« Page:Revue des Deux Mondes - 1884 - tome 66.djvu/477 » : différence entre les versions

(→‎Page non corrigée : Page créée avec « les po’itiqiies, de touslps nouvo-llipies de l’Kuropp. Qm s’éta’t il passé entpp CHS souverains réunis avec leurs chflnc-liers dans un château de Pologne ? Y... »)
 
 
État de la page (Qualité des pages)État de la page (Qualité des pages)
-
Page non corrigée
+
Page corrigée
Contenu (par transclusion) :Contenu (par transclusion) :
Ligne 1 : Ligne 1 :
les po’itiqiies, de touslps nouvo-llipies de l’Kuropp. Qm s’éta’t il passé
les politiques, de tous les nouvellistes de l’Europe. Que s’était-il passé
entpp CHS souverains réunis avec leurs chflnc-liers dans un château de
entre ces souverains réunis avec leurs chanceliers dans un château de
Pologne ? Y avait-il fii quelque traité mysiérieusement négocié, des
Pologne ? Y avait-il eu quelque traité mystérieusement négocié, des
conibin ; ii<ons nouvelles modifiant les rela’ions générales de l’Europe ?
combinaisons nouvelles modifiant les relations générales de l’Europe ?
Quel é « ait, en définitive, le secret de cette rencontre préparée av^c un
Quel était, en définitive, le secret de cette rencontre préparée avec un
certain art et non sans ostentation, de cette apparence de résurrection
certain art et non sans ostentation, de cette apparence de résurrection
d’une allinnce des tiois empereurs ? Le secret vient d’être dévoilé plus
d’une alliance des trois empereurs ? Le secret vient d’être dévoilé plus
ou moins, d’abord devant 1^ parlement hongrois, qui a commencé sa
ou moins, d’abord devant les parlement hongrois, qui a commencé sa
session il y a quelques semaines, puis devant les déh’gations austrohongroises
session il y a quelques semaines, puis devant les délégations austro-hongroises
rênnies ces jours derniers ; les obscurité^ ont été dissipées,
réunies ces jours derniers ; les obscurités ont été dissipées,
autant qu’elles pouvaient l’être, pa<— l’emf)Hreur François-Joseph dans
autant qu’elles pouvaient l’être, par l’empereur François-Joseph dans
les allocuiions qu’il a p ononcées à Bnda-Pesih, par le président du
les allocutions qu’il a prononcées à Buda-Pesth, par le président du
conseil de Hongrie, M. Tisz.i, par le ministre des atTaires étrangères
conseil de Hongrie, M. Tisza, par le ministre des affaires étrangères
de l’empire, le comte Kaluoky. Les Hongrois, qui avaient eu quelque
de l’empire, le comte Kalnoky. Les Hongrois, qui avaient eu quelque
inquiétude de cette enu’pvue ries trois empereurs, qui étaient impatiens
inquiétude de cette entrevue des trois empereurs, qui étaient impatiens
de savoir à quoi s’en tenir sur les relations de l’Autriche, sur le
de savoir à quoi s’en tenir sur les relations de l’Autriche, sur le
degré de cette intimité renaissante avec la Russie, les Hongrois ont eu
degré de cette intimité renaissante avec la Russie, les Hongrois ont eu
les premiers les explications publiques, oflicielles qu’Us désiraient, et
les premiers les explications publiques, officielles qu’ils désiraient, et
ces éclaircissemens n’ont rien (jui n’eût été déjà pressenti. Il n’y a
ces éclaircissemens n’ont rien qui n’eût été déjà pressenti. Il n’y a
point de secret, il n’y a point de mystère ; il n’y a eu à Skierniewice
point de secret, il n’y a point de mystère ; il n’y a eu à Skierniewice
que ce qu’un euphémisrTie rie diplomatie a pu appeler « un épisode
que ce qu’un euphémisme de diplomatie a pu appeler « un épisode
pacifique qui n’est point eu contradiction avec les tendances du
pacifique qui n’est point eu contradiction avec les tendances du
passé. »
passé. »


La vérité, telle que le comte Ka’noky l’a exposée et avouée devant
La vérité, telle que le comte Kalnoky l’a exposée et avouée devant
la délégation hongroise, comme devant la délégation autrichienne,
la délégation hongroise, comme devant la délégation autrichienne,
c’est que, depuis le traité de Berlin, les rapports de l’Autriche et de
c’est que, depuis le traité de Berlin, les rapports de l’Autriche et de
la Russie éiaient resiès difficiles, c’est qu’il y a eu, à un certain
la Russie éiaient resiès difficiles, c’est qu’il y a eu, à un certain
moment, entre les deux empires, une assez sérieuse tension aggravée
moment, entre les deux empires, une assez sérieuse tension aggravée
par des excitations d’opinion. L’entrevue de Skierniew^ice, qui a réuni
par des excitations d’opinion. L’entrevue de Skierniewice, qui a réuni
trois puissans empereurs, a eu précisément pour objnt d’atténuer celte
trois puissans empereurs, a eu précisément pour objet d’atténuer cette
tension, He îoettre fin à des malaises toujours périlleux. Il n’y a point
tension, de mettre fin à des malaises toujours périlleux. Il n’y a point
eu de protocoles, de traités, de conventions nouvelles. On s’est eut^ndu
eu de protocoles, de traités, de conventions nouvelles. On s’est entendu
sur les principf’s ; on est convenu de résoudre toutes les questions qui
sur les principes ; on est convenu de résoudre toutes les questions qui
pourraient surgir dans les Balkans ou ailleurs d’un commun accord,
pourraient surgir dans les Balkans ou ailleurs d’un commun accord,
dans un esprit pacifique, conformément aux traités qui règlent la
dans un esprit pacifique, conformément aux traités qui règlent la
situation f uropéenne Le résultat, pour l’Autriche, est de réiablir des
situation européenne Le résultat, pour l’Autriche, est de rétablir des
rapports plus aisés avec un puissant voisin, de « mettrç une des frontières
rapports plus aisés avec un puissant voisin, de « mettre une des frontières
de l’empire à l’abri de toute inquiétude, » en atténuant les
de l’empire à l’abri de toute inquiétude, » en atténuant les
antagonismes, qui peuvent êire une source de difficultés en Urient.
antagonismes, qui peuvent être une source de difficultés en Orient.
C’est là l’importance de l’entrevue de Skierniewice. Est-ce à dire
C’est là l’importance de l’entrevue de Skierniewice. Est-ce à dire
qu’en se rapprochant de la Russie, l’Autriche soit moins intimement
qu’en se rapprochant de la Russie, l’Autriche soit moins intimement
liée avec l’Allemagne ? Tout cela s’est fait d’intelligence. Le cabinet de
liée avec l’Allemagne ? Tout cela s’est fait d’intelligence. Le cabinet de
Berlin n’a point été étrancrer au rapprochement, et l’entente nouvelle
Berlin n’a point été étrancrer au rapprochement, et l’entente nouvelle
avec la Russie n’a pu évidemment altérer ou affaiblir les rapports par-
avec la Russie n’a pu évidemment altérer ou affaiblir les rapports {{tiret|par|ticuliers}}
72 998

modifications