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Sainte Parascève
Collection de précis historiques. Texte établi par Éd. Terwecoren. J. Vandereydt, Bruxelles, 1863. (pp. 289-296)


SAINTE PARASCÈVE




I


« La mémoire de sainte Parascève brillerait à tous les yeux du plus vif éclat, si l’on racontait en détail sa vie, ses actions et les voyages qu’elle entreprit pour l’amour de Jésus-Christ. Mais qui pourrait énoncer, ne fût-ce qu’en partie, les actes merveilleux de cette sainte ? Qui compterait les bienfaits, les tutélaires secours, les grâces qu’elle procura à Epivati, à Ternovo, dans la Thrace, en Bulgarie, en Dalmatie ? Que dis-je ? son nom est répandu non-seulement dans ces régions, mais dans l’univers tout entier. Rapporter tout ce qui concerne cette sainte, surtout le faire comme elle le mérite, c’est une tâche que nous avouons être au-dessus de nos forces. Nous nous bornerons donc aux choses principales. »

Ainsi commence la Vie de cette sainte par le patriarche bulgare Euthyme, connu par ses travaux hagiographiques[1].

Epivati fut la patrie de la vénérable Parascève (en slavon : Piatnitsa, ou Piatka). Ses parents marchèrent avec un pieux courage dans la voie des commandements de Dieu, enrichissant par de bonnes œuvres et d’abondantes aumônes leur vie éminemment chrétienne. Chaste et douce colombe du Christ, Parascève reçut de ces époux exemplaires une éducation qui lui inspira des mœurs irréprochables. Après l’avoir instruite dans la loi de Dieu, ses parents allèrent habiter les tabernacles éternels, lui laissant leur maison en héritage, ainsi qu’à son frère Euthyme, devenu plus tard évêque de Madyte, et que des miracles éclatants rendirent célèbre dans toute l’Église. Le tombeau qui renfermait les saintes reliques d’Euthyme devint une source abondante de grâces ; de nombreux témoins sont unanimes à raconter les prodiges opérés par ce saint évêque.

Séparée de ses parents, Parascève s’appliqua à mener une vie parfaite. Elle couchait sur la dure, et châtiait son corps innocent par des jeûnes, des veilles et des pénitences. L’amour envers son divin Époux lui rendant insupportable le commerce du monde, elle abandonna tout et se retira dans un désert pour s’y livrer entièrement à la pratique de la contemplation. Sa vie toute spirituelle et angélique rappelait celle du grand contemplateur Hélie et de saint Jean-Baptiste, précurseur du Sauveur. Les yeux constamment tournés vers Celui qui fortifie les faibles et protége les humbles de cœur, elle souffrait, sans se plaindre, les rigueurs de la chaleur et du froid, ne se nourrissait que de quelques herbes insipides qui croissaient à grand’peine dans sa solitude ; elle n’étanchait sa soif qu’avec de l’eau, et encore ces modestes réfections les prenait-elle assez tard dans la soirée et dans une quantité si peu considérable qu’elles suffisaient à peine à la rassasier complétement.

Qui dira l’abondance de ses larmes ? qui comptera le nombre de ses soupirs ? Celui-là seul aux regards de qui rien ne saurait échapper, la voyait étendre sur la terre nue les membres meurtris par les plus rigoureuses mortifications. À d’autres, dans la solitude, les soins du labourage ; à d’autres, l’éducation des coursiers ; à d’autres, les parures élégantes, les lits somptueux, les demeures magnifiques, les esclaves vigilantes ; pour elle, ce qui lui importait le plus, c’était la pureté de cœur et le compte qu’elle avait à rendre un jour à son divin Époux et à son juge souverain. C’est toi que je cherche, ô mon bien-aimé, disait-elle sans cesse avec l’Épouse des Cantiques : Indiquez-moi où est l’objet de mes affections. De quel ornement parera-t-elle sa lampe pour le recevoir ? De quelle huile la remplira-t-elle ? D’où lui viendra la douce voix de l’Époux ? Où s’unira-t-elle au groupe des vierges sages ? Comment jouira-t-elle de la présence, de la beauté resplendissante, de la gloire, de la société béatifiante de l’Époux divin ? Tel fut l’objet habituel de son ambition, telle fut l’aspiration constante de son cœur, et voilà ce qui mettait sur ses yeux comme un voile pour ne pas voir les choses de la terre. Quand viendrai-je, s’écriait-elle, quand apparaîtrai-je en présence de mon Dieu ?

Ces pieuses ardeurs, ces incessantes sollicitudes déplurent souverainement à l’ennemi de notre salut. Aussi ne cessait-il de l’effrayer par des fantômes mensongers ; et, pour mieux l’envelopper dans les filets de l’illusion, il prenait mille formes différentes. Mais la sainte s’était ménagé un refuge assuré contre les ruses du démon : la prière, à laquelle elle mêlait d’abondantes larmes. Munie de cette arme invincible, la courageuse vierge bravait, malgré la fragilité de son sexe, les menaces du Goliath infernal, défaisant comme des toiles d’araignée les artifices de l’esprit malin. De la sorte, au moment où, dans sa malice, ce serpent se glorifiait avec le plus d’insolence, notre vierge, aussi prudente qu’intrépide, l’abattait d’une main victorieuse et le foulait aux pieds comme un ver de terre. En domptant ainsi sa nature et en ornant son âme de toutes les grâces de l’Esprit-Saint, elle accomplit cette parole du prophète : Le roi sera épris de ta beauté. Autant était étroite la voie qu’elle suivit, autant furent grands les progrès qu’elle fit dans la science des saints, et les longues années de la solitude partagées entre la prière et la pénitence lui permirent de fournir une carrière pleine de mérites.


II


Une nuit que, selon sa coutume, elle se livrait à la prière, les mains élevées au ciel, elle eut la vision suivante : Un jeune homme resplendissant de lumière lui apparut et lui dit : « Quitte cette solitude et retourne dans ta patrie ; car c’est là que ton corps devra être rendu à la terre et que ton âme prendra son essor vers la patrie céleste. » Réfléchissant sur cette vision, elle crut y reconnaître la voix du ciel ; cependant elle se sentait partagée entre deux sentiments opposés : si, d’une part, elle se réjouissait de la dissolution prochaine de son corps, de l’autre, la pensée de devoir abandonner la solitude l’attristait grandement ; elle trouvait que rien n’est aussi efficace que la retraite et le silence pour élever l’âme à une grande pureté et lui conserver sa candeur originelle. Toutefois elle triompha de ses répugnances ; elle dit adieu à sa solitude chérie et prit la route de Constantinople, par où elle devait passer.

Arrivée dans la capitale, son premier soin fut de se rendre à la magnifique église de Sainte-Sophie ou de la Sagesse divine. Quels ne furent point, en ce lieu, ses sentiments et ses actes ? Vous l’auriez vue, tantôt agenouillée dans ce sanctuaire, répandre des torrents de larmes, épancher amoureusement son âme en profonds soupirs et se consumer dans de saintes longueurs ; tantôt, pareille à une laborieuse abeille qui voltige autour des fleurs printanières, visiter, les uns après les autres, tous les lieux saints de cette cité-reine. Elle aimait entre autres à prier dans l’église de la Mère de Dieu, dite des Blaquernes, et là, prosternée devant l’image vénérée de la Vierge Marie, elle répondait son cœur devant sa Mère bien-aimée. « C’est à vous, disait-elle, Souveraine du monde, que j’ai voué ma vie. C’est en vous, ô Vierge, que je mets tout mon espoir et ma confiance. Ne me repoussez pas, ne méprisez pas votre servante qui, depuis ses jeunes années, s’est attachée aux traces de votre Fils unique. Vous connaissez, ô Vierge, la fragilité de mon sexe et l’affliction de mon âme ; je n’ai d’autre protection que vous, qui êtes la sauvegarde, la conservatrice et le guide de toute ma vie. Tant que je restais dans le désert, je n’avais d’autre appui que vous ; maintenant que je n’y suis plus, quel autre secours demanderai-je, si ce n’est celui de ma Souveraine et de ma Mère ? Assistez-moi donc, ô ma patronne bien-aimée, et protégez-moi jusqu’à la fin de ma vie, car vous êtes mon unique espérance ! »

Après avoir ainsi prié de tout son cœur et mis dans la Mère de Dieu son entière confiance, Parascève se rendit en grande hâte à Epivati, son pays natal. Elle y passa le reste de sa vie, ajoutant fatigues aux fatigues, souffrances aux souffrances, multipliant les veilles et les jeûnes, et s’entretenant sans cesse seule à seul avec Dieu. Un temps assez considérable s’était écoulé, lorsqu’elle sentit que l’heure suprême n’était pas éloignée pour elle. Elle redoubla donc de ferveur dans ses oraisons. « Seigneur, disait-elle, vous qui chérissez les hommes, ne dédaignez point votre pauvre servante qui, par amour pour vous, avait tout abandonné afin de vous suivre de plus près. Ordonnez maintenant, ô Seigneur très miséricordieux, ordonnez que votre ange reçoive en paix ma pauvre âme. Faites que les esprits impurs, vils et malins ne m’arrêtent pas au passage, et rendez-moi digne de paraître avec confiance devant votre redoutable tribunal, et de vous bénir aussi dans les siècles des siècles. » C’est dans de pareils transports d’amour que Parascève remit son âme bienheureuse entre les mains du Créateur. Son corps reçut la sépulture grâce à quelques fervents chrétiens de l’endroit, car l’humble vierge n’avait révélé à personne ni sa patrie, ni son nom, préférant demeurer inconnue jusqu’au jour où elle irait rejoindre son Époux céleste. Tels furent les combats de Parascève ; telles furent les luttes de cette bienheureuse, qui, après une courte durée, s’est acquis dans le ciel une gloire qui ne finira jamais.


III


Dieu toutefois ne permit point que la mémoire de sa servante restât longtemps plongée dans l’oubli, ou que la corruption atteignit son corps virginal. Il fit éclater en faveur de la sainte des miracles surprenants. En voici un qui arriva peu de temps après sa mort.

Un matelot venant à mourir d’une maladie contagieuse, son corps fut jeté à l’endroit où l’on avait enseveli la sainte. Or, il y avait, non loin de là, une tour qu’habitait un solitaire, occupé uniquement de Dieu et de son âme. L’infection qu’exhalait le cadavre du matelot était telle, que personne n’osait passer par la route voisine de l’endroit infecté. Le reclus lui-même fut contraint de s’avouer vaincu et de sortir de sa retraite pour aller enjoindre à quelques personnes de creuser une fosse, et d’y jeter le cadavre. On se mit promptement à l’œuvre ; mais à peine fut-on parvenu à une certaine profondeur, qu’on découvrit un autre corps qu’aucune corruption n’avait encore atteint. Frappés de la découverte, les gens suspendent d’abord le travail ; mais bientôt après, ignorant, sans doute, le prix du trésor qu’ils avaient entre les mains, ils ensevelirent dans ce même endroit le cadavre du matelot et s’empressent d’aller raconter dans tout le voisinage ce qui leur était arrivé. L’un de ces hommes, nommé Georges, connu pour sa grande piété envers Notre-Seigneur Jésus-Christ, se rendit à l’église pour y faire ses prières. C’était vers le soir. Pendant son sommeil, cet homme eut la vision suivante : il crut voir une reine assise sur un trône magnifique et entourée d’une multitude de guerriers rayonnants de lumière. À cet aspect, Georges est saisi d’une crainte involontaire ; et, ne pouvant supporter l’éclat éblouissant de cette garde nombreuse, il se prosterne par terre. Alors un des guerriers, le touchant de la main : — « Georges, lui dit-il, pourquoi avez-vous ainsi négligé le corps de sainte Parascève ? Exhumez-le promptement et donnez-lui une sépulture honorable ; car le roi du ciel est épris de sa beauté, et il veut la glorifier sur la terre. » — La sainte elle-même ajouta, à son tour, ces paroles : — « Oui, exhumez promptement mes dépouilles, et déposez-les dans un lieu convenable. J’appartiens à l’humanité comme vous, et la contrée qui m’avait vue naître est celle-là même que vous habitez maintenant[2]. » — La même nuit, une personne très pieuse, nommée Euphémie, eut une pareille vision, et, dès l’aube du jour, le fait était déjà divulgué.

À cette nouvelle, les habitants d’Epivati se portent en foule vers l’endroit indiqué ; on s’empresse d’exhumer le corps de la sainte, et on ne se lasse pas d’admirer le précieux trésor que Dieu leur a daigné révéler. Les dépouilles vénérées furent recueillies avec respect, et transportées solennellement dans l’église des Saints-Apôtres, où elles opérèrent un grand nombre de prodiges, et non-seulement là, mais encore dans toute la contrée d’alentour. Quiconque était atteint d’une maladie, quelque grave qu’elle fût, n’avait qu’à visiter avec confiance le tombeau de la sainte, et aussitôt il était délivré de son mal. Aussi la renommée se répandit-elle bientôt jusque dans les pays voisins, et parvint à l’oreille d’un roi puissant.


IV


C’était au commencement du xiiie siècle. Le sceptre impérial était passé des mains affaiblies des Grecs au pouvoir de ceux que les saintes Écritures ont appelés verge de fer.

Devenus maîtres de Constantinople, les Latins dépouillèrent les églises ; les vases sacrés et les ornements furent enlevés ; les saintes reliques emportées en Occident, les trésors de l’empire pillés ; en un mot, tout ce qui composait la magnificence de cette cité-reine fut ravagé[3]. À la vue de ces sacriléges dévastations, une tristesse profonde s’empara des vaincus, et mille voix crièrent au ciel : — « Seigneur, levez-vous, ne sommeillez pas, n’oubliez pas notre détresse et notre tribulation. » — Le Ciel entendit les plaintes des malheureux. Il excita un prince que la piété et le courage ont rendu également célèbre.

Nous parlons du roi des Bulgares, Asène II, fils d’Asène Ier, celui à qui appartient la gloire d’avoir rétabli l’empire bulgare. Sans se laisser arrêter par les reproches de ses adversaires, Asène II se donna pour défenseur de la foi, et il le prouva bientôt par ses œuvres. Saisissant une occasion favorable, il déclara la guerre à la race ennemie (c’est ainsi que les Bulgares appelaient la nation grecque), et se mit en campagne pour reprendre aux Grecs ce que ceux-ci avaient enlevé à ses ancêtres. Bientôt toute la Macédoine, avec la ville de Sères et le mont Athos ou la Montagne-Sainte, y compris la célèbre ville de Thessalonique, reconnut sa domination, ainsi que le pays de Triballes, la Dalmatie et l’Albanie, appelée aussi Arbanacie, jusqu’à Dyrrachium. Asène II établit partout des métropolitains, des évêques et des hégoumènes, comme l’attestent encore les chrysobulles gravées sur la façade de la Laure, au pied du mont Athos et sur celle du Protaton[4]. Ses conquêtes ne s’arrêtèrent pas là ; promenant son glaive dans tout le pays, il pénétra au cœur même de l’empire grec, assiégea la capitale et menaça la puissance des Francs, alors maîtres de Constantinople[5].

Tandis que le roi bulgare poursuivait ainsi le cours de ses conquêtes, la renommée de sainte Parascève parvint à ses oreilles. Asène II, en qui le génie des conquêtes n’excluait point la piété chrétienne, l’apprit avec allégresse ; il sentit son cœur animé d’une nouvelle ardeur, et, semblable au cerf altéré qui aspire aux sources d’eau vive, il fut impatient de posséder les reliques vénérées de l’illustre sainte.

De toutes parts, en effet, cette vierge bienheureuse avait fait sentir la vertu de son intercession ; de toutes parts s’était répandu l’éclat de ses bienfaits et de ses miracles. Mettant donc à profit l’occasion que lui offraient ses victoires, le pieux roi envoya des messagers aux Francs qui occupaient Constantinople, non pour exiger de l’or ou de l’argent, des perles ou des pierres précieuses, mais pour demander le trésor que l’on conservait à Epivati. Pouvait-il, en effet, y trouver quelque chose de plus cher à son cœur que le corps de sainte Parascève, gloire immortelle de la nation bulgare? — « Lors même qu’ils me demanderaient la moitié de mon royaume, se disait-il en lui-même, je suis prêt à l’accorder ; or ou argent, n’importe quel bien, je suis prêt à tout donner, pourvu qu’ils nous rendent ce trésor incomparable. » — Les Francs acquiescèrent à la demande d’Asène, et, dans cette rencontre comme dans toutes les autres, ils mirent de l’empressement à satisfaire son désir. Ils lui cédèrent donc l’objet de ses vœux, en y joignant d’autres présents, marques de leur déférence, et en assurant qu’ils donneraient volontiers leur vie, si cela était nécessaire. Le prince Asène II, transporté de joie, envoya sur-le-champ le vénérable métropolitain de Preslavl, pour présider à la translation des saintes reliques. Marc (c’était le nom du prélat), arrivé à Epivati, rendit à sainte Parascève les honneurs qui lui étaient dus, puis il leva avec respect ses restes vénérés et prit la route de Ternovo, au milieu des chants de reconnaissance envers la sainte.

Au sortir des possessions des Francs, et lorsqu’il fut arrivé sur le territoire bulgare, les habitants des environs vinrent à sa rencontre avec des flambeaux allumés et de l’encens, et accompagnèrent la châsse jusqu’à Ternovo, capitale du royaume. Dès que Jean Asène en fut instruit, il sortit de la ville, avec la reine Hélène, sa mère, la reine Anne, son épouse, et tous les magnats de son royaume ; à leur suite marchait le patriarche Basile, accompagné d’un nombreux clergé et d’une multitude innombrable de fidèles. Le roi, avec sa suite, s’avança à pied, à quatre stades de la ville[6], au-devant de sainte Parascève ; et lorsque les saintes reliques furent découvertes, il les baisa, le premier de tous, avec une effusion de piété qui toucha les cœurs. On plaça le corps de la sainte dans la basilique de la ville. Elle y reposait encore à l’époque où le patriarche Euthyme traçait ces lignes, et elle ne cessait d’accorder des guérisons de toute nature à quiconque accourait avec amour et confiance à sa tombe révérée. Plus tard, échappé comme par miracle au fanatisme musulman, le dépôt sacré fut cédé, d’abord au gospodar de la Moldo-Valachie, puis, bientôt après, à la reine de la Serbie, Angélina, qui le transporta à Belgrade, d’où il fut envoyé à Constantinople ; et enfin, en 1641, donné par le patriarche Parthenius au gospodar moldave, Basile Lupulo, et placé dans la cathédrale de Yassy, où on le conserva jusqu’à nos jours. Malgré ces déplacements multipliés, malgré le séjour si prolongé de la vierge d’Epivati au milieu des Moldo-Valaques, le nom de sainte Parascève n’a jamais cessé de vivre au sein de la nation bulgare, qui la vénère comme sa patronne et la compte au nombre de ses gloires les plus pures.


J. Martinof, S. J.
  1. Cette Vie a été traduite du slavon en latin par Raphaël Lévakovitch et insérée dans les Acta Sanctorum au xv du mois d’octobre, dans le supplément. Nous la reproduisons ici d’après l’un et l’autre texte, en y ajoutant quelques détails explicatifs empruntés, pour la plupart, à l’excellent commentaire du P. Tinnebroeck, d’heureuse mémoire.
  2. C’est-à-dire, Epivati.
  3. Ceux qui seraient choqués par ce passage, n‘ont qu’à lire ce que les historiens modernes des Croisades ont écrit sur le même sujet.
  4. Église du couvent principal du mont Athos.
  5. Euthyme va jusqu’à dire qu’Asène a pris la capitale et détruit l’empire des Francs, ce qui est inexact.
  6. 2,400 pas.