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UN


DRAME EN PROVINCE





I

Donc cette histoire est vivante et vraie. Et précisément, à cause de cela, une chose m’embarrasse. Quel décor donnerai-je à mon drame ? Je ne saurais le développer dans le coin de la France où chacun, du préfet au garde champêtre, remplacerait soudain, par un nom écrit aux registres de l’état civil, mes noms de guerre ; d’autre part, la topographie des lieux, la couleur du pays, influant, pour leur bonne part, sur le développement de l’action, je ne saurais transporter celle-ci dans un autre milieu, sans lui ôter du relief, sans rendre certains détails invraisemblables. L’artiste a besoin, pour saisir au passage le reflet de la vie, de voir par instants la lumière s’arrêter aux vives arêtes de la réalité.

Changer l’horizon qui encadre un récit, c’est changer le point de la lorgnette en regardant un tableau.

Ainsi… Mais trêve de préambule ! Lecteurs, au lever du rideau, nous sommes dans un château, et je vous prie de placer ce château où il vous plaira, — pourvu que ce soit entre Dunkerque et Marseille, Besançon et Bordeaux, — point trop près de Paris, mes châtelains n’étant ni des commerçants enrichis que le comptoir a faits seigneurs, ni de ces trop rares privilégiés de l’aristocratie, pourvus d’un hôtel, rue de Varennes, et d’une résidence princière à vingt lieues du boulevard.

Non, ils sont relativement pauvres et vivent toute l’année aux champs dans ce château solitaire, sur son mamelon boisé, au milieu d’une campagne coupée de landes et de terres arables, de roches grises et de prés verts, où serpente une rivière venue des montagnes, et si limpide que l’on voit briller les taches rouges sur les truites qui frétillent parmi les cailloux.

Ils s’y tiennent, ne sachant rien du monde que d’après les journaux et les revues, et, par là même, au courant de tout ce qui agite le domaine de l’intelligence, bien mieux que nous, fiévreux batteurs d’asphalte que les feux d’artifice de l’esprit éblouissent trop pour que nous puissions juger mûrement du fond des choses. Par an, ils échangent une douzaine de visites avec les voisins. Pour leurs emplettes, ils vont quelquefois à la sous-préfecture, que nous pouvons appeler Saint-Y… — Bah ! je puis bien dire que, du haut de leurs belvédères, les habitants de Saint-Y… voient briller les neiges du Mont-Dore. Chacun sait qu’on peut les voir de dix lieues à la ronde.

Les seuls étrangers qui tiennent une certaine place dans l’intimité de la famille, sont le curé du village Voisin, la Brousse, et le médecin du chef-lieu de canton, Champré. Quelquefois le jeune vicomte de Messey vient de Saint-Y…, pour faire une partie de chasse avec le marquis. — On en conclut qu’il est le futur mari de Mlle Clotilde.

Mais vous ai-je dit que la famille se composait du marquis de Fayan, de la marquise, de Mlle Clotilde et de son frère Henri ? Ce dernier, depuis trois ans, a été envoyé aux Jésuites de Pont-le-Voy. — Il vient au château de Cladel pendant les vacances, avec son répétiteur, un jeune boursier de Pont-le-Voy, qui, dit-on, se destine à prendre les Ordres.



II


Ils étaient sept dans le salon du château, un soir d’automne, vers dix heures.

À une table de whist, le marquis, le médecin et le curé faisaient « un mort. »

Plus près de la vaste cheminée où flambait un feu clair, la marquise et sa fille travaillaient à la même tapisserie. À côté d’elles, une petite table à ouvrage supportait une lampe coiffée de son abat-jour qui renvoyait sur la tapisserie, sur leurs mains et sur les laines multicolores un cercle de vive lumière.

Enfin, dans la pénombre, vers le fond de la pièce, sur un canapé, Henri et son jeune Mentor causaient à demi-voix. Sans doute ils prenaient leurs dispositions pour le lendemain matin, car ils retournaient à Pont-le-Voy. Les vacances étaient finies.

Le salon, haut et vaste, boisé entièrement de panneaux gris, s’éclairait seulement de la lueur attiédie d’une lampe Carcel, à globe dépoli et à long pied, qui s’élevait comme un phare au milieu de la table de jeu; des lueurs intermittentes du feu, et des orbes qui s’irradiaient sous l’ abat-jour de la lampe à ouvrage de ces dames.

L’ameublement, partie antique, partie moderne, avait ce caractère général de simplicité qui n’attire pas l’attention. Les rideaux étaient de toile perse à grands dessins. Sur les boiseries grises se rangeaient quelques cadres renfermant des portraits ou des gravures. Autour des cadres, s’arrondissaient çà et là des plumes de paon, des palmes, etc. Près de la cheminée, des épées, des fleurets, des carabines, des fusils de chasse faisaient trophée.

D’ailleurs, rien de vif ni de brillant; dans l’ensemble, je ne sais quoi de tranquille et de reposé qui sentait la vie tout unie de la famille et de la province.

Les physionomies répondaient à leur cadre, — en apparence, au moins, — et, assurément, ; si la paix règne en quelque coin de la terre, elle devrait régner là, dans le salon du château de Cladel.

— Dix heures et demie, dit le curé, en remettant sa montre au gousset de sa soutane. Voilà une partie qui nous a menés tard.

Puis il allongea sur le tapis vert sa main blanche et potelée pour ramener les pièces d’argent qui s’étaient mêlées entre les fiches et les jetons.

— Je vous conseillé de vous plaindre de la longueur de la partie, mon cher curé ; vous nous avez dévalisés, comme toujours ! s’écria en souriant le marquis.

— Ah ! monsieur le marquis, ne me reprochez pas mes gains… J’ai grand besoin que la Providence prenne le masque du hasard, pour me favoriser !

Et le curé commenta sa phrase avec un soupir.

Le marquis releva la tête, qu’il tenait baissée tout à l’heure, pour suivre les péripéties du jeu. — Belle tête aux lignes nobles, à l’expression en même temps énergique et douce, sévère et naïve, tant ce regard limpide semblait plein de confiance comme déloyauté ! De profil, on remarquait que le nez du marquis, fort et très-busqué^ son front un peu fuyant et rétréci aux tempes, lui donnaient une vague ressemblance avec les têtes d’oiseaux." Mais l’ensemble de sa personne avait surtout de la grandeur, ce je ne sais quoi qu’on appelle « l’air gentilhomme. »

Il se leva et vint s’accouder à la cheminée, le dos au jeu. Le curé le rejoignit avec une lenteur embarrassée. Il semblait chercher la formule d’une idée ou d’une demande ; probablement il ne trouva rien de bon, car il murmura seulement :

— Brr… les soirées deviennent fraîches !…

— Ah ! comme vous êtes douillet ! s’écria le docteur Lambert ; je voudrais vous voir un peu sur mon bidet trottant par les chemins nuit et jour…

— Et le médecin de Champré vint, tout en parlant, prendre place à la flamme comme ses partenaires.

C’était un jeune homme, fils d’un notaire du voisinage, et tout récemment établi à son retour de Montpellier. Il avait une tête carrée, dessinée à grands traits, qui pouvait passer pour laide, mais, d’ailleurs, intelligente, audacieuse et résolue. Il inspirait en même temps la confiance et cette sorte de respect que l’on a naturellement pour ce qui est fort.

— Ce Lambert pourrait aller loin, avait dit un des professeurs les plus illustres de notre faculté méridionale ; c’est dommage qu’il ait plus de talent que d’ambition, et qu’il soit plus âpre au travail qu’au gain. Ce sera un piocheur obscur.

Bien que la cheminée fût énorme, la marquise quitta son ouvrage, recula sa travailleuse et alla s’asseoir à l’autre coin du foyer, dans une chaise basse, pour faciliter à tout le monde l’accès du feu.

Mlle Clotilde roula les laines et la tapisserie, rangea Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/14 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/15 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/16 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/17 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/18 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/19 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/20 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/21 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/22 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/23 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/24 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/25 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/26 Page:Vignon - Un drame en province - La Statue d Apollon.djvu/27 Page:Vignon - Un drame en province - 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ÉPILOGUE


Le marquis de Fayan mourut bientôt, La marquise, devenue veuve, et toujours plus tournée vers la pénitence et la prière, s’est retirée dans un couvent après le mariage de Clotilde avec le docteur Lambert. Elle a donné toute sa fortune aux époux qui habitent Paris, où le jeune praticien, malgré sa modestie, devient un des princes de la chirurgie. Clotilde élève son jeune frère, dont elle est la marraine. Henri de Fayan a pris du service et vendu le château de Cladel. Le château, acheté par des spéculateurs, reste abandonné en attendant qu’il soit démoli, tandis que les terres, dépecées, s’en vont, lopin par lopin, aux paysans qui reviennent d’émigration avec un peu d’argent.

De tous les acteurs de ce drame, le curé de la Brousse et le substitut, seuls, habitent encore le pays, car Françon est restée au service de Mme Lambert, et le juge d’instruction a demandé son changement, se sentant peu glorieux en présence des résultats de sa victoire.

— Pourtant, nous faisions notre devoir, a-t-il dit un jour, à l’abbé Dablin, avant son départ.

— Peut-être… comme juges de ce monde. Mais, reprit-il, là-haut nous irons tous en appel !

Quelques personnes me demandent des nouvelles de Mlle Gallet. Elle n’a certes pas épousé le substitut, qui est mal vu dans l’arrondissement, et qui n’a pas même osé se présenter. Fernand de Messey, plus audacieux, a mis sa noblesse aux pieds de la roture dorée de la merveilleuse Ernestine. Mais celle-ci déclare réserver son million pour un mari parisien qui lui en offrira deux ; et il paraît qu’elle a trouvé ce phénix, car son mariage est annoncé pour après Pâques.



FIN