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ZEND-AVESTA. - INTRODUCTION, III : LE CULTE lv
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OU quatre siècles plus tard, la distinction moderne des deux termes, Hêrbad et Maubad, semble établie : le colophon du Gôskti Fryân, de l’an 1 397, distingue soigneusement les qualités de Magûpat et à'Hêrpat'.
ZEND-AVRSTA. — I.NTHaOUCTIOiN , III : LE Ctl.TE i.v
OU quatre siècles plus lard, la dislinclion moderne des deux termes, Hrrhad
et Maubad, semble établie : le colophon du Gnshti Fn/ân, de l’an 1 397, dislingue
soigneusement les qualités de Maf/ûpat et à’ Hcr/iat ’.
Le mot Mobed, comme on l’a vu, n’existe pas au zend : son équivalent
est âthravan, littéralement sans doute « prêtre du feu » -. J/oéec ? signifie
« Chef des Mages » et est né à une époque tardive oîi le mot de Mage avait
perdu son sens ethnique et impopulaire et où les vieilles querelles de
Mèdes et de Perses étaient oubhées -.


Le mot Mobed^ comme on l’a vu, n’existe pas au zend : son équivalent est âthravan, littéralement sans doute a prêtre du feu » ^ signifie
Au temps où le Zoroastrisme était la religion oflicielle du pays, le sacerdoce
reconnaissait une hiérarchie. Au sommet régnait le Maubadàn
Maiibad, ou Mobed des Mobeds, appelé aussi Zarathushtrôtema, « le
plus semblable à Zoroastre », qui était dans l’ordre religieux ce que le
, Grand Roi était dans l’ordre temporel et dont la position était assez celle
du patriarche dans l’Église grecque. Il paraît qu’au-dessous de ce prélat
d’empire, chaque grande province, chaque satrapie, avait une sorte d’inspecteur
du culte, le Magû-andarzpat ; dans chaque district il y avait un
évêque, rat ou ratu ; dans le bourg, un Mobed, magûpat. Au-dessous des
Maubads, mais appartenant encore à la race sacerdotale, se plaçaient les
juges civils, les dâtôbar jjlj^.


« Chef des Mages » et est né à une époque tardive où le mot de Mage avait perdu son sens ethnique et impopulaire et où les vieilles querelles de Mèdes et de Perses étaient oubliées ^
Aujourd’hui il n’y a plus qu’une trace de cette hiérarchie, qui, naturellement,
devait être emportée avec la conquête arabe : c’est l’institution
du Dastûrat. Le mot Dastûr e ?,im terme aux emplois très variés, qui originairement
signifie « celui qui donne la règle » ’, et désigne, comme le zend
1. « Peshyôtan, fils de Ràm, fils de Kàm-dîa, fils de Shahryàr, fils de Néryosang,
fils de Gàyômart, fils de Shahryàr, fils de Bahràm, fils du Mnrjûpat Ormazdyâr,
fils de VHêrpat Râmyàr ». Peshyôtan lui-même prend le titre de d’m bôndak hêrpat
zdtak ôstàl « maître Peshyôtan, fils d’Hêrbad, serviteur de la loi ». Autrement dit,
il n’est pas Hêrbad lui-même ; ôstdt «maître » est donc probablement un simple titre
d’honneur donné à l’ecclésiastique, dérivé du ost de la note précédente et parallèle
au moderne ôstà (p. li, n. 1) ; din bôndak est le synonyme ecclésiastique de Beh-dîn.
2. Cf. page L, note 1.


Au temps où le Zoroastrisme était la religion officielle du pays, le sacerdoce reconnaissait une hiérarchie. Au sommet régnait le Maubadân Manbad^ ou Mobed des Mobeds, appelé aussi Zarathushtrôtema, « le plus semblable à Zoroastre », qui était dans l’ordre religieux ce que le Grand Roi était dans l’ordre temporel et dont la position était assez celle du patriarche dans l’Eglise grecque. Il paraît qu’au-dessous de ce prélat d’empire, chaque grande province, chaque satrapie, avait une sorte d’inspecteur du culte, le Magû-andarz-pat\ dans chaque district il y avait un évêque, rat ou ratu ; dans le bourg, un Mobed, magûpat. Au-dessous des Maubads, mais appartenant encore à la race sacerdotale, se plaçaient les juges civils, les dâtôbar
3. Voir plus bas, pages 27-33.


Aujourd’hui il n’y a plus qu’une trace de cette hiérarchie, qui, naturellement, devait être emportée avec la conquête arabe : c’est l’institution du Dastûrat. Le mot Dastûr est un terme aux emplois très variés, qui originairement signifie « celui qui donne la règle »^, et désigne, comme le zend
4. V. page 304, note 30. — Beaucoup de Mobeds prennent le titre de Daslûr sans y

avoir aucun droit réel ou moral. Les noms ordinaires des prêtres sont : Mobed, Dastûr
1. « Peshyôtan, fils de Ràm, fils de Kâm-dîn, fils de Shahryâr, fils de Néryosang, fils de Gâyômart, fils de Shahryâr, fils de Bahram, fils du Magûpat Ormazdyâr, fils de V H érpat Râmyâr ». Peshyôtan lui-même prend le titre de din bôndak hérpal zâtak ôstât « maître Peshyôtan, fils d’Hêrbad, serviteur de la loi ». Autrement dit, il n’est pas Hêrbad lui-même ; dsiâl « maître » est donc probablement un simple titre d’honneur donné à l’ecclésiastique, dérivé du ôst de la note précédente et parallèle au moderne ôstâ (p. li, n. 1) ; din bôndak est le synonyme ecclésiastique de Beh-din.
et Dàrû : ce dernier est d’origine sanscrite : c’est la corruption d’adlivaryu, devenu

d’abord andheru : Dâi’û s’emploie familièrement et ironiquement, à cause de l’as-
2. Cf. page L, note 1.

3. Voir plus bas, pages 27-33.

4. V. page 304, note 30. — Beaucoup de Mobeds prennent le titre de Dastûr sans y avoir aucun droit réel ou moral. Les noms ordinaires des prêtres sont : Mobed, Dastûr QiDâi'û : ce dernier est d’origine sanscrite : c’est la corruption d’adhvaryu, devenu d’abord andheru ; Dârû s’emploie familièrement et ironiquement, à cause de l’as-