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Page:Wharton - Les Metteurs en scène, 1909.djvu/116

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coupe de jade qu’il lui avait donnée à un de leurs anniversaires de mariage. Elle se demanda vaguement s’il l’avait remarquée…

— Alors, vous avez l’intention de me quitter ? dit-elle enfin.

Par un geste involontaire, il sembla vouloir se défendre contre une accusation aussi directe.

— Pour épouser quelqu’un d’autre ? poursuivit-elle.

Et cette fois encore Westall protesta du regard et du geste. Julia se leva et alla se placer devant lui.

— Pourquoi craignez-vous de me le dire ? Serait-ce Una Van Sideren ?

Il garda le silence.

— Je vous souhaite bonne chance, dit-elle simplement.


III

Julia leva les yeux et se trouva seule. Elle ne se rappelait ni quand ni comment son mari avait quitté le salon, ni depuis combien de temps elle y était. Le feu couvait encore dans le foyer, mais le rayon de soleil avait disparu du