Analyse du Kandjour/Mdo/08

Csoma de Körös
Traduction par Léon Feer.
Texte établi par Musée Guimet, Paris (Tome 2p. 249-250).
VOLUME VIII — (Ña)

Sept ouvrages distincts :

1. Mahâ parinirvâna, tib. Yongs-su mya-ngan-las-hdas-pa-chen-po. ཡོངས་སུ་མྱ་ངན་ལས་འནས་པ་ཆེན་པོ : « L’entière délivrance de la douleur », folios 1-231.

Sujet : Mort de Çâkya sous une paire d’arbres Çâla près de la ville de Kuça, à la pleine lune du troisième mois, dans la saison du printemps. Miracles qui se produisent à cette occasion. Grande lamentation di^ touti> les créatures à l’approche de la mort de Çâkya ; tous s’empressent de lui apporter leurs dernières offrandes et d’écouter ses dernières instructions. Hod-srung et d’autres le questionnent sur différents points. La substance de la doctrine est reproduite ici principalement en ce qui touche la nature et l’âme des Tathâgatas — l’action de venir au monde et d’en partir, — l’état d’esclavage et de captivité et celui de délivrance et d’affranchissement pour tous les êtres animés. Traduction faite par Jina-mitra, Jnâna-garbha, Deva-Candra.

2. Même intitulé que celui du précédent (folios 231-234).

Sujet : Un peu avant de mourir, Çàkya prédit à Kun-dgah-vo ce qui adviendra de sa doctrine pendant le cours de onze siècles. Elle croîtra et sera grandement respectée pendant huit siècles ; mais ensuite, les prêtres étant dégénérés et absorbés par les affaires mondaines, elle sera négligée.

3. Âtajñânam (tib. Hdah-kha-ye-çes) འདའ་ཁ་ཡེ་ཤེས​ : « La connaissance du mourant », ou « le déclin de la connaissance » (folios 234-235).

Sujet : Un Bodhisattva, Nam-mkhahi sñing-po demande à Çâkya comment il faut considérer l’âme d’un saint mourant. Réponse à cette question.

4. Folios 235-333. — Buddha-dharma-kosâkâra (tib. Sangs-rgyas-kyi-mdzod-kyi-chos-kyi-yi-ge. སངས་རྒྱས་ཀྱི་མཛོད་ཀྱི་ཆོས་ཀྱི་ཡི་གེ).

Sujet : Çâkya s’entretient avec Çarihibu sur la nature des choses, — comment elles existent ; et il l’instruit sur la partie spéculative comme sur la partie pratique de sa doctrine. Ce Sûtra et le précédent ont été traduits du chinois.

5. Folios 333-456). — Ratnâkara (tib. Dkon-mchog-hbyung-gnas), དཀོན་མཆོག་འབྱུང་གནས « mine de joyaux. »

Sujet : Çàkya est à Sakelana ou. A i/odhgà (tib. Gnas-bcas) et y prononce ce Sûtra à la demande de Manjuçri-Kumàra-bhuta. Il y est question des divers Buddhas ou Jfdhâgatas, des provinces du Buddiuf et (Ui bouddhisme, tant en prose qu’en vers. On y trouve aussi plusieurs éloges de ces Tathâgatas.

6. Folios 456-457. — Suvarṇa-Sûtra (tib. Gser-gyi-mdo. གསེར་གྱི་མདོ « Le Sùtra d’or. »

Sujet : Çàkya, interrogé par Kun-dgah-vo sur la manière dont il faut considérer l’âme d’un Bodhisattva, donne sa réponse (qui tient dans une seule feuille) en la comparant à l’or pur.

7. Folios 457-462. — Suvarṇabâlukopama (tib. Gser-gyi-bye-ma-lta-bu. གསེར་གྱི་བྱི་མ་འྟ་བུ : « Le Sûtra semblable à un grain d’or.

Sujet : En réponse à une demande uu question de Kun-dgah-vo, Çâkya lui (lit que les Buddhas sont infinis, et leurs perfections immenses. Les Sùtras 5, 6 et 7 mit été traduits par Jina-Mitra, Surenda, Prajna-Varma et Ye-çes-de.