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Page:Wharton - Les Metteurs en scène, 1909.djvu/168

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en moi !… Mais il a été si drôle, ces jours-ci !… vous m’aiderez, n’est-ce pas, ma chère ?

Lydia, qui était restée debout, se détourna, mal à son aise :

— Si vous prétendez que je découvre ce que lord Trevenna a dit à mon mari, je crains fort que ce ne soit impossible.

— Pourquoi impossible ?

— Parce que je présume qu’il l’aura dit en confidence.

Mrs Cope la regarda, incrédule :

— Eh bien ! qu’est-ce que cela fait ? Votre mari a l’air si gentil !… il est clair pour tout le monde qu’il est très épris de vous. Qu’est-ce qui vous empêché de lui tirer les vers du nez ?

Lydia rougit jusqu’aux oreilles.

— Je ne suis pas une espionne ! s’écria-t-elle.

Mrs Cope sursauta :

— Une espionne ! une espionne !… comment osez-vous employer un mot pareil ?… Mais non, ce n’est pas ce que je voulais dire ! Ne vous fâchez pas, je suis si malheureuse ! (Elle essaya d’inflexions plus douces.) Appelez-vous une espionne la femme qui en aide une autre ? J’ai tant besoin d’aide ! Je suis au bout de mon rouleau avec Trevenna. C’est un tel enfant !… vous savez, il n’a que vingt-deux ans. (Elle baissa ses paupières soulignées.) Il est plus