaultier, que nous devons la découverte des lacs Manitoba, Dauphin, Winnipegosis, Bourbon, etc., ainsi que de la rivière Saskatchewan, qu’il atteignit dans le cours de 1739.

Dix ans plus tard, les explorations et établissements des Français s’étendirent jusqu’aux montagnes Rocheuses, aux pieds desquelles dix Canadiens, envoyés par M. de Niverville, bâtirent le fort de la Jonquière, après qu’un autre poste, appelé Fort-Poskoyac, et un troisième, du nom de Fort-Bourbon, eussent été établis respectivement près de la jonction des deux branches de la Saskatchewan, en 1748, et à l’élargissement de cette rivière connue sous le nom de Lac-Bourbon, le Cedar Lake des Anglais.

Il n’entre pas dans mon plan de faire l’histoire même abrégée du rôle que l’élément français joua au Canada central. Je me contenterai de quelques faits isolés que me rappelle la visite de certains points du pays.

Après l’œuvre du grand de La Vérendrye, de ses fils et de quelques successeurs, le monde civilisé y fut représenté uniquement par des particuliers sans mission officielle, mais tous de race française, qui marchèrent sur les pas du découvreur. Marchands de fourrures et coureurs des bois apprirent aux indigènes à respecter et à aimer la France, à tel point que, plus d’un siècle après, la qualité de Français ou de Canadien était encore le meilleur des passeports au travers des grandes prairies américaines. Ces pionniers leur inculquèrent des idées de paix et de concorde, qui étaient aussi nouvelles chez ces hordes barbares que nécessaires au salut des nouveaux venus et à la réussite de leurs affaires. Mais, au point de vue ethnologique, leur petit nombre et la faiblesse résultant de leur isolement ne leur permirent guère de laisser de traces durables de leur passage.



C’est pourtant à cette époque que nous devons rattacher le berceau du premier métis dans le Nord-Ouest canadien dont l’histoire ait enregistré le nom, François Beaulieu, le patriarche de la rivière au Sel. M. le juge L.- A Prud’homme, l’écrivain sans contredit le mieux renseigné sur l’histoire ancienne du pays, fixe à 1775 ou 1776 la date de la naissance de Beaulieu, et le fait que les missionnaires le croyaient centenaire, quand il mourut en novembre 1872, confirme l’opinion du savant magistrat.

D’un autre côté, du récit que le vieillard fit au P. Petitot de l’arrivée des blancs au Grand Lac des Ours en 1799, il appert qu’il n’était alors âgé que de « plus de 17 ans », ce qui voudrait dire, il me semble, moins de 18, à en juger par la manière de parler des Indiens dans la langue desquels Beaulieu s’exprimait[1]. Dans tous les cas, cette computation est basée sur le chiffre que Petitot donne comme représentant l’année de la construction du premier fort de traite sur les bords de cette mer intérieure. Il reproduit cette date dans son Exploration de la Région du Grand Lac des Ours[2], l’appuyant de la remarque que c’était dix ans après la découverte du Mackenzie, ce qui est plus conforme à la vérité historique que l’assertion du même ouvrage[3], à l’effet que la dite exploration n’eut lieu qu’en 1793.

Ce qui démontre péremptoirement l’erreur de cet auteur ou de son guide en histoire locale est le fait que, cette même année 1793, François Beaulieu accompagna sir Alexander Mackenzie dans son grand voyage à l’océan Pacifique. Il va sans dire qu’en entreprenant une exploration si périlleuse sous tous les rapports, Mackenzie ne dut pas s’embarrasser d’un enfant de dix ans[4]. Je serais même tenté de reculer de quelques années la date suggérée par M. Prud’homme.

Quoi qu’il en soit, François Beaulieu peut être regardé comme le doyen des métis français au Nord-Ouest canadien, et, étant donné la place que leur race doit occuper dans les annales du Manitoba, je ne crois pas ces détails un hors-d’œuvre.

J’ajouterai même que Beaulieu était le type du « voyageur » ou coureur des bois.

En mars 1820, il était déjà si familier avec la géographie du grand nord, que sir John Franklin eut recours à ses lumières pour se fixer sur la voie qu’il avait à suivre dans son exploration. À cet effet, le métis lui traça une carte grossière du cours de la Coppermine et de la côle attenante, qui devait être si correcte qu’un Indien entrant pendant qu’il était à l’œuvre reconnut immédiatement le pays qu’elle représentait[5].

Ceci se passait au fort Wedderburne, le poste que la Compagnie de la baie d’Hudson entretenait sur une île en face du fort Chippewayan, établi par la Compagnie du Nord-Ouest sur le littoral du lac Athabasca. Beaulieu devint plus tard le chasseur attitré et l’interprète de sir John pendant le temps que l’explorateur passa au Grand Lac des Ours.

À l’arrivée des missionnaires, il les reçut avec des transports de joie, et fut baptisé par le P. Taché en 1848, à l’âge d’au moins 72 ans.

Sa mère était une Montagnaise, c’est-à-dire qu’elle appartenait à la grande famille dénée, race aborigène qui est foncièrement religieuse, ce qui, ajouté aux qualités probables du père, explique assez les dispositions du fils. Indépendamment des deux langues de ses parents, il parlait les dialectes des sauvages Couteaux-Jaunes dont il était le chef, et des Flancs-de-Chien parmi les­quels il avait été élevé.

Mgr Taché le représente en 1856 comme « l’enfant soumis de l’Homme de la prière, qu’il sert toujours avec empressement et générosité, versant des larmes sur les longues années passées dans l’infidélité, et s’efforçant, par une vie admirable de foi et de piété, de racheter le temps perdu[6]. »

De son côté, à la date du 9 juillet 1862, Mgr Grandin raconte dans son journal que, n’ayant pu s’arrêter chez « le bon vieux Beaulieu et les sauvages campés autour de sa maison, » celui-ci s’embarqua aussitôt, à l’âge de 90 ans, pour aller camper avec le missionnaire. Le but de cette démarche apparaît dans les lignes suivantes de l’évêque missionnaire : « Hier, écrit-il, pendant que les hommes étaient occupés à passer par terre, à cause d’un rapide dangereux, les barques et tout ce qu’elles contiennent, j’eus la consolation de célébrer la sainte messe en présence de mon brave vieillard seulement. »

Bien plus, malgré son âge avancé, il offrit gratuitement ses services au missionnaire dans le but avoué de l’aider à désabuser les Indiens qui se laissaient séduire par les ministres protestants. L’année précédente il lui avait même offert tout l’argent que la Compagnie lui devait, et que le jeune prélat avait cru devoir refuser, vu l’état de pauvreté où il le voyait. Son manque de ressources ne l’avait pas empêché de donner peu de temps auparavant un billet de vingt livres à la mission d’Athabasca.



J’ai nommé plus haut la Compagnie du Nord-Ouest. Cette corporation commerciale qui représentait les intérêts franco-canadiens, bien qu’elle fût dirigée surtout par des Écossais, eut une très large part à la dissémination de l’influence française au Canada central. Fondée en 1783-84, elle échelonna bientôt ses postes de traite du lac Supérieur aux confins les plus reculés des steppes glacés du nord. À peu près tous ses serviteurs ou engagés et quelques-uns de ses officiers ou « bourgeois, » comme on disait alors, étaient canadiens, en sorte que la connaissance du français s’imposait à tous comme une nécessité première. De fait, tout le monde parlait français dans cette compagnie ; tous ses membres, quelle que fût d’ailleurs leur origine, étaient regardés comme canadiens-français, et alors même qu’ils écrivaient en anglais, une foule d’expressions (ou même des phrases entières) françaises se glissaient comme malgré eux sous leur plume.

À cette époque, et bien longtemps après, le terme « Canadien » s’appliquait exclusivement aux Canadiens-Français au lieu d’être accaparé, comme il est aujourd’hui, par les nouveaux venus de langue anglaise et leurs enfants, qui ne voudraient voir dans les descendants des pionniers de la Nouvelle-France que des étrangers, des Français, Frenchmen.

Une des conséquences inévitables de la présence de tant de célibataires au sein d’une société où toute contrainte morale était à peu près inconnue, fut une quantité d’unions avec les femmes du pays, d’où naquit ce qu’on appela dans la suite la nation métisse. Bien peu nombreux furent les Canadiens qui ne contractèrent point de semblables alliances dans les rangs des Indiens qui fréquentaient leurs forts respectifs. En cela, du reste, ils ne firent que suivre l’exemple de leurs maîtres, avec cette différence importante qu’ils s’attachèrent définitivement à leurs familles et ne renièrent point les mères de leurs enfants, tandis que les soi-disant bourgeois ou commis ne les abandonnèrent que trop souvent pour retourner à leur pays natal.

Privés de tout secours religieux, ils n’en conservaient pas moins les prières apprises sur les genoux de leurs mères et le souvenir des instructions entendues sur les bords du Saint-Laurent.

Au grand air des bois ou dans l’immensité des prairies, leurs manières s’émancipaient quelque peu et leurs propos n’étaient pas toujours des plus édifiants ; mais la foi restait vive, et leur sens religieux s’émoussait rarement. Ceux d’entre eux qui savaient lire enterraient les morts et baptisaient les enfants[7].

Ceux-ci étaient fiers de leur origine. Ils se considéraient comme français, et c’est à eux surtout qu’allait être départie la tâche de représenter pendant de longues années l’influence française dans les plaines du Nord-Ouest. On sait qu’ils ne négligèrent rien pour affirmer et défendre leurs droits de primogéniture chaque fois que les gouvernants du jour prirent des mesures qui semblaient les violer.

Dès 1785, c’est-à-dire un an ou deux après la fondation de la Compagnie du Nord-Ouest, de petits groupes de métis commencèrent à paraître autour de plusieurs de ses forts de traite, lesquels allant toujours en augmentant devinrent bientôt une force dans le pays, jusqu’à ce que, en 1816, leurs rangs fussent assez serrés pour leur permettre de défier avec succès l’autorité établie à la Rivière-Rouge. Ceci s’explique assez facilement quand on se rappelle que tous les employés en retraite venaient généralement s’y réfugier avec leurs familles, plutôt que de retourner au Canada, dont les aménités sociales ne leur souriaient plus.

C’est ainsi que nombre de métis appartiennent par leur ancêtre maternelle aux races du nord, qui sont plus dociles aux inspirations religieuses, plus honnêtes et moins immorales que les Indiens de descendance algonquine ou siouse, les vrais aborigènes du Manitoba et des grandes prairies de l’Ouest. Par exemple, la famille Riel peut se prévaloir de sang montagnais.

D’un autre côté, telle était l’influence de l’élément français, dans les postes même les plus reculés, qu’il alla jusqu’à s’assimiler les représentants des races les plus diverses, au point que des fils de Norvégiens, comme Wentzell, d’Écossais, comme McDougall, d’Anglais comme Frobisher, etc., devinrent, et sont restés, métis français, ignorant même la langue de leur père ou aïeul paternel.

La raison de cet ascendant est facile à comprendre. Elle n’est rien moins que l’influence du milieu, à laquelle ne peut guère échapper une minorité infime. Même des fils de commerçants nés d’Indiennes, comme Grant, Pangman et d’autres, à cause des restrictions tacitement imposées à leur caste, se trouvaient plus à l’aise avec les enfants des Canadiens qui occupaient un rang inférieur dans la société du temps, que dans la compagnie de leurs propres parents.

Mais cet ordre de choses n’était pas destiné à durer. Comme la première génération de métis atteignait l’âge mûr, elle allait se trouver face à face avec les représentants d’une race que la différence de langue et d’habitudes devait retenir à l’épreuve de toute influence étrangère. Que pouvaient ces fils de la lointaine France et des prairies canadiennes, fiers, indépendants, et aussi à l’aise sur leurs coursiers fringants que sous le toit paternel, que pouvaient-ils sur des étrangers parlant un idiome qui leur était inconnu, des gens réservés, timides et casaniers à l’excès ?

Malgré la règle que je me suis posée en commençant de me contenter de simples esquisses sans corrélation apparente, il me faut maintenant entrer dans certains détails sur les faits divers qui eurent, pour conséquence inévitable la catastrophe qui va nous occuper dans l’article suivant.



  1. Traditions indiennes du Canada Nord-Ouest, p. 330. Alençon, 1887
  2. P. 68. Paris, 1893.
  3. Ibid., p. 56.
  4. Il commença son voyage en 1792. Par une étrange inconséquence avec lui-même ou avec le récit de son héros, le P. Petitot écrit ailleurs dans ses Traditions indiennes, que Beaulieu mourut en 1875 à l’âge de 101 ans et quelques jours (p. 416). De son côté, — quandoque bonus dormitat Homerus, M. Prud’homme, après l’avoir dûment traité de métis, dans son excellent travail sur l’élément français au Nord-Ouest, s’oublie jusqu’à dire, dans la même brochure, (p. 33), qu’il était le doyen des Canadiens-Français du Nord-Ouest, et fait suivre la notice qu’il lui consacre des initiales C. -F. Puis, 23 pages plus loin, il nous présente un Étienne Beaulieu, qu’il dit avoir été fils de François Beaulieu, établi comme son père à la rivière au Sel, et il termine en nous assurant que celui-là encore était regardé comme le doyen des Métis. Enfin je me permettrai de remarquer, avec tout le respect dû à un chercheur qui a bien mérité de la patrie canadienne, que Laurent Leroux ne put trouver de Chippeways au Grand Lac des Esclaves, vu que cette tribu avait alors ou peu auparavant son habitat sur les bords du lac Supérieur. Elle est de race algonquine, tandis que celle à laquelle notre auteur fait allusion, la tribu montagnaise, appelée par les Anglais Chippewayan, appartient au stock déné. Chippeway et Chippewayan se ressemblent tellement au point de vue phonétique, qu’ils donnent souvent lieu à cette méprise contre laquelle le meilleur historien ne saurait se garder, sans études préalables, dans un champ scientifique qui n’est point le sien. (Voir L’élément français au Nord-Ouest, p. 50).
  5. Franklin, Journal to the Shore of the Polar Sea, vol. II, p. 25. Londres,  1829.
  6. Vingt années de missions, année 1856.
  7. Je trouve un excellent exemple de l’action civilisatrice des Canadiens du Nord-Ouest dans un détail du journal d’un bourgeois de la Compagnie qui, de prime abord, ne manquera pas de paraître insignifiant à quiconque n’est pas au courant des mœurs indiennes. Il y a sans doute peu de mes lecteurs qui ignorent le sort absolument pitoyable fait à la femme dans la société sauvage, laquelle ne voit guère en elle que la bête de somme du ménage. Or, en date du 12 novembre 1799, un certain James McKenzie décrit un de ses engagés nommé Lambert allant, à l’entrée de l’hiver, faire avec sa femme une provision de mousse pour leur nouveau-né — la mousse sert encore de langes dans tout le nord. Le chroniqueur ajoute : « Il arriva bientôt après avec un immense fardeau (a huge load) sur le dos, pendant que Madame marchait lentement derrière sans porter autre chose que son petit marmot. Masquasis (un sauvage), le voyant arriver dans cet état, fit remarquer qu’il ne manquait plus qu’un manteau doublé de rouge avec une frange noire pour faire une femme de Lambert. » (Masson, Les Bourgeois de la Compagnie du Nord-Ouest, vol. II, p. 373), ce qui prouve que les attentions qu’il avait pour la mère de son enfant n’échappaient point à l’esprit observateur de l’lndien.