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votre personne en haine, et chercherais tous les moyens d’en tirer, vengeance et de vous faire le plus de mal que je pourrais. — Je vous jure, dit en finissant François Ier, que je veux maintenir tout ce que j’ai promis <ref> Sandoval, liv. XIV, § 7. </ref>. » — Après ces mots, ils se saluèrent en se recommandant l’un et l’autre à la garde de Dieu.
 
<center>VII</center>
 
Le lendemain, 20 février, François Ier espérait se mettre en route pour la frontière de France. Aux termes du traité, il devait redevenir libre le 10 mars et rentrer dans son royaume ; mais ce départ tant souhaité fut retardé d’un jour, afin que les soldats d’Alarcon reçussent leur paie et pussent le suivre en continuant à le garder <ref> Procès-verbal du traitement fait à François Ier en Espagne, dans ''Captivité de François Ier'', p. 500.</ref>. Enfin le 21 François Ier quitta avec joie ce triste château de Madrid, où il avait été enfermé six mois, où la mort s’était montrée à lui de plus près que sur le champ de bataille de Pavie, où aux souffrances de la maladie s’étaient ajoutées toutes les amertumes de la captivité, où il s’était appelé l’esclave de son vainqueur sans obtenir de lui le prix de cette soumission, où, se débattant sous les étreintes de la nécessité, il avait résisté longtemps aux dures conditions imposées à son adversité, et où, après avoir fièrement préféré une prison perpétuelle à une paix honteuse, il avait fini par sacrifier sa parole à sa liberté et promis sous un double serment ce qu’il était décidé à ne pas tenir.
 
Il partit sous la conduite du vice-roi de Naples <ref> « L’empereur m’a commandé mener le roi, prendre M. le dauphin et M. d’Orléans, ou le dauphin et les douze autres prisonniers qui se doivent bailler pour la sûreté du traité de paix, et bailler lesdits seigneurs au connétable, lequel a charge de les garder. » Lettre de Lannoy, du 15 février 1526, à l’archiduchesse Marguerite. — ''Négociations entre la France et l’Autriche'', t. II, p. 653. </ref> et sous l’escorte d’Alarcon. A mesure qu’il approchait de la France, les précautions redoublèrent à son égard. Le vice-roi, à qui l’empereur avait confié le soin d’accompagner son prisonnier jusqu’à la frontière et de l’y échanger avec les otages désignés par le traité, était d’autant plus attentif à sa garde <ref> Procès-verbal du traitement fait à François Ier depuis la signature du traité de Madrid jusqu’à son arrivée en Franco, dans ''Captivité'', etc., p. 509. </ref> qu’il s’était montré plus favorable a sa délivrance. Il avait été accusé d’une partialité qui le laissait suspect, et il se trouvait chargé d’une responsabilité qui le rendait inquiet. On eut dit, aux arrangemens qu’il prit, qu’il craignait une
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