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L’œuvre de Primat a été terminée avec le tome VI de cette édition. Mais, comme nous l’avons dit<ref>T. VI, p. {{sc|xiv}}.</ref>, les successeurs de saint Louis la trouvèrent si intéressante et si bien présentée, qu’ils prirent à cœur de la continuer. Pour composer son ouvrage, Primat avait trouvé dans un recueil de chroniques, écrit à Saint-Denis sous le règne de saint Louis<ref>Ms. lat. 5925 de la Bibl. nat. Sur l’âge et la composition de ce manuscrit, voir L. Delisle, ''Notes sur quelques manuscrits du Musée britannique'', dans ''Mémoires de la Société de l’histoire de Paris et de l’Île-de-France'', t. IV, p. 208 à 210.</ref>, tous les éléments qui lui permirent de présenter un tableau suivi de notre histoire, depuis les origines jusqu’à la fin du règne de Philippe-Auguste. Traduisant successivement le ''de Gestis Francorum'' d’Aimoin, Éginhard, l’Astronome, Guillaume de Jumièges, la Continuation d’Aimoin, Suger, Guillaume de Tyr, Rigord et Guillaume le Breton, pour ne citer que ses principales sources, il avait non seulement épuisé tout ce que contenait ce recueil, mais avait encore fait appel à plusieurs chroniques et annales qui ne s’y trouvaient pas. La suite des chroniques copiées dans ce manuscrit s’arrêtant alors à Guillaume le Breton, on ne pouvait plus y recourir pour retracer l’histoire des successeurs de Philippe-Auguste. Cette lacune n’était cependant pas capable d’arrêter les religieux de Saint-Denis. Cette abbaye, devenue un important laboratoire historique depuis la fin du {{sc|xii}}<sup>e</sup> siècle, offrait
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L’œuvre de Primat a été terminée avec le tome {{rom-maj|VI|6}} de cette édition. Mais, comme nous l’avons dit<ref>{{T.|{{rom-maj|VI|6}}|cap}}, {{pg|{{rom|xiv|14}}}}.</ref>, les successeurs de saint Louis la trouvèrent si intéressante et si bien présentée, qu’ils prirent à cœur de la continuer. Pour composer son ouvrage, Primat avait trouvé dans un recueil de chroniques, écrit à Saint-Denis sous le règne de saint Louis<ref>Ms. lat. 5925 de la Bibl. nat. Sur l’âge et la composition de ce manuscrit, voir L. Delisle, ''Notes sur quelques manuscrits du Musée britannique'', dans ''Mémoires de la Société de l’histoire de Paris et de l’Île-de-France'', {{t.|{{rom-maj|IV|4}}}}, {{pg|208|expl=pages}} à 210.</ref>, tous les éléments qui lui permirent de présenter un tableau suivi de notre histoire, depuis les origines jusqu’à la fin du règne de Philippe-Auguste. Traduisant successivement le ''{{lang|la|de Gestis Francorum}}'' d’Aimoin, Éginhard, l’Astronome, Guillaume de Jumièges, la Continuation d’Aimoin, Suger, Guillaume de Tyr, Rigord et Guillaume le Breton, pour ne citer que ses principales sources, il avait non seulement épuisé tout ce que contenait ce recueil, mais avait encore fait appel à plusieurs chroniques et annales qui ne s’y trouvaient pas. La suite des chroniques copiées dans ce manuscrit s’arrêtant alors à Guillaume le Breton, on ne pouvait plus y recourir pour retracer l’histoire des successeurs de Philippe-Auguste. Cette lacune n’était cependant pas capable d’arrêter les religieux de Saint-Denis. Cette abbaye, devenue un important laboratoire historique depuis la fin du {{s|XII}}, offrait
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