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CHRISTINE

Il ne me plaît pas de vous répondre et je ne me donnerai pas la peine de me défendre. (Elle sort.)



Scène III


ALBERT (seul. — Il la regarde partir lentement, puis tombe dans un canapé en sanglotant)

Je l’aime ! je l’aime ! mon Dieu ! mon Dieu !



Scène IV


Le même, Gaston
GASTON (grave, s’approchant d’Albert)

Bonjour, ami.

ALBERT (sèchement)

Bonjour.

GASTON

Tu ne me donnes pas la main ?

ALBERT

Non.

GASTON

Pourquoi ?

ALBERT (brusquement)

Entends-tu ce que dit le monde ?

GASTON

Je l’entends beaucoup, beaucoup trop même, mais je l’écoute peu.

ALBERT

Tu as tort. Lorsque le monde éclabousse une femme d’un nom d’homme, il est du devoir de cet homme de défendre celle qu’on accuse.