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Deux grands poètes dominent le {{sc|xv}}{{e}} siècle, Villon et Charles d’Orléans, dont les œuvres reflètent la vie de la façon la plus exacte. L’un, bohème dépenaillé, coureur de tavernes et de mauvais lieux, se présente à nous seul, sans compagnon, sans ami, insouciant et fier dans sa verve gauloise et son originalité ; l’autre au contraire, duc et prince du sang, dilettante d’élégance et d’amour raffiné, toujours grand seigneur dans ses vers comme dans sa vie tout entière, apparaît entouré d’une foule de familiers et de serviteurs, poètes comme lui, comme lui quelque peu précieux dans leur langage, qui forment à ses côtés une cour de bel esprit, et partageant ses travaux, partagent aussi sa gloire littéraire. C’est grâce en effet à Charles d’Orléans que nous connaissons aujourd’hui le nom d’un assez grand nombre de poètes du {{sc|xve}} siècle, inconnus, autrement que dans les œuvres de ce prince. A une époque où tout le monde faisait des vers et où tout jeune écuyer s’exerçait à composer un rondeau
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Deux grands poètes dominent le {{sc|xv}}{{e}} siècle, Villon et Charles d’Orléans, dont les œuvres reflètent la vie de la façon la plus exacte. L’un, bohème dépenaillé, coureur de tavernes et de mauvais lieux, se présente à nous seul, sans compagnon, sans ami, insouciant et fier dans sa verve gauloise et son originalité ; l’autre au contraire, duc et prince du sang, dilettante d’élégance et d’amour raffiné, toujours grand seigneur dans ses vers comme dans sa vie tout entière, apparaît entouré d’une foule de familiers et de serviteurs, poètes comme lui, comme lui quelque peu précieux dans leur langage, qui forment à ses côtés une cour de bel esprit, et partageant ses travaux, partagent aussi sa gloire littéraire. C’est grâce en effet à Charles d’Orléans que nous connaissons aujourd’hui le nom d’un assez grand nombre de poètes du {{sc|xv}}{{e}} siècle, inconnus, autrement que dans les œuvres de ce prince. A une époque où tout le monde faisait des vers et où tout jeune écuyer s’exerçait à composer un rondeau
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