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Page:Wharton - Les Metteurs en scène, 1909.djvu/163

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— Il ne me l’a pas dit.

— Trouverait-il bon que vous leur adressiez la parole ? Je sais combien les Américaines comme il faut sont difficiles. Je suis persuadée que votre façon d’agir aurait de l’importance, et même du poids, auprès de lady Susan.

— Chère miss Pinsent, vous me flattez !

Lydia se leva en ramassant son livre et son ombrelle.

— Enfin, si l’on vous demande votre opinion, si lady Susan vous la demande, il me semble que vous ferez bien de préparer votre réponse ! lui jeta miss Pinsent comme elle s’éloignait.


III

Lady Susan ne modifia pas sa manière d’être. Elle ignora les Linton, et sa petite famille, comme disait miss Pinsent, suivit son exemple. Mrs Ainger elle-même convint que c’était obligatoire : si lady Susan devait aux autres de ne pas adresser la parole aux Linton, les autres devaient à lady Susan de la soutenir. On trouva généralement commode, à l’hôtel Bellosguardo, d’adopter ce raisonnement.