« De hebdomadibus » : différence entre les versions

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(Mise en forme)
== Établissement de la solution ==
 
Sur un tel sujet, la question est résolue. C’est pourquoi, en effet, bien que les choses soient bonnes en ce qu’elles sont, elles ne sont pas cependant semblables au Bien premier, puisque l’être lui-même des choses n’est pas bon quel que soit leur mode,. Mais puisque l’être lui-même de ces choses ne peut être s’il n’a pas découlé de 1’Etre premier, c’est-à-dire du Bien, pour cette raison, l’être lui-même de ces choses est bon sans être semblable à ce par quoi il est. En effet celui-là le Bien premier est-bon en ce qu’il est, quel que soit le mode: car il n’est pas autre que bon. Mais l’être des choses, s’il ne tirait pas son être du Bien premier, pourrait peut-être être bon, mais ne pourrait pas être-bon en ce qu’il est. Peut-être alors participerait-il en effet au Bien, mais l’être lui-même, que les choses ne tireraient pas du Bien, elles ne pourraient l’avoir bon.
 
Une fois donc que l’on a retiré d’elles le Bien premier par la pensée et la réflexion, les choses peu vent être bonnes, cependant elles ne peuvent être-bonnes en ce qu’elles sont. Et puisqu’elles n’ont pu exister en acte, à moins de n’avoir été produites par ce qui est véritablement bon, pour cette raison leur être est bon sans que ce qui a découlé du Bien substantiel soit semblable à lui. Si donc elles n’avaient pas découlé de lui, quoiqu’elles eussent été bonnes, cependant elles n’auraient pu être-bonnes en ce qu’elles sont elles seraient en dehors du Bien sans provenir du Bien, alors que le Bien premier lui-même est à la fois l’être lui-même et le Bien lui-même et l’être-bon lui-même.
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