Poème de l’amour/155

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Tout le ciel d’été me renvoie
Ton image, dont la vapeur
Monte incessamment de mon cœur.
Ah ! que tu sois aussi la proie
De cette mortelle langueur !
— Se pourrait-il vraiment qu’on voie
Faiblir celui qui nous fait peur ! —

N’es-tu pas fatigué d’entendre,
Homme prudent, sage, cruel,
Monter de ce cœur, ivre et tendre,
Comme un râle perpétuel ?