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Page:Wharton - Les Metteurs en scène, 1909.djvu/56

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— J’espère que vous trouverez Sellers mieux, lui dit poliment Varick.

Waythorn répondit en balbutiant :

— Si je puis vous aider en quoi que ce soit…

Et il se laissa entraîner sur le quai par la foule qui sortait.

En arrivant à son bureau, il apprit que Sellers, en effet, malade d’une crise de goutte, ne pourrait probablement pas quitter la chambre avant plusieurs semaines.

— Je regrette bien ce contretemps, monsieur Waythorn, lui dit le clerc principal avec un sourire significatif. M. Sellers était désolé à l’idée de vous donner un tel surcroît de besogne en ce moment.

— Oh ! cela ne fait rien, se hâta de répondre Waythorn.

Il se réjouissait secrètement de ce travail supplémentaire, et était tout soulagé de penser que, sa journée finie, il lui faudrait, en rentrant, s’arrêter chez son associé.

Comme il se trouva en retard pour déjeuner, il entra dans le premier restaurant qu’il rencontra, au lieu d’aller à son club, et le restaurant étant bondé, le maître d’hôtel le poussa dans le fond de la salle où restait une dernière table inoccupée. À travers la fumée épaisse des cigares, Waythorn ne distingua pas tout