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La conscience qu’il avait de pouvoir perdre qui bon lui semblerait, sa propre importance qui se manifestait au tribunal où il rencontrait ses subordonnés, ses succès devant ses chefs et ses subordonnés, et surtout sa maîtrise dans les affaires, enfin les conversations entre collègues, les dîners en ville, le whist, tout cela lui plaisait et remplissait sa vie. Ainsi, Ivan Ilitch jugeait que sa vie se passait comme il convient, qu’elle était agréable et bien séante.
La conscience qu’il avait de pouvoir perdre qui bon lui semblerait, sa propre importance qui se manifestait au tribunal où il rencontrait ses subordonnés, ses succès devant ses chefs et ses subordonnés, et surtout sa maîtrise dans les affaires, enfin les conversations entre collègues, les dîners en ville, le whist, tout cela lui plaisait et remplissait sa vie. Ainsi, Ivan Ilitch jugeait que sa vie se passait comme il convient, qu’elle était agréable et bien séante.


Sept années s’écoulèrent de la sorte. La fille, l’aînée, était dans sa seizième année. Ils perdirent un autre enfant ; il leur restait encore un garçon, un collégien, objet de leurs discussions. Ivan Ilitch voulait qu’il fit ses études à l’École de Droit. Prascovie Fedorovna, par esprit de contradiction, l’envoya au collège. La fille, élevée à la maison, étudiait avec zèle. Le garcon aussi travaillait bien.
Sept années s’écoulèrent de la sorte. La fille, l’aînée, était dans sa seizième année. Ils perdirent un autre enfant ; il leur restait encore un garçon, un collégien, objet de leurs discussions. Ivan Ilitch voulait qu’il fît ses études à l’École de Droit. Prascovie Fedorovna, par esprit de contradiction, l’envoya au collège. La fille, élevée à la maison, étudiait avec zèle. Le garçon aussi travaillait bien.