Dans les ateliers c’est un trafic éhonté : depuis cinq heures et demie du matin jusqu’à sept heures et demie du soir, pas d’arrêt ! si ce n’est une heure comprenant les deux repas, les bouillons maigres.
Et que gagnent-ils, les plus habiles ?
Soixante centimes — dont trente pour l’administration.
Beaucoup d’autres n’arrivent qu’à deux ou trois sous.
Il est vrai que les bourses par exemple — on leur apprend à faire des porte-monnaies ! — ces bourses d’acier qui coûtent couramment 1 franc 45 sont payées au détenu douze centimes !
Et les dettiers !
Car si Clichy n’existe plus, c’est pire. La moindre amende entraîne la contrainte par corps, de sorte que des gens qui n’ont pas même été condamnés à la prison sont livrés au régime des maisons centrales.
Ce sont les dettiers dont à certaines heures on entend les pas, sabots de bois résonnant