Vies des peintres, sculpteurs et architectes/tome 1/16

TADDEO GADDI,
peintre florentin.
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Il est vraiment beau et utile de récompenser et d’honorer les gens de mérite. Excités par l’appât de la richesse et de la gloire, les artistes ne reculeront devant aucune fatigue pour arriver à la perfection. C’est ainsi que, tout en travaillant pour eux-mêmes et pour leur famille, ils feront honneur à leur patrie, comme le prouve la vie de Taddeo Gaddi.

Taddeo, fils de Gaddo Gaddi, Florentin, fut tenu sur les fonts baptismaux par le célèbre Giotto qui resta son maître pendant vingt-quatre ans, si l’on en croit Cennino Cennini. De tous les élèves de Giotto, Taddeo fut le plus habile ; ses premiers ouvrages se distinguent par une grande facilité due à la nature plutôt qu’à l’étude. Il commença par peindre, dans la chapelle de la sacristie de Santa-Croce, en société avec plusieurs de ses anciens condisciples, quelques traits de la vie de sainte Marie-Madeleine (1). On trouve dans ces compositions des figures et des costumes d’une beauté extraordinaire. Dans la chapelle des Baroncelli et Bandini, où Giotto avait déjà laissé un tableau en détrempe, il exécuta à fresque, sans aucun aide, divers sujets tirés de la vie de la Vierge. Au-dessus de la porte de la sacristie, il représenta la Dispute du Christ avec les docteurs. Cette peinture fut ensuite à moitié détruite, lorsque Cosme-le-Vieux construisit le noviciat, la chapelle et le vestibule de la sacristie. Dans la même église, Taddeo orna de fresques la chapelle des Bellacci et celle de Sant’-Andrea, où l’on voit le Christ enlevant Pierre et André à leurs filets (2), et un Crucifiement de saint Pierre qui mérite d’être admiré encore aujourd’hui. Au-dessus du mausolée de Carlo Marsupini d’Arezzo, Taddeo peignit à fresque un Christ mort avec les Maries, et au-dessus du Crucifix de Donato, saint François ressuscitant un enfant qui s’était tué en tombant du haut d’une terrasse. Ce tableau renferme les portraits de Giotto, du Dante, de Guido Cavalcanti et de Taddeo lui-même. Au dire de quelques-uns, l’église de Santa-Croce possède beaucoup d’autres figures où l’on reconnaît facilement la manière de notre artiste. Pour la confrérie del Tempio, il fit une très-belle Déposition de croix dans le tabernacle qui occupe l’encoignure de la rue del Crocifisso (3). Près du chapitre du cloître de Santo-Spirito, il représenta Judas vendant le Christ, et le dernier repas du Sauveur avec les Apôtres. Au-dessus de la porte du réfectoire du même couvent, il peignit un Crucifix et quelques saints complètement à la manière du Giotto qu’il avait en grande vénération (4). À Santo-Stefano-del-Ponte-Vecchio, il conduisit à bonne fin le tableau et le gradin du maître-autel, et dans l’oratoire de San-Michele un Christ mort, pleuré par les Maries et déposé dévotement dans le sépulcre par Nicodème (5). Dans l’église des Servites, il orna une chapelle de plusieurs sujets tirés de la vie de saint Nicolas. On y remarque, entre autres choses, un navire délivré de la fureur des flots par saint Nicolas, tandis que les matelots jettent les marchandises à la mer.

Taddeo fit ensuite à fresque, pour la chapelle du maître-autel, plusieurs traits de la vie de la Vierge, et un tableau en détrempe renfermant la Vierge et quelques saints. Nous ne nous arrêterons pas à décrire les sujets qui couvraient le gradin, puisqu’il fut détruit lorsque, l’an 1467, Lodovico, marquis de Mantoue, construisit, sur les dessins de Leon Battista Alberti, la tribune et le chœur qui existent aujourd’hui, et fit transporter le tableau dans le couvent de Santo-Spirito. Après avoir achevé ces travaux, Taddeo Gaddi fut appelé à Pise où il peignit à fresque la grande chapelle de San-Francesco, pour Gherardo et Bonaccorso Gambacorti. Il y laissa une foule de sujets tirés de la vie de saint François, de saint André et de saint Nicolas. Sur la voûte et sur une des parois de la chapelle on trouve le portrait du pape Honorius et celui de Taddeo qui s’est représenté la tête couverte d’un chaperon. Au bas de cette peinture on lit les paroles suivantes : Magister Taddeus Gaddus de Florentia pinxit hanc historiam sancti Francisci et sancti Andreæ et sancti Nicolai, anno Domini MCCCXLII, de mense Augusti.

Dans le cloître du même couvent, on voit encore de la main de Taddeo une Vierge avec l’Enfant-Jésus d’une très-bonne couleur ; et au milieu de l’église, à main gauche en entrant, un saint Louis, évêque, auquel saint Gérard de Villamagna (6) recommande un Fra Bartolommeo, alors gardien du couvent. Dans ces figures copiées d’après nature et pleines de vivacité et de grâce, Taddeo se montra supérieur à son maître Giotto par la force et la vérité de l’expression.

De retour à Florence, notre artiste consacra ses soins à la continuation d’Orsanmichele. Sans altérer le dessin d’Arnolfo, il refit en pierres les piliers des loges qui étaient auparavant en briques ; et au-dessus il établit des magasins voûtés pour servir de greniers publics. Pour subvenir aux frais de ces travaux, la corporation de la porte Santa-Maria, qui en avait la direction, ordonna qu’on lui payât la gabelle de la place et du marché au grain, ainsi que plusieurs autres impôts de peu d’importance. En outre, il fut résolu que chaque corporation de Florence élèverait à ses frais un pilier orné de la statue de son patron ; et que tous les ans, le jour de la fête du saint, les consuls y planteraient leur étendard et leur enseigne, et feraient une quête au profit des pauvres besoigneux. La grande inondation de 1333 (7), ayant enlevé une partie du pont Rubaconte, renversé le château Altafronte et le pont Vecchio, à l’exception des deux arches du milieu, ruiné entièrement le pont de la Santa-Trinità, et à moitié le pont de la Carraia, en rompant les digues d’Ognissanti, les magistrats de la ville ne voulurent pas que les citoyens qui habitaient de l’autre côté fussent obligés de traverser le fleuve sur des barques. Ils demandèrent à Taddeo Gaddi, en l’absence de son maître Giotto qui était à Milan, le modèle et le dessin du pont Vecchio, en le chargeant de lui donner toute la solidité et toute la beauté imaginables. Notre artiste n’épargna donc rien pour élever ces voûtes magnifiques formées de pierres équarries avec le ciseau. La largeur du pont est de trente-deux brasses ; seize brasses sont consacrées au passage du public ; huit brasses furent réservées de chaque côté pour bâtir des boutiques qui sont aujourd’hui au nombre de quarante-quatre, et rapportent à la ville huit cents florins par an. Ce pont coûta soixante mille florins d’or, et fit justement le plus grand honneur à Taddeo, car il résista à toutes les inondations, et entre autres à celle du 13 septembre 1557, qui renversa le pont de la Santa-Trinità (8), deux arches du pont de la Carraia, et la plus grande partie du Rubaconte, sans compter tous les effroyables ravages qu’elle causa. Il est vraiment merveilleux que le pont Vecchio ait pu soutenir le choc des eaux, des bois et des débris de tout genre qui vinrent l’assaillir. Dans ce temps, Taddeo jeta les fondements du pont de la Santa-Trinità qui fut achevé moins heureusement que le premier, l’an 1346. Je dis moins heureusement, parce qu’il fut renversé de fond en comble par l’inondation de 1557 dont nous venons de parler (9). Il avait coûté vingt mille florins d’or. À la meme époque encore, Taddeo répara le château de San-Gregorio, et prit deux piliers du pont pour accroître le terrain du côté de la place de’Mozzi et pour y établir les moulins qui existent maintenant. Au milieu de tous ces travaux, notre artiste ne cessa point de peindre ; ainsi il représenta dans le tribunal de la Mercanzia-Vecchia (10) la Vérité, couverte d’un voile léger, arrachant la langue au Mensonge vêtu de noir devant le tribunal des Six. Cette composition renferme les vers suivants :

La pura Vérità per ubbidire
Alla santa Giustizia, che non tarda,
Gava la lingua alla falsa Bugiardia.

Et plus bas on lit :

Taddeo dipinse questo bel rigestro,
Discepol fu di Giotto il buon maestro.

À Arezzo, Taddeo acheva, avec Giovanni de Milan, son élève, plusieurs fresques ; et entre autres, la Passion du Christ qui orne le maître-autel de l’oratoire dello Spirito-Santo. Les juifs assouvissent leur rage impie contre Jésus crucifié entre les deux larrons ; les uns lui tirent les jambes avec une corde, d’autres lui présentent l’éponge imbibée de fiel, Longin lui perce le flanc avec une lance. Trois soldats jouent ses vêtements aux dés : le premier attend son tour avec tant d’impatience qu’il oublie complètement sa position gênante ; le second, les sourcils froncés, la bouche et les yeux béants, regarde les dés avec une attention extrême, pour prévenir la fraude dont il soupçonne capable son dernier compagnon qui s’apprête à jouer. Taddeo peignit ensuite plusieurs traits de la vie de saint Jean l’Évangéliste sur les parois de l’église et laissa dans la ville d’autres ouvrages que les connaisseurs devinent facilement à la manière. On voit encore aujourd’hui, à l’évêché, derrière le maître-autel, plusieurs sujets tirés de la vie de saint Jean-Baptiste qui sont d’un style et d’un dessin vraiment admirables. À Sant’-Agostino, dans une chapelle près de la sacristie, Taddeo représenta l’Histoire de saint Sébastien, et la Dispute du Christ avec les docteurs. Ces tableaux sont d’un fini et d’une couleur qui tiennent du merveilleux.

Dans l’église de la citadelle della Vernia en Casentino, Taddeo décora la chapelle où saint François reçut les stigmates. Il confia les parties les moins importantes de ce travail à Jacopo di Casentino qui devint ainsi son élève. Ensuite, il retourna en même temps que Giovanni de Milan à Florence, où il fit, en société avec lui, beaucoup de tableaux et de peintures pour la ville et les pays environnants. C’est alors que Taddeo commença à rassembler ces richesses qui furent le principe de la grandeur et de la noblesse de sa famille. Le prieur de Santa-Maria-Novella l’avait chargé de peindre le chapitre de cette église, mais il eut bientôt envie de lui adjoindre Simone Memmi qui venait d’achever, à l’approbation générale, le chapitre de Santo-Spirito. Il en parla donc à Taddeo qui s’en montra très-satisfait, car il chérissait Simone qui était son ancien camarade d’atelier. Oh ! cœur vraiment noble ! votre amitié était toute fraternelle ; vous ne connaissiez ni la jalousie ni l’envie ; vous jouissiez de la gloire de votre ami comme de la votre même ! Taddeo donna à Simone trois parois, et se réserva la quatrième ainsi que la voûte qu’il divisa en quatre compartiments. Dans le premier, il figura la Résurrection du Christ, et essaya d’éclairer toute sa composition en faisant jaillir du corps glorieux du Rédempteur des flots de lumière qui inondent une ville et les cimes de quelques rochers ; mais il recula devant les difficultés de cette hardie entreprise avant d’arriver à ses figures. Dans le second compartiment, on voit Jésus-Christ délivrant saint Pierre du naufrage. Les apôtres qui conduisent la barque sont très-beaux, et celui qui pèche à la ligne sur le rivage est plein de naturel. Giotto avait déjà placé une semblable figure dans la mosaïque de la nacelle de saint Pierre. Le troisième compartiment représente l’Ascension du Christ, et le quatrième la Descente du Saint-Esprit. Dans ce dernier, on admire les attitudes des Juifs qui essaient de franchir la porte. Sur la paroi se trouvent les sept Sciences, et au-dessous de chacune d’elles l’un des professeurs les plus célébrés par lesquels elles ont été illustrées. La Grammaire, sous la figure d’une femme instruisant un enfant, domine l’image de Donato l’écrivain. Vient ensuite la Rhétorique : à ses pieds un personnage a les deux mains appuyées sur des livres, tandis que de son manteau sort une troisième main qui s’approche de sa bouche. La Logique, armée d’un serpent caché sous un voile, est accompagnée de Zénon Éléate. Sous l’Arithmétique tenant les tables de l’Abbaque, est assis Abraham inventeur de cette science. Au-dessous de la Musique, entourée d’instruments, Tubalcain écoute attentivement les sons qu’il produit en frappant une enclume avec deux marteaux. La Géométrie, que l’on reconnaît à son équerre et à ses compas, est au-dessus d’Euclide, et l’Astrologie tenant une sphère céleste, au-dessus d’Atlante. D’un autre côté, les sept Sciences théologiques sont en rapport avec des personnages, parmi lesquels on remarque un pape, un empereur, un roi, des cardinaux, des ducs, des évêques et des marquis. Le pape n’est autre que Clément V. Le milieu de cette composition est occupé par saint Thomas d’Aquin qui posséda toutes ces sciences. À ses pieds on voit quelques hérétiques, Arius, Sabelsius, Averrois, et autour de lui Moïse, saint Paul, saint Jean l’Évangéliste et d’autres saints surmontés des vertus cardinales et théologales. De tous les ouvrages de Taddeo, celui-ci s’est le mieux conservé, et peut être regardé avec raison comme son chef-d’œuvre. Dans la même église de Santa-Maria-Novella, Taddeo peignit un saint Jérôme sous les habits de cardinal, car il portait une grande dévotion à ce bienheureux qu’il avait choisi pour le protecteur de sa maison. Après la mort de Taddeo, son fils Agnolo fit élever sous ce tableau, pour ses descendants, un tombeau couvert d’une pierre ornée des armes des Gaddi. Cette famille, grâce à l’intercession de saint Jérôme, aux vertus de Taddeo et à ses propres mérites, a obtenu de Dieu des postes importants dans l’Église, tels que des cléricatures, des évêchés, des cardinalats, des prévôtés et des chevaleries. Tous ces descendants de Taddeo ont toujours estimé, encouragé et aidé les artistes. Enfin Taddeo, étant parvenu à l’âge de cinquante ans, succomba à une fièvre violente, l’an 1350. En mourant, il recommanda ses deux fils, Agnolo et Giovanni à Jacopo di Casentino et à Giovanni de Milan, ses éleves. Giovanni de Milan fit entre autres choses un tableau qui fut placé à Santa-Croce sur l’autel de San-Gherardo de Villamagna, quatorze ans après la mort de son maître. Il peignit également un très-beau tableau pour le maître-autel d’Ognissanti. À Assise, il représenta dans la tribune du maître-autel un Crucifix, la Vierge et sainte Claire, et sur les parois latérales plusieurs traits de la vie de la Vierge. Il retourna ensuite à Milan, où il mourut après avoir achevé un grand nombre d’ouvrages en détrempe et à fresque.

Taddeo suivit constamment la manière de Giotto, mais il ne surpassa guère son maître que dans le coloris, qu’il rendit plus frais et plus brillant. Il n’eut pas d’ailleurs grand mérite à cela, car les études et les leçons de Giotto lui avaient préparé une voie facile. Il fut enseveli par ses fils Giovanni et Agnolo, sous le premier cloître de Santa-Croce, dans le mausolée qu’il avait fait construire pour son père Gaddo. Les poètes de son temps le célébrèrent dans leurs vers, comme un homme digne d’être honoré, à cause de ses vertus et des services qu’il avait rendus à l’art et à sa patrie en élevant des monuments utiles, et en surveillant avec soin l’édification du campanile de Santa-Maria-del-Fiore, commencé par Giotto. On composa en son honneur l’épitaphe suivante :

Hoc uno dici poterat Florentia felix
  Vivente : at certa est non potuisse mori.

Taddeo avait une manière de dessiner large et hardie, comme on peut le voir dans notre recueil, où se trouve le dessin du tableau qu’il peignit dans la chapelle de Sant’-Andrea à Santa-Croce de Florence (11).

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Ce que nous avons dit à l’égard de Stefano peut aussi s’appliquer, quoique à un degré inférieur, à son condisciple Taddeo Gaddi, bien qu’ici le Vasari lui-même donne à entendre que ce dernier n’ait guère fait avancer l’art, et surpassé son maître Giotto. Mais nous ne saurions entièrement nous en rapporter à ce jugement. On peut voir encore aujourd’hui, dans l’église de Santa-Croce, un grand et beau travail de lui, qui doit lui faire accorder un plus haut rang dans l’estime. Et il ne faut pas oublier que Ghiberti, homme assurément aussi compétent que notre Vasari, et beaucoup plus à même, à cause de l’époque où il vécut, de se faire une opinion sur les maîtres de l’ancienne école, n’a point hésité à classer son tableau de l’église des Serviles parmi les plus beaux qu’il connût.

Taddeo, l’élève bien-aimé de Giotto, occupa près de lui l’emploi que plus tard Jules Romain remplit auprès de Raphaël. Il suivit religieusement tous les errements de son maître, et mena à fin plusieurs de ses entreprises. Voici probablement ce qui a pu conduire le Vasari à ne reconnaître dans l’œuvre de Taddeo qu’une simple reproduction de celle du Giotto. Mais Giotto et Raphaël (on peut les comparer, si grande que soit la distance que les circonstances au milieu desquelles ils sont nés aient mise entre leurs résultats,) étaient dans une situation bien distincte vis à vis de leurs successeurs : l’art n’avait plus qu’à grandir après le premier, qu’à déchoir après le second. Jules Romain ne put se tenir à la hauteur de Raphaël, et Taddeo, peut-être moins fort en soi que Jules Romain, dépassa de beaucoup au contraire le Giotto. C’est ce qu’on peut assurément vérifier dans les ouvrages qui lui appartiennent en propre, et surtout dans ceux qu’il fit avec l’aide de Giovanni de Milan.

Giovanni de Milan est bien peu connu. Le Vasari qui, quoi qu’on ait fait, a été jusqu’ici le plus grand dispensateur de la gloire, pour les artistes de cette époque, ne lui a pas accordé une mention assez particulière ; cela est vrai, et nous l’avouons. Mais cependant il en a encore trop dit à son sujet pour qu’on ait été en droit de l’accuser, comme on l’a fait, d’avoir sacrifié méchamment cet artiste vraiment supérieur. Ghiberti le passe entièrement sous silence, et Lanzi n’en dit pas un mot. Le texte du Vasari, au contraire, a facilité seul sa réhabilitation. Il indique avec un éloge marqué ses principaux ouvrages ; or, ses ouvrages subsistent encore en partie à Florence et à Assise, et ces admirables essais n’ont pas pu rester dans le temps sans influence, bien qu’on en ait peu parlé, et qu’on n’ait pas pensé plus tôt aux quelques lignes que le Vasari leur consacre.

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NOTES.

(1) Les peintures deTaddeo, à Santa-Croce, ont péri entièrement.

(2) Vasari fait allusion à ce vers de Pétrarque :

Tolse Giovanni dalle reti e Pietro.

(3) Ce tabernacle a été démoli.

(4) Les peintures du réfectoire ont été remplacées par des fresques de Santi di Tito et de Giovanni Ferretti.

(5) Ce tableau a été enlevé l’an 1616 environ, et remplacé par un saint Charles de Matteo Rosselli. Le tableau de Taddeo Gaddi est attribué à tort à Buffalmacco par le Cinelli et par le P. Richa.

(6) Saint Gérard de Villamagna était chevalier de Malte. Sa vie fut écrite par le Brocchi, et imprimée à Lucques en 1750.

(7) Giovanni Villanni, lib. XI, cap. 1, parle de cette inondation.

(8) Ce pont a été rebâti par Cosme Ier, sur les dessins de l’Ammannato.

(9) Le pont de la Santa-Trinità a été peint par Domenico Ghirlandaio, dans la chapelle des Sassetti, tel qu’il avait été construit par Taddeo Gaddi.

(10) Les peintures de la Mercanzia-Vecchia n’existent plus. Voyez le Riposo de Borghini, page 238.

(11) Le musée du Louvre possède de Taddeo Gaddi quatre sujets, renfermés dans un même cadre, et représentant le Christ entre les larrons, la Décollation de saint Jean, la tête de saint Jean apportée à Hérode, et Hérode livré aux démons.