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Dans la division des ''Animaux domestiques'' on fera connaître les modes, les saisons et les diverses particularités du parcage des moutons : ici nous devons seulement noter ses effets comme engrais sur les terres et les récoltes.
 
Dans la division des ''Animaux domestiques'' on fera connaître les modes, les saisons et les diverses particularités du parcage des moutons : ici nous devons seulement noter ses effets comme engrais sur les terres et les récoltes.
   
Avant de commencer à parquer une pièce de terre, on doit la ''labourer deux fois'', afin de la mettre en état de recevoir les urines et la fiente des animaux. — On ''proportionne l’étendue du parc'', d’abord au nombre des bêtes, mais aussi en raison de leur taille, de leur nourriture plus ou moins aqueuse, de l’état plus ou moins amendé du sol. — Après le parcage, on ''donne un labour'' qui ne doit pas renverser la terre entièrement, mais la remuer seulement ({{abréviation|Voy.|Voyez}} {{lia|éd. 1844/Livre 1/ch. 6|6:1|''Labours''|172|Maison rustique du XIXe siècle, éd. Bixio, 1844, I.djvu}}). — Le parcagea été employé avec avantage ''sur les prairies'' naturelles et artificielles ; mais il faut qu’elles soient sèches, afin de ne pas exposer les bêtes à laine à la pourriture (cachexie aqueuse). — Bosc dit que c’est une assez bonne méthode que de faire parquer ''sur des champs de froment'' ensemencés et levés, mais dans les terres légères, auxquelles on ne saurait donner trop de compacité ; les moutons mangent les feuilles du froment, et tassent le terrain en l’imprégnant de leur fiente et de leur urine.
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Avant de commencer à parquer une pièce de terre, on doit la ''labourer deux fois'', afin de la mettre en état de recevoir les urines et la fiente des animaux. — On ''proportionne l’étendue du parc'', d’abord au nombre des bêtes, mais aussi en raison de leur taille, de leur nourriture plus ou moins aqueuse, de l’état plus ou moins amendé du sol. — Après le parcage, on ''donne un labour'' qui ne doit pas renverser la terre entièrement, mais la remuer seulement ({{abréviation|Voy.|Voyez}} {{lia|éd. 1844/Livre 1/ch. 6|6:1|''Labours''|172|Maison rustique du XIXe siècle, éd. Bixio, 1844, I.djvu}}). — Le parcage a été employé avec avantage ''sur les prairies'' naturelles et artificielles ; mais il faut qu’elles soient sèches, afin de ne pas exposer les bêtes à laine à la pourriture (cachexie aqueuse). — {{sc|Bosc}} dit que c’est une assez bonne méthode que de faire parquer ''sur des champs de froment'' ensemencés et levés, mais dans les terres légères, auxquelles on ne saurait donner trop de compacité ; les moutons mangent les feuilles du froment, et tassent le terrain en l’imprégnant de leur fiente et de leur urine.
   
 
''L’engrais du parcage est sensible'' pendant 2 années ; et le froment qu’on met d’abord, puis la récolte qui lui succède, viennent mieux que s’ils avaient été engraissés par tout autre fumier. Dans les pays de grandes exploitations, comme on ne peut parquer qu’une petite portion des terres chaque année, afin que toutes puissent en profiter successivement, les cultivateurs se gardent bien de mettre le parc 2 fois de suite sur le même champ. — Des observations répétées établissent, en moyenne, que 200 moutons ne peuvent fumer, par le parcage d’un été, plus de 10 arpens de terre de moyenne qualité.
 
''L’engrais du parcage est sensible'' pendant 2 années ; et le froment qu’on met d’abord, puis la récolte qui lui succède, viennent mieux que s’ils avaient été engraissés par tout autre fumier. Dans les pays de grandes exploitations, comme on ne peut parquer qu’une petite portion des terres chaque année, afin que toutes puissent en profiter successivement, les cultivateurs se gardent bien de mettre le parc 2 fois de suite sur le même champ. — Des observations répétées établissent, en moyenne, que 200 moutons ne peuvent fumer, par le parcage d’un été, plus de 10 arpens de terre de moyenne qualité.
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