Différences entre versions de « Page:Tolstoï - Résurrection, trad. Wyzewa, 1900.djvu/283 »

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Ah ! que d’ennuis elle me donne ! C’est elle qui tient le
 
Ah ! que d’ennuis elle me donne ! C’est elle qui tient le
cabaret. Je la gronde, je la menace de la renvoyer si
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cabaret. Je la gronde, je la menace de la renvoyer si elle ne me paie pas ; mais, au dernier moment, c’est plus fort que moi, j’ai pitié d’elle. La pauvre vieille ! Et puis
 
elle a de la marmaille avec elle ! — dit l’économe, souriant de cet éternel sourire qui exprimait à la fois
elle ne me paie pas ; mais, au dernier moment, c’est plus
 
fort que moi, j’ai pitié d’elle. La pauvre vieille ! Et puis
 
elle a de la marmaille avec elle ! — dit l’économe,
 
souriant de cet éternel sourire qui exprimait à la fois
 
 
son désir d’être aimable envers son maître et sa certitude
 
son désir d’être aimable envers son maître et sa certitude
 
que celui-ci devait, sur toute chose, être de son avis.
 
que celui-ci devait, sur toute chose, être de son avis.
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— Et ou demeure-t-elle ? Je voudrais aller la voir.
 
— Et ou demeure-t-elle ? Je voudrais aller la voir.
   
— Au bout du village, de l’autre côté, la troisième
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— Au bout du village, de l’autre côté, la troisième maison avant la dernière. À votre gauche vous verrez une maison de briques ; tout de suite après, c’est son cabaret. Mais, du reste, si vous voulez, je vais vous conduire !
maison avant la dernière. À votre gauche vous verrez une
 
maison de briques ; tout de suite après, c’est son cabaret.
 
Mais, du reste, si vous voulez, je vais vous conduire !
 
   
— Non, merci, je trouverai bien ! Et vous, pendant
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— Non, merci, je trouverai bien ! Et vous, pendant ce temps, je vous prierai de rassembler les paysans devant la maison, parce que j’ai à m’entendre avec eux au sujet des terres.
ce temps, je vous prierai de rassembler les paysans
 
devant la maison, parce que j’ai à m’entendre avec eux au
 
sujet des terres.
 
   
 
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Dans le sentier qui traversait la prairie, Nekhludov
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Dans le sentier qui traversait la prairie, Nekhludov rencontra la même jeune paysanne qu’il avait vue, tout à
rencontra la même jeune paysanne qu’il avait vue, tout à
 
 
l’heure, passer en courant devant la maison. Elle revenait
 
l’heure, passer en courant devant la maison. Elle revenait
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du village et continuait à courir, remuant très vite ses gros pieds nus. Sa main gauche, pendante, rythmait sa course ; de sa main droite, elle tenait étroitement serré contre sa poitrine un petit coq rouge qui, balançant sa crête pourpre, et gardant une parfaite apparence de tranquillité, s’amusait tantôt à étendre, tantôt à ramener vers lui une de ses pattes noires. En s’approchant du barine, la jeune fille ralentit son pas ; quand il passa près d’elle, elle s’arrêta, le salua respectueusement ; et puis elle reprit sa course en compagnie de son coq.
du village et continuait à courir, remuant très vite
 
ses gros pieds nus. Sa main gauche, pendante, rythmait
 
sa course ; de sa main droite, elle tenait étroitement
 
serré contre sa poitrine un petit coq rouge qui,
 
balançant sa crête pourpre, et gardant une parfaite
 
apparence de tranquillité, s’amusait tantôt à étendre,
 
tantôt à ramener vers lui une de ses pattes noires. En
 
s’approchant du barine, la jeune fille ralentit son pas ;
 
quand il passa près d’elle, elle s’arrêta, le salua respectueusement ;
 
et puis elle reprit sa course en compagnie de son coq.
 
   
Près du puits, Nekhludov dépassa une vieille femme
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Près du puits, Nekhludov dépassa une vieille femme qui marchait, toute courbée, portant un énorme seau d’eau. La vieille, dès qu’elle le vit, déposa son seau et lui fit, elle aussi, un profond salut.
qui marchait, toute courbée, portant un énorme seau
 
d’eau. La vieille, dès qu’elle le vit, déposa son seau et
 
lui fit, elle aussi, un profond salut.