Ouvrir le menu principal

Librairie de l’Éducation Physique (p. 23-32).


IV

LA FONDATION DU COMITÉ ET L’ACCUEIL DE L’OPINION


Au début de 1888, le petit volume dans lequel j’avais résumé sous une forme pas trop rébarbative les résultats de ma longue enquête à travers la pédagogie britannique et les conclusions auxquelles j’en étais arrivé concernant la réforme nécessaire de la pédagogie française — se trouva prêt à paraître. Il fut publié en effet chez Hachette au mois de mars. Entre temps, le « nouveau régime » se préparait à l’école Monge ; M. Godart n’avait d’abord eu en vue que le Pré Catelan qui se fût trouvé ainsi transformé à certaines heures en un vaste terrain de « récréations » : des récréations à la campagne. Mais bientôt il décida d’aller plus loin et entama des négociations avec le concessionnaire du lac du Bois de Boulogne, M. Adrien Fleuret. Il admit même que l’école ferait construire à ses frais un certain nombre de yoles à quatre qui seraient plus tard transportées sur la Seine. Enfin les potaches allaient donc ramer ! M. Godart consentit également à diverses modifications de son programme primitif et notamment à la formation parmi ses élèves de petits clubs sportifs librement constitués et se gouvernant eux-mêmes. En outre, il fut convenu qu’une escouade de mongiens accompagnés par le directeur de l’école et plusieurs professeurs se rendraient à la Pentecôte à Eton. Le voyage devait durer trois jours et je me chargeai de le préparer. Dans un autre ordre d’idées, j’avais demandé que, lors du congrès annuel tenu par la Société d’Économie sociale et toujours très suivi, la majeure partie d’une des deux grandes séances générales du soir me fût réservée pour une communication sur « le remède au surmenage et la transformation des lycées de Paris ». Enfin, je m’occupais du futur comité destiné à mettre en route la Ligue d’Éducation physique dont j’avais donné le plan et annoncé la création dans le Français du 30 août 1887.

Ce comité eut premièrement un président. Ce n’est pas ainsi que l’on procède d’ordinaire, il est vrai. Je ne connaissais pas M. Jules Simon mais j’étais sûr que l’idée lui plairait. En effet, à peine prit-il le temps de s’étonner d’une démarche d’allures inhabituelles. L’accord entre nous fut tout de suite scellé. Constatant plus tard combien souvent l’illustre orateur répugnait à prendre sur l’heure de nouveaux engagements (répugnance qu’excusait assurément le nombre croissant de ses besognes), je me suis mieux Jules Simon
m. jules simon,
de l’Académie française, Sénateur,
Président du Comité pour la propagation des exercices physiques
rendu compte de l’intérêt particulier que les questions d’éducation physique inspiraient à M. Jules Simon. Il me promit donc son appui, tout son appui. Les innovations prochaines de l’école Monge lui semblaient une suffisante garantie de succès. Il me laissa libre de composer le Comité comme bon me semblerait. Dans cette entreprise je fus puissamment aidé par M. Godart ; lui et moi nous fîmes toute la besogne. M. Godart amena ses amis intimes : M. Moutardt inspecteur général des Mines et le général Thomassin qui commandait alors au Mans ; puis M. Adolphe Carnot, inspecteur des études à l’école des Mines, le Dr Brouardel, le Dr Labbé, MM. Claude-Lafontaine, Callot, Harlé, Delagrave, Dislère, conseiller d’État, Noblemaire, directeur du P.-L.-M. et Barabant, directeur de l’Est, — puis encore : MM. Collignon, sous-directeur de l’école des Ponts et Chaussées ; Geoffroy-Saint-Hilaire, directeur du Jardin d’Acclimatation ; le général Barbe, commandant l’École Polytechnique ; Xavier Blanc, sénateur ; Marey, de l’Institut, le Dr Javal, enfin M. Adrien Fleuret, président du Cercle nautique de France. De mon côté, j’allai trouver M. Picot, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques dont il est aujourd’hui secrétaire perpétuel, le Dr Lagrange, le Dr Rochard déjà cités ; M. Patinot, directeur du Journal des Débats ; le Dr Lagneau, le prince Georges Bibesco, M. Fouret, le général A. Godart
a. godart
Fondateur et Directeur de l’École Monge
Membre du Conseil supérieur de l’Instruction publique
Lewal, ancien ministre de la Guerre ; MM. Hébrard de Villeneuve, Féry d’Esclands, alors inspecteur de la gymnastique, le commandant (depuis colonel) Dérué, M. Delaire, secrétaire général de la Société d’Économie sociale, M. Boutmy, directeur de l’École des Sciences Politiques, M. Rieder, directeur de l’École Alsacienne ; le R. P. Olivier, supérieur de Juilly ; l’abbé Dibildos, directeur de l’école Gerson ; le comte de Montigny qui faisait autorité en matière équestre ; le commandant Ney, président, et M. de Saint-Clair, secrétaire général du Racing-Club ; MM. Caillat, président de la Société d’encouragement au Sport nautique et Richefeu, président de la Société de Longue Paume. Nous écrivîmes qui à MM. Duruy, Ribot et Chaumeton, président de l’Association générale des Étudiants, qui à M. Hébrard, directeur du Temps et à M. Janssen, l’illustre astronome alors président du Club Alpin. Tous acceptèrent[1]. Le grand succès fut l’adhésion du directeur de l’Enseignement secondaire, M. Georges Morel ; elle entraîna celle de M. le vice-recteur Gréard ainsi que celles de M. Cauvel, directeur de l’École centrale, et de M. Perrot, directeur de l’École Normale supérieure. Deux des premiers adhérents devaient bien vite nous êtres enlevés ; M. Allou, le célèbre avocat et l’aimable général Tramond, commandant l’École de Saint-Cyr. Par contre, nous fîmes plus tard de nouvelles recrues que je cite par anticipation : le marquis de Mornay, président de la Société Hippique Arthur Roy
arthur roy
Président et fondateur de l’Association athlétique
de l’école Monge

(en uniforme de volontaire canadien)
française ; M. Éd. Maneuvrier, auteur d’un remarquable ouvrage intitulé « L’Éducation de la Bourgeoisie sous la République » ; MM. Paul Christmann et J. Sansbœuf de l’Union des Sociétés de gymnastique, enfin le Dr Tissié, fondateur de la Ligue Girondine. Tous ces noms forment à distance une mosaïque par trop polychrome. Les hommes qui les portaient n’avaient pas été rassemblés, loin de là, au hasard de nos sympathies personnelles. Un certain nombre d’entre eux étaient des convaincus et des enthousiastes. Les autres ne marquaient à l’œuvre qu’une bienveillante sympathie mais tous représentaient quelque force technique ou sociale par laquelle ils étaient prêts à seconder nos efforts.

La constitution du Comité, déjà connue dans les milieux sportifs (l’Aviron en exultait et m’avait gentiment rangé parmi les saints du calendrier nautique), fut annoncée officiellement le mardi soir 29 mai 1888 au Congrès de la Société d’Économie sociale. La séance était présidée par M. Paul Leroy-Beaulieu, membre de l’Institut. La grande salle de la Société de Géographie était pleine. Après un exposé des premiers résultats du « nouveau régime » en vigueur à l’école Monge depuis le 1er mai et une brève promenade à travers les lycées de Paris, j’exposai avec l’aide de projections, la théorie des trois parcs scolaires à établir, l’un à Saint-Cloud, le second sur la ligne de Sceaux et le troisième
École alsacienne au Bois de Boulogne
l’école alsacienne au bois de boulogne
(Football Rugby)
sur la ligne d’Orléans, de façon à desservir les trois principaux groupes formés par les établissements d’enseignement de la capitale. Ce plan reçut ce soir-là l’approbation de l’assemblée ; la presse y fit pleinement écho. Je dirai tout à l’heure comment l’exécution en fut empêchée — ou mieux retardée car, après vingt ans, je considère encore que ce serait la meilleure solution d’un problème qui demeure posé. En tout cas, le premier soin du Comité qui inaugura ses séances le vendredi suivant fut d’adhérer unanimement au projet des parcs scolaires et le zèle était si grand Georges Picot
m. georges picot
Vice-président du Comité pour la propagation des exercices physiques, aujourd’hui secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques.
parmi certains qu’on devait voir à quelque temps de là M. Georges Picot arpenter le parc de Saint-Cloud… l’historien des États généraux ne pensait pas déchoir en cherchant un terrain propice pour le football de l’avenir.

Cette séance inaugurale avait pourvu le Comité d’un titre explicite mais pesant et d’un bureau homogène et actif. M. Jules Simon était président ; MM. Georges Picot, Moutard, le général Thomassin et le Dr Rochard, vice-présidents ; M. Claude Lafontaine, trésorier et moi-même, secrétaire-général. Quant au titre, j’avais en vain bataillé pour obtenir une formule plus spéciale, plus précise : Comité pour la propagation des exercices physiques dans l’éducation, cela me semblait à la fois laid et anodin mais on eut peur d’effaroucher les parents en leur parlant tout de suite de sport et d’athlétisme.

J’ai dit que le « nouveau régime » — ainsi l’appelait-on — avait été inauguré à l’école Monge le 1er mai. Tout aussitôt de petits clubs s’étaient constitués. J’avais insisté près de M. Godart pour qu’on laissât les élèves « patauger » ainsi dans la voie nouvelle de l’effort collectif avant de les inciter à la création d’une association athlétique unique, digne de représenter l’école sur les champs de jeu. Parmi les clubs qui se fondèrent, il y en eût un qui prit tout de suite la tête parce qu’il était dirigé par un jeune canadien nommé Arthur Roy que secondait entr’autres son fidèle ami Georges Haviland. Roy n’était pas seulement admirablement doué pour tous les exercices physiques ; c’était un garçon d’une extrême droiture et d’une parfaite noblesse de caractère. Son autorité s’établit tout de suite d’elle-même sans qu’il eût fait le moindre effort pour l’imposer ; il était du reste très modeste et toujours à sa place. Son influence fut énorme pour le succès de cette première et audacieuse tentative de liberté sportive. Il avait été, bien entendu, avec une quinzaine de ses camarades, du voyage en Angleterre. Je leur avais préparé à Eton où j’avais de nombreux amis sans parler du Headmaster lui-même, l’aimable Dr Warre, une réception qui data dans leurs souvenirs. Guidés par Lord Ampthill alors « captain of the boats », aujourd’hui l’un des personnages Georges Morel
le général thomassin
Vice-président du Comité pour la propagation des exercices physiques
de la pairie politique, les jeunes mongiens avaient pu en deux jours saisir une vue d’ensemble très juste de la pédagogie britannique ; ils s’en revinrent étonnés et pensifs. M. Godart, lui, était enthousiasmé ; sa haute intelligence et sa juvénile ardeur conspiraient à lui faire concevoir ce qui serait à présent — si on l’eût laissé faire — le collège français modèle.

Le 8 juin, il pria notre comité de venir constater de visu le bon fonctionnement des sports scolaires naissants. Les cavaliers de l’école escortèrent depuis la Porte Maillot le landau de M. Jules Simon au grand ébahissement des passants. On se rendit à la pelouse de Madrid pour voir les jeux des grands ; au bord du lac où s’exerçaient les futurs rameurs ; au Pré-Catelan, enfin, où jouaient les petits et où, sous un vaste kiosque aujourd’hui disparu, un plantureux goûter se trouvait servi ; une trentaine de convives s’attablèrent et des speeches éclatèrent avec le champagne. Quelques jours plus tard, démarche d’un autre caractère, les représentants du Comité (MM. Jules Simon, le Dr Rochard, le Dr Brouardel, M. Godart et moi) furent reçus par le président de la République. L’audience fut longue. M. Carnot se fit faire un exposé détaillé de notre organisation et de nos projets. Il s’intéressa particulièrement aux parcs scolaires et déclara qu’il s’inscrirait sur nos listes dès que serait ouverte la souscription publique que nous projetions.

Le 4 juillet eut lieu un rallye dans les bois de Ville-d’Avray auquel le Comité avait convié les élèves des écoles Monge, Alsacienne et Sainte-Barbe et aussi — s’ils le voulaient ou plutôt si leurs proviseurs le permettaient — ceux des lycées. Des membres du Racing-Club et du Stade français avaient prêté leur concours pour établir la piste et guider les novices[2]. Le succès fut complet. Un mongien gagna la première médaille et un alsacien la seconde. Le 8 juillet fut livrée l’une des yoles à quatre commandées par l’école Monge ; elle fut baptisée en grande pompe dans le parloir de l’école avant d’être mise à l’eau. Son équipe l’assistait. Dans les centres nautiques l’événement fit sensation. J’ai sous les yeux l’amusant menu d’un banquet donné vers cette époque dans le garage même de la Société d’encouragement, à l’île des Loups : Régates à la fourchette avec virage ; faux départ : potage aux herbes de Marne ; départ : saumon sans barreur ; 1re bouée : filet de construction libre ; 2e bouée ; asperges de couple et de pointe ; 3e bouée : ponton de galantine ; bombe d’arrivée, cafouillage de dessert et… fruits d’un long entraînement. On s’amusa ferme ce soir là et l’on toasta à l’ère nouvelle. Je retrouve également le texte de la lettre circulaire envoyée à toutes les Sociétés d’aviron de France : « Il importe, y était-il dit, que le sport de l’aviron si populaire dans les collèges et les universités d’Angleterre devienne aussi le sport favori de nos écoliers… Désirant voir se développer rapidement parmi eux le goût de cet exercice salutaire, nous faisons appel à vous, persuadés que la société que vous présidez ne négligera aucun moyen d’attirer à elle les élèves des lycées et collèges situés dans son rayon d’action, soit en leur faisant des conditions spéciales d’admission, soit en organisant pour eux des concours, des promenades et des excursions nautiques. » Ainsi le mouvement n’avait pas dévié ; le rowing en restait le centre. La bonne volonté des sociétés se manifesta par des réponses chaleureuses mais, par suite des circonstances, elle devait demeurer sans effet et l’aviron s’effacer devant les autres sports.

L’opinion publique n’entrait pas dans ces détails ; elle eût été bien en peine de discuter congrument la valeur des divers exercices. Elle appelait les rameurs des canotiers, les joueurs de cricket des combattants, les jerseys des jaquettes et de temps à autre, un journaliste bienveillant nous recommandait de ne pas oublier dans notre programme… les barres « ce jeu si français » ! Mais en bloc, suggestions et innovations recevaient l’approbation générale. Je viens de revoir soixante et onze articles collés par moi dans un album et parus entre le 15 mai et le 15 août 1888. Un seul nous critique et c’est un journal anglais, l’Athenæum, très en colère contre la passion sportive qui sévit dans son propre pays. Par contre, les étudiants belges appellent à grands cris pareil réveil chez eux. Quelques-uns de ces articles consacrent trois, quatre et cinq colonnes à discuter la question pour aboutir tous à cette conclusion de M. Charles Maurras dans l’Observateur français que « les réformes à exécuter doivent certainement être dirigées dans le sens qu’indique M. de Coubertin ». Et l’Instruction publique elle-même, s’associe à la dite conclusion ; « son spécifique (le mien) c’est le sport. Il nous semble que les vertus qu’il lui attribue sont un peu exagérées ; et pourtant, dans une large mesure, nous croyons qu’il dit vrai ». Je regrette que l’on m’ait forcé, en la discutant et en la niant contre toute évidence, à rechercher ici les témoignages rendus à mon initiative. Après des attaques dont la mauvaise foi égale la violence, on me pardonnera de constater que cette initiative fut reconnue de façon unanime dans les journaux et les revues[3] sans qu’une seule fois mention ait été faite d’efforts antérieurs et similaires. L’unanimité avait été assez absolue et le retentissement assez grand pour que, dès le 14 juillet 1888, M. Charles Bigot pût écrire dans sa chronique de la Revue Bleue : « Au reste, l’élan est donné. Un livre venu précisément à la date opportune, l’Éducation en Angleterre de M. Pierre de Coubertin qui a paru ce printemps est venu rappeler quelle part importante nos voisins font aux exercices du corps dans l’éducation de la jeunesse et quels bénéfices ils en ont retirés. Une société dont M. Jules Simon est le président et M. de Coubertin l’actif secrétaire, s’est constituée pour mettre chez nous en honneur l’équitation, l’escrime, le canotage et les jeux violents et sains ».

L’élan était donné en effet. Une maladresse toutefois fut commise. Une souscription avait été décidée par le Comité en vue de la réalisation des parcs scolaires et tout aussitôt quelque quinze cents francs étaient tombés dans notre jeune caisse. Je voulais que cette souscription fût déclarée « ouverte » ; ne fallait-il pas battre le fer pendant qu’il était chaud ? M. de Saint-Clair m’appuya, je m’en souviens ; mais le Comité fit la sourde oreille. Pourquoi se presser ? on avait tout le temps. Les souscripteurs seraient bien plus nombreux à la rentrée, vers l’automne. Et puis notre président nous avait déjà quittés ; très pressé, cette année, de se reposer d’une saison bien remplie, il m’écrivait de Villers le 1er août : « Je trouve, en effet, que toutes vos nouvelles sont très bonnes. Je regarderai comme une excellente chose de tenir nos réunions à la Sorbonne. Je ne compte pas quitter Villers avant la fin de ce mois et serais charmé de vous y voir. » M. Jules Simon faisait allusion au transfert à la Sorbonne du siège de notre Comité, transfert que j’avais obtenu non sans quelque peine de M. Gréard.



  1. Parmi tant d’autres, je retrouve aujourd’hui les lettres d’adhésions de M. Duruy et de M. Ribot :

    « J’ai trop longtemps vécu dans l’ancienne Grèce, m’écrivait M. Duruy, chez un peuple qui savait faire de grands poètes et les meilleurs soldats du monde pour ne pas approuver les nouveautés si intelligemment introduites à l’École Monge qui est coutumière du fait. Si vous croyez utile de mettre sur votre liste le nom de l’ancien ministre qui a rendu la gymnastique obligatoire dans les écoles et institué les exercices militaires dans les hautes classes des lycées, prenez-le. Je suis trop âgé et d’une santé trop chancelante pour être un membre actif dans un comité qui réunit déjà les maîtres les plus éclairés de l’éducation nationale. » — « Je tiens à vous dire, écrivait à son tour M. Ribot, combien je suis heureux d’être associé à l’œuvre si utile que vous avez entreprise. Votre initiative aura, j’en suis sûr, les plus grands résultats. Je me félicite que le mérite d’une réforme aussi considérable appartienne à un ancien élève de l’École des Sciences politiques ». Quant à M. Francis Magnard, il se « mettait à ma disposition pour la propagation d’une idée excellente » demandant seulement « comme une grâce » de ne pas l’inscrire dans le comité à cause de ses besognes accablantes. Il m’annonçait la visite de M. Chincholle qui m’apporterait sa part l’appui du Figaro.

  2. L’Association athlétique École Monge était alors en formation. Devançant sa grande sœur, l’École Alsacienne venait de créer l’Association Athlétique Alsacienne, A. A. A. qui se trouva être de la sorte la première en date et le fut souvent en renommée.
  3. Voir notamment les articles signés Chincholle dans le Figaro (7 juin), H. Valbel dans l’Événement (10 juin), Léon Ducret dans le Voltaire (12 juin), Louis Mainard et Émile Beaune dans le National (13 juin et 7 juillet), Paul Bluysen, dans la République française (6 juillet), et les articles de la Revue des Sports (6 juin), de la Revue de famille (15 juin), de l’Illustration (16 juin), de la Revue Internationale (30 juin), etc.