« Travail salarié et capital » : différence entre les versions

 
=== Concurrence entre les souvenirs et les employeurs ===
 
# Pour déterminer le salaire relatif, il faut remarquer qu'un thaler pour un ouvrier et un thaler pour un employeur n'ont pas la même valeur. L'ouvrier est obli­gé de tout acheter de plus mauvaise qualité et plus cher. Son thaler ne com­mande ni autant, ni d'aussi bonnes marchandises que celui de l'employeur. L'ouvrier est obligé d'être un gaspilleur et d'acheter et de vendre contre tous les principes économiques.
#:Il nous faut remarquer en général que nous n'examinons ici qu'un seul côté, le salaire lui-même. Mais l'exploitation de l'ouvrier recommence dès qu'il échange à nouveau le fruit de son travail contre d'autres marchandises. Épiciers, prêteurs sur gage, prêteurs à domicile, tout le monde l'exploite encore une fois.
 
=== Minimum du salaire ===
 
# Le salaire journalier que touche l'ouvrier est le profit que rapporte à son possesseur sa machine, son corps. Il contient la somme qui est nécessaire pour remplacer l'usure de la machine ou, ce qui est la même chose, pour remplacer les ouvriers âgés, usés, par de nouveaux.
# Dans le minimum de salaire, il y a le fait que, par exemple, la suppression du dimanche serait une pure perte pour l'ouvrier. Il lui faudrait gagner son salaire dans des conditions plus difficiles. Tel est l'état d'esprit de ces braves philan­thropes qui tonnent contre le repos du dimanche.
 
=== Propositions pour y remédier ===
 
I. Une des propositions favorites est le système des ''caisses d’épargne''
 
# Cependant, cela est un aveu et nous devons le retenir. Le salaire n'est pas une forme accidentelle de la production bourgeoise, mais toute la production bour­geoise est une forme historique temporaire de la production. Tous les rap­ports, capital aussi bien que salaire, rente foncière, etc., sont temporaires et peuvent être supprimés à un certain point de l'évolution.
 
=== LESLes ASSOCIATIONSassociations OUVRIÈRESouvrières ===
 
Un des thèmes de la théorie de la population était de vouloir diminuer la concurrence parmi les ouvriers. Les associations ont pour but de la supprimer et de la remplacer par l'union entre les ouvriers.
# Toutes ces objections des économistes bourgeois sont, comme nous l'avons dit, justes, mais justes seulement de leur point de vue. S'il ne s'agissait vraiment dans les associations que de ce dont il s'agit en apparence, notamment de la déter­mination du salaire, si les rapports entre le capital et le travail étaient éternels, ces coalitions échoueraient, impuissantes devant la nécessité des choses. Mais elles servent à l'unification de la classe ouvrière, à la préparation du renversement de toute l'ancienne société avec ses antagonismes de classes. Et de ce point de vue, les ouvriers se moquent avec raison des malins pédants bourgeois qui leur font le compte du coût de cette guerre civile en morts, blessés et sacrifices d'argent. Celui qui veut battre son adversaire ne va pas discuter avec lui les frais de la guerre. Et ce qui prouve aux économistes mêmes combien les ouvriers ont le cœur généreux, c'est que ce sont les ouvriers de fabriques les mieux payés qui forment le plus de coalitions et que les ouvriers emploient tout ce qu'ils peuvent économiser, en se privant, de leur salaire pour créer des associations politiques et industrielles et couvrir les frais de ce mouvement. Et si messieurs les bourgeois et leurs écono­mistes les prestidigitateurs philanthropes sont assez bons pour consentir à ajouter au minimum de salaire, c'est-à-dire au minimum vital un peu de thé ou de rhum, de sucre et de viande, il doit, par contre, leur sembler aussi honteux qu'incompré­hensible de voir les ouvriers comprendre dans ce minimum un peu des frais de la guerre contre la bourgeoisie, et trouver dans leur activité révolutionnaire même le maximum des jouissances de leur vie.
 
=== COTÉCôté POSITIFpositif DUdu SALARIATsalariat ===
Avant de conclure, il faut encore attirer l'attention sur le côté positif du salariat.
# Lorsqu'on dit: côté positif du salariat, on dit: côté positif du capital, de la grande industrie, de la libre concurrence, du marché mondial et je n'ai pas besoin de vous expliquer que sans ces rapports de production, ni les moyens de produc­tion, ni les ressources maté­rielles pour la libération du prolétariat et la création d'une nouvelle société n'auraient été créés, ni le prolétariat n'aurait entrepris lui-même son union et son développement qui le rendront vraiment capable de révolutionner l'ancienne société ainsi que lui-même. Compensation du salaire.
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